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 COLLECTION BERGE - SAINT LAURENT

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Nine
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MessageSujet: COLLECTION BERGE - SAINT LAURENT   Mer 18 Fév - 17:04

Collection Bergé - Saint Laurent : la vente du siècle


Grand Palais, expos à paris



Un événement sans précédent se prépare sous la nef du Grand Palais. Sitôt achevée l'exposition Six milliards d'autres, les équipes seront à pied d'oeuvre pour installer la prochaine exposition, préambule à une vente aux enchères d'exception... La collection Yves Saint Laurent / Pierre Bergé sera mise sous le marteau, dévoilant une impressionnante accumulation de trésors au chapitre sculptures, peintures, Art déco, mobilier, réunis par deux amateurs, un demi-siècle durant...


Jugez plutôt : maîtres de l'art moderne (Picasso, Mondrian, Léger, Matisse), ancien (Ingres, Géricault). On y trouve même une bouteille d'eau de toilette "Belle haleine" (sic) signée Marcel Duchamp.


Au total 700 pièces pour un ensemble estimé entre 200 et 300 millions d'euros. Avant d'investir le Grand Palais, 70 pièces ont fait le déplacement jusqu'à Londres où les experts et spécialistes en tout genre, qui s'étaient déplacés en masse, n'en sont toujours pas revenus !

La vente est co-organisée par la Fondation Pierre Bergé et la société Christies, dont le patron a tout bonnement clamé : "C'est un large éventail du meilleur". Les recettes recueillies à l'issue de la vente devraient notamment financer la recherche sur le sida...


Si vous n'avez pas les moyens de vous offrir l'une des babioles de ce prestigieux patrimoine, allez toujours jeter un coup d'oeil à l'expo. Assurément, ça vaudra le détour.

Exposition de la collection Bergé/ YSL, du 21 au 23 février. Vente, les 24 et 25, Nef du Grand Palais.




Etoile
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Bridget

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MessageSujet: Re: COLLECTION BERGE - SAINT LAURENT   Jeu 19 Fév - 16:10

Le Journal des Arts > Vente YSL/Bergé, la vente du siècle
Vente YSL/Bergé, la vente du siècle


http://www.artclair.com/jda/kiosque/e-docs/00/00/F7/FB/document_dossier.php

La dispersion de la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé s’annonce comme l’une des plus importantes ventes aux enchères jamais organisées.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 733 lots ; une estimation de 200 à 300 millions d’euros dont 128 à 181 millions d’euros uniquement pour l’art moderne ; un catalogue en 5 tomes totalisant 1 952 pages et pesant 10 kg ; un espace d’exposition d’une surface de 13 000 m2 au Grand Palais afin de présenter l’ensemble des œuvres dans une scénographie de Nathalie Crinière ;

8 commissaires-priseurs (6 pour Christie’s et 2 pour Pierre Bergé & associés) pour tenir le marteau au cours de trois journées de ventes…

L’estimation la plus élevée va au tableau Instruments de musique sur un guéridon (1914-1915), de Pablo Picasso, attendu autour de 25 à 30 millions d’euros, alors qu’un poignard provenant d’Inde (XIXe siècle), estimé 400 à 600 euros, devrait être la pièce la plus abordable.

La vente va attirer les plus grands collectionneurs de la planète. Pour preuve, les palaces parisiens affichent complet au moment de la vente, programmée du 23 au 25 février.











Le Grand Palais pour décor, trois jours pour contempler les objets, six sessions sous le marteau. La vente des collections des oeuvres d'art d'Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, qui débute samedi, risque d'être prise d'assaut. Conseils malins pour ne pas s'y perdre.




Fernand Léger, Le profil noir


Trois jours pour voir

Sept cents lots, dont 280 de sculptures, 145 d'art décoratif, 99 d'argenterie, 61 de peinture impressionniste et moderne… « C'est un large éventail du meilleur », a déclaré le président de Christie's Europe, qui organise la vente. En effet, nombre de pièces sont dignes de musées. Si quelques-unes peuvent être achetées par des institutions, la plupart disparaîtront après la vente, derrière les murs bien protégés de collections privées. Bon à savoir : pour voir les œuvres, c'est maintenant ou jamais. L'expo, gratuite, est ouverte ce week-end de 9 heures à minuit, lundi de 9 heures à 13 heures. Au-delà de 1 500 personnes présentes à l'intérieur du Grand Palais, le public devra faire la queue. Préférez le matin avant 11 heures ou le soir après 20 heures.


Préparez votre visite sur le net

L'entrée du Grand Palais débouche devant la statue du Minotaure antique, qui trônait dans le jardin d'Yves Saint Laurent rue de Babylone.

À gauche comme à droite, deux anneaux enchaînant un circuit de quelques salles. Dans certaines, les trésors sont exposés par thème : orfèvrerie, sculpture, peinture moderne. D'autres reconstituent les pièces de la rue de Babylone : salle à manger, grand salon… où Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, suivant la manière des Noailles ou des Rothschild, mélangeaient les époques, les styles et les continents.

Une salle de cinéma présente un documentaire sur le fameux couple de collectionneurs.
Bon à savoir : pour être sûr de ne pas manquer l'objet de vos rêves, préparez la visite en feuilletant les catalogues sur Internet. www.christies.com, cliquez en bas de la page de garde sur Collection Yves Saint Laurent Pierre Bergé, puis en haut à gauche sur Browse sale. Cinq sont consultables gratuitement. Sur papier, ils pèsent 10 kg et un volume coûte 50 €.

http://www.christies.com/#/ysl-feb-2009/4/






Eileen Gray (1878-1978), Fauteuil aux dragons 1917-1979.


Pour assister à la vente

Elle se fait dans une salle spécialement aménagée, derrière le minotaure central. La salle compte 1 000 places assises, 300 debout. Des écrans relaient l'image du commissaire-priseur et des objets. La vente comprend six sessions. Coup d'envoi lundi à 19 heures, avec l'art impressionniste et moderne. Suite le mardi 24 février, avec les tableaux anciens, dessins anciens et du XIXe à 14 heures, l'orfèvrerie et les miniatures à 15 heures, les arts décoratifs et l'art africain à 18 heures. Mercredi 25, sculpture à 13 heures ; mobilier et objets d'art à 19 heures. Bon à savoir : plus une seule place assise pour la première vente : les collectionneurs familiers de Christie's, seuls à posséder le droit de réserver, occupent déjà tout ! Celle consacrée à l'art décoratif pourrait elle aussi être prise d'assaut. On peut choisir de passer la vente debout - 60 lots environ s'écoulent en une heure - ou préférer l'une des sessions les moins fréquentées.

Pour enchérir

Les lots courent de 700 € pour une dague islamique, à 2 à 3 millions pour les fauteuils aux dragons d'Eileen Gray, et 25 à 30 millions pour le Picasso. Les enchères se passent comme dans n'importe quelle salle des ventes. Bon à savoir : il faut s'enregistrer avant d'enchérir. Cette procédure permet à Christie's de s'assurer de la solvabilité du potentiel enchérisseur.


Nos plans «B» en cas d'affluence ... ou pour en voir plus

Art moderne. Picasso, Mondrian, Léger, Matisse, Brancusi, Ensor, telles sont les œuvres phares de la collection. Le Musée d'art moderne de la Ville de Paris a des Picasso, Léger, Matisse équivalents. Pour Brancusi, courez à Beaubourg voir l'atelier du sculpteur. Le musée possède lui aussi des Picasso, Matisse, Mondrian et Léger dans ses collections permanentes.

Arts décoratifs. Legrain, Eileen Gray, Gustave Miklos, Jean Dunand, Claude Lalanne sont les clous de la vente. Les Arts décoratifs détiennent les œuvres importantes de ces artistes, à l'exception de Claude Lalanne. Le Musée d'art moderne de la Ville de Paris les expose dans sa salle de mobilier art déco. Ainsi que le Musée des années 1930 à Boulogne. Pour Claude Lalanne, rendez-vous à Beaubourg.

Orfèvrerie et objets d'art de la Renaissance. Statues en vermeil, émaux de Limoges, argenterie d'Augsburg. L'essentiel des pièces ont été achetées chez les Kugel, antiquaires qui, comme le département des objets d'art du Louvre, en conservent de beaux exemples

http://www.lefigaro.fr/scope/articles-week-end/2009/02/13/08009-20090213ARTFIG00736-la-vente-du-siecle-.php


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MessageSujet: Re: COLLECTION BERGE - SAINT LAURENT   Jeu 19 Fév - 16:58

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Quelques merveilles ......
















PABLO PICASSO (1881–1973)
Instruments de musique sur un guéridon, oil and sand on canvas, 50 7⁄8 ×35 in. (129.2 ×88.9 cm.)
Executed in 1914–15. Estimate: €25,000,000–30,000,000






HENRI MATISSE (1869–1954)
Les coucous, tapis bleu et rose, oil on canvas, 31 7⁄8 ×253⁄4 in. (81 ×65.5 cm.). Painted in 1911
Estimate: €12,000,000–18,000,000




JUAN GRIS (1887–1927)
Le violon, oil on canvas, 23 ×281⁄4 in. (58.4 ×71.7 cm.). Painted in August 1913. Estimate: €4,000,000–6,000,000





PAUL CÉZANNE (1839–1906)
La montagne Sainte-Victoire vue des Lauves (recto); Etude d’arbres (verso), watercolour and pencil on joined paper,
121⁄4 ×281⁄4 in. (30.9 ×71.6 cm.). Executed circa1902–06. Estimate: €2,000,000–3,000,000



http://i60.servimg.com/u/f60/12/10/38/23/clicha24.jpg

PIET MONDRIAN (1872–1944)
Composition I, oil on canvas, 29 5⁄8 ×255⁄8 in. (75.2 ×65 cm.). Painted in 1920 with original artist’s frame.
Estimate: 35,000,000–7,000,000


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liliane
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MessageSujet: Re: COLLECTION BERGE - SAINT LAURENT   Dim 22 Fév - 16:36

Bergé et sa "vente du siècle" attisent le nationalisme chinois
Par Pierre Haski | Rue89 | 22/02/2009 | 11H52





C'est reparti pour une nouvelle crise de nerfs franco-chinoise, provoquée cette fois par l'"affaire" des deux sculptures en bronze pillées en Chine au XIXe siècle et qui seront mises en vente mercredi dans le cadre de la collection de Pierre Bergé et d'Yves Saint Laurent. Le ton est devenu passionné à l'approche de la vente, et Pierre Bergé a peut-être perdu une occasion d'avoir un rôle positif au lieu de jouer les provocateurs.

Le collectionneur n'a pas été le dernier, en effet, à souffler sur les braises, en lançant vendredi sur France Inter:

"Je ne ferai pas de cadeau aux Chinois contrairement à ce qu'ils imaginent. Je suis prêt à donner ces têtes chinoises à la Chine s'ils sont prêts à reconnaître les droits de l'homme."

Bigre! Que viennent faire les droits de l'homme dans cette affaire? Et, surtout, c'est faire peu de cas du fait que ces pièces, que lui-même a évidemment acquises légalement, sont le fruit d'un des faits d'armes les moins glorieux de l'histoire militaire française, et que si l'on invoque les droits de l'homme, il ne faudrait pas qu'ils soient à sens unique.

Retour sur une affaire qui n'est assurément pas simple à trancher.

Le poids de l'histoire
Peu de Français connaissent l'expédition punitive menée par les troupes françaises et britanniques à Pékin en 1860, au cours de laquelle Yuanmingyuan, le palais d'été de la famille impériale, fut mis à sac et pillé. Ce haut fait d'armes ne figure pas dans les livres d'histoire français: il est en revanche connu de tous les Chinois, comme l'aurait certainement été, dans l'autre sens, une hypothétique mise à sac du Château de Versailles par l'armée chinoise.

Il reste un repère important dans les rapports des Chinois au monde extérieur. Surtout que l'objectif de cette expédition militaire n'est pas d'amener les droits de l'homme dans l'empire chinois, mais, de manière plus prosaïque, d'ouvrir la Chine au commerce occidental, en particulier à l’opium! Noble cause!

Le lapin et le rat en bronze qui seront mis en vente mercredi proviennent de cette expédition militaire, et d'une pièce ainsi décrite en octobre dernier par le Quotidien du peuple, l'organe du Parti communiste chinois:

"Sur les douze ornements qui composaient la fontaine-horloge du Palais Yuanmingyuan, pillé et détruit en octobre 1860 par les troupes franco-britanniques, la Chine est déjà parvenue à récupérer cinq d'entre eux, à savoir la tête de bœuf, de singe, de tigre, de cochon et de cheval. L'emplacement actuel des têtes de dragon, de serpent, de chèvre, de coq et de chien, reste toutefois inconnu."

L'écriture officielle de l'histoire, et sa manipulation, sont évidemment présents dans cette affaire comme dans celles que les dirigeants chinois préfèrent gommer. Mais pour prendre la mesure de l'événement, il faut lire le magnifique texte que Victor Hugo a consacré au sac du Palais d'été, et que Pierre Bergé aurait été bien inspiré de relire avant de balancer ainsi les droits de l'homme à la figure des Chinois. (Voir la vidéo avec le texte de Victor Hugo)


Lettre de Victor Hugo sur le pillage du Palais d'été
envoyé par rue89




Victor Hugo rappelait que "tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n'égaleraient pas ce formidable et splendide musée de l'Orient." Jusqu'au jour où, comme il l'écrit:

"Deux bandits sont entrés dans le palais d'été. L'un a pillé, l'autre l'a incendié. La Victoire peut être une voleuse, à ce qu'il paraît. (...) Grand exploit bonne aubaine. L'un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l'autre a empli ses coffres et l'on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l'histoire des deux bandits.

Nous Européens, nous sommes les civilisés et pour nous les Chinois sont les barbares. Voilà ce que la civilisation a fait à la barbarie."

Et Victor Hugo de conclure par une belle envolée:

"L'empire français a empoché la moitié de cette victoire, et il était aujourd'hui, avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du palais d'été? J'espère qu'un jour viendra où la France délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée."

La France n'a évidemment jamais renvoyé "ce butin à la Chine spoliée". Le commerce de l'art a pris ensuite le dessus. Certaines de ces pièces se sont retrouvées dans les musées nationaux, d'autres entre les mains de collectionneurs privés, à l'instar de l'objet de l'actuelle controverse.

La faiblesse du droit
Pierre Bergé s'estime certain de son bon droit, et se défend ainsi:

"Ces têtes chinoises ont été pillées il y a 150 ans en Chine comme ont été pillées les fresques du Parthénon à Athènes qui sont au British museum, comme ont été pillées beaucoup de pièces qui se trouvent dans tous les musées du monde. Là-dessus il y a une législation et une jurisprudence."

Et, de fait, tous les grands musées au monde détenteurs de pièces revendiquées par des pays victimes de pillages lors de guerres, du Louvre aux grands musées américains en passant par le British Museum ou l'Ermitage russe, se sont entendus pour refuser les demandes de restitution. Y compris au sein de l'Union européenne, à l'image du British Museum qui repousse les demandes répétées de la Grèce de récupérer les frises du Parthénon. Ces musées répondent au nom d'une "universalité" de l'art qui les arrange évidemment bien.

Mais la position du gouvernement chinois, établie il y a déjà plusieurs années, reste inflexible: Song Xingchao, directeur général du département des musées de l'administration d'Etat du patrimoine culturel, explique:

"Nous n'acceptons pas que les oeuvres qui ont été pillées, volées ou sorties en contrebande par le passé puissent être vendues à l'étranger."

L'affaire sera traitée en référé lundi, à deux jours de la vente des deux pièces, mais le droit ne semble pas devoir jouer en faveur de la Chine, les pièces ayant été acquises légalement par Pierre Bergé et Yves Saint Laurent.

Quel compromis?
L'affaire des deux sculptures de Pierre Bergé n'est pas la première de ce genre. Plusieurs cas ont été réglés par l'irruption d'"hommes d'affaires patriotiques" chinois, qui se sont substitués à Pékin pour acheter les pièces apparues sur le marché, et les ramener en Chine. A défaut de gagner sur le terrain du droit, la Chine a aujourd'hui les moyens financiers de ses ambitions.

En 2007, le milliardaire chinois Stanley Ho, roi des casinos de Macao, avait ainsi déboursé 69 millions de dollars de Hongkong (6,3 millions d'euros) pour accomplir ce qui a été salué par Pékin comme un "geste patriotique". Il avait racheté, à ce prix record, une magnifique tête de bronze provenant du pillage de Yuanmingyuan, et qui devait être mise en vente aux enchères chez Sotheby's à Hongkong.

Stanley Ho, dont la fortune est estimée à 7 milliards de dollars US, a obtenu de Sotheby's que les enchères soient annulées en raison de son intention d'offrir cette pièce exceptionnelle à "la mère patrie", selon la formule du China Daily de Pékin. Il est vrai que cela se passait à Hongkong, redevenue chinoise en 1997, et que Sotheby's avait tout intérêt à s'attirer les bonnes grâces de Pékin.

Le gouvernement chinois a déjà annoncé qu'il ne participerait pas à la vente de mercredi. Selon Song Xinchao, cité par le site du Quotidien du peuple:

"Malgré notre désir de récupérer ces trésors d'Etat, nous ne participerons pas à la vente aux enchères car nous n'avons nullement l'intention de payer des biens qui nous ont initialement appartenu."

Mais d'autres pourraient le faire pour lui, à l'instar de Stanley Ho. A Pékin, le groupe Poly, dont la puissance financière provient de l'industrie de l'armement, avant de devenir un conglomérat immobilier et… culturel, s'est fait une spécialité dans la récupération de ces œuvres dans les enchères internationales. Il a même ouvert un musée dédié à ces trésors récupérés, dans une aile de son théâtre situé au centre de Pékin.

Poly a déjà dépensé plus de 100 millions d'euros depuis 1998 pour racheter des centaines de pièces, dont les plus connues sont trois têtes de tigre, bœuf et singe provenant de Yuanmingyuan, payées quatre millions d'euros lors d'une vente à Hongkong. "Nous savons que les collectionneurs ne sont pas les voleurs, ils ne connaissent souvent pas l'origine de leurs pièces. Nous voulons les indemniser en achetant leurs œuvres", m'avait dit un de ses dirigeants en 2003.

Le groupe Poly expose régulièrement ces œuvres à travers le pays, suscitant à chaque fois ferveur patriotique et rappel des épisodes douloureux de l'histoire de la Chine, lorsqu'elle n'était pas en mesure de résister à l'avancée des puissances occidentales, industrialisées et plus fortes militairement. Le message est simple: plus jamais ça, il faut une Chine forte.

Enjeu nationaliste
Même si l'Etat français n'est pas concerné, il ne peut rester indifférent à la passion soulevée, et même aux arguments du gouvernement chinois. La question des œuvres d'art pillées est posée depuis plusieurs années. Lorsque, en 2007, l'Italie restitue à la Libye la Vénus de Cyrène qui se trouvait sur son sol depuis un siècle, elle montre que le refus pur et simple n'est pas toujours une option diplomatique réaliste.

La France elle-même s'active pour récupérer les œuvres d'art pillées par l'armée allemande pendant la deuxième guerre mondiale, comme en atteste cette information publiée sur le site du ministère des Affaires étrangères, à propos d'une exposition intitulée "A qui appartenaient ces tableaux", et qui s'est tenue l'an dernier. Lancée à l’initiative de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, et de Mme Christine Albanel, ministre de la Culture,

"cette exposition retrace l’histoire des actions du gouvernement français pour rendre à leurs légitimes propriétaires les œuvres et objets d’art pillés en France par l’occupant allemand pendant la Seconde Guerre mondiale".

A partir de quand y a-t-il prescription? Tant qu'il y a des propriétaires spoliés vivants? La deuxième guerre mondiale oui, mais les expéditions de Pékin, non?

Difficile à lire vu de Chine, surtout après les tensions franco-chinoises depuis un an, qui ont provoqué des campagnes nationalistes au sein de l'opinion chinoise et qui restent vives. Jean-Pierre Raffarin se trouvait récemment en Chine pour tenter de renouer le fil du dialogue, mais reconnaissait que Pékin attendait un geste de Nicolas Sarkozy qui ne vient pas...

C'est donc sans surprise que l'on reçoit ce samedi, via Facebook (!), un texte intitulé "Les Citoyens chinois et français souhaitent le retour immédiat des reliques pillées du Palais d'été", dont l'un des initiateurs avait déjà été l'un des organisateurs de la manifestation des étudiants chinois place de la République, à Paris, après le passage controversé de la flamme olympique.

Ce texte cite évidemment Victor Hugo, et fait également référence à la deuxième guerre mondiale:

"Quelle aurait été la réaction de la France si l'armée allemande, lors de sa retraite en 1945, avait emporté avec elle les plus belles œuvres du musée du Louvre?"

Dans ce contexte, Pierre Bergé, qui s'était engagé dans le soutien aux étudiants chinois lors de la répression du mouvement démocratique de la place Tiananmen en 1989, a eu tort, nous semble-t-il, de faire comme si tout cela était de la poudre aux yeux.

Son offre d'échanger ses sculptures contre les droits de l'homme est absurde: il aurait été plus avisé de faire un grand geste généreux, au nom de l'appel de Victor Hugo et les valeurs universelles qu'il défend, et d'offrir ces pièces à un grand musée chinois.

Pierre Bergé aurait mis Pékin et son non respect des droits de l'homme beaucoup plus dans l'embarras qu'avec une attitude qui sera aisémment présentée comme une "insulte au peuple chinois", et ne fera que renforcer ce nationalisme qui se nourrit d'une certaine arrogance.

http://www.rue89.com/chinatown/2009/02/22/berge-et-sa-vente-du-siecle-attisent-le-nationalisme-chinois


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MessageSujet: Re: COLLECTION BERGE - SAINT LAURENT   Lun 23 Fév - 10:22

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MessageSujet: Re: COLLECTION BERGE - SAINT LAURENT   Lun 23 Fév - 21:18


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De nombreux visiteurs ont fait la queue plusieurs heures pour pouvoir admirer les quelque 700 pièces exposées. Crédits photo : AFP



Alors que la vente exceptionnelle s'ouvrira lundi soir, les avis divergaient ce week end parmi les collectionneurs et marchands d'art.

Serait-ce un snobisme bien français de toujours avoir la critique à la bouche ? Même si chacun y va de son couplet d'éloges ou de commentaires négatifs, l'évidence du succès est là : tous se sont précipités au Grand Palais, à l'invitation privée de Pierre Bergé, vendredi soir ou à défaut, ce week-end, pour juger de la mise en scène et de la qualité des objets.

À l'unanimité, le grand public est bluffé. Mais pour l'élite, il est de bon ton de se démarquer. Les ­happy few qui ont pu visiter, seul ou par petit groupe, la demeure d'Yves, rue de Babylone, ou celle de Pierre, rue Bonaparte, ont l'âme nostalgique en voyant «cet univers magique décomposé pour être reconstruit selon les contraintes du marché de l'art».

La collection aurait-elle perdu sa magie ? «Dans leur cadre, les objets aussi éclectiques soient-ils se répondaient. Il y avait une cohérence, une homogénéité, une symbiose parfaite grâce au goût fantastique des deux hommes pour la mise en scène, observe le décorateur parisien Patrick Hourcade. Aujourd'hui, c'est comme si cette conversation s'était brisée. Les mots n'ont plus de lien et ils sont remis un à un dans un dictionnaire qui retrouvera une autre vie après la vente.»

N'est-ce pas le propre de toute collection de s'évanouir lorsqu'elle est dispersée ? «C'est un monde qui s'éteint. Toute une époque qui disparaît. Un goût qui s'envole, remarque Jacques Grange, autre décorateur et ami des deux collectionneurs qui adore le portrait de Géricault. J'avais très peur d'être déçu. La reconstitution du Grand Palais me touche car j'ai l'impression de voir et d'entendre la voix si touchante d'Yves dans cet écrin.»

«Un musée éphémère»

Quoi de plus normal si les avis divergent. Il y a ceux qui pensent que c'est un «honneur formidable pour Paris d'avoir ouvert à tous ce musée éphémère même si trois jours c'était beaucoup trop court pour tant d'argent dépensé !». Mais la file d'attente aurait-elle été aussi longue sur une semaine ? À l'inverse, il y a ceux qui estiment que ce battage médiatique «provoquant une overdose» est disproportionné. «Cette mise en scène qui a des allures de cathédrale a été faite pour le seul plaisir de Pierre Bergé qui clame sur toutes les radios qu'il a toujours voulu assister aux obsèques de sa collection et tout contrôler de son vivant», commente une collectionneuse connue pour ne s'être jamais laissé éblouir par les paillettes.

Samedi soir, dans un grand dîner parisien donné par trois ­figures de la mode et du marché, en l'honneur des collectionneurs étrangers, les piques fusaient de table en table. L'expert en Art déco, Jean-Marcel Camard, soulignait que «les pièces n'étaient pas toutes extraordinaires une fois sorties de leur contexte et pour certaines pas dans le meilleur état».

Le courtier new-yorkais en art impressionniste et moderne, ex de Sotheby's, Alexander Apsis, insistait «sur la faiblesse de certains tableaux comme le Picasso acheté chez Alain Tarica à une époque où l'on pouvait encore pourtant ­trouver des Picasso admirables». Même Jacques Toubon, ex-ministre de la Culture, se posait des questions sur la qualité de certaines pièces. Mais il n'y a pas de collection sans faille. C'est ce qui fait son piment…

http://www.lefigaro.fr/culture/2009/02/23/03004-20090223ARTFIG00285-vente-ysl-berge-le-public-ebloui-les-experts-partages-.php
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MessageSujet: Re: COLLECTION BERGE - SAINT LAURENT   Lun 23 Fév - 21:31




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YSL-Bergé : la justice autorise la vente des bronzes chinois



Crédit photo : AFP.


Le tribunal avait été saisi par l'Association pour la protection de l'art chinois en Europe (Apace), qui réclamait la mise sous séquestre des deux pièces, provenant du sac du Palais d'été à Pékin en 1860, et estimées entre 8 et 10 millions d'euros pièce.

Les deux bronzes chinois d'Yves Saint Laurent et de Pierre Bergé pourront être mis aux enchères au Grand Palais mercredi soir. Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a débouté lundi une association pro-chinoise qui contestait que ces deux objets d'art puissent être vendus dans le cadre de la dispersion aux enchères de la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé.

L'Association pour la protection de l'art chinois en Europe (APACE) avait assigné la maison Christie's - chargée de la dispersion - pour tenter de bloquer la vente de ces deux bronzes au titre qu'ils appartiendraient au patrimoine culturel chinois. Lundi après-midi, le tribunal a débouté l'APACE, la condamnant aux dépens à verser 1.000 euros d'amende à Christie's et 1.000 euros à Pierre Bergé et Associés.

Dans ses réquisitions, le procureur avait dénoncé une procédure «cavalière et mal venue», un «détournement manifeste de procédure» réalisée par «une association qui ne représente qu'elle-même». Concluant à l'irrecevabilité de la demande, la représentante du ministère public avait réclamé exceptionnellement la condamnation de l'association à une amende civile pour «marquer les limites du droit». «Il y a un minimum de respect à avoir pour la justice», avait-t-elle lancé.

Les deux bronzes, une tête de rat et une autre de lapin, appartiennent actuellement à la Fondation Yves Saint Laurent. Leur valeur est évaluée à près de dix millions d'euros pièce. Ils doivent être mis aux enchères mercredi soir dans le cadre de la vente de la collection d'art de ce dernier et de son partenaire Pierre Bergé, qui se tient de lundi à mercredi à Paris.

Les pièces sont issues d'une horloge fontaine zodiacale décorant le pavillon de la Mer calme de l'ancien palais d'été de l'empereur Qianlong (XVIIe siècle). Elles ont été volées lorsque le palais a été brûlé par les forces franco-anglaises durant la deuxième guerre de l'Opium en 1860


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MessageSujet: Re: COLLECTION BERGE - SAINT LAURENT   Lun 23 Fév - 23:07

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En direct du Grand Palais , 23 h :



Un total de 206 000 000 € pour cette première vacation , dont 29 000 000 € pour la sculpture de Brancusi Mme LR

un record mondial pour le Matisse 32 000 000 €





et pas d'acquéreur pour le Picasso !


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MessageSujet: Re: COLLECTION BERGE - SAINT LAURENT   Mer 25 Fév - 11:43

Vente YSL-Bergé :
qui sont les acheteurs ?
Béatrice de Rochebouet

25/02/2009 | Mise à jour : 07:44


Les nouveaux riches des pays émergents, qui faisaient flamber les enchères ces dernières années, ont brillé par leur absence lors de la vente.

À quels acheteurs la vente de la collection Saint Laurent-Bergé doit-elle son succès ? Devant le parterre très classique, à majorité européen, de mardi (30 % d'Américains), on avait l'impression d'être retourné longtemps en arrière. Bien avant la bulle spéculative qui a amené des acheteurs plus jeunes, plus bigarrés, plus fous, de tous les horizons. Ces nouveaux riches de l'art achetaient ce qu'il y avait de plus cher pour asseoir leur position sociale. À l'inverse de ceux d'aujourd'hui, certes moins nombreux mais discrets et tenaces comme de vieux dinosaures.



Comme dans toute période de crise, le marché se resserre sur les «vrais» collectionneurs. «Ceux qui ont pris de la bouteille, qui ont déjà résisté à d'autres crises et qui savent qu'il faut acheter à contre-courant», commente un courtier international qui a perdu presque tous ses clients récents des pays émergents mais en a retrouvé d'autres, plus traditionnels. Même s'ils n'étaient pas tous dans la salle la discrétion est de mise en période de récession ! ils étaient tous au téléphone, via les six rangées de part et d'autre de la salle. Et pour avoir le droit d'enchérir, la solvabilité de chaque acheteur (au moins 500 000 €) avait été soigneusement vérifiée.

Un jeune duo de courtiers français à la manœuvre
Le parterre de 1 200 personnes assises était truffé de grands marchands et de grands collectionneurs, mais ce ne sont pas ceux que l'on pensait qui ont levé leur «paddle» pour enchérir. Le roi de Manhattan, Larry Gagosian connu pour ses razzias dans les ventes, est resté de marbre. Il s'était promené, le matin, au Grand Palais, avec Abramovitch. Les Nahmad, Helly de Londres et David de New York, qui étaient intéressés par le Matisse (record à 35,90 M€), n'ont pas été aussi actifs que d'habitude.



Place au jeune duo de courtiers français de New York, Philippe Segalot et Franck Giraud, ex de Christie's, qui ont enchéri, aux yeux de tous, sur les plus beaux lots. Pour un client européen, le premier (ancien conseiller de François Pinault) a emporté le sublime Mondrian monochrome contre le marchand François Gobbi connu pour avoir raflé tous les Chagall du marché. Le second a acquis le Matisse, également pour un Européen, contre Alain Tarica, marchand et conseiller d'Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, aujourd'hui basé à Genève. Frank Giraud a aussi enlevé, au prix record de 8,91 m €, le flacon à parfum de Duchamp, une pièce unique, de l'époque dada. Elle aurait été poussée jusqu'à l'avant-dernière enchère par Penny Pritsker, propriétaire des hôtels Hyatt.

L'Amérique, pourtant déprimée, reste dans la compétition. Pour preuve le Brancusi adjugé 29,18 M€ (un record) contre Daniella Luxembourg agissant sans doute pour Ronald Lauder. L'acheteur au téléphone serait-il le grand collectionneur new-yorkais Leon Black qui a fondé la firme de gestion de fonds Apollo Management en 1990 ? Enfin, cette crise profite aux musées. Même si Alfred Pacquement a préempté pour Beaubourg un gros prix (il a demandé un crédit sur trois ans) le De Chirico que Breton avait acquis de Paul Guillaume et vendu à Jacques Doucet.

http://www.lefigaro.fr/culture/2009/02/25/03004-20090225ARTFIG00308-vente-ysl-berge-qui-sont-les-acheteurs-.php
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MessageSujet: Re: COLLECTION BERGE - SAINT LAURENT   Jeu 26 Fév - 18:15

QUELQUES ŒUVRES REÇUES OU ACQUISES PAR L'ETAT - LEMONDE.FR | 25.02.09

La vente Saint Laurent-Bergé a permis à l'Etat d'obtenir certaines œuvres. M. Bergé a offert une tapisserie de Burne-Jones, L'Adoration des mages, au Musée d'Orsay et un tableau de Goya, Le Portrait de Don Luis Maria de Cistué, au Musée du Louvre. L'Etat s'est aussi porté acquéreur, par le jeu des préemptions, de plusieurs pièces, parmi lesquelles:

Au Conservatoire, tableau de James Ensor pour le Musée d'Orsay, Il Ritornante, de Giorgio de Chirico, pour le Centre Pompidou ou une miniature de Petitot représentant Louis XIV, pour le Musée du Louvre.

L'ensemble coûtera 13,135 millions d'euros.
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MessageSujet: Re: COLLECTION BERGE - SAINT LAURENT   Ven 27 Fév - 10:22

Une vidéo à voir : ARTNET




un article interessant. Etoile


Au cœur de la vente du siècle

par Christian Caujolle et Cyril Thomas



De nuit, éclairée, la verrière du Grand Palais est plus magique que jamais quand les structures métalliques peintes en vert tissent un délicat nid renversé au dessus du visiteur. Lors de la dernière manifestation nocturne Alain Fleischer l’avait escamotée pour nous inviter au grand bonheur des projections de « Dans la nuit, des images ». On la retrouve, impériale pour l’exposition de la collection réunie par Pierre Bergé et Yves Saint Laurent en prélude à la vente qui aura lieu sur place du 23 au 25 février et, même si l’ensemble proposé est impressionnant, il est difficile de ne point lever les yeux.

A moins que, comme le premier soir de « visite privée », après avoir fait la queue comme lors des vernissages à invitations pléthoriques qui semblent être devenues une des caractéristiques du lieu, on ne se borne à suivre le troupeau qui, suivant sagement le sens de la visite, s’extasie, se pâme, se montre, se rencontre, se voit davantage qu’il ne regarde ou voit. Il faut dire que, de façon assez amusante, la foule était fort composite où les mondains et mondaines, les couples de toutes obédiences, des journalistes et des étudiants, des jeunes gens de bonne famille, des dames en Saint Laurent, d’anciennes mannequines et quelques actuelles, des collaboratrices et égéries du couturier cohabitaient avec des marchands, des galeristes, des amateurs, des collectionneurs et des directeurs, présents, passés voire à venir de musées et institutions culturelles. Aucune hystérie genre entrée des défilés de mode, même si, malgré l’immensité du lieu, il n’y avait pas place pour tous et si, à certains endroits, on se souvenait du métro de Mexico aux heures de pointe. En beaucoup, beaucoup plus élégant, bien sûr.

Il s’agit d’une exposition au sens où il s’agit de mettre en scène les objets. Pas au sens où on l’entend à l’Hôtel Drouot. Une exposition avec scénographie, circulation, couloirs ou passages agrémentés de détails d’objets en caissons lumineux qui font tout de même un peu « cheap » et beaucoup foire exposition, moquettes, « salons » aux noms cultivés, vitrines et éclairages bien travaillés, accrochage judicieux. Cela tient, après l’entrée théâtralisant dans une rotonde de tissus plissé servant d’écrin au Minotaure qui accueille le visiteur, du salon des antiquaires luxueux. Et l’on y éprouve, dans cette atmosphère chaude qui baigne l’ensemble, le plaisir de découvrir les objets (lorsque l’on a la chance de pouvoir s’en approcher et de pouvoir s’arrêter sans subir les foudres de ceux qui suivent ou des employés qui tentent d’éviter les bouchons), de les frôler, de les aimer le temps d’une visite avec la certitude que l’on est en train de se construire des souvenirs. De beaux souvenirs, souvent, d’autres plus indigestes.

Judicieusement, l’exposition ne respecte pas l’ordre du catalogue et ne fait donc pas défiler les lots tels qu’ils seront vendus. Sans reconstituer les espaces ni les agencements des deux appartements d’où proviennent tous les objets, la mise en scène les évoque. De fait, elle les rend plus lisibles, plus clairs qu’ils n’étaient dans l’aménagement effectif de la rue de Babylone ou de la rue Bonaparte. Elle les individualise, sauf lorsque des ensembles sont reconstitués (bronzes, objets décoratifs, ivoires). Mais l’argenterie ne se trouve pas dans le même espace que la salle à manger. On se demande, d’ailleurs, dans quelle pièce on aurait aimé rester. Pas dans la salle à manger rococo en tout cas, plutôt dans une chambre meublée de lignes pures, avec deux tables de nuit parfaites, d’un calme raffiné qui contraste avec la pléthore de camées et objets, finalement étouffants qui vous donnent envie d’aller vous recueillir devant le bouddha qui, au bout du couloir, semble prêt à vous sauver de sa sérénité et de sa beauté

Tous les objets, même ceux pour lesquels on doit avouer son ignorance, sont singuliers et rien ne porte à mettre en doute l’avis des spécialistes qui les décrivent tous comme exceptionnels dans leur domaine. L’exposition devient alors, pour peu que l’on la prenne à rebrousse-poil et qu’on la visite deux fois, une excellente occasion de se laisser aller à ses penchants naturels et à se laisser ensorceler. On se dit tout de même, bien souvent, que si l’on avait la chance de pouvoir emporter quelques peintures qui titillent l’âme, on aimerait bien changer les cadres. Il ne reste plus, en sachant qu’il faut vraiment se limiter, qu’à se laisser faire.

Les deux têtes chinoises de la fontaine zodiacale font oublier tous les autres bronzes, même si l’on peut vraiment aimer un petit chien de Pompon. La « Tauromachie » de Toulouse-Lautrec et les Juan Gris sont inoubliables. Il ne faut rien changer à la pureté du mur où dialoguent le papier découpé de Matisse et les Mondrian, tous les Fernand Léger sont indiscutables, les meubles en marqueterie de paille de Jean-Michel Frank resplendissent et permettent facilement d’oublier les Lalanne, tous les Lalanne.

La Jeune femme nourrissant son perroquet de Pieter de Hooch pourrait rejoindre le Louvre avec le Portrait De Don Luis Maria de Cistué (peint par Goya) que Pierre Bergé a généreusement offert, tout comme il vient de le faire pour Orsay avec la tapisserie d'Edward Coley Burne-Jones, une Adoration des Rois Mages dont on a le droit de ne pas comprendre qu’elle soit estimée entre 600 000 et 900 000 €. Des tabourets de Jean Dunand ou de Pierre Legrain font envie. Près du piano mécanique, une petite coupe sur pied de Jean Dunand, avec son motif d’animaux enlacés et sa belle couleur d’un gris profond est d’une délicatesse rare. Elle est estimée 3 000 à 4 000 €. On peut rêver.



A lire également Ecce Pulchra ! La vente du siècle, par Christian Caujolle
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MessageSujet: Re: COLLECTION BERGE - SAINT LAURENT   Lun 2 Mar - 16:33

le 02/03/2009 à 06:51 - Modifié le 02/03/2009 à 16:02 AFP
Bronzes chinois: acheteur défaillant, un cas rare mais réglementé

Un collectionneur d'art chinois a annoncé lundi avoir acheté les deux bronzes chinois vendus la semaine dernière à Paris lors de la vente de la collection Yves Saint-Laurent-Pierre Bergé, mais a affirmé ne pas vouloir payer.


Le cas d'un acheteur d'un objet aux enchères qui finalement ne veut pas ou ne peut pas payer, comme pour les bronzes chinois de Christie's, est très rare mais une procédure est prévue, quoique compliquée et quasiment inapplicable, expliquent les spécialistes.

Tant que cette procédure, qui peut être engagée dans un délai d'un mois, n'a pas été menée à terme, l'acheteur reste juridiquement propriétaire de l'objet, selon l'avocat Geoffroy Gaultier --même si en l'occurrence, les deux bronzes étaient toujours lundi dans les mains de Christie's--.

Il est "très rare" qu'un acheteur se révèle défaillant et encore plus rare qu'il refuse de payer, "et dans ce cas ce n'est souvent que parce qu'il conteste l'authenticité de l'objet acheté", indique à l'AFP le commissaire-priseur, Jean-Pierre Osenat.

Les maisons d'enchères, pour des ventes importantes, demandent des garanties préalables, explique-t-il. Dans les conditions générales de vente publiées dans le catalogue de la vente Yves Saint Laurent - Pierre Bergé, Christie's notait ainsi "se réserver le droit de réclamer la présentation de références bancaires ou financières" avant la vente. L'acheteur devra ensuite "immédiatement" payer son achat et le retirer dans les sept jours, selon ces conditions.

Les bronzes, réclamés par les autorités chinoises, ont été vendus 15,7 millions d'euros chacune mercredi dernier lors de la dispersion de la collection Yves Saint Laurent - Pierre Bergé.

Un collectionneur d'art chinois, Cai Mingchao, a annoncé lundi les avoir achetés, tout en affirmant ne pas vouloir les payer.

Dans le cas d'un adjudicataire défaillant, il existe une procédure dite de la +folle enchère+, mais M. Osenat souligne ne l'avoir lui-même utilisée qu'une seule fois "en 30 ans de carrière".

Cette procédure, prévue par l'article 14 de la loi de 2000 sur les enchères, est "extraordinairement compliquée et quasiment inapplicable", selon Henri de Danne, secrétaire général du Symev, le syndicat professionnel qui regroupe la quasi totalité des maisons d'enchères en France.

Dans un délai d'un mois après l'adjudication, le vendeur peut décider de mettre en place cette procédure. L'objet est alors remis en vente aux enchères et l'acheteur défaillant doit s'acquitter de l'éventuelle différence de prix entre la première et la seconde adjudication.

Si le vendeur renonce à cette possibilité, la vente est déclarée nulle à l'échéance du mois suivant son adjudication initiale, et la maison d'enchères peut poursuivre l'acheteur en justice, avec demandes de dommages et intérêts.

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/bronzes-chinois-acheteur-defaillant-un-cas-rare-mais-reglemente/920/0/321904
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MessageSujet: Re: COLLECTION BERGE - SAINT LAURENT   Lun 2 Mar - 17:12

Yves Saint Laurent-Pierre Bergé : une deuxième vente en novembre !


Après une vente aux enchères hors du commun qui a engendré plus de 373,9 millions euros de recette, une seconde vente sera bientôt organisée...

Au vu de l'ampleur de celle qui s'est déroulée au Grand Palais à Paris le 23 février dernier durant trois jours, Pierre Bergé & Associés et Christie's renouvellent l'exploit, cette fois-ci avec une vente qui dispersera d'autres meubles et objets d'arts ayant également appartenu à Yves Saint Laurent et Pierre Bergé. Toute la collection provient du "Château Gabriel" leur résidence Normande, vendu à un homme d'affaires russe.

La prochaine vente aura lieu dans les locaux de Christie's à Paris les 17, 18 et 19 novembre 2009. Celle-ci n'aura pas la même dimension que la vente qui vient de se dérouler, mais proposera tout de même "600 lots constitués de mobilier et d'objets d'arts".

Des vases, des lustres, de l'argenterie, un billard, et bien d'autres choses que l'on peut retrouver dans une maison luxueuse et chic, autant d'objets qui n'ont toujours pas été estimés mais dont la valeur tournerait autour de deux ou trois millions d'euros... Bien loin des 373,9 millions accumulés la semaine dernière !

Les prix seront compris entre 200 euros pour les moins chers et 80 000 euros. Amateurs d'art, vous avez huit mois pour jouer les fourmis afin d'amasser quelques billets et vous faire plaisir au mois de novembre prochain...


Nadia Benleulmi

http://www.purepeople.com/article/yves-saint-laurent-pierre-berge-une-deuxieme-vente-en-novembre_a26130/1
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MessageSujet: Re: COLLECTION BERGE - SAINT LAURENT   Jeu 5 Mar - 23:16



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Art Market Inside Mars 2009


Vente de la collection Bergé - YSL : Paris se repositionne sur le marché mondial [mars 09]

La dispersion Bergé YSL est historique à plus d’un titre : les 373,5M€ enregistrés à l’issue des trois jours de ventes signent le record mondial d’une vente de collection privée et le record pour une vacation européenne.
De plus, les coups de marteau frappés pour le Fine art représentent 66,7% du produit des ventes parisien 2008 et 53,2% du chiffre d’affaires des vacations françaises de l’an dernier.
En effet, le résultat hors norme de 206 M€ (264,9M$) pour les adjudications d’œuvres d’art (en excluant les Antiquités, le mobilier et les objets) pèsera lourd dans la compétition internationale. Dans le classement par produit des ventes en 2009, il pourrait permettre à la France de regagner une troisième position perdue au profit de la Chine depuis 2007.

Le premier volet de la dispersion Bergé & YSL chez Christie's s’ouvrait le 23 février, au moment où Wall Street enregistrait son plus bas depuis 12 ans (S&P 500 à 743,33 points).
Malgré les indicateurs économiques dans le rouge, l’AMCI d’Artprice enregistrait une forte intention d'achat chez les acteurs du marché de l'art (70,8% des votants), intention confirmée par les 182 M€ enregistrés par Christie’s pour les œuvres impressionnistes et modernes adjugées le 23 février.
Le résultat de cette première journée écrasait le précédent record mondial de vente d'une collection privée, celle de Victor et Sally Ganz dispersée pour 163,6M€ en 1997 (Christie’s NY).

Au terme de la soirée du 23 février, Christie’s enregistrait son lot de records pour les plus grands maîtres de l’art moderne avec Les Coucous d’Henri MATISSE emportée pour 32 M€, la sculpture Madame L.R. de Constantin BRANCUSI vendue 26 M€ (6 millions au-dessus de l’estimation), le ready-made historique Belle haleine-Eau de voilette de Marcel DUCHAMP explosant son estimation pour une enchère finale de 7,9M€ (l’œuvre était sous-estimée à 1,5M€), la Composition avec bleu, rouge, jaune et noir de Piet MONDRIAAN envolée à 19,2 M€ et Le Désespoir de Pierrot de James ENSOR adjugé 4,4M€.

La qualité du pedigree n’a pas déclenché de frénésie d’achat à tout prix : les collectionneurs ont opéré un tri minutieux boudant le Pablo PICASSO cubiste surestimé à 25 M€ et quatre toiles de Théodore GÉRICAULT, dont les prix de réserve étaient trop élevés.
Pour un chef-d’œuvre du même Géricault, le Portrait d'Alfred et d'Elisabeth Dedreux, l’adjudicataire a établi un nouveau sommet pour l’artiste à 8M€, rafraîchissant un record détenu depuis 1989 par le Portrait de Laure Bro, née de Comères (Sotheby’s Monaco, adjugé l’équivalent de 4,9 M€).

