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 TOUT SUR SEAN PENN

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Bridget

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MessageSujet: Re: TOUT SUR SEAN PENN   Ven 19 Aoû - 12:23


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Sean Penn récompensé lors du prochain Zurich Film Festival .





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Sean Penn se verra remettre un prix pour l'ensemble de sa carrière le 28 septembre prochain au cinéma Corso de Zurich, dans le cadre du Zurich Film Festival .



Ce festival cinématographique frappe une nouvelle fois un grand coup en invitant et en récompensant une superstar internationale, Sean Penn, appréciée autant par le public que par la critique.


Avant Sean Penn, le Zurich Film Festival avait eu au cours des éditions précédentes pour hôtes Oliver Stone, Danny DeVito ou encore Michael Douglas, qui avait dû se désister au dernier moment pour raisons de santé.


Roman Polanski devait également être le principal invité il y a deux ans: il avait été accueilli par les autorités suisses à son arrivée à Zurich, celles-ci ayant été mises sous pression par la justice américaine afin de remettre le cinéaste franco-polonais aux mains de la police.



Une restrospective de Sean Penn aura également lieu au cinéma Filmpodium de Zurich tout au long du Zurich Film Festival.

L'occasion de revoir ou de découvrir quelques-uns des meilleurs films de la filmographie de Sean Penn, tels que The Indian Runner, At Close Range, State of Grace, Carlito's Way, U-Turn, The Game, La ligne rouge ou encore L'interprète.


"Sean Penn est l'un des acteurs les plus impressionnants de notre temps. Nous nous réjouissons énormément et nous sentons très honorés qu’un tel artiste ait accepté notre invitation au Festival du film de Zurich", a expliqué le directeur du festival Karl Spoerri, interrogé par «20 Minuten».

Sean Penn sera prochainement à l'affiche dans This Must Be the Place.




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Dernière édition par Bridget le Sam 20 Aoû - 13:11, édité 1 fois
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Bridget

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MessageSujet: Re: TOUT SUR SEAN PENN   Sam 20 Aoû - 13:10


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Sean Penn, l'indomptable





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Rare en interview, l'acteur à l'affiche de l'étonnant This must be the place s'est confié au Figaro Magazine. Au menu: sa carrière atypique, sa réputation de «bad boy», Hollywood, sa famille, Terrence Malick, Haïti...




Rendez-vous sans façon avec Sean Penn un samedi d'été, à Malibu.

Plus précisément à Point Dume Valley Village, minicentre commercial en bordure de la Pacific Coast Highway, tout près de chez lui. Il arrive seul et en avance, en jean délavé et polo marine moulant, au volant de sa Ford Mustang noir mat dont il a fait vrombir le moteur dans le parking...


Après avoir tiré une ultime bouffée de cigarette et esquivé un fan quémandant un autographe, il s'engouffre chez Starbucks.
Une fois passée sa commande, il se cale dans un fauteuil, dos au mur, à l'écart des autres clients qui font semblant de ne pas l'avoir reconnu.
Les rides autour des yeux paraissent un peu plus prononcées. D'autres lui balafrent le front. On remarque ses ongles rongés, un cœur tatoué à la première phalange de l'auriculaire de la main gauche («par ennui pendant un séjour en prison, il y a bien longtemps...»), davantage de cheveux blancs autour des tempes, l'intensité calibrée de sa présence, son physique compact et musculeux.


Très hâlé, visage fermé, jaugeant son interlocuteur d'un regard bleu dubitatif, pour une parenthèse promo rarissime à l'occasion de la sortie de son dernier film, This Must Be the Place.


Il y incarne Cheyenne, ex-rock star qui, à la mort de son père, ancien déporté, part sur les traces du bourreau nazi qui l'avait humilié dans un camp de concentration.
Un rôle sur mesure écrit par Paolo Sorrentino, prix du jury pour Il Divo en 2008 au Festival de Cannes, l'année où il était président. «Je lui avais carrément dit mon envie de tourner avec lui, n'importe quand et n'importe où, se souvient Penn.

Un an plus tard, j'ai reçu un scénario dont les nuances délicates et le ton original ont touché en moi une corde sensible.»




Il n'est pas très disert sur le processus intime de sa sidérante transformation. Look gothique et visage lunaire à la Robert Smith (le chanteur de The Cure) mâtiné d'Edward aux mains d'argent, pour un personnage qu'il décrit comme «paralysé par la dépression mais qui, petit à petit, redevient lui-même au cours d'un voyage initiatique, parvenant à surmonter son cafard chronique et à apprivoiser ses peurs».


A-t-il une recette personnelle pour dé sobéir aux siennes ?


«Essayer de me dépasser et de me remettre constamment en question. L'important est de vivre, au sens large du mot. Exister pleinement pour ne pas stagner. Qu'importent les erreurs commises au passage. Le pire qui puisse arriver à tout être humain est de finir insensibilisé à tout. Voilà l'ennemi public numéro un»




A 51 ans, Sean Penn reste une énigme qui se décode. Quand il se livre par à-coups, c'est en choisissant ses mots avec soin, sans formules toutes faites. Discours qui reflète les préoccupations d'un homme à mi-vie, assumant ses contradictions et son cortège de doutes. «Je me mets moins en colère qu'autrefois, admet-il. Je préfère dépenser mon énergie autrement, de manière plus constructive. Je ne suis pas complètement adouci ni dompté pour autant, mais je pense être un peu plus tolérant.»



Pas facile d'altérer une image qui vous colle au patronyme. Sean Penn a appris à s'en accommoder. Il le constate d'un ton uniforme, sans amertume ni colère. Lucidement. «Quoi que je fasse, je ne pourrai rien contre certains préjugés à mon encontre.» On sait à quoi il fait allusion.


L'étiquette tenace d'acteur rebelle, de bad boy au tempérament explosif ; ses prises de position politiques virulentes anti-Bush, notamment lors de l'ouragan Katrina en 2005 ; les visites un brin provoc en Irak et en Iran ; la polémique sur ses relations avec Hugo Chávez...




Refrains connus. «Je ne me vois pas pour autant à l'aise dans un monde qui serait d'accord avec moi sur tout!», prévient-il avec un sourire entendu qui illumine son visage d'une gravité juvénile.



Bilan provisoire: quarante films en tant qu'acteur depuis ses débuts au cinéma en 1981, dans Taps, et deux oscars. Le premier en 2004, pour son électrisante prestation dans Mystic River ; le second, cinq ans plus tard, pour Harvey Milk. Et quatre longs-métrages comme scénariste réalisateur. Un cinquième est en préparation.



Dans The Comedian, il dirigera Robert De Niro.«J'ai eu la chance de pouvoir gagner ma vie en tant qu'acteur, de subvenir aux besoins de ma famille. Un luxe qui me permet de passer de l'autre côté de la caméra quand j'en ai envie afin d'explorer des sujets trop souvent négligés par Hollywood à mon goût.»



Il a su maintenir un statut de star à part tout en préservant une intégrité.«Je me suis embarqué dans cette profession sans avoir la moindre foi en quiconque, lâche-t-il. Et en sachant pertinemment que c'était un business fourmillant d'escrocs de toutes sortes.

Mon talent n'était pas inné. J'ai dû apprendre à le cultiver et à trouver ma voie en tant qu'artiste. Ça n'a pas toujours été facile au début. Il me manquait des morceaux du puzzle. D'où la nécessité de sélectionner les projets qui me permettraient de progresser le plus possible en essayant d'éviter diktats et carriérisme. J'étais déjà convaincu d'avoir à assumer seul la responsabilité de mes choix, quels qu'ils soient.
Une obsession de tous les instants qui m'a coûté pas mal de sacrifices personnels. C'est encore le cas aujourd'hui, même si je suis plus flexible et moins radical.»




Il sirote sa boisson, croquant les glaçons avant qu'ils ne fondent.
Comment quantifie-t-il son plaisir devant la caméra ? «Je ne sais pas, soupire-t-il après une pause. Je suis devenu acteur par besoin viscéral, sans me demander quels avantages cela m'apporterait. Il y a des bénéfices évidents.
Quant à en analyser les gratifications plus profondément signifiantes, je préfère qu'elles me restent encore un mystère.»



Le cinéma comme exutoire ?

«Un film doit être un rêve partagé. Tout le reste n'est souvent que galimatias émotionnel, plaide-t-il. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ma vie n'est pas compartimentée. Pour moi, tout est lié. Chaque élément nourrit les autres. Qu'il s'agisse de l'écriture, de la mise en scène, de mon activisme, d'élever mes enfants et du reste.»



Sur demande, il cite quelques-uns de ses auteurs favoris. Dans un désordre kaléidoscopique défilent Cormac McCarthy, García Márquez, Dostoïevski, Steinbeck, Saroyan, Bukowski, etc. Parmi ses chanteurs préférés, surtout des pointures comme Bruce Springsteen, les Bea tles, Mick Jagger, Bob Dylan...
Et Eddie Vedder, bien sûr, qu'il avait tenu à avoir au générique de Into the Wild. «Je suis facilement ému par la musique et c'est toujours ce qui déclenche mon inspiration dans l'écriture d'un scénario. Mon rêve serait d'être un jour capable de composer une chanson.»


Et les metteurs en scène ? Alejandro Iñárritu, Nick Cassavetes, Clint Eastwood, Terrence Malick... «De vrais artistes auxquels je dois beaucoup.»
Et ce, même s'il concède avoir été très déçu par The Tree of Life, palme d'or du dernier Festival de Cannes. «Je n'ai pas du tout retrouvé à l'écran l'émotion du script, qui est le plus magnifique que j'aie jamais lu, déplore-t-il. Une narration plus conventionnelle et plus claire aurait bénéficié au film sans nuire, à mon avis, à sa beauté et son impact. Franchement, je cherche encore à comprendre ce que je suis venu faire là-dedans et ce que j'ai bien pu apporter dans ce contexte!

D'ailleurs, Terry lui-même n'est jamais parvenu à me l'expliquer clairement. Mais c'est un film que je recommande, à condition d'y aller seul sans idée préconçue. A chacun d'y trouver une connexion personnelle, émotionnelle ou spirituelle. Ceux qui y parviennent en ressortent en général très touchés.»



Côté vie privée, il a finalement divorcé l'an dernier de Robin Wright après quatorze ans de mariage, vingt ans de vie commune et deux enfants : Dylan Frances, 20 ans et longtemps passionnée d'équitation, qui s'est installée à New York pour ses études, et Hopper Jack, 18 ans, accro de skateboard et surfeur émérite comme son père.


«Les parents parfaits n'existent pas mais nous les avons toujours encouragés à cultiver leur propre identité. Ils sont très équilibrés et sains d'esprit, ont été de bons élèves, nettement meilleurs que moi à leur âge! Heureusement qu'ils tiennent de leur mère pour ça. Et en plus ils me trouvent très drôle.»



Autre priorité : Haïti, où il a débarqué quelques jours après le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Il rentre d'ailleurs tout juste de Port-au-Prince et y retourne bientôt.
Ces séjours mensuels lui permettent de contrôler en personne la situation du camp de 55 000 réfugiés dont il a financé une grande partie par le biais de sa fondation,J/P Haitian Relief Organization.
Un véritable village autonome situé sur un ancien terrain de golf, dans le quartier de Pétionville, dont le fonctionnement exemplaire suscite une certaine jalousie de la part d'autres ONG opérant là-bas.


Penn ne se prive pas de fustiger au passage certaines de leurs pratiques et ce qu'il qualifie d'«aide humanitaire sélective» entravée par des querelles de clocher.

«Pour aboutir à quelque chose de concret, le mieux est de s'y atteler soi-même.»
Le New York Times l'a récemment qualifié d'«activiste accidentel». L'expression semble l'amuser. «Au départ, je pensais rester seulement deux semaines mais très vite, je me suis rendu compte qu'il y avait d'énormes lacunes et un manque crucial de coordination à tous les niveaux. Il fallait agir sans tarder, sans autre souci que d'être utile et efficace. Qu'il s'agisse de distribuer des médicaments, de déblayer les décombres, de gérer l'aide et les dons...»

Sept mois plus tard, il était encore là, sur le terrain, vivant à la dure sous une tente, comme le reste de son équipe et des millions de survivants.

L'élection du nouveau président, Michel Martelly, lui semble prometteuse. «Je le connais et je l'aime bien, précise-t-il. Il est vraiment le candidat du peuple, celui que le pays souhaitait voir élu. Ça ne fait aucun doute. C'est un décisionnaire qui représente en même temps un véritable optimisme. Je pense qu'il est sur la bonne voie pour remettre le pays sur les rails d'une relance concrète. Mais il faudra encore pas mal de temps.»



Au fond, quel serait le monde idéal pour Sean Penn ? «Un socialisme qui offrirait opportunité et respect de l'individualité. J'en ignore la recette mais je sais qu'on doit forcément pouvoir faire mieux.»


Ah, au fait, il fume toujours des American Spirit. A chacun d'y voir le symbole qu'il voudra...



http://www.lefigaro.fr/cinema/2011/08/20/03002-20110820ARTFIG00009-sean-penn-l-indomptable.php




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MessageSujet: Re: TOUT SUR SEAN PENN   Mer 24 Aoû - 18:48

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"American Hero"



Sean Penn se réinvente dans "This Must Be the Place" de Paolo Sorrentino.




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Quand il apparaît, on se pince pour y croire.

Où est-il passé, le gros dur des années 80, le loubard tout de cuir et de tatouages, le mâle triomphant de Mystic River (Clint Eastwood, 2003) ?

Qu'en est-il du fringant quinquagénaire qui, tout juste divorcé de Robin Wright, se pavanait avec à son bras Scarlett Johansson ?

On trouve bien le nom de Sean Penn au générique de This Must Be the Place, mais à l'écran il n'y a que Cheyenne, rockeur vieillissant à la peau blafarde et aux cheveux noir corbeau, présence féminine avec son regard innocent, sa voix de fausset et ses lèvres écarlates.




Sidérante métamorphose.



Surtout pour qui retrouve Penn dans un salon d'hôtel, fidèle en tous points à son propre mythe - oeil bleu, mèche rebelle et voix profonde : "C'est agréable de surprendre les gens au point qu'ils vous reconnaissent à peine, confie-t-il avec une certaine fierté, mais l'essentiel n'est pas là. L'essentiel, c'est de savoir qu'on a trouvé le personnage, qu'on lui a donné une existence de chair et de sang. On a tout réussi si on réussit le personnage."



Et quel personnage ! Insolite, tourmenté, lumineux. Tantôt drôle, tantôt grave, toujours inattendu. Bref, un vrai régal d'acteur, à mille lieues des militaires entêtés, avocats corrompus et gangsters enragés que Penn a joués pour Brian De Palma (Outrages, 1989 ; L'impasse, 1993), Terrence Malick (La ligne rouge, 1998) ou Clint Eastwood.


Cheyenne a le maquillage outré et l'allure fragile de Robert Smith, le chanteur de The Cure, une référence délibérée, mais qui, à en croire son interprète, n'a guère d'importance : "Au coeur du personnage, il y a l'art. Cheyenne est un artiste, un vrai, pas un mouton qui suit le troupeau des annonceurs publicitaires.


" Tiendrait-on un point d'identification entre acteur et personnage ? "C'est vrai que je suis très vigilant, très sensible au risque d'être récupéré par le système, explique Penn. Je me demande souvent à quel point nous sommes conditionnés, si toute expression originale n'est pas condamnée à une forme de falsification. Au fond, il faut être en éveil constamment pour ne pas perdre son âme."



En éveil, Penn l'est assurément, lui qui est allé au-devant de ses deux grandes rencontres des quinze dernières années, Terrence Malick et Paolo Sorrentino.

Avec Malick, la belle histoire entamée avec La ligne rouge a viré à l'aigre : l'acteur - déjà en conflit avec son metteur en scène sur le tournage - est entré dans une colère noire en découvrant le montage final de Tree of Life, qui fait la part belle à Brad Pitt, mais réduit son rôle à la portion congrue.

Du côté Sorrentino, c'est tout l'inverse : un vrai conte de fées. Président du jury à Cannes en 2008, Sean Penn s'enthousiasme pour Il Divo, une comédie noire sur le défunt président du Conseil italien Giulio Andreotti. "Avec Paolo, on était côte à côte pour la photo du palmarès et je lui ai dit On tourne ensemble où tu veux, quand tu veux."


Sorrentino parle à peine anglais, Penn ignore tout de l'italien. Qu'importe aux nouveaux amis qui, autour d'un verre à San Francisco, construisent Cheyenne à coups de mime et de dessins. "Il m'expliquait à sa façon comment il voyait Cheyenne et je lui faisais des propositions, se souvient Penn. Je proposais un ton de voix, une expression, une façon de s'habiller...
C'était une vraie collaboration." Parole de comédien, mais aussi de metteur en scène. Depuis The Indian Runner (1991), son premier long-métrage, Sean Penn a réalisé six films, dont Into the Wild (2007), qui partage avec This Must Be the Place l'appartenance à un genre : celui du road-movie.




En quête de père



Il est logique que Sorrentino, cinéaste européen en plein rêve américain, ait été séduit par ce genre canonique. Mais l'on s'étonne qu'il enthousiasme autant Sean Penn, un natif de Californie : "Je n'ai jamais réussi à renoncer à mon histoire d'amour avec les États-Unis, confie-t-il, avouant que l'exil volontaire de Cheyenne (en Irlande) lui serait impossible. J'ai le sentiment de devoir allégeance à ce pays, à l'idée qu'il représente, malgré tous ses défauts, malgré la corruption de l'idéal de départ. Mais les États-Unis sont durs pour les âmes sensibles. C'est sans doute pour ça que Cheyenne en est parti."



Pour jouer ce Cheyenne au grand coeur, Sean Penn a réussi à effacer sa virilité un brin agressive, même si une scène avec Frances McDormand révèle en lui un amant enthousiaste et des plus satisfaisants. "C'est un autre rapport à la masculinité, un terrain que les cinéastes explorent rarement, et jamais avec cette finesse, cette puissance d'imagination, s'enthousiasme le comédien, encore sous le charme de son metteur en scène italien. Et dans la seconde partie du film, on comprend que tout ça est lié au père, bien sûr. C'est toujours comme ça, pour tout homme."


Exactement comme le personnage de Penn dans Tree of Life, Cheyenne est avant tout un fils en quête de père. Hasard qui n'en est pas un, on le comprend vite à entendre le comédien évoquer son propre père, le réalisateur (essentiellement de télévision) Leo Penn, blacklisté pendant la période maccarthyste et disparu en 1998 : "Moi, j'appartiens au club des chanceux : ceux qui ont eu une bonne relation avec leur père. J'adorais mon père, je lui vouais une admiration sans bornes. Mon problème, c'est que je n'ai pas le même respect pour moi-même. Il était plus fin que je ne le serai jamais.



Au fond, ce film est un peu ma lettre d'excuses." Un éclat de rire pour chasser l'émotion : This Must Be the Place, dit le titre. Et il est vrai que Sean Penn est arrivé au bon endroit : celui où s'épanouit pleinement un grand acteur.



Par Florence Colombani / L'Express



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MessageSujet: Re: TOUT SUR SEAN PENN   Dim 4 Sep - 13:32

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SEAN PENN Version FEMINA du 22 au 28 Août 2011





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Il est fabuleux en ancienne gloire du rock dans le magnifique film de Sorrentino " This Must Be The Place ".

L'acteur , qui parle peu , a fait une exception pour nous.



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MessageSujet: Re: TOUT SUR SEAN PENN   Dim 11 Sep - 14:00


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MessageSujet: Re: TOUT SUR SEAN PENN   Sam 1 Oct - 20:29


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Zurich Golden Icon Award: Sean Penn



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Avec le Golden Icon Award, le Zurich Film Festival rend honneur à une personnalité ayant marqué de manière durable le cinéma au cours de sa carrière et devenue l’icône de toute une génération.



Au fil de sa carrière longue d’une trentaine d’années, Sean Penn, double vainqueur de l’Oscar®, est devenu une icône du cinéma américain.
Jusqu’ici, il s’est vu nominé 5 fois pour cette distinction avec LA DERNIÈRE MARCHE, ACCORDS ET DÉSACCORDS et SAM, JE SUIS SAM, entre autres, remportant le très prisé Academy Award® pour la première fois en 2004 suite à son excellente prestation dans le drame signé Clint Eastwood MYSTIC RIVER.



En 2009, il remporte son deuxième Oscar® dans la catégorie Meilleur acteur pour son rôle principal dans HARVEY MILK de Gus Van Sant, dans lequel il incarne un militant homosexuel américain. Cette prestation lui a également valu la distinction de meilleur acteur décernée par la Screen Actors Guild, le New York Film Critics Circle et la Los Angeles Film Critics Association.



S. Penn obtient également le prix d’interprétation masculine à Cannes pour son rôle dans SHE’S SO LOVELY ainsi que l’Ours d’argent du meilleur acteur à Berlin pour sa prestation dans LA DERNIÈRE MARCHE. A l’occasion festival de Venise, il est également élu meilleur acteur pour ses rôles dans HOLLYWOOD SUNRISE et 21 GRAMMES.



S. Penn fait ses débuts de réalisateurs en 1991 avec THE INDIAN RUNNER, se chargeant aussi du scénario et de la production. En 1995, il met en scène et produit CROSSING GUARD d’après son propre scénario. THE PLEDGE, son troisième travail de réalisation/production, constitue l’adaptation tant attendue du roman de Dürrenmatt « La promesse », avec Jack Nicholson.

Il est alors inscrit dans la liste des dix meilleurs films de 2011 par le National Board of Review. En outre, Sean Penn écrit et met en scène la contribution américaine au film épisodique 11'09’'01 – SEPTEMBER 11.






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INTO THE WILD, son quatrième long-métrage en tant que scénariste, réalisateur et producteur, une adaptation du roman du même nom signé Jon Krakauer, a récolté les louanges des critiques lors de sa Première au festival Telluride ainsi qu’au festival de Toronto en 2007, comptant parmi de nombreux classements des dix meilleurs films pour l’année 2007.



Outre son activité sur le grand écran, Sean Penn se produit sur scène également dans des pièces comme « Girl on the Via Flaminia » d’Alfred Hayes et « Earthworms In Los Angeles » d’Albert Innauratos.

A Broadway, S. Penn a joué dans les créations de Kevin Heelan « Heartland » et de John Byrne « Slab Boys ». Il s’est également produit au Westwood Playhouse dans « Hurylburly » et au Lincoln Center dans « Goose and Tom Tom », deux pièces mises en scène par l’auteur David Rabe.


Aux côtés de Nick Nolte et de Woody Harrelson, Sean Penn est également apparu dans la pièce « The Late Henry Moss », une mise en scène signée Sam Shepard, vainqueur du prix Pulitzer.



Loin des strass et des paillettes, Sean Penn est connu pour son incroyable engagement humanitaire qui a offert une meilleure vie à nombre de personnes en détresse.
En effet, il est accouru à la Nouvelle-Orléans pour aider les naufragés de l’ouragan Katrina et à Haïti suite au tremblement de terre. En janvier 2010, S. Penn crée la J/P Haitian Relief Organization, qui s’engage dans les domaines de l’aide médicale, de la protection et du transfert de la population.
Son organisation exploite, en collaboration avec l’Organisation internationales pour les migrations de l’ONU, le plus grand camp de Port-au-Prince et organise les transferts d’urgence au sein du pays.



Sean Penn a reçu personnellement le Golden Icon Award le 28 septembre au cinéma corso 1 (20:30h). Le Zurich Film Festival diffusera en l’honneur de cet acteur, réalisateur et producteur incroyable une sélection de ses films dans le cadre d’une rétrospective.




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http://www.zurichfilmfestival.org/fr/programme/invites/golden-icon/



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MessageSujet: Re: TOUT SUR SEAN PENN   Mer 10 Juil - 10:38



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Sean Penn et Javier Bardem dans THE GUNMAN




THE GUNMAN (ex-PRONE GUNMAN), produit par Silver Pictures et réalisé par Pierre Morel (TAKEN), se taille un casting prestigieux.




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Sean Penn aurait signé pour être la tête d’affiche de cette adaptation du roman de Jean-Patrick Manchette, « La Position du tireur couché », publié dans les années 80.


On vous en rappelle le pitch : « Martin Terrier (Sean Penn, donc), tueur à gages, envisage de mettre fin à sa carrière. Alors qu’il cherche à récupérer son magot – dilapidé par son courtier, qui s’est depuis suicidé – et la femme qu’il aime, il se retrouve alors pourchassé par une famille italienne dont il avait tué un membre quelques années auparavant. Il n’a donc d’autre choix que de reprendre le boulot… »



Javier Bardem aurait lui aussi rejoint le casting de THE GUNMAN, et le Hollywood Reporter révèle aujourd’hui qu’Idris Elba (LUTHER, PACIFIC RIM) pourrait également intégrer la distribution, dans le rôle d’un « mystérieux agent nommé Dupont ».Il serait en pourparlers.


« La Position du tireur couché » a déjà été l’inspiration du film LE CHOC de Robin Davis en 1982 avec Alain Delon et Catherine Deneuve.
Cette fois, THE GUNMAN (réactualisé à notre époque à ce qu’on en sait) pourrait donner lieu à une franchise si le succès est au rendez-vous. Le financement est entièrement assuré par Silver et Studio Canal (qