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 CONTE JAPONAIS & TRADITIONS

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Nine
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Jeu 7 Jan - 11:31

LA REINE DES NEIGES




Yuki Onna
雪女
Yuki Onna
(ou yuki no ona, ou yuki onne) :
fée japonaise de la neige, elle aparaît les nuits de neige sur la route,
son haleine aussi froide que la glace, vêtue d’un kimono blanc et vous demande de prendre son bébé.
Mais toute personne la touchant est immédiatement transformée en statue de neige.
On peut la voir également rodant près des huttes de montagne,
cherchant à attirer les hommes pour leur voler leur âme.

la légende de la femme des neiges, ou reine des neiges,
est l'une des histoires d'hiver les plus répandues.
Appelée Yuki-onna au Japon, elle est à l'origine de nombreuses légendes locales.

Au Japon, les croyances sont souvent liées aux éléments naturels,
qui sont contrôlés par une divinité particulière ou habités par un esprit.
La femme des neiges serait donc la divinité shintö qui contrôle la neige,
la glace et le froid.

De nombreux contes et mangas populaires racontent son histoire.
Elle y apparaît lors de nuits enneigées ou lors de la pleine lune.
On la représente souvent telle un fantôme, flottant sur le manteau neigeux,
tenant un enfant dans ses bras et attirant les hommes pour les étreindre mortellement.
Reine des neiges ou fantôme qui apparaît sous les traits d'une très jolie jeune femme
toute de blanc vêtue et qui disparaît dans un brouillard blanc.

Elle vole le souffle de vie de ceux qui se laissent piéger dans une tempête de neige.
Yuki-Onna serait aussi une divinité de la nouvelle année visitant les maisons
le Jour de l'An pour leur apporter bonheur.

Par un glacial soir d'hiver, deux bûcherons japonais Mosaku et Minokichi sont surpris
par une terrible tempête de neige et trouvent refuge dans une hutte isolée.
Tandis que Mosaku dort, Minokichi aperçoit soudainement une femme vêtue de blanc
penchée sur son ami et soufflant sur lui une sorte de fumée blanche.

Alors, cette femme d'une grande beauté s'approche de Minokichi terrorisé et lui murmure :
« Je ne te ferai aucun mal, mais si jamais tu racontes ce que tu as vu, je te tuerais »
Soudain, la troublante jeune femme disparaît, laissant derrière elle le cadavre glacé de Mosaku.

Un an plus tard, Minokichi se marie avec O-Yuki, une très jolie fille à la voix gracieuse,
rencontrée quelques mois auparavant.
Ils ont ensemble pas moins d'une dizaine d'enfants et, malgré le temps qui passe,
O-Yuki, épouse et mère parfaite, reste toujours jeune, belle et mince !

Minokichi confie un jour à son épouse qu'elle lui rappelle une femme qu'il a vue,
il y a très longtemps et qui possédait la peau aussi blanche qu'elle...
O-Yuki lui demande alors de lui en parler.
Après que Minokichi lui ait raconté son histoire, elle se lève brusquement,
s'approche du visage de son mari et lui dit :

« C'est moi la femme des neiges, tu devais garder le silence à propos de notre rencontre !
Je devrais te tuer mais...
je t'aime et tu es le père de mes enfants ! Je te fais donc grâce,
mais je dois m'en aller et tu ne me verras jamais plus ! ».

Une promesse est une promesse !
O-Yuki disparaît en une fumée blanche, tandis que sa voix se transforme en sifflement du vent...

Au Japon le prénom YUKI 雪女signifie "petite reine des neiges".

Ailleurs qu'au Japon, le mythe de la femme des neiges est également connu.
Andersen a d'ailleurs écrit le conte " la reine des neiges ", belle inspiration.

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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Jeu 7 Jan - 23:59

LES GEISHAS AU JAPON
芸者




La Geisha est au Japon une dame raffinée d'excellente compagnie,
réservée à une clientèle très aisée,
dédiant sa vie à la pratique d’excellence des arts traditionnels japonais .

Le mot « geisha » peut s’interpréter comme « personne d’arts » ou
« femme qui excelle dans le métier de l'art ».
Les geisha étaient très nombreuses aux 18ème et 19ème siècles.
Elles sont encore présentes au Japon aujourd’hui bien que leur nombre décroisse.

A Kyoto, les geisha sont dénommées geiko et leurs apprenties maiko
alors que dans d'autres régions du Japon on pourra utiliser les termes
d’hangyoku ou d’oshakusan pour désigner les jeunes filles en apprentissage.

Les geisha sont le résultat de l'évolution des taikomochi,
l’équivalent des bouffons du moyen-âge.
Ainsi, les premiers geishas étaient des hommes.
Au début de leur intégration aux geisha, les femmes étaient appelées onna geisha
(littéralement : femme geisha).
Aujourd'hui, toutes les geisha sont des femmes.

Les geisha étaient traditionnellement entraînées depuis leur petite enfance.
Les jeunes filles étaient vendues par les familles pauvres à des maisons de geisha,
les okiya, qui se chargeaient de les élever et d'assurer leur éducation.

Durant leur enfance, elles travaillaient comme bonnes,
puis comme assistantes dans les maisons de geisha pour contribuer à leur entraînement
mais aussi pour assurer le remboursement de la dette contractée
pour le coût de leur éducation qui est souvent élevé.
C'est une forme d'entraînement traditionnel au Japon et qui perdure encore aujourd'hui,
dans laquelle l'étudiant vit chez son maître, l'aide, le regarde pratiquer,
l'assiste et exécute les tâches ménagères.
Cet entraînement dure souvent plusieurs années.

Elles commençaient dès leur plus jeune âge à pratiquer un vaste éventail d'arts,
comme la pratique d'instrument de musique et les chants traditionnels,
la danse traditionnelle, la cérémonie du thé, l' ikebana (composition florale),
la poésie et la littérature.
En regardant et assistant leurs aînées, elles apprenaient le kitsuke (port du kimono),
l'art de la conversation, différents jeux, et l'art de divertir leurs clients.

Une fois devenues apprenties geisha, c'est-à-dire des maiko,
elles accompagnaient des geisha dans les maisons de thé, aux réceptions et banquets.
Cette méthode d'entraînement persiste encore aujourd'hui mais elle est raccourcie,
étant donné que la majeure partie des geisha le deviennent à la fin de l'adolescence.

Les geisha ne sont pas des prostituées mais plutôt des hôtesses
ou dames raffinées d'excellente compagnie réservées à des clientèles très aisées.
Bien qu'autrefois, il était possible et presque systématique d'acheter leur virginité
(un événement appelé « mizuage »),
elles n'étaient pas forcées d'avoir des relations sexuelles avec leurs clients,
ni même avec l'homme qui avait payé beaucoup d'argent pour acheter leur virginité.
Pourtant, beaucoup de prostituées ont revendiqué un statut de geishas
pour appâter les hommes.
Cette usurpation a considérablement entaché la réputation de ces artistes superbes.

Aujourd'hui, les geisha n'entrent plus dans les maisons de geisha dès leur enfance.
Devenir une geisha est aujourd'hui un acte entièrement volontaire,
qui se fait en général vers quinze ans.
L'apprentissage reste néanmoins long et difficile.
芸者




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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Ven 8 Jan - 0:08

L'HISTORIQUE DES GEISHAS
芸者




C’est au Japon que se trouve l’origine des geishas.

En 794, l'empereur Kamnu est un grand admirateur de la civilisation chinoise.
Il fait édifier une nouvelle capitale qui sera Kyoto,
sur le modèle de la capitale de Chine, Changan.
A cette époque, les filles qui dansaient sur des prières bouddhistes
étaient aussi les maîtresses des guerriers et des nobles.
De ce curieux mélange de traditions, d'esthétique et de plaisir
allait naître peu à peu l'art des geisha.

Cet art apparait donc vers 1600, quand le shogun Tokugawa s'installa à Edo
(aujourd’hui Tokyo) pour y exercer sa dictature militaire.
Leur rôle alors se précisa :
d'abord danseuses et musiciennes,
elles eurent ensuite à verser le saké pour les convives des banquets.
L'histoire des geisha est donc courte.
Mais elles furent rapidement appréciées par leur éducation et leur raffinement
dans l'art de converser et leur élégance.
Elles devinrent assez vite les confidentes des hommes de la haute société
ou des détendeurs de pouvoir.

En 1700, un décret shogunal voulut réglementer cette nouvelle profession
et obligea les geisha à résider dans des "quartiers réservés".
Devant ce regroupement forcé avec les prostitués des quartiers de plaisir,
un certain nombre de geisha décidèrent de quitter leur maison (Okiya),
l'établissement qui les formaient. Elles se regroupèrent alors en écoles.

Au 18ème siècle, les geisha étaient considérées comme exerçant une profession définie,
bien distincte de celle des courtisanes, les yujo.
Elles ne devaient pas vendre leurs charmes, ni porter de tenues voyantes.

Aujourd'hui les geisha ont refusé toute occidentalisation et c'est ainsi qu'elles sont devenues
les dépositaires d'une grande partie de ce qui furent la culture et la structure
de la société japonaise traditionnelle.
芸者
Elles sont gardiennes de la Tradition.


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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Ven 8 Jan - 0:44

MEMOIRES D'UNE GEISHA
芸者



Un film de Rob Marshall (2006)
Dans le Japon des années 30, voici l'histoire de Sayuri,
une petite fille de neuf ans, aux superbes yeux gris bleus,
vendue par son père - un modeste pêcheur - à une maison de geisha.
A travers son regard d'enfant malheureuse,
nous découvrirons "Gion la décadente" :
le quartier du plaisir à Kyoto, avec ses temples resplendissants,
ses théâtres raffinés, et ses ruelles sombres.
Son initiation et sa métamorphose révèleront l'art d'être geisha,
les rites de la danse et de la musique, les cérémonies de l'habillage, de la coiffure et du thé
- comment surtout il faut savoir attirer l'attention des hommes,
et déjouer la jalousie des rivales...
Ce film retrace parfaitement l'apprentissage et le parcours d'une Geisha.
芸者


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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Ven 8 Jan - 1:27

LE HAIKU 俳句




Terme créé par le poète et théoricien Shiki Masaoka (1867-1902),
est une forme poétique très codifiée d'origine japonaise, à forte composante symbolique,
et dont la paternité, dans son esprit actuel, est attribuée au poète Bashō Matsuo (1644-1694).
Le haïku tire son origine du tanka ou waka.Terme de poésie traditionnelle japonaise.
Il s'agit d'un petit poème extrêmement bref visant à dire l'évanescence des choses.
Encore appelé haïkaï d'après le haïkaï no renga ou haïkaï-renga,
forme antérieure plus triviale developpée par Sōkan au XVIe siècle) ou hokku (son nom d'origine)
Il est calligraphié sur une seule ligne verticale.

Définition et fonction dans la société.

Le haïku est un petit poème composé de trois vers respectivement de 5, 7 et 5 syllabes.
Il comporte toujours une référence à la nature.
Il exprime une sensation ténue, une impression ineffable,
il rend compte d'une sorte d'illumination,
d'étonnement éprouvé par le poète devant des choses communes, banales:
le bruit de la pluie, le reflet de la lune dans l'étang, un objet, un animal,
un marcheur solitaire, etc.
Il est important de noter que le but du haïku est de nommer les choses directement,
d'où l'absence caractéristique de la métaphore,
qui est un moyen détourné de dire la réalité.
Les choses dans le haïku ne sont pas là comme symboles,
ne renvoient pas à une signification située au- delà du sens littéral,
elles sont nommées pour elles- mêmes.
Le haïku doit se lire à la lettre.



Sur la pointe d'une herbe
devant l’infini du ciel
une fourmi
(Hôsai)


La saisie de cet instant privilégié requiert un effacement de l'énonciateur
et du langage (emploi de mots simples et concrets) et une grande concision.
Pour permettre au haïku de suggérer beaucoup en peu de mots,
on a créé une espèce de code:
d'abord, chaque poème s'associe à une saison,
qui peut être indiquée directement ou sous-entendue par un mot;
ensuite, des interjections ou des exclamations particulières sont employées pour suggérer le sentiment,
l'état d'âme du poète
puis, on utilise des procédés comme l'allitération et l'onomatopée
pour donner au poème une grande musicalité
(à noter: il n'y a pas de rime, elle est remplacée par des répétitions de mots ou de sons).

La structure du haïku est généralement celle-ci:
les deux premiers vers présentent un fait ou évoquent un lieu,
un moment, puis au dernier vers il y a une chute, un élément inattendu qui étonne.
L'effet de surprise est important:
c'est lui qui donne au haïku son caractère insolite, fantaisiste et parfois humoristique.

Dès sa création au XVIe siècle, le haïku a jouit d'une faveur sans égale au Japon
(malgré quelques moments d'éclipse).
La pratique du haïku implique, malgré les apparences, une grande convivialité:
en effet, jusqu'à la fin du XIXe siècle, on organisait des réunions
où les professionnels du genre décernaient des prix à ceux (disciples ou autres)
qui avaient écrit les meilleurs haïkus;
et au XXe siècle, les haïkistes se réunissent pour lire et discuter de leurs oeuvres.
Ainsi le haïku a toujours favorisé les échanges et les interactions,
et André Delteil affirme même qu'il est un

"facteur important de renouvellement et de transmission de la culture":
sagesse proche de la doctrine zen, images de la nature, etc.

俳句
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Ven 8 Jan - 2:31

On ne peut chasser le brouillard avec un éventail
proverbe Japonais




Dans les temps anciens, Uchiwa (éventail de forme ronde) avait une large gamme d'utilisations:
les rituels religieux, le commandement militaire,
la décoration du vainqueur lors de combats, la prière,
les Eventails sont utilisés sur la scène de danse classique japonaise, spectacle traditionnel.

Au fil des siècles, en modifiant sa forme et les matières le composant,
il a acquis il y a environ 600 ans son aspect actuel,
à savoir une armature en bambou recouvert de papier.
Parallèlement, ses utilisations ont également évolué;
il sert à se rafraîchir, et on le retrouve dans la mode
et en tant que support publicitaire.

Depuis la période de Momoyama,
les plantations en bambou abondantes dans le village de Fukakusa et dans la région de Fushimi
près de Kyoto ont signifié que les "moustiques étaient d'un grand ennui".
Gensei Shonin, prêtre du temple local de Zuikoji,
a créé un éventail rond lui même conçu pour garder des moustiques à une certaine distance.

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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Ven 8 Jan - 11:31

LA CEREMONIE DU THE
Raffinement et méditation ...
Chanoyu 茶の湯



Chanoyu (茶の湯):
signifie "eau de thé" mais fait référence à la cérémonie du thé en elle-même.
Cette cérémonie est aussi désigné sous les noms de sadō (茶道), ou chadō (茶道).
Les premières réunions autour du thé se firent dans des chaya, "maisons de thé",
se trouvant à proximité des grands temples.

La cérémonie du thé prend racine dans l'esprit Zen.
Elle n'a aucune signification particulière, religieuse ou philosophique.
Pour les japonais, c'est simplement une respiration,
un temps calme dans une vie agitée et stressante.
C'est un exercice de méditation, de contrôle de soi.

Dans la plupart des Kaisha, les sociétés,
il existe une salle à tatami où les employés peuvent participer à une cérémonie
et étudier les gestes corrects, la beauté des mouvements...
A Tokyo et dans les grandes villes,
beaucoup de magasins proposent à leurs clients des cérémonies.
On peut aussi la pratiquer dans les temples.
La cérémonie du thé célèbre la beauté, l’harmonie et l’austérité.



C’est aussi, pour beaucoup de femmes, un métier.
Aussi, de nombreux cours sont donnés de nos jours,
afin d’enseigner à des élèves de tous âges les gestes minutieux de ce rituel.

L'art du thé est un art que l'on peut qualifier de total, puisqu'il inclut l'architecture,
la peinture, l'art floral, la calligraphie...
Dans le pavillon à thé, la hiérarchie n'existe plus et chacun doit renoncer à son poste, à son titre.
Les invités passent une porte basse qui les oblige à se baisser,
prennent place sur les tatamis, puis le maître fait son entrée:

Saluts respectueux, suite de gestes gracieux, et spectaculaires d'infime précision...
La cérémonie du thé, c'est une pièce de théâtre à laquelle comédiens et spectateurs prennent part.
茶の湯


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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Ven 8 Jan - 11:38

LE MAITRE DU THE
Les rituels Chanoyu
茶の湯


Il semble que la cérémonie du thé au Japon ait d’abord été un dada
des moines bouddhistes zen.
Cette cérémonie appelée Chanoyu consistait à préparer le thé vert,
produit alors à partir d’une poudre verte (matcha),
laquelle était fort précieuse puisqu’elle servait également à des fins curatives.

Les moines faisaient de ce moment particulier une sorte de rituel
qui incitait au calme et à la méditation.
Ce rite aboutit finalement à la cour de l’empereur où il fut raffiné à l’excès
par un Maître du thé.
La cérémonie atteignit dès lors des sommets de perfection
et devint une tradition incontournable au cœur des coutumes japonaises.

Selon un ordre prescrit et rigoureux,
le Maître du thé doit procéder à la préparation de la pièce destinée à recevoir les hôtes.
Il purifiera à l’aide de linges de soie le service qui contiendra le thé,
chauffera l’eau à une température précise,
versera l’eau sur la mixture et fera naître dans chaque bol, avec un fouet de bambou,
une mousse délicate à la surface du thé et présentera
une part égale du breuvage à chacun des invités avec respect et humilité.



L’invité devra s’acquitter de sa tâche en buvant le thé avec humilité
et respect à son tour et rendre le bol dans la même position qu’on lui aura remit.
Il semble même que, selon certaines écoles, l’invité doive, à la dernière gorgée,
incliner la tête vers l'arrière et exécuter une sorte de plainte gutturale pour manifester
son appréciation de la dégustation.
Souvent, à la fin de la cérémonie, le Maître du thé présente les instruments qu’il a utilisé
pour préparer le rituel et indique, par la même l’occasion,
le nom des artisans qui les ont fabriqués.
La cérémonie du thé se déroule normalement dans une modeste maisonnette (cha-shitu)
et elle peut se prolonger de 45 minutes jusqu’à plusieurs heures.



Il est important de bien comprendre que si la cérémonie du thé varie
en raison de plusieurs facteurs dans sa célébration
(situation géographique du pavillon de thé, nombre d’invités,
l’école de laquelle se revendique le maître de thé, etc.),

son caractère spirituel, en revanche, reste immuable. Lors de la cérémonie du thé,
on célèbre l’harmonie, le respect, la pureté et la tranquillité d’esprit.
Une expérience mystique donc, qui vaut largement quelques sessions de massage...
茶の湯
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Ven 8 Jan - 13:21

LE JAPON DES SAISONS
恋愛成就



Avec quel regard d’envie
L’oiseau en cage
Suit des yeux un papillon !

Les saisons dans la vie des Japonais

Les Japonais aiment rattacher leur vie au cours des saisons.
Ceci a son origine dans la religion qui est tout à fait différente des religions monothéistes.
Au Japon, la religion signifie plus esthétique et harmonie que préceptes.
Il est très important, esthétiquement, de "faire" des choses habituelles,
dans le domaine religieux ou non, et au moment précis durant une année ou durant une vie.
Quand un Japonais se conforme aux usages saisonniers,
il sent qu'il fait partie de l'Univers et que la Nature le supporte, ce qui le rassure profondément,
alors que les commandements et le contrat avec le Dieu n'ont pas tellement d'importance.

Quand les animateurs japonais commencent leurs émissions de télévision, ils disent souvent:
"Il fait grand froid ce matin. La pluie d'hier a laissé des flaques et elles sont gelées..."
ou bien "
Ce matin les cerisiers ont commencé à fleurir en grand nombre dans la Préfecture de Kyoto"

Dans toute correspondance privée ou officielle,
figurent généralement une allusion au déroulement des saisons.
"Les érables commencent à rougir dans le parc voisin et j'espère que vous vous portez bien...
"ou bien
"Nous sommes en automne, saison de fraîcheur et aurions plaisir à vous rencontrer prochainement...".

Les deux époques les plus prisées des Japonais sont d'une part Hanami au printemps,
la contemplation des cerisiers en fleurs et le Momijigari, la chasse aux érables rougeoyants

Il faut cependant noter que les saisons sont décalées par rapport à nos définitions:
pour les japonais, le printemps commence vers la mi-février, l'été vers le 6 mai,
l'automne vers fin août et l'hiver vers le 8 novembre.


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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Sam 9 Jan - 0:26

L'ETONNANT VISAGE DES GEISHAS
芸者


LE MAQUILLAGE TRADITIONNEL

Un bâtonnet de paulownia séché sert à dessiner les sourcils.
Un morceau de cire est malaxé, puis appliqué sur le visage, le cou et la poitrine.
Des bâtonnets de pigments sont employés pour appliquer du rouge sur les joues.

Le rouge pour les lèvres :
à cette époque, la mode était de maquiller seulement la lèvre inférieure
qui ainsi paraissait plus pulpeuse.



La décoration de la nuque est très importante.
Au Japon, un cou dénudé est très érotique.
Si le mâle occidental fait une fixation sur les jambes des femmes,
le Japonais regarde d'abord leur gorge et leur nuque,
raison pour laquelle les geishas portent des kimonos décolletés dans le dos.
On voit l'arête de leurs premières vertèbres dorsales.
Une Japonaise qui découvre sa nuque, c'est un peu comme une parisienne en minijupe.
Sur la nuque, on dessine un motif appelé “ sansbon-ashi ” - trois jambes -.
On a l'impression de regarder la peau nue à travers les pointes effilées d'une clôture blanche.


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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Sam 9 Jan - 0:31

Le ” Wareshinobu ”
芸者


le chignon ou pêche fendue.

La Geisha se fait coiffer une fois par semaine.
Le coiffeur graisse les cheveux avec de l'huile de camélia pour leur donner un bel éclat
puis cire la chevelure, ensuite en fait un gros chignon de la forme d'une pelote à épingles.
Sur l'arrière cette pelote est fendue en deux parties égales.



D'où le nom de pêche fendue, donné à cette coiffure. Pour faire ce chignon,
on enroule les cheveux autour d'un morceau de tissu, sur l'arrière,
à l'endroit où le chignon est fendu, on voit le tissu.
Ce peut être n'importe quelle étoffe, de n'importe quelle couleur.
Mais pour une maiko - du moins après une certaine étape dans sa vie (le mizuage)
- c'est de la soie rouge.
Quand une apprentie geisha est prête pour son mizuage,
elle offre des ” ekubo ”
(gâteau de riz signifiant fossette ayant un petit creux sur le dessus avec un minuscule
cercle rouge au centre).

La geisha doit apprendre à dormir dans une position particulière pour ne pas se décoiffer.
L'oreiller de la geisha, appelé ” Takamakura ”
ressemble à un petit banc, avec un support rembourré avec de la balle de blé pour le cou.
Ce n'est pas tant un oreiller qu'un support pour la nuque.
C'est le seul moyen pour une Geisha de garder sa coiffure intacte en dormant.
芸者
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Sam 9 Jan - 1:07

LA PRINCESSE DES BAMBOUS
恋愛成就



Il était une fois un grand-père et une grand-mère.
Tous les jours le grand-père allait couper des bambous
et fabriquait toutes sortes d'objets avec; il gagnait ainsi sa vie.

Un jour, travaillant dans un fourré de bambous, il en trouva un étrange,
dont le tronc brillait, comme éclairé de l'intérieur.
Le grand-père était bien étonné, et se demandait pourquoi cet arbre brillait ainsi;
lorsqu'il coupa le tronc, il fut encore plus surpris :
une jolie petite fille, minuscule, était assise dans le tronc,
et c'était d'elle que venait cette lueur étrange.
Le vieil homme posa la petite fille sur sa main, et rentra bien vite à la maison.

"Grand-mère, regarde! Je l'ai trouvée dans un bambou!"
dit-il à sa femme, en lui montrant la charmante petite fille.
Grand-mère pensa que les dieux leur envoyaient cette enfant; ils l'appelèrent
"la princesse des bambous"
et la chérirent et l'élevèrent comme leur propre fille.

La petite princesse grandit très vite et devint une ravissante jeune fille.
Quand Grand-père ou Grand-mère étaient fatigués ou bien tristes,
il leur suffisait de la regarder, et ils se sentaient mieux.
Après avoir trouvé la petite fille dans un bambou,
quand Grand-père allait couper des arbres, il trouvait très souvent de l'or dans le tronc,
aussi devint-il riche et pût-il construire une belle et grande maison.
Tous trois vivaient très heureux ensemble;
la princesse des bambous ne sortait jamais de la maison,
mais sa beauté était réputée dans tout le Japon.

Beaucoup de jeunes gens qui en avaient entendu parler vinrent de tout le pays
pour voir la princesse,
mais Grand-père ne les laissait pas rencontrer son enfant bien-aimée.
Un grand nombre d'entre eux étaient fort déçus de ne pas pouvoir voir cette beauté,
et rentraient chez eux au bout de quelques jours.
Quelques-uns seulement désiraient ardemment rencontrer la jeune fille et l'épouser;
ils étaient cinq, à venir tous les jours devant la maison du vieil homme,
faisant fi des intempéries.

Un jour, la princesse des bambous dit à Grand-père :

"Je vais demander à chacun de ces cinq jeunes gens de me rapporter
l'objet que je désire; j'épouserai celui qui réalisera mon souhait."

Mais le jeune fille n'avait aucune envie d'épouser qui que ce soit,
aussi demanda-t-elle des objets extrêmement difficiles à trouver.
Au premier des jeunes gens elle demanda la coupe en pierre du bouddha,
qui se trouve en Inde;
au deuxième, l'arbre dont le tronc est en or et les fruits des perles;
au suivant, la peau de la souris du soleil, dont on dit qu'elle se trouve en Chine;
au quatrième, le joyau aux cinq couleurs que le dragon porte autour du cou;
et au dernier, le cauris, un coquillage qu'on trouve parfois dans le nid des hirondelles,
et qui porte bonheur aux femmes enceintes.
La princesse des bambous demandait des choses dont on ne sait même
si elles existent réellement,
et les jeunes gens en furent très surpris et un peu découragés.

Les jeunes gens partirent donc à la recherche des objets demandés
par la princesse des bambous,
et ne vinrent pas chez le vieil homme pendant quelques temps.
Un jour, le premier d'entre eux revint et apporta la coupe de pierre du bouddha
qui lui avait été demandée.
Mais il n'était pas allé la chercher en Inde,
il avait en fait ramené une vieille coupe qui se trouvait dans un temple près de Kyoto.
Quand la princesse vit la coupe,
elle comprit immédiatement que ce n'était pas la coupe de bouddha,
car même si celle-ci est très ancienne et faite en pierre, elle brille comme aucune autre.

Le deuxième jeune homme, quant à lui, ne savait pas où trouver
l'arbre au tronc d'or et aux fruits de perles.
Comme il était très riche, il demanda à des artisans d'en fabriquer un.
Il l'apporta alors à la princesse; l'arbre était vraiment magnifique,
à tel point que la jeune femme crut que c'était réellement l'arbre qu'elle avait demandé.
Elle était au désespoir, se disant qu'elle allait devoir épouser ce jeune homme,
lorsque les artisans vinrent réclamer leur dû;
elle comprit alors qu'elle avait été trompée et que cet arbre était un faux.

Le suivant, qui devait ramener la peau de la souris du soleil,
et paya grassement des marchands qui se rendaient en Chine
pour qu'ils lui ramènent cette fourrure.
A leur retour, ils lui donnèrent une magnifique fourrure,
l'assurant que c´était celle de la souris du soleil. Il se rendit alors chez la princesse, qui lui dit :

"C'est une très jolie fourrure; Mais on dit de la peau de la souris du soleil
qu'elle ne brûle pas, même si on la jette au feu.
Voyons cela.", et la princesse présenta la fourrure aux flammes.
Celle-ci s'enflamma immédiatement et se consuma.
Le jeune homme, couvert de honte, s'en alla précipitamment.

Le quatrième d'entre eux était très courageux,
et décida de trouver lui-même le dragon qui porte un joyau de cinq couleurs au cou.
Il partit donc en mer et navigua très longtemps, sillonnant les mers au hasard,
étant donné que personne en sait où se trouve le dragon, ni même s'il existe.
Mais durant son périple, il fut pris dans une tempête effroyable, et manqua de mourir.
Il renonça à continuer ses recherches et rentra chez lui,
mais il était encore gravement malade et ne pût rencontrer de nouveau la princesse des bambous.

Le cinquième et dernier des jeunes gens, auquel la princesse avait demandé le cauris,
un coquillage porte-bonheur qu'on trouve parfois dans le nid des hirondelles,
entreprit de fouiller les nids d'hirondelles.
Un jour, il crut avoir trouvé le coquillage, et le serrant fermement dans sa main,
il descendit précipitamment de l'échelle sur laquelle il se trouvait,
tomba et se blessa gravement.
De plus, ce qu'il tenait si précieusement à la main n'était pas du tout le fameux coquillage,
mais une crotte d'hirondelle, toute dure et racornie.
Voilà comment lui aussi échoua et personne ne pût ramener
à la princesse les objets demandés.

La réputation de grande beauté de la princesse des bambous
arriva jusqu'aux oreilles de l'empereur, qui désira la rencontrer.
Un jour, il se rendit chez le vieil homme, et rencontra la princesse des bambous.
Il en tomba immédiatement amoureux, et voulut l'emmener dans son palais.
Mais la princesse refusa, lui disant :

"Je ne suis pas née sur cette planète, je ne peux pas aller avec vous."

Néanmoins, l'empereur ne pouvait oublier la ravissante jeune femme.

Un été, la princesse des bambous, regardant la lune, se mit à pleurer.
Grand-père lui demanda ce qu'elle avait, mais elle ne lui répondit pas, restant silencieuse.
La jeune femme était plus triste de jour en jour,
et elle pleurait tous les soirs en regardant la lune.
Grand-père et Grand-mère se faisaient bien du souci,
mais la princesse gardait le silence et ils ne pouvaient en rien l'aider.
A la mi-août, la veille de la pleine lune, la princesse des bambous parla enfin :

"Je ne suis pas née sur cette planète, je viens de la lune.
Il avait été décidé que je vivrais quelques années sur la terre,
mais aujourd'hui l'heure du retour approche.
Demain, à la pleine lune, mes compagnons viendront me chercher et je devrai rentrer.
J'ai été très heureuse avec vous, je vous remercie du fond du coeur."

Grand-père et Grand-mère étaient abasourdis, et très tristes.
Ils ne voulaient pas quitter leur princesse bien-aimée, mais celle-ci leur dit :

"Je n'ai pas le droit de rester avec vous. Il faut que je retourne d'où je viens.
J'en suis très triste aussi, mais je n'ai pas le droit de rester ici."

Grand-père décida alors d'aller demander de l'aide à l'empereur,
pour empêcher que la jeune femme ne parte.
Il raconta toute l'histoire de la princesse des bambous à l'empereur
et celui-ci envoya deux mille soldats à la maison du vieil homme.

La nuit de la pleine lune de la mi-août,
la maison du vieil homme était cernée par les soldats de l'empereur.
La moitié d'entre eux étaient postés sur le toit,
et les autres se massaient autour de la maison,
tentant de protéger la princesse des bambous.
A l'intérieur, Grand-père et Grand-mère entouraient leur enfant bien-aimée,
attendant l'escorte venant de la lune.
Dehors, les soldats tenant bien en main leurs arcs et leurs flèches observaient la lune.
A l'instant où la lune fut vraiment pleine, toute ronde,
l'escorte des gens de la lune descendit du ciel.
Les nymphes de la lune brillaient d'une lumière irréelle, qui aveuglait les soldats,
les empêchant de tirer.

Le plus étrange était que les soldats avaient également perdu toute volonté de combattre,
ils ne pouvaient rien faire.
Les soldats, Grand-père et Grand-mère, impuissants,
regardèrent la princesse des bambous s'avancer vers l'escorte venue de la lune.

"Je suis très triste de vous quitter, mais je n'ai pas le droit de rester avec vous,
je dois retourner d'où je viens. Je vous en prie, pensez à moi de temps à autre."
Elle s'adressa ainsi une dernière fois à Grand-père et Grand-mère,
puis écrivit une lettre à l'empereur.
Les nymphes venues de la lune la revêtirent alors d'un manteau,
une superbe étoffe de la lune,
et la princesse des bambous oublia sa vie sur terre et repartit avec ses compagnons.

Ses parents adoptifs deviennent très tristes et tombent bientôt malades.
Le garde retourne chez l'empereur avec les objets que Kaguya-hime la petite princesse,
lui a laissé dans son dernier acte mortel et raconte ce qui s'est passé.
L'empereur lit sa lettre et en est ému.

Il demande à ses domestiques quel est le mont le plus près du Ciel ;
l'un d'eux répond le Grand Mont de la province de Suruga.
L'empereur ordonne à ses hommes d'apporter la lettre au sommet du mont et l'y incinérer,
avec l'espoir que son message parviendrait à la princesse lointaine.
Les hommes sont aussi commandés de brûler le pot d'élixir d'immortalité
parce qu'il ne désire pas vivre éternellement sans pouvoir la voir.

La légende dit que le mot pour «immortalité», fushi ou fuji,
devint le nom de la montagne, le mont Fuji. Il est dit aussi que les kanji du mont,
littéralement «montagne abondante en guerriers»,
dérive de l'armée de l'empereur gravissant le mont pour faire ce qu'il avait commandé.
Il est dit que la fumée de l'incinération des objets continue aujourd'hui
(bien que le mont Fuji ne soit plus aussi actif de nos jours).

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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Lun 11 Jan - 23:25

Le Japon est constitué de 3400 îles
富士山


富士山
Fuji-Yama
Symbole du pays du soleil levant

dont les quatre plus grandes sont Hokkaido, Honshu, Shikoku et Kyushu.

Les îles sont très montagneuses,
les plaines et bassins ne représentent que 25% de la surface du pays.
L'intérieur du Japon est marqué par trois chaînes de montagnes
qui se rejoignent pour former le massif des monts Hida (ou Alpes japonaises).

Le point culminant du pays
est le volcan inactif Fuji Yama ou Fuji San (3 776 m).

Le Fuji-Yama dont le nom signifierait aussi
« il n’y a pas d’autres montagnes comme celle-ci »
se situe au centre de l’île de Honshu près de la côte orientale.
le Fuji Yama est visible de n’importe quel endroit du Japon
il se dresse dans toutes les directions à la fois.

Il y a au Japon 265 volcans connus, dont une vingtaine sont encore en activité.
En raison de la situation du pays dans une région géologique active,
près de 1000 tremblements de terre (le plus souvent mineurs) ont lieu chaque année.

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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Mar 12 Jan - 17:44

LE SAMOURAI ET LE MAITRE ZEN



Un homme très fier, un guerrier, un samouraï vint voir un maître zen.

Le samouraï était très célèbre et très connu dans tout le pays,
mais en regardant le maître, en regardant sa beauté et la grâce du moment,
il se sentit soudain inférieur.

Peut-être était-il venu avec le désir inconscient de prouver sa supériorité.
Il dit au maître:
"Pourquoi est-ce que je me sens inférieur ?
Il y a un instant tout allait bien, mais en entrant dans votre cour,
soudain, je me suis senti inférieur. Jamais je ne me suis senti ainsi auparavant.
Mes mains tremblent.
Je suis un guerrier, j'ai affronté la mort de nombreuses fois,
je n'ai jamais ressenti aucune peur. Pourquoi ai-je peur maintenant ?"

Le maître dit:
"Attends, lorsque tout le monde sera parti, je te répondrai".
Les gens défilèrent toute la journée pour voir le maître
et l'homme se lassait de plus en plus d'attendre.
Le soir lorsque la chambre fut vide et qu'il n'y eut plus personne,
le samouraï demanda: "Peux-tu me répondre maintenant ?"

"Viens dehors" dit le maître.
C'était une nuit de pleine lune, l'astre se levait tout juste à l'horizon...

"Regarde ces arbres" lui dit-il
"celui-ci qui s'élance haut dans le ciel et ce petit arbre à côté.
Tous les deux ont grandi devant ma fenêtre pendant des années
et il n'y a jamais eu aucun problème.
Le petit arbre n'a jamais dit au grand:
"Pourquoi est-ce que je me sens inférieur à côté de toi ? Comment est-ce possible ?"
Cet arbre est petit et cet arbre est grand et je n'ai jamais entendu aucun chuchotement".
"Parce qu'ils ne peuvent pas se comparer" expliqua le samouraï.
"Alors tu n'as pas besoin de me questionner,
tu connais la réponse" lui repondit le maître.

(photo : Toshiro Mifune dans "Shogun")
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Jeu 14 Jan - 18:56

Le code d’honneur du samouraï



Les Samouraïs considéraient avant tout que leur devoir était un devoir militaire.
« Le guerrier doit pour l’honneur de sa famille, de sa caste,
pour ne pas être méprisé des siens, faire son devoir de guerriers ».
Le mépris de la mort vient de la suprématie de « garder son honneur sauf » sur la peur.

Ce mépris de la mort, ce dévouement inconditionnel du guerrier,
ce respect de la parole donnée allaient de pair avec la philosophie confucéenne
qui dominait le mode de pensée du moment.
Les guerriers croyant au Karma,
à la rétribution des actes de cette vie-ci dans une vie future,
ils ne refusaient pas de mourir pour accompagner leur seigneur ou leur père dans l’au-delà.

Ces beaux sentiments exaltés à l'envi, professés par beaucoup de samouraïs,
n’étaient cependant pas universels,
et l’histoire nous rapporte aussi bon nombre de traits de bassesse, de félonie,
de trahison et de cruauté inutile.
Le guerrier idéal n’a jamais existé que dans les romans ou les films, même au Japon…

Hommes rudes, durs à la souffrance, résignés devant les coups du sort,
les Samouraïs n’en demeuraient pas moins des hommes,
avec tout ce que cet état comporte de faiblesses.
Ces guerriers étaient profondément religieux.

Nombreux étaient ceux qui plaçaient une image pieuse sous leur armure
avant d’aller au combat.
Les samouraïs les plus endurcis, après un exploit militaire,
prenaient la tonsure et se retiraient dans un monastère,
afin d’y prier pour les âmes qu’ils avaient tuées.

La vie de tout samouraï était modelée par le profond sentiment,
essentiellement bouddhique, de l’importance de toute chose :
« les couleurs des fleurs portent témoignage de cette vérité que tout ce qui fleurit doit faner… »

Sentiments mélancoliques de résignation qui n’excluaient aucunement
chez ces hommes la joie de vivre, les plaisirs de la chair et l’euphorie suscitée par le succès.

Les samouraïs japonais sont un vrai paradoxe pour nous européens :
capables, par sens du devoir, d’actes cruels, et une fois libérés de leur charge sociale,
capable de la plus grande générosité envers leurs ennemis…

Paradoxe pour nous, mais non pour eux, car l’essence,
la raison d’être du samouraï, qui peut encore se percevoir chez les Japonais d’aujourd’hui
, c’est le sens du devoir.
Devoir qui le poussait à combattre, mais qui lui dictait aussi de respecter l’être humain.

Sayônara !




Dernière édition par Nine le Jeu 14 Jan - 19:27, édité 1 fois
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CONTE JAPONAIS & TRADITIONS

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