La qualité muséale des pièces de cette collection attisa la convoitise de l’état français. Le 23 février, il préemptait Ritornante de Giorgio CHIRICO de pour le Centre Pompidou, Les Lilas d'Édouard VUILLARD et Au conservatoire de James ENSOR pour le musée d’Orsay.
Montant de la facture : 10,6 M€ hors frais.
Les deux jours suivants, il se substituait encore au meilleur enchérisseur pour un portrait miniature de Louis XIV de Petitot pour le musée du Louvre et des plaques en émail de Limoges du XVIème siècle.

Au terme de cette dispersion exceptionnelle, le marché de l’art ne fléchit face à la crise financière et la récession économique mondiale, si les œuvres proposées sont de grande qualité.
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MessageSujet: Re: COLLECTION BERGE - SAINT LAURENT   Mer 11 Nov - 1:09

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Collection St-Laurent-Bergé, dernier acte au Théâtre Marigny


Béatrice de Rochebouët
10/11/2009

Provenant du château Gabriel et des demeures parisiennes, près de 1 200 objets intimes sont mis aux enchères. Christie's, qui avait déjà réalisé «la vente du siècle» au Grand Palais, il y a neuf mois, organise quatre jours de vente, du 17 au 20 novembre.






Des bijoux créés par Yves Saint Laurent. (Christie's)



Derrière le faste, il y a l'intime. L'envers d'un somptueux décorum qui a ébloui le monde entier l'hiver dernier, au Grand Palais. La face cachée d'un duo de collectionneurs au destin hors pair qui aimait à se retrouver dans leurs antres secrets, quintessence d'un goût français très personnel.
Après les demeures muséales d'Yves Saint Laurent et de Pierre Bergé dont le contenu exceptionnel permit à Christie's (avec la maison de Pierre Bergé & Associés) de réaliser la «vente du siècle», en totalisant le record de 342 millions d'euros *, voici le reste des maisons de ces deux grands amateurs peuplées de leurs objets de tous les jours.

Et, notamment, le mobilier du château Gabriel, sur les hauteurs de Deauville, célèbre pour son délirant décor proustien baigné dans une atmosphère rappelant les intérieurs de Visconti et ceux des demeures de Louis II de Bavière.

Ce sont près de 1 200 lots qui seront dispersés aux enchères du 17 au 20 novembre, sous le marteau de Christie's, au Théâtre Marigny, pour un produit modeste de 3 à 4 millions d'euros.

La totalité sera reversée au profit de la recherche sur le VIH. Cette deuxième vente est à l'inverse de la première.

Point de chefs-d'œuvre du niveau des Mondrian, Brancusi, Picasso, Juan Gris, Géricault ou Eileen Gray mais une multitude de petits objets de charme qui animaient le quotidien des paradis des deux hommes comme ces six appliques en cristal de roche et bronze doré de la maison Baguès (40 000 à 60 000 €) accrochées sur les murs de la chambre d'Yves, rue de Babylone, ou la paire de fauteuils bas circulaires réalisés pour le bal indien donné par la reine Hortense (2 000 à 3 000 €), installés dans le grand salon.

Même s'ils n'ont pas les prestigieux pedigrees de la première vente, nombre de ces objets racontent l'histoire d'une vie. Ils sont à l'image de ce duo nourri par la littérature, les voyages, le cinéma et l'admiration portée à des collectionneurs du passé comme les Rothschild ou les Noailles.

Ces célèbres mécènes français, amis de Picasso et de Man Ray, donnèrent à Yves la passion avant-gardiste de l'Art déco avec ses lignes pures inhérentes à l'art de la haute couture.
Disposés avec art sur la table au piétement à épis de blé dans la chambre d'Yves, les objets précieux du couturier comme la boîte en bronze doré par Line Vautrin portant en relief le poème de Verlaine, Il pleure dans mon cœur, ressemblent étrangement à ceux figurant sur le guéridon de la vicomtesse de Noailles immortalisés par le photographe Willy Maywald.



Que l'objet soit exceptionnel ou plus modeste, c'est le mélange savamment composé sans en avoir l'air, dans une mise en scène raffinée, qui donne aux lieux habités par Saint Laurent et Bergé un esprit particulier.

Acquis par ces derniers au début des années 1980, le château Gabriel superbe demeure de la côte normande construite en 1874 pour une famille américaine, au cœur d'un parc de plus de 30 hectares surplombant Deauville est l'un des plus parfaits aboutissements de l'art du mélange.
La fiction a rejoint la réalité quand Yves et Pierre ont découvert que Marcel Proust avait rencontré Gaston Gallimard, son éditeur, pour la première fois dans le parc du château.




(Christie's)


Le projet le plus fou de dédier la demeure à l'écrivain naquit en un instant.

En deux ans, celui-ci prit forme grâce à l'imagination du décorateur Jacques Grange qui s'inspira de l'univers d'À la recherche du temps perdu. «Ma rencontre avec Yves pour faire ce château fut une incroyable aventure. Tous ses rêves de voyage devinrent réalité avec des folies dans le parc comme dans les intérieurs.
Deauville c'était l'ambiance Rothschild revisité par Visconti», explique le décorateur. Au premier étage, la chambre d'Yves avec son ensemble de salon Biedermeier (4 000 à 6 000 € les six chaises et le canapé) portait le nom de Charles Swann et celle de Pierre avec sa peau d'ours de couleur verte posée sur le sol et ses murs couverts de tissu mauve soyeux, le nom du baron Palamède de Charlus.

L'atmosphère du château plongeait le visiteur dans une autre époque avec ses divans et fauteuils Napoléon III, sa suite de six chaises néogothiques d'époque Charles X en palissandre (15 000 à 20 000 €) sur un tapis Agra d'Inde du Nord (20 000 à 30 000€).
Une multitude de barbotines XIX e côtoyaient des assiettes d'André Metthey (à partir de 800 €). À l'exception de la maison qui aurait été acquise par un acheteur des pays de l'Est et des fabriques du jardin comme la datcha construite en bois de bouleau importés de Sibérie, tout est à vendre : du jardin d'hiver où trônaient de grands vases chinois en porcelaine bleu et blanc, et rouge de cuivre (2 000 à 3 000€), à la salle à manger où des coupes monumentales en porcelaine de Meissen ornés de personnages symbolisant les continents (40 000 à 60 000 €), en passant par la bibliothèque avec sa monumentale cheminée ornée d'une paire de grands chenets dans le goût Renaissance d'après Barthélemy Prieur (6 000 à 9 000€).

Tout est à vendre. Sortis de leur décor, tous ces souvenirs d'un autre siècle auront-ils toujours le même charme ?


http://www.lefigaro.fr/culture/2009/11/09/03004-20091109ARTFIG00616-collection-st-laurent-berge-dernier-acte-au-theatre-marigny-.php
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