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 LES MYTHIQUES ROLL'S ROYCE ... des oeuvres d'art

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Nine
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MessageSujet: LES MYTHIQUES ROLL'S ROYCE ... des oeuvres d'art   Mer 4 Fév - 20:38

En cette période mouvementée pour l'industrie Automobile, j'ai envie de vous faire partager l'histoire de la fabuleuse Roll's Royce ... un rêve !


Découvrez Steven C!


ROLLS-ROYCE


La firme légendaire Rolls-Royce fut fondée en 1904 à Crewe par Charles Rolls, un richissime aristocrate, et Henry Royce, un passionné de mécanique, qui décidèrent simplement de fabriquer la meilleure voiture du monde, « the best car in the world ».

La Silver Ghost 40CV (1906-1925) fut effectivement parmi les meilleures voitures de prestige du moment. Cette imposante voiture fut remplacée par la Phantom en 1925 (plus tard appelée Phantom I), qui fut relayée par la Phantom II en 1929. La Phantom II était la voiture des stars des années 30. Elle se plaçait au sommet de l’automobile mondiale. En 1936, la Phantom III lui succéda avec cette fois un moteur 12 cylindres. Cette voiture vécut jusqu’en 1939.

Rolls-Royce prospéra surtout grâce au développement de sa gamme « inférieure » 20CV (Twenty) qui évolua de 1904 à 1939, avec de notables changements, et au développement de sa branche aéronautique (construction de moteurs). Rolls-Royce put ainsi racheter la firme Bentley en 1931. Dès lors, cette firme réputée, qui avait notamment remporté les 24 Heures du Mans, produisit les modèles Rolls-Royce de la gamme « inférieure » avec une calandre personnalisée.

La Rolls-Royce Phantom IV fut lancée en 1946. Sa particularité était d’être livrée châssis nu, afin d’être carrossée par les plus grands carrossiers du moment. Elle était destinée uniquement aux grands de ce monde. Seuls quelques exemplaires furent livrés de 1946 à 1959. La seule voiture à laquelle on pourrait la comparer est sans doute la fabuleuse Bugatti Royale des années 30.

En 1946 également, Rolls-Royce lança la Silver Wraith, une luxueuse limousine qui prenait en fait la suite de la Phantom III d’avant-guerre. Elle pouvait être carrossée selon le goût du client, par les carrossiers britanniques Mulliner, Park Ward, James Young, etc... La Silver Wraith était à peine moins aristocratique que la Phantom IV, et demeure une des voitures les plus extraordinaires des années 50. Ce modèle fut remplacé, comme d’ailleurs la Phantom IV, par la Phantom V en 1959. Cette imposante limousine de prestige était cette fois livrable en une seule carrosserie par Rolls-Royce. Toutefois, la Reine d’Angleterre aura droit à un exemplaire spécialement aménagé.La Phantom VI lui succéda en 1968, en conservant la même carrosserie légèrement retouchée, mais apportant quelques détails dans l’aménagement intérieur. Cette limousine sera produite en très petite quantité jusqu’en 1991. C’était à l’époque la voiture la plus chère du monde. Elle n’était livrée que sur commande spéciale.

Située dans la gamme Rolls-Royce au dessous des Phantom et Silver Wraith, la Silver Dawn lancée en 1949 succédait à la gamme « inférieure » de la firme de Crewe. Ce modèle était livrable en une seule carrosserie par Rolls-Royce. La Silver Cloud lui succèda en 1955. Sa silhouette intemporelle restera comme l’un des grands classiques de la firme de Crewe, qui inspirera le dessin de la majestueuse Phantom V présentée quatre ans plus tard. La Silver Cloud était livrable également en version cabriolet très confidentielle.

La Silver Shadow succéda à la Silver Cloud en 1965. Sa ligne était plus carrée, mais demeurait tout aussi majestueuse que ses ancêtres. La Silver Shadow fut présentée en version coupé et cabriolet en 1967. Ces deux versions furent rebaptisées Corniche en 1971, au moment de la séparation de la branche aéronautique du groupe. La Silver Shadow vécut jusqu’en 1980, la Corniche jusqu’en 1995.

En 1975, en pleine crise du pétrole, Rolls-Royce lança la Camargue, un coupé dessiné par Pininfarina, qui devait se substituer progressivement au coupé Corniche. En fait, la Camargue fut boudée par les clients, sans doute parce que Mulliner Park Ward (désormais rachetés par Rolls-Royce) n’avaient pas signé sa carrosserie. Ce modèle disparut prématurément en 1985.

En 1980, la Silver Spirit succéda à la Silver Shadow. Elle était livrable également dans une version à empattement long, dénommée Silver Spur. Cette dernière remplaçait en fait la version Silver Shadow à empattement long, baptisée Silver Wraith II, reprenant le nom du modèle produit entre 1946 et 1959.

La production de Rolls-Royce oscille entre 2000 et 3000 unités annuelles depuis les années 60 jusqu’en 1990. A partir de 1991, après une baisse, la production est redevenue stable à 1500 unités annuelles. En 1998, la Silver Spirit est remplacée par la Silver Seraph, qui est équipée d’un moteur V12 provenant de chez BMW. La même année, Rolls-Royce est rachetée par B.M.W. alors que sa filiale Bentley est cédée à Volkswagen.



Après avoir construit sa première voiture, l’ingénieur Henry Royce s’associe à l’aristocrate Charles Rolls, concessionnaire à Londres.

Ils donnent ainsi naissance à la marque Rolls Royce et à sa première production : la Silver Ghost, équipée d’un six cylindres et atteignant les 85 km/h. Faisant parcourir 15 000 milles sans une panne à leur modèle, ils se font rapidement une place dans l’automobile de luxe aux côtés de Bugatti. La reproduction de la Victoire de Samothrace sur la calandre était présente dès les premiers modèles.


Etoile

Jamais un constructeur n'aura autant marqué de son empreinte l'histoire de l'automobile que Rolls-Royce. Légende vivante, la marque traverse toutes les modes depuis un siècle, sans prendre une ride.

LE LIVRE :


http://www.rrb.be/livres.php


Motoriste hors du commun, que ce soit pour les mélodieux six-cylindres en ligne ou les V8 de ses somptueuses automobiles ou pour les avions Boeing ou Airbus, Rolls-Royce étonne aussi par l'originalité de son histoire. Son Ecole des chauffeurs, sa sculpturale mascotte Flying Lady qui trône au bout du capot moteur, son Rallye-Concours, rendez-vous annuel incontournable et son Club d'Enthousiasts, font partie de la légende.

Cet ouvrage présente l'histoire et les caractéristiques techniques des différents modèles et études de style de la Silver Cloud , voiture emblématique après la Seconde Guerre mondiale, qui a été déclinée en trois versions entre 1955 et 1966. Distinguée, élégante, raffinée, épurée, séduisante, les adjectifs ne manquent pas pour caractériser la fascinante Cloud. Elle ne roule pas, elle glisse... silencieuse... Voyage en 1e classe assuré !

visitez le musée virtuel ici super

http://www.rrb.be/index.php

encore plus de détails ...

1863 la naissance de SIR Henry Royce. 21 ans plus tard, c'est avec tout juste 20 livres d'économies qu'il s'installa comme indépendant en 1884. Il s'associa avec Ernest Alexander Claremont et créèrent ensemble un petit atelier d'électricité dans Cooke Street à Manchester. C'est dix ans plus tard que l'entreprise fut transformée en société anonyme et inscrite au registre des sociétés sous le nom de Royce Limited, ingénieur électricien et mécanicien, fabricant de dynamos, moteurs et articles divers. Quant à Ernest Alexander Claremont il devint directeur. Un autre nom à retenir est celui de l'ancien comptable John de Lozze qui fut à cette date promu administrateur, poste qu'il occupa dans l'entreprise jusqu'en 1943.

Le problème en Angleterre était que les anglais ne s'intéressaient pas fort à l'automobile alors que la France et l'Allemagne avait déjà une industrie automobile. Lorsque les anglais s'y intéressairent, Sir Henry Royce se pencha aux problèmes techniques. C'est en 1903 que Henry Royce décida de construire trois prototypes. C'est ainsi que nacquit en 1904 la première Royce, la 10 HP créée sur le modèle de la Decauville, voiture dont s'inspira Henry Royce.

Charles Stewart Rolls, fana de course automobile, acheta sa première voiture à l'âge de 19 ans, une Peugeot. En 1901, il participa à la course Paris-Berlin au volant d'une Mors. Rolls, passionné de mécanique, membres de plusieurs clubs était présent partout où une manifestation sportive et mécanique se déroulait. C'est en 1903 qu'il créa une société d'importation de voitures belges et françaises et revendait aussi des voitures toutes marques en occasion avec son associé Claude Goodman Johnson.

En cette année 1903, alors que Rolls avait à peine 27 ans et Royce 41 ans, Rolls et Royce se rencontrèrent pour la première fois pour déjeuner au Midland Hotel de Manchester, grâce à Henry Edmunds qui avait compris que les génies de Rolls et Royce pouvaient provoquer une très bonne association. Après le repas, Royce fit un tour en voiture avec Rolls dans la petite 10 HP. Rolls était très impressionné et annonça que c'était la voiture qu'il lui fallait. C'est au salon automobile de Paris en 1904 que les premières voitures - sous l'impulsion de Claude Johnson - furent baptisées... Rolls-Royce. C'est ainsi que le 23 décembre 1904 la marque Rolls-Royce fut officiellement créée.

Plus d'infos sur http://www.rrb.be

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le monde a changé. A fortiori pour les constructeurs de voiture de prestige ! En cette période de pénurie, le Royaume-Uni a besoin de devises et pratiquement toute la production Rolls-Royce sera exportée, surtout vers les Etats-Unis.

Dès 1952, la firme propose ses modèles dotés d’une conduite à gauche et équipés d’une transmission automatique. La production est réorganisée : l’usine de Derby va se consacrer aux moteurs d’avions, tandis que la division automobile devenue indépendante s’installe à Crewe, dans le Cheshire, à 80 kilomètres de Derby.


⭐


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MessageSujet: Re: LES MYTHIQUES ROLL'S ROYCE ... des oeuvres d'art   Mer 4 Fév - 20:42

ROLLS ROYCE SILVER GHOST : "Le fantôme d'argent"


Découvrez Serge Gainsbourg!


Melody

by Serge Gainsbourg

Les ailes de la Rolls effleuraient des pylônes
Quand m'étant malgré moi égaré
Nous arrivâmes ma Rolls et moi dans une zone
Dangereuse, un endroit isolé

Là-bas, sur le capot de cette Silver Ghost
De dix-neuf cent dix s'avance en éclaireur
La Vénus d'argent du radiateur
Dont les voiles légers volent aux avant-postes

Hautaine, dédaigneuse, tandis que hurle le poste
De radio couvrant le silence du moteur
Elle fixe l'horizon et l'esprit ailleurs
Semble tout ignorer des trottoirs que j'accoste

Ruelles, culs-de-sac aux stationnements
Interdits par la loi, le cœur indifférent
Elle tient le mors de mes vingt-six chevaux-vapeur

Prince des ténèbres, archange maudit,
Amazone modern' style que le sculpteur,
En anglais, surnomma Spirit of Ecstasy

Ainsi je déconnais avant que je ne perde
Le contrôle de la Rolls. J'avançais lentement
Ma voiture dériva et un heurt violent
Me tira soudain de ma rêverie. Merde !
J'aperçus une roue de vélo à l'avant,
Qui continuait de rouler en roue libre,
Et comme une poupée qui perdait l'équilibre
La jupe retroussée sur ses pantalons blancs

" Tu t'appelles comment ?
- Melody
- Melody comment ?
- Melody Nelson. "

Melody Nelson a des cheveux rouges
Et c'est leur couleur naturelle.




Gainsbarre et la Rolls Royce Silver Ghost

Disque culte, "L’histoire de Melody Nelson" est sans doute l’œuvre la plus achevée de Serge Gainsbourg. Ce disque est paru il y a juste trente ans.

Dans "Melody" de 1971, Gainsbourg rend hommage à la Rolls Royce Silver Ghost. Il y dresse un portrait poétique de "Spirit of Ecstasy", la mascotte de la marque trônant sur les capots des Rolls. C’est le sculpteur Charles Sykes qui la créa, avec pour modèle Eleanor Velasco Thornton. Pour le reste, Gainsbourg nous dit tout. A noter, Gainsbourg n’a jamais pu conduire les voitures qu’il achetait : il n’avait pas son permis.

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Née en 1907, la Silver Ghost va établir la réputation de Rolls-Royce au niveau planétaire. Elle doit son nom à son incroyable silence d'utilisation-elle glisse dans l'air tel un fantôme- mais aussi à la décoration spécifique-carrosserie en aluminium et accessoires en argent- réservée au modèle de démonstration.

La Silver Ghost s'impose comme le modèle le plus abouti conçu par Henry Royce. Obsédé par la qualité, la précision de l'usinage, ce dernier accorde un soin manique à chaque détail au point de traquer le moindre bruit parasite avec un stéthoscope! Dans un univers peuplé alors de tacots pétaradants et capricieux, la robustesse et le silence des Rolls-Royce sont proprement ahurissants.

Ainsi, quelques décennies plus tard et affichant des centaines de milliers de kilomètres au compteur sans autre entretien que de fréquents graissages, des Silver Ghost pouvaient offrir des prestations identiques ou parfois supérieures à celles de certaines voitures neuves. coeur


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MessageSujet: Re: LES MYTHIQUES ROLL'S ROYCE ... des oeuvres d'art   Jeu 5 Fév - 0:21

Rolls-Royce

Une légende aux enchères
Par Abescat Bruno


Découvrez Serge Gainsbourg!



La marque qui véhicule les reines, les chefs d'Etat, les émirs, les maharadjas, les stars et les magnats de l'industrie est à vendre. Les repreneurs se bousculent.

Zsa-Zsa Gabor - l'actrice à qui l'on doit la célèbre formule: «Je n'ai jamais haï un homme suffisamment pour lui rendre ses bijoux» - fut à coup sûr l'une des plus illustres ambassadrices de Rolls-Royce. La sienne, rachetée à la duchesse de Kent, avait été entièrement rhabillée pour elle. Le bouchon de radiateur le plus reconnaissable du monde était en plaqué or; la peinture, une superposition de trente couches de laque de Murano. A l'intérieur, la comédienne avait fait installer une armoire à vin avec des gobelets en or, portant sa signature en pierres précieuses; et aussi, une coiffeuse. Ce salon - pardon - cette automobile fut reprise lors d'une vente aux enchères par Henry Kurtz, le propriétaire aux Etats-Unis du Krazy Kar Museum - autrement dit le Musée des voitures dingues...

Zsa-Zsa a fêté, cette année, ses 80 ans ou ses 78 ans, personne ne sait exactement. Mais, aujourd'hui, c'est le devenir de sa marque préférée qui est en jeu. Depuis le lundi 27 octobre, les quelque 9 000 membres du Rolls-Royce Enthusiasts Club, dispersés dans 57 pays sur tous les continents, sont sous le choc. Ce jour-là, ces «fondus» de la marque automobile la plus prestigieuse et la plus aristocratique de la planète - «The best car in the world. Pride of Britain. Envy of the world», dit le slogan maison - ont appris que l'objet de toutes leurs passions est à vendre. Le propriétaire de Rolls-Royce (et de Bentley) depuis 1980, le fabricant anglais de chars et de blindés Vickers, a officiellement fait connaître sa décision dans un bref communiqué.

L'info a aussitôt fait le tour du monde.
Avec Bentley, son jumeau, Rolls-Royce est le dernier constructeur britannique. C'est aussi la dernière marque de luxe indépendante. A l'exception de l'allemand Porsche, toutes les autres - de Jaguar à Ferrari, de Lamborghini à Aston Martin, de Cadillac à Lotus - sont déjà tombées dans l'orbite d'autres fabricants. C'est surtout un mythe qui est mis à l'encan; une légende qui fleure bon le cuir et le bois. Symbole de la démesure et du raffinement. Synonyme d'élégance et de perfection. Plus qu'une voiture, une oeuvre d'art prisée par les rois et les chefs d'Etat, les émirs et les maharajas, les stars du show-biz et les magnats de l'industrie et de la finance. Et, bien sûr, une flopée de collectionneurs et d'amoureux des célèbres limousines.

Les repreneurs se l'arrachent: General Motors, Fiat, Toyota, Chrysler se seraient mis sur les rangs. Tout comme le flamboyant Bernie Ecclestone, le patron de la F 1. Mais ce sont les allemands BMW et Volkswagen qui paraissent les mieux placés pour emporter la belle. Mise à prix: 4 milliards de francs.
L'affaire devrait sans doute être conclue d'ici au mois de mars prochain. Quel que soit le vainqueur, il inaugurera une étape clef de l'histoire de cette vénérable firme, née des talents conjugués d'un ingénieur autodidacte, Frederick Henry Royce - cinquième enfant d'un meunier du village d'Alwalton dans le Lincolnshire - et d'un jeune aristocrate, l'honorable Charles Stuart Rolls - troisième fils de lord Llangattock. Royce, mécanicien génial, fabriquera les premiers modèles. Rolls, pilote de course, pionnier de l'aviation, les fera connaître. Tous deux s'associent le 23 décembre 1904 et, en 1906, la Rolls-Royce Ltd voit le jour.

Un an plus tard, la Silver Ghost - Silver («argent») pour sa couleur et Ghost («fantôme») pour son silence - sort des ateliers. Plus qu'une auto, c'est une réputation qui naît. Comparée aux autres voitures de l'époque, «la» Ghost (l'article s'impose, comme pour les divas) est incroyablement confortable et fiable. Ses héritières, frappées du célèbre écusson aux deux R entrelacés, auront pour nom la Phantom, la Silver Cloud, la Shadow (la Rolls la plus vendue), la Spirit... Parmi elles, la Phantom IV - produite à 18 exemplaires - sera exclusivement réservée aux chefs d'Etat. Grâce à elle, Rolls-Royce deviendra, par décret royal, «fournisseur attitré de voitures automobiles de Sa Majesté la Reine Elisabeth II». Dès 1931, les Bentley - les «voitures de sport les plus silencieuses» - étaient venues enrichir cette glorieuse lignée.

Autant de monstres sacrés et de sacrés monstres. Ces demoiselles dépassent fréquemment les 2 tonnes, les 5 à 6 mètres de longueur, et consomment 25 litres aux 100 kilomètres. Leur prix est tout aussi impressionnant. Pour l'anecdote, la Phantom V (dont les dimensions ont servi à définir la longueur des places de parking en Grande-Bretagne...), présentée lors du Salon automobile de Londres de 1959, valait autant que 18 Mini Rover, l'autre grande nouveauté sortie cette année-là. Mais ces considérations n'ont pas lieu d'être chez Rolls. Selon le vieil adage maison: «Si vous devez vous enquérir du prix d'une chose, c'est que vous ne pouvez pas vous l'offrir.» Les deux chocs pétroliers, la crise économique contraindront tout de même la firme - au bord de l'asphyxie au début des années 90 (les ventes sont tombées à 1 360 véhicules en 1993, pour 3 324 en 1990) - à réduire de moitié ses effectifs.

Rolls-Royce n'en continue pas moins d'éveiller tous les fantasmes. La marque a traversé l'Histoire et véhiculé les plus hauts personnages (y compris bon nombre de dictateurs): le tsar Nicolas II, Mussolini, Hitler, le maharaja de Bharatpur, Brejnev, Mao, Woodrow Wilson, Franco, Staline... A elle seule, la famille royale d'Angleterre possède 9 Rolls-Royce (dont 5 au service de Sa Majesté) et 2 Bentley Turbo R. Signes particuliers: des couleurs exclusives - noir grenat et rouge bourgogne - des plaques d'immatriculation dédiées, et une mascotte originale représentant saint Georges terrassant le dragon (plutôt que la traditionnelle Flying Lady, également baptisée Spirit of Ecstasy).
Rolls, c'est aussi du rêve en barre - l'univers des paillettes, de Charlie Chaplin à Elvis Presley, de Cary Grant à Mary Pickford, des frères Warner à Michael Caine, de John Lennon à Cole Porter... Pour ne citer que ceux-là.

La maison a toujours su répondre aux besoins, même les plus excentriques, de cette clientèle exigeante. Témoin cette carrosserie réalisée, avant guerre, par Clarks, de Wolverhampton, pour un certain M. Gasque, un Français, dont l'intérieur du véhicule fut entièrement exécuté dans le plus pur style Louis XV. La Rolls de Lénine, elle, était pourvue à l'arrière de chenillettes afin de pouvoir circuler sur la neige. Celle de Lawrence d'Arabie avait été transformée en 4 x 4. Nombre d'autos destinées aux Indes étaient blindées pour... la chasse aux tigres. Et c'est afin de ne pas effrayer les vaches sacrées que les voitures exportées dans ce pays, dans les années 20, furent équipées d'avertisseurs Bosch - les Klaxon étant jugés trop agressifs. A côté, les bars, télés, fax, lavabos, téléphones, tables de pique-nique, installés dans bien des modèles, paraissent d'un commun...

Prévenant, Rolls-Royce propose également, depuis 1919, de former les chauffeurs. Le stage de cinq jours coûte environ 12 000 francs. Au programme: entretien du véhicule, conduite - on ne manie pas ces engins comme une Twingo - et règles de comportement pour s'adapter à toutes les situations avec tact et distinction. Comme savoir regarder au loin afin de ne pas embarrasser Madame lorsque celle-ci, court vêtue, sort de la voiture.

Mais la légende Rolls-Royce tient avant toute chose aux qualités et à la finition irréprochables de ses modèles. Les deux tiers des véhicules produits depuis l'origine circulent encore! L'AX 201 - le numéro d'immatriculation d'une des premières Silver Ghost, conservée à l'usine - a dépassé les 800 000 kilomètres. C'est bien connu: une Rolls ne tombe pas en panne, elle «s'arrête de fonctionner»... Le résultat d'un savoir-faire unique. Au siège de la firme, à Crewe, au sud de Manchester - berceau de la sidérurgie britannique - on ignore les cadences infernales. Une fois, alors que l'on demandait à un responsable: «A quelle vitesse avance la ligne de montage?» celui-ci répondit, flegmatique: «Je pense l'avoir vu bouger la semaine dernière.» Il faut ainsi trente jours pour fabriquer une Rolls. Résultat: y compris les Bentley, quelque 127 000 voitures seulement sont sorties des ateliers depuis 1904 - moins de quatre jours de production du n° 1 mondial, General Motors!
Crewe reste le temple du fait-main et chaque voiture embarque à son bord ce qui se fait de mieux sur le marché - de la marquetterie de buis au tapis en laine d'agneau... Il faut ainsi 12 peaux de vache, livrées par le célèbre tanneur londonien Connolly, pour garnir l'intérieur d'un véhicule. Toutes proviennent de Scandinavie et principalement du Danemark, là où il n'existe pas de fils de fer barbelés susceptibles d'abîmer le cuir des bêtes.
De même, la ronce de noyer, utilisée pour confectionner le tableau de bord, provient de Californie. Les glaces sont polies avec une pierre ponce dont le degré de finesse ne s'emploie qu'en optique. Il faut encore une journée pour fabriquer, sans aucun instrument de mesure - juste à l'oeil - une calandre et cinq heures de polissage pour lui donner son éclat: chaque pièce - qui reproduit la façade du Parthénon, dont Royce était tombé amoureux - est unique et frappée des initiales de son artisan.
Autant de traditions qui devraient être maintenues. Même si Rolls-Royce a entrepris d'importants travaux de modernisation (pour 400 millions de francs), qui s'achèveront au début de l'année prochaine. Même si le futur repreneur accélérera sans doute la mutation en cours. Les légendes, comme les joyaux de la Couronne, sont trop fragiles.

Combien coûtent-elles?

Les Rolls-Royce

Silver Dawn (1 180 192 F), Silver Spur (1 341 313 F), Park Ward (2 061 536 F)
Touring Limousine (2 270 657 F)
Les Bentley
Brooklands (1 096 616 F) Brooklands LWB (1 259 305 F) Turbo R (1 426 216 F)
Turbo R Sport (1 525 349 F) Continental R (1 918 022 F) Continental T (2 163 564 F)
Azure (2 122 922 F)
(Tarifs 1998, en francs, TTC.)

Dates clefs

1894: Frederick Henry Royce (1863-1933) crée à Manchester une société anonyme sous l'appellation «Royce Ltd, ingénieur en mécanique et en électricité, fabricants de dynamos, moteurs et articles similaires».
1904: accord avec Charles Stuart Rolls (1877-1910), qui s'engage à vendre les voitures produites par Royce.
1906: constitution de la société Rolls-Royce.
1911: apparition sur les calandres de la fameuse mascotte Spirit of Ecstasy.
1914: lancement de la fabrication de moteurs pour l'aviation.
1921: ouverture d'une usine aux Etats-Unis (elle fermera en 1931).
1931: rachat de Bentley.
1946: le siège de la société est transféré de Derby à Crewe.
1957: ouverture d'une filiale à New York (Rolls-Royce Inc.).
1971: à l'issue d'une grave crise (qui frappe l'activité de moteurs pour avions), le groupe est scindé en deux. Le secteur aviation est nationalisé tandis
que le département automobile est érigé, en 1973, en firme
indépendante (Rolls-Royce Motors Ltd).
1980: rachat par le groupe d'armements britannique Vickers.
1985: production de la cent millième voiture.
1997-1998: vente programmée de Rolls-Royce.

http://www.lexpress.fr/informations/une-legende-aux-encheres_626006.html


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MessageSujet: Re: LES MYTHIQUES ROLL'S ROYCE ... des oeuvres d'art   Jeu 5 Fév - 0:29

Héritage du passé : Rolls-Royce Silver Ghost : 100 ans



Pour le centenaire du modèle Silver Ghost qui a établi la réputation de la marque, Rolls-Royce a organisé un grand rassemblement.

Face au quartier général de Goodwood, samedi, Rolls-Royce a réussi à rassembler une soixantaine de Silver Ghost construites entre 1907 et 1926. Un record en soi. Les oldtimers viennent du monde entier puisque certaines d'entre elles arrivent directement des Etats-Unis, de Nouvelle-Zélande, d'Australie, de Singapour, d'Inde ou d'Afrique du Sud. Les propriétaires de ces vaillants ancêtres sont ensuite partis pour un rallye de 17 jours parcourant 2000 miles à travers le Royaume Uni.

Avant le départ, les participants à cette commémoration ont aussi pu voir deux modèles récents relativement rares : la Phantom Silver dont seuls 25 exemplaires vont être produits et la Phantom Drophead Coupé, dernière réalisation Rolls-Royce dont la production débutera cet été.


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MessageSujet: Re: LES MYTHIQUES ROLL'S ROYCE ... des oeuvres d'art   Jeu 5 Fév - 11:04

LE SYMBOLE DE LA ROLLS ROYCE

Victoire de Samothrace



La déesse de la Victoire, une femme ailée, se dressait à la proue d'un navire,
sur l'île de Samothrace, surplombant le sanctuaire des Grands Dieux.
Ce monument est probablement un ex-voto offert par les Rhodiens
pour commémorer une victoire navale remportée au début du IIe siècle av. J.-C.
Dans cette oeuvre hellénistique, la théâtralité de l'attitude,
la vigueur du mouvement et le drapé bouillonnant se mêlent
aux références classiques et préludent au baroque des sculpteurs de Pergame.

C'est en 1863 que Charles Champoiseau, vice-consul de France à Andrinople (Turquie), exhume ce monument exceptionnel à Samothrace, petite île située au nord-est de la mer Egée. La déesse de la Victoire (Nikè en grec) apparaît sous les traits d'une femme ailée dressée sur la proue d'un navire, résistant à l'assaut du vent qui tourmente son vêtement. De sa main droite placée en porte-voix, elle annonçait l'événement à l'occasion duquel elle avait été dédiée. Cette œuvre colossale était présentée dans un écrin de roche creusé dans la colline, un édifice qui surplombait le théâtre du sanctuaire des Grands Dieux. Cette niche abritait peut-être un bassin alimenté en eau dans lequel le bateau semblait naviguer. La disposition de la statue privilégiait la vue de trois-quart gauche, ce qui explique la disparité du travail de sculpture, beaucoup plus sommaire sur le côté droit du corps. Cette mise en scène très théâtrale concourait à renforcer la réalité de l'image en ajoutant à la monumentalité de la déesse, à l'envergure de ses ailes éployées et à l'élan de son corps, projeté vers l'avant.

Un monument commémoratif rhodien

Le sanctuaire de Samothrace était consacré aux dieux Cabires, des génies de la fertilité invoqués pour protéger les marins du naufrage ou offrir la victoire aux combattants : l'offrande d'une Nikè juchée sur un bateau constituait un acte religieux en l'honneur de ces divinités. On a voulu y voir également un monument dédié par les Rhodiens pour commémorer une victoire navale particulière. Le type de navire représenté et l'origine du marbre gris utilisé pour la proue et la base de la statue suggèrent en effet une création rhodienne. Si l'on veut l'associer à une grande victoire rhodienne, l'oeuvre serait datable du IIe siècle avant notre ère ; elle aurait pu être érigée à l'occasion de la bataille de Myonnisos ou bien de la victoire remportée à Sidè, vers 190 av. J.-C., contre la flotte d'Antiochos III de Syrie.

Une oeuvre hellénistique empreinte de traditions

La Victoire de Samothrace est un des manifestes de la sculpture d'époque hellénistique. La figure se dresse dans un mouvement hélicoïdal, en une composition qui s'ouvre dans des directions divergentes par le jeu des obliques que dessinent les ailes et le retrait de la jambe gauche, souligné par le bouillonnement du vêtement entre les jambes.

La nudité féminine affleure sous l'étoffe, révélée par la transparence des drapés mouillés à la manière des oeuvres classiques de la fin du Ve siècle av. J.-C. Le port de la cordelette placée sous les seins évoque quant à lui une mode en vigueur dès le IVe siècle. Le sculpteur a déployé des effets décoratifs d'une remarquable virtuosité dans le traitement de la tunique, tantôt ruisselante sur le corps, tantôt gonflée par le souffle du vent. Cette richesse décorative, ainsi que le sens du volume et l'intensité du mouvement, sont caractéristiques d'un style rhodien qui prélude aux créations baroques de l'école de Pergame (vers 180-160 av. J.-C.).


super Elle est actuellement conservée au musée du Louvre.

Une reproduction de l'œuvre est située sur l'esplanade de l'Europe dans le quartier Antigone à Montpellier.

la Victoire est représentée en train de se poser sur le pont du navire. Dans la restitution la plus communément acceptée, elle lève le bras droit, sans doute pour annoncer la victoire, tandis que son autre bras est ramené le long du corps. Peut-être tenait-il un trophée, comme la stylis (hampe arrière) d'un bateau ennemi6.

La Victoire est composée de six blocs de marbre travaillés séparément : le corps, le buste, les deux bras et les deux ailes. Cette astuce, largement utilisée par les sculpteurs grecs, permet d'économiser des frais de matériau : il est plus facile d'extraire de petits blocs qu'un seul gros. Or la Victoire mesure 2,38 m de haut — 3,28 m ailes comprises — soit environ 1,5 fois la hauteur naturelle. Les blocs sont assemblés entre eux par des goujons de bronze.

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Un livre :

Nous ne pouvions passer sous silence l'excellent livre de Michel Ellenberger; la "Victoire de Samothrace, surgie d'un théâtre de statues" édité par "Rumeur des Ages" à La Rochelle. Le livre s'ouvre sur une photographie noir et blanc de très belle facture, le fameux escalier du Louvre que surblombe la précieuse statue. Le texte qui suit est impressionnant d'érudition. On peut lire ce livre de différentes manières; comme un roman d'aventure, comme un précis d'histoire de l'art, où bien comme un essai sociologique. Les péripéties héllénistes nous tiennent en haleine comme la beauté des descriptifs du grand musée francais, assorti de ces luttes intestines.

Mais le plus étonnant est de constater que le monde n'a pas beaucoup changé, que les hommes peuvent toujours se classer aisément en deux catégories, les totalitaires conquérants (Antiochos III) et les esprits libres, créatifs (Rhodes), qui malheureusement se doivent, parfois, d'armer d'un glaive leur poing. La "Victoire" est-elle symbole de l'Utopie démocratique? Tous celà est remarquable d'actualité. Et l'art dans tous ça? Est-il toujours représentatif des sociétes? Surtout, lisez ce concentré d'humanité, puis, allez faire un tour au musée du louvre, et la "Victoire" vous apparaitra... différente.

Philippe Agéa

"Victoire de Samothrace, surgie d'un théâtre de statues" par Michel Ellenberger.
Edition "Rumeur des Ages", 6 rue des Templiers, 17000, La Rochelle.


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MessageSujet: Re: LES MYTHIQUES ROLL'S ROYCE ... des oeuvres d'art   Jeu 5 Fév - 11:30

La mascotte automobile la plus célèbre au monde tire son origine du souci exprimé par Claude Johnson, qui sera plus tard directeur de Rolls-Royce, de préserver l’esthétique des voitures de la marque.

Nous sommes en 1910 et la vogue des mascottes de radiateur commence à se répandre. Claude Johnson veut éviter que la calandre des Rolls-Royce ne soit défigurée par des figures insolites disposées par certains clients et qu’il considère comme d’un goût discutable (chat noir, figure de policier, etc.). C’est alors que Lord Montagu of Beaulieu, une personnalité très en vue du monde de l’automobile et ami de Charles Royce, lui présente Charles Sykes, un jeune sculpteur dont il est l’ami et le mécène.

Claude Johnson demande à l’artiste, auteur du trophée de la Coupe Gordon Bennett, de concevoir une mascotte exclusive pour la marque. Véritable œuvre d’art, elle symbolisera l’esprit Rolls-Royce : l’alliance du silence et de la vitesse.

Selon la légende, l’inspiration vient à Charles Sykes lors d’un déplacement dans la Silver Ghost de Lord Montagu of Beaulieu, au cours duquel il aurait été très impressionné par la douceur de fonctionnement de la voiture malgré sa vitesse.

Charles Sykes baptise sa statuette " Spirit of Ecstasy " — elle sera également connue sous l’appellation commune de " Flying Lady ". Selon le sculpteur, la gracieuse petite déesse exprime le vif plaisir qui est le sien, avec ses bras étendus et son regard fixé vers l’horizon.


Eleanor Thornton, la secrétaire de Lord Montagu of Beaulieu, qui était également sa maîtresse, passe pour avoir servi de modèle à la gracieuse silhouette de la Flying Lady. Une hypothèse fortement contestée aujourd’hui, même si la jeune femme a probablement posé pour Charles Sykes.

Plus crédible — et très visible — apparaît l’influence de la Victoire de Samothrace sur le sculpteur. Amateur d’art, Claude Johnson avait coutume, lors de ses fréquentes visites à Paris, de se rendre au Louvre, où il ne manquait pas d’admirer la célèbre Niké hellénistique.

Au moment de passer commande de la mascotte à Charles Sykes, il s’adresse ainsi à l’artiste : " Je veux quelque chose d’aussi beau que la Victoire de Samothrace. Allez la voir ! ".

Après tout, quoi de plus naturel que de dresser un acrotère d’inspiration grecque sur une calandre, dont la forme est empruntée au fronton d’un temple grec.

Présentée à un " Concours de Bouchons de radiateurs " organisé à Paris par le journal L’Auto, Spirit of Ecstasy se voit attribuer le Premier Prix.

Exclusivement fabriquée dans l’atelier de l’artiste à partir de 1911, la mascotte est réalisée selon la technique de la cire perdue. D’une valeur de 17,5 centimètres à l’origine, sa hauteur évoluera au fil des décennies pour s’adapter à chaque nouveau modèle de la marque.

En 1934, Charles Sykes réalise une version agenouillée la mascotte à la demande de certains clients. Cette variante vise à éviter de faire pivoter la Flying Lady d’un quart de tour pour dégager l’ouverture du capot. Mais elle sera abandonnée après la guerre, la grande majorité des clients restant fidèles au modèle original.

La statuette emblématique de la marque, la « Spirit of Ecstasy », fut sculptée en 1911. Pour le directeur adjoint de l'époque, Claude Johnson, les emblèmes utilisés par certains propriétaires pour parer leur radiateur manquaient de prestige. Il demande donc à Charles Sykes, peintre et sculpteur de son état, de concevoir un modèle qui serait propre à Rolls Royce.

A l'origine, le motif s'appelle « The Spirit of Speed ». Il n'apparaît qu'à partir de 1920, malgré l'opposition de Henry Royce qui considèrait qu'il altérait la ligne du capot. Cette femme ailée est aujourd'hui le principal signe distinctif des Rolls. Modelé en cire, puis coulé en acier inoxydable, le Spirit of Ecstasy est ensuite entièrement chromé. Très prisé, l'emblème Rolls Royce a été tellement volé que, sur certains modèles, il rentre automatiquement sous le capot dès que le conducteur coupe le moteur.

Quand les autos penseront,
les Rolls-Royce seront plus angoissées que les taxis.
HENRI MICHAUX


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MessageSujet: Re: LES MYTHIQUES ROLL'S ROYCE ... des oeuvres d'art   Ven 6 Fév - 15:57



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MessageSujet: Re: LES MYTHIQUES ROLL'S ROYCE ... des oeuvres d'art   Ven 6 Fév - 16:01