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 CONTE JAPONAIS & TRADITIONS

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Nine
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Sam 9 Jan - 1:31

Le ” Wareshinobu ”
芸者


le chignon ou pêche fendue.

La Geisha se fait coiffer une fois par semaine.
Le coiffeur graisse les cheveux avec de l'huile de camélia pour leur donner un bel éclat
puis cire la chevelure, ensuite en fait un gros chignon de la forme d'une pelote à épingles.
Sur l'arrière cette pelote est fendue en deux parties égales.



D'où le nom de pêche fendue, donné à cette coiffure. Pour faire ce chignon,
on enroule les cheveux autour d'un morceau de tissu, sur l'arrière,
à l'endroit où le chignon est fendu, on voit le tissu.
Ce peut être n'importe quelle étoffe, de n'importe quelle couleur.
Mais pour une maiko - du moins après une certaine étape dans sa vie (le mizuage)
- c'est de la soie rouge.
Quand une apprentie geisha est prête pour son mizuage,
elle offre des ” ekubo ”
(gâteau de riz signifiant fossette ayant un petit creux sur le dessus avec un minuscule
cercle rouge au centre).

La geisha doit apprendre à dormir dans une position particulière pour ne pas se décoiffer.
L'oreiller de la geisha, appelé ” Takamakura ”
ressemble à un petit banc, avec un support rembourré avec de la balle de blé pour le cou.
Ce n'est pas tant un oreiller qu'un support pour la nuque.
C'est le seul moyen pour une Geisha de garder sa coiffure intacte en dormant.
芸者
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Nine
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Sam 9 Jan - 2:07

LA PRINCESSE DES BAMBOUS
恋愛成就



Il était une fois un grand-père et une grand-mère.
Tous les jours le grand-père allait couper des bambous
et fabriquait toutes sortes d'objets avec; il gagnait ainsi sa vie.

Un jour, travaillant dans un fourré de bambous, il en trouva un étrange,
dont le tronc brillait, comme éclairé de l'intérieur.
Le grand-père était bien étonné, et se demandait pourquoi cet arbre brillait ainsi;
lorsqu'il coupa le tronc, il fut encore plus surpris :
une jolie petite fille, minuscule, était assise dans le tronc,
et c'était d'elle que venait cette lueur étrange.
Le vieil homme posa la petite fille sur sa main, et rentra bien vite à la maison.

"Grand-mère, regarde! Je l'ai trouvée dans un bambou!"
dit-il à sa femme, en lui montrant la charmante petite fille.
Grand-mère pensa que les dieux leur envoyaient cette enfant; ils l'appelèrent
"la princesse des bambous"
et la chérirent et l'élevèrent comme leur propre fille.

La petite princesse grandit très vite et devint une ravissante jeune fille.
Quand Grand-père ou Grand-mère étaient fatigués ou bien tristes,
il leur suffisait de la regarder, et ils se sentaient mieux.
Après avoir trouvé la petite fille dans un bambou,
quand Grand-père allait couper des arbres, il trouvait très souvent de l'or dans le tronc,
aussi devint-il riche et pût-il construire une belle et grande maison.
Tous trois vivaient très heureux ensemble;
la princesse des bambous ne sortait jamais de la maison,
mais sa beauté était réputée dans tout le Japon.

Beaucoup de jeunes gens qui en avaient entendu parler vinrent de tout le pays
pour voir la princesse,
mais Grand-père ne les laissait pas rencontrer son enfant bien-aimée.
Un grand nombre d'entre eux étaient fort déçus de ne pas pouvoir voir cette beauté,
et rentraient chez eux au bout de quelques jours.
Quelques-uns seulement désiraient ardemment rencontrer la jeune fille et l'épouser;
ils étaient cinq, à venir tous les jours devant la maison du vieil homme,
faisant fi des intempéries.

Un jour, la princesse des bambous dit à Grand-père :

"Je vais demander à chacun de ces cinq jeunes gens de me rapporter
l'objet que je désire; j'épouserai celui qui réalisera mon souhait."

Mais le jeune fille n'avait aucune envie d'épouser qui que ce soit,
aussi demanda-t-elle des objets extrêmement difficiles à trouver.
Au premier des jeunes gens elle demanda la coupe en pierre du bouddha,
qui se trouve en Inde;
au deuxième, l'arbre dont le tronc est en or et les fruits des perles;
au suivant, la peau de la souris du soleil, dont on dit qu'elle se trouve en Chine;
au quatrième, le joyau aux cinq couleurs que le dragon porte autour du cou;
et au dernier, le cauris, un coquillage qu'on trouve parfois dans le nid des hirondelles,
et qui porte bonheur aux femmes enceintes.
La princesse des bambous demandait des choses dont on ne sait même
si elles existent réellement,
et les jeunes gens en furent très surpris et un peu découragés.

Les jeunes gens partirent donc à la recherche des objets demandés
par la princesse des bambous,
et ne vinrent pas chez le vieil homme pendant quelques temps.
Un jour, le premier d'entre eux revint et apporta la coupe de pierre du bouddha
qui lui avait été demandée.
Mais il n'était pas allé la chercher en Inde,
il avait en fait ramené une vieille coupe qui se trouvait dans un temple près de Kyoto.
Quand la princesse vit la coupe,
elle comprit immédiatement que ce n'était pas la coupe de bouddha,
car même si celle-ci est très ancienne et faite en pierre, elle brille comme aucune autre.

Le deuxième jeune homme, quant à lui, ne savait pas où trouver
l'arbre au tronc d'or et aux fruits de perles.
Comme il était très riche, il demanda à des artisans d'en fabriquer un.
Il l'apporta alors à la princesse; l'arbre était vraiment magnifique,
à tel point que la jeune femme crut que c'était réellement l'arbre qu'elle avait demandé.
Elle était au désespoir, se disant qu'elle allait devoir épouser ce jeune homme,
lorsque les artisans vinrent réclamer leur dû;
elle comprit alors qu'elle avait été trompée et que cet arbre était un faux.

Le suivant, qui devait ramener la peau de la souris du soleil,
et paya grassement des marchands qui se rendaient en Chine
pour qu'ils lui ramènent cette fourrure.
A leur retour, ils lui donnèrent une magnifique fourrure,
l'assurant que c´était celle de la souris du soleil. Il se rendit alors chez la princesse, qui lui dit :

"C'est une très jolie fourrure; Mais on dit de la peau de la souris du soleil
qu'elle ne brûle pas, même si on la jette au feu.
Voyons cela.", et la princesse présenta la fourrure aux flammes.
Celle-ci s'enflamma immédiatement et se consuma.
Le jeune homme, couvert de honte, s'en alla précipitamment.

Le quatrième d'entre eux était très courageux,
et décida de trouver lui-même le dragon qui porte un joyau de cinq couleurs au cou.
Il partit donc en mer et navigua très longtemps, sillonnant les mers au hasard,
étant donné que personne en sait où se trouve le dragon, ni même s'il existe.
Mais durant son périple, il fut pris dans une tempête effroyable, et manqua de mourir.
Il renonça à continuer ses recherches et rentra chez lui,
mais il était encore gravement malade et ne pût rencontrer de nouveau la princesse des bambous.

Le cinquième et dernier des jeunes gens, auquel la princesse avait demandé le cauris,
un coquillage porte-bonheur qu'on trouve parfois dans le nid des hirondelles,
entreprit de fouiller les nids d'hirondelles.
Un jour, il crut avoir trouvé le coquillage, et le serrant fermement dans sa main,
il descendit précipitamment de l'échelle sur laquelle il se trouvait,
tomba et se blessa gravement.
De plus, ce qu'il tenait si précieusement à la main n'était pas du tout le fameux coquillage,
mais une crotte d'hirondelle, toute dure et racornie.
Voilà comment lui aussi échoua et personne ne pût ramener
à la princesse les objets demandés.

La réputation de grande beauté de la princesse des bambous
arriva jusqu'aux oreilles de l'empereur, qui désira la rencontrer.
Un jour, il se rendit chez le vieil homme, et rencontra la princesse des bambous.
Il en tomba immédiatement amoureux, et voulut l'emmener dans son palais.
Mais la princesse refusa, lui disant :

"Je ne suis pas née sur cette planète, je ne peux pas aller avec vous."

Néanmoins, l'empereur ne pouvait oublier la ravissante jeune femme.

Un été, la princesse des bambous, regardant la lune, se mit à pleurer.
Grand-père lui demanda ce qu'elle avait, mais elle ne lui répondit pas, restant silencieuse.
La jeune femme était plus triste de jour en jour,
et elle pleurait tous les soirs en regardant la lune.
Grand-père et Grand-mère se faisaient bien du souci,
mais la princesse gardait le silence et ils ne pouvaient en rien l'aider.
A la mi-août, la veille de la pleine lune, la princesse des bambous parla enfin :

"Je ne suis pas née sur cette planète, je viens de la lune.
Il avait été décidé que je vivrais quelques années sur la terre,
mais aujourd'hui l'heure du retour approche.
Demain, à la pleine lune, mes compagnons viendront me chercher et je devrai rentrer.
J'ai été très heureuse avec vous, je vous remercie du fond du coeur."

Grand-père et Grand-mère étaient abasourdis, et très tristes.
Ils ne voulaient pas quitter leur princesse bien-aimée, mais celle-ci leur dit :

"Je n'ai pas le droit de rester avec vous. Il faut que je retourne d'où je viens.
J'en suis très triste aussi, mais je n'ai pas le droit de rester ici."

Grand-père décida alors d'aller demander de l'aide à l'empereur,
pour empêcher que la jeune femme ne parte.
Il raconta toute l'histoire de la princesse des bambous à l'empereur
et celui-ci envoya deux mille soldats à la maison du vieil homme.

La nuit de la pleine lune de la mi-août,
la maison du vieil homme était cernée par les soldats de l'empereur.
La moitié d'entre eux étaient postés sur le toit,
et les autres se massaient autour de la maison,
tentant de protéger la princesse des bambous.
A l'intérieur, Grand-père et Grand-mère entouraient leur enfant bien-aimée,
attendant l'escorte venant de la lune.
Dehors, les soldats tenant bien en main leurs arcs et leurs flèches observaient la lune.
A l'instant où la lune fut vraiment pleine, toute ronde,
l'escorte des gens de la lune descendit du ciel.
Les nymphes de la lune brillaient d'une lumière irréelle, qui aveuglait les soldats,
les empêchant de tirer.

Le plus étrange était que les soldats avaient également perdu toute volonté de combattre,
ils ne pouvaient rien faire.
Les soldats, Grand-père et Grand-mère, impuissants,
regardèrent la princesse des bambous s'avancer vers l'escorte venue de la lune.

"Je suis très triste de vous quitter, mais je n'ai pas le droit de rester avec vous,
je dois retourner d'où je viens. Je vous en prie, pensez à moi de temps à autre."
Elle s'adressa ainsi une dernière fois à Grand-père et Grand-mère,
puis écrivit une lettre à l'empereur.
Les nymphes venues de la lune la revêtirent alors d'un manteau,
une superbe étoffe de la lune,
et la princesse des bambous oublia sa vie sur terre et repartit avec ses compagnons.

Ses parents adoptifs deviennent très tristes et tombent bientôt malades.
Le garde retourne chez l'empereur avec les objets que Kaguya-hime la petite princesse,
lui a laissé dans son dernier acte mortel et raconte ce qui s'est passé.
L'empereur lit sa lettre et en est ému.

Il demande à ses domestiques quel est le mont le plus près du Ciel ;
l'un d'eux répond le Grand Mont de la province de Suruga.
L'empereur ordonne à ses hommes d'apporter la lettre au sommet du mont et l'y incinérer,
avec l'espoir que son message parviendrait à la princesse lointaine.
Les hommes sont aussi commandés de brûler le pot d'élixir d'immortalité
parce qu'il ne désire pas vivre éternellement sans pouvoir la voir.

La légende dit que le mot pour «immortalité», fushi ou fuji,
devint le nom de la montagne, le mont Fuji. Il est dit aussi que les kanji du mont,
littéralement «montagne abondante en guerriers»,
dérive de l'armée de l'empereur gravissant le mont pour faire ce qu'il avait commandé.
Il est dit que la fumée de l'incinération des objets continue aujourd'hui
(bien que le mont Fuji ne soit plus aussi actif de nos jours).

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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Mar 12 Jan - 0:25

Le Japon est constitué de 3400 îles
富士山


富士山
Fuji-Yama
Symbole du pays du soleil levant

dont les quatre plus grandes sont Hokkaido, Honshu, Shikoku et Kyushu.

Les îles sont très montagneuses,
les plaines et bassins ne représentent que 25% de la surface du pays.
L'intérieur du Japon est marqué par trois chaînes de montagnes
qui se rejoignent pour former le massif des monts Hida (ou Alpes japonaises).

Le point culminant du pays
est le volcan inactif Fuji Yama ou Fuji San (3 776 m).

Le Fuji-Yama dont le nom signifierait aussi
« il n’y a pas d’autres montagnes comme celle-ci »
se situe au centre de l’île de Honshu près de la côte orientale.
le Fuji Yama est visible de n’importe quel endroit du Japon
il se dresse dans toutes les directions à la fois.

Il y a au Japon 265 volcans connus, dont une vingtaine sont encore en activité.
En raison de la situation du pays dans une région géologique active,
près de 1000 tremblements de terre (le plus souvent mineurs) ont lieu chaque année.

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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Mar 12 Jan - 18:44

LE SAMOURAI ET LE MAITRE ZEN



Un homme très fier, un guerrier, un samouraï vint voir un maître zen.

Le samouraï était très célèbre et très connu dans tout le pays,
mais en regardant le maître, en regardant sa beauté et la grâce du moment,
il se sentit soudain inférieur.

Peut-être était-il venu avec le désir inconscient de prouver sa supériorité.
Il dit au maître:
"Pourquoi est-ce que je me sens inférieur ?
Il y a un instant tout allait bien, mais en entrant dans votre cour,
soudain, je me suis senti inférieur. Jamais je ne me suis senti ainsi auparavant.
Mes mains tremblent.
Je suis un guerrier, j'ai affronté la mort de nombreuses fois,
je n'ai jamais ressenti aucune peur. Pourquoi ai-je peur maintenant ?"

Le maître dit:
"Attends, lorsque tout le monde sera parti, je te répondrai".
Les gens défilèrent toute la journée pour voir le maître
et l'homme se lassait de plus en plus d'attendre.
Le soir lorsque la chambre fut vide et qu'il n'y eut plus personne,
le samouraï demanda: "Peux-tu me répondre maintenant ?"

"Viens dehors" dit le maître.
C'était une nuit de pleine lune, l'astre se levait tout juste à l'horizon...

"Regarde ces arbres" lui dit-il
"celui-ci qui s'élance haut dans le ciel et ce petit arbre à côté.
Tous les deux ont grandi devant ma fenêtre pendant des années
et il n'y a jamais eu aucun problème.
Le petit arbre n'a jamais dit au grand:
"Pourquoi est-ce que je me sens inférieur à côté de toi ? Comment est-ce possible ?"
Cet arbre est petit et cet arbre est grand et je n'ai jamais entendu aucun chuchotement".
"Parce qu'ils ne peuvent pas se comparer" expliqua le samouraï.
"Alors tu n'as pas besoin de me questionner,
tu connais la réponse" lui repondit le maître.

(photo : Toshiro Mifune dans "Shogun")
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Jeu 14 Jan - 19:56

Le code d’honneur du samouraï



Les Samouraïs considéraient avant tout que leur devoir était un devoir militaire.
« Le guerrier doit pour l’honneur de sa famille, de sa caste,
pour ne pas être méprisé des siens, faire son devoir de guerriers ».
Le mépris de la mort vient de la suprématie de « garder son honneur sauf » sur la peur.

Ce mépris de la mort, ce dévouement inconditionnel du guerrier,
ce respect de la parole donnée allaient de pair avec la philosophie confucéenne
qui dominait le mode de pensée du moment.
Les guerriers croyant au Karma,
à la rétribution des actes de cette vie-ci dans une vie future,
ils ne refusaient pas de mourir pour accompagner leur seigneur ou leur père dans l’au-delà.

Ces beaux sentiments exaltés à l'envi, professés par beaucoup de samouraïs,
n’étaient cependant pas universels,
et l’histoire nous rapporte aussi bon nombre de traits de bassesse, de félonie,
de trahison et de cruauté inutile.
Le guerrier idéal n’a jamais existé que dans les romans ou les films, même au Japon…

Hommes rudes, durs à la souffrance, résignés devant les coups du sort,
les Samouraïs n’en demeuraient pas moins des hommes,
avec tout ce que cet état comporte de faiblesses.
Ces guerriers étaient profondément religieux.

Nombreux étaient ceux qui plaçaient une image pieuse sous leur armure
avant d’aller au combat.
Les samouraïs les plus endurcis, après un exploit militaire,
prenaient la tonsure et se retiraient dans un monastère,
afin d’y prier pour les âmes qu’ils avaient tuées.

La vie de tout samouraï était modelée par le profond sentiment,
essentiellement bouddhique, de l’importance de toute chose :
« les couleurs des fleurs portent témoignage de cette vérité que tout ce qui fleurit doit faner… »

Sentiments mélancoliques de résignation qui n’excluaient aucunement
chez ces hommes la joie de vivre, les plaisirs de la chair et l’euphorie suscitée par le succès.

Les samouraïs japonais sont un vrai paradoxe pour nous européens :
capables, par sens du devoir, d’actes cruels, et une fois libérés de leur charge sociale,
capable de la plus grande générosité envers leurs ennemis…

Paradoxe pour nous, mais non pour eux, car l’essence,
la raison d’être du samouraï, qui peut encore se percevoir chez les Japonais d’aujourd’hui
, c’est le sens du devoir.
Devoir qui le poussait à combattre, mais qui lui dictait aussi de respecter l’être humain.

Sayônara !




Dernière édition par Nine le Jeu 14 Jan - 20:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Jeu 14 Jan - 20:00

LA PRIERE DU SAMOURAI
(ou le code d'honneur du SAMOURAI)




Je n'ai aucun parent -- je fais des cieux et de la terre mes parents.
Je n'ai aucune maison -- je fais de ma conscience ma maison.
Je n'ai aucune vie ou mort -- je fais de ma respiration ma vie et ma mort.
Je n'ai aucune puissance divine -- je fais de mon honnêteté ma puissance divine.
Je n'ai aucun moyen -- je fais de ma compréhension mes moyens.
Je n'ai aucun secret magique -- je fais de mon caractère mon secret magique.
Je n'ai aucun corps -- je fais de ma résistance mon corps.
Je n'ai pas d'yeux -- je fais de l'éclat de la lumière mes yeux.
Je n'ai pas d'oreilles -- je fais de ma sensibilité mes oreilles.
Je n'ai aucun membre -- je fais de ma promptitude mes membres.
Je n'ai aucun but -- je fais de "saisir l'occasion" mon but.
Je n'ai aucun miracle -- je fais de mes bonnes actions mes miracles.
Je n'ai aucun principe -- je fais de mon adaptation à toutes les circonstances mes principes.
Je n'ai aucune tactique -- je fais du vide et de la plénitude ma tactique.
Je n'ai aucun talent -- je fais de mon esprit toujours prêt mon talent.
Je n'ai aucun ami -- je fais de mon esprit mon ami.
Je n'ai aucun ennemi -- je fais de ma négligence mon ennemi.
Je n'ai aucune armure -- je fais de ma bienveillance et de ma droiture mon armure.
Je n'ai aucun château -- je fais de mon immuable esprit mon château.
Je n'ai aucune épée -- je fais de l'absence de soi mon épée.

Samouraï anonyme, XIV° siècle


Dernière édition par Nine le Ven 15 Jan - 1:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Jeu 14 Jan - 20:08

Yukio Mishima 三島 由紀夫



de son vrai nom Kimitake Hiraoka 平岡 公威
est un écrivain japonais, né le 14 janvier 1925 et décédé le 25 novembre 1970.

"sers la nation durant sept existences"
Devise des Samurais.


Les femmes:
bulles de savon;
l'argent: bulles de savon;
la renommée: bulles de savon.
Les reflets sur les bulles de savon sont le monde dans lequel nous vivons.

Yukio MISHIMA

le dernier des samouraïs
extrait du Pavillon d'or superbe ouvrage.

Par sa mort spectaculaire, il s'est fait hara kiri
Mishima est devenu malgré lui le témoin d'une époque qu'il n'a pas connu,
mais pour laquelle il est mort, celle des geishas, des samourais et de l'empereur.
Anachronique, scandaleux, pathétique et splendide,
l'écrivain est entré dans la légende d'un geste de désespoir héroïque,
luttant pour les valeurs de ce Japon des estampes traditionnelles.
Un sujet lui sera consacré dans la partie ECRIVAINS & POETES

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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Sam 23 Jan - 10:04

MISHIMA LE DERNIER SAMOURAI

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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Mer 3 Fév - 1:57

TANATABA
LE CONTE DES ETOILES

"Le pic semble percer le ciel et le chemin qui conduit au sommet a nom persévérance."
Proverbe japonais


七夕
Tanabata, la Tisserande, fille de l'empereur céleste Tentei, n'aimait pas sa vie.

Elle tissait chaque jour le ciel. Un jour, elle décida de se rendre sur terre.
C'est ainsi qu'elle fit la connaissance d'un fermier que l'on surnommait le Bouvier.
Ils tombèrent immédiatement amoureux.
Elle décida donc de rester sur terre vivre avec son compagnon, le Bouvier.
L'homme travaillait aux champs et la femme tissait...
Ils eurent ainsi 2 enfants : un garçon et une fille.

Mais Tentei, après quelques années apprit la fuite et la vie qu'elle menait sur terre.
Il se mit en colère et envoya un génie aller la chercher pour la ramener à sa place.
La princesse, triste de cette séparation se mit à pleurer et ne s'arrêtait pas.

Le Bouvier, voyant que sa bien-aimée avait disparue,
partit à sa recherche,
avec une planche de bois sur le dos et ses 2 enfants dans des papiers à chaque bout.
Il la retrouva mais pour l'empêcher de l'atteindre,
la femme de Tentei fit couler un fleuve profond aux eaux tumultueuses entre l'homme et sa femme. L'homme refusa de s'écarter du fleuve et continua ainsi à longer le fleuve.
Sur la rive opposée, la Tisserande ne cessait de pleurer sans accorder
la moindre importance à son travail céleste qu'elle ne faisait pas.

Devant tant d'acharnement, l'empereur n'eut d'autre choix que d'accorder à sa fille quelque chose :
il lui permit de retrouver son mari et ses enfants un fois par an et en échange,
elle devait reprendre son travail. La princesse accepta.

Depuis, chaque année, le septième jour du septième mois du calendrier lunaire,
une passerelle provisoire est formée au-dessus de la Voie Lactée (Ama no gawa),
sur laquelle les amants stellaires (Véga, la Tisserande et Altaïr, le Bouvier) se retrouvent.

On dit qu'à l'aube de ce jour, il bruine souvent :
ce sont les larmes de la princesse Véga qui,
pleure tristement en laissant ses enfants et son mari.
七夕
Nous sommes tous des poussières d'étoiles, nous dit aussi Hubert Reeves.
Bref, une étoile se dit HOSHI en Japonais.

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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Mer 3 Fév - 12:49

LA SAINT VALENTIN AU JAPON
義理チョコ



Mariée traditionnelle Japonaise.

Au Japon, cette pratique est une obligation pour beaucoup de femmes,
notamment les employées de bureau, qui doivent offrir des chocolats
à tous leurs collègues masculins, parfois à un coût très élevé ;
ces chocolats sont d'ailleurs appelés giri choko
義理チョコ
giri choko ! c'est-à-dire « chocolats d'obligation ».
Le 14 mars est appelé white day (le jour blanc),
c’est un phénomène commercial créé au Japon et repris par la Corée du Sud,
Taiwan et Hong Kong.
À cette date les hommes sont censés offrir un linge (ou d' autres cadeaux)
blanc à celles qui leur ont offert des chocolats.
La jeune fille peut exiger à cette occasion un cadeau dont la valeur
est trois fois supérieure à la valeur des chocolats offerts un mois plus tôt.
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Jeu 4 Fév - 13:39

DESSINS JAPONAIS
L'ART DU TRAIT
de l'immobilité au galop effrené,
il faut des pauses pour retrouver sa respiration
et laisser ainsi son coeur prendre de la vitesse.
Natasha Illum Berg
Un thé sur le divan bleu


Dessins japonais
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Ven 26 Fév - 16:08

THE LAST SAMOURAI

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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Ven 26 Fév - 20:48

Ryuko KAWAJI
(1888 - 1959)




De son vrai nom Kawaki MAKOTO
d'abord peintre puis poète.
Prix littéraire au Japon pour son anthologie " NAMI "

Je ne ressens plus, comme jadis, aussi amplement
l'apaisement ni la beauté
Je tâche de rêver et d'oublier les choses quotidiennes,
Je dévore avec ardeur la vie...comme tout le monde.

Mais...somme toute, la vie
n'est que la chaîne sans fin des rêves
et des choses qui ne sont pas des rêves.
Toutes les choses que j'ai rêvées, que j'ai désirées
ne resteront pas marquées sur mon passé
comme les herbes piétinées sur la route.
Dans la poussière dispersée de cette vie réelle, nue,
Je rêve encore...Je rêve de rêves partis sans retour...

Prix littéraire au Japon pour son anthologie " NAMI "


Dernière édition par Nine le Jeu 19 Aoû - 3:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Jeu 19 Aoû - 3:08

Enfer et Paradis …



Un samouraï cherche des réponses à ses questions sur le sens de la vie.
Il parcourt des lieues pour rejoindre, en haut d’une montagne isolée,
un moine réputé immensément sage.

Arrivé devant lui, il lui demande :

“Ô moine, enseigne-moi l’enfer et le paradis”
Le moine sans le regarder, lui jette:
“Enseigner à un maître aussi orgueilleux tel que toi ?”
De rage, le samouraï lève son sabre:
“Tu vas voir ce qu’il en coûte de m’insulter!”
Au moment où le sabre va s’abattre sur sa tête, le moine dit tranquillement :
“Ça, c’est l’enfer.”
Le bras du samouraï se pétrifie, le sabre interrompt sa course.
Balbutiant, l’homme risque :
“Tu veux dire que tu as risqué ta vie pour m’enseigner cela ?”
Le moine le regarde:
“Ça, c’est le paradis”.
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Mer 8 Déc - 2:48

SAGESSE JAPONAISE

Au Japon, quand on veut faire un compliment à une femme
et rendre hommage à sa beauté, on a coutume de lui dire :
" Ma chère, vous êtes un vrai serpent! ",
ce qui est un compliment peu banal et qui risquerait de déplaire
dans nos pays de culture occidentale ..
Le serpent est vêtu avec beaucoup de recherche et même une certaine ostentation :
La femme a la manie des accessoires raffinés et sait les porter avec grâce.



Sur la plus petite feuille de trèfle scintillent des gouttes au clair de lune.
Ni grand ni petit ni riche ni pauvre, n'est privé de l'éclat du ciel.

Mutsushito
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Lun 3 Jan - 15:15

LA FONTAINE DE JOUVENCE
Si vous cherchez la source du fleuve,
vous la trouverez dans les gouttes d'eau de la mousse.
Proverbe japonais



La Fontaine de Jouvence est une des anciennes légendes
des temps modernes au Japon.

Il était une fois un très vieux bûcheron nommé Yoshida qui vivait
auprès de sa très vieille femme, Fumi.
Ils habitaient tous deux, pleinement heureux, dans l'île sacrée de Miya Jima,
couverte de pins et d'érables.
Un des plus beaux paysages du Japon.
Nul n'avait le droit de mourir ici.

Ils avaient connu de grandes joies lors de la naissance de leurs trois enfants.
De grandes peines aussi.
Mais la solitude et la vieillesse les avaient gagnés,
ils étaient ridés et secs comme ces vieux troncs que l'on rencontre dans la forêt.

Un jour, par un clair soleil d'automne,
Yoshida se dirigea vers la forêt et se promena
dans ce lieu qu'il avait tant fréquenté autrefois.
Il n'avait jamais prêté attention à cette fontaine.
Puisant un peu de son eau limpide, il la porta à ses lèvres.

Miracle ! Voici que ses cheveux redevinrent noirs,
que son visage perdit ses rides, que les forces passées lui revinrent.
Yoshida reconnut le solide jeune homme qu'il avait été.
Il avait bu, sans le savoir, l'eau de la Fontaine de Jouvence.

Il se hâta vers sa maison où l'attendait Fumi.
Lorsqu'elle vit entrer ce beau jeune homme qu'elle avait connu,
elle poussa un cri de surprise.
Yoshida la rassura et lui expliqua son aventure.
C'était décidé. Elle irait aussi boire l'eau de la Fontaine de Jouvence.

Le lendemain, tôt le matin, elle se dirigea vers la source.
Yoshida garda la maison.Le temps passa.
Yoshida commença à s'inquiéter.
Au bout d'un certain temps, il partit à sa recherche. Il arriva à la source. Personne.
Il s'aprêta à rentrer lorsqu'un bruit lui fit tourner la tête
. Il s'agissait d'une vague plainte.

Yoshida s'approcha de l'endroit d'où venait le bruit.
Caché par les hautes herbes qui entouraient la source,
il aperçut un tout petit enfant à peine âgé de quelques mois.
Trop jeune pour pouvoir parler, il tendit ses bras vers Yoshida d'un air désespéré.

Dans ses yeux, le bûcheron crut reconnaître le regard de celle qu'il avait tant aimée.
Oui, ce petit enfant était Fumi.
Fumi qui, dans sa soif d'éternelle jeunesse,
avait tant bu l'eau de la source qu'elle était devenue un nourrisson.

Yoshida attacha la fillette sur son dos comme le font les Japonaises
de cette époque et rentra chez lui avec la pensée qu'il devrait,
à l'avenir, protéger et éduquer celle qui fut jadis sa compagne.
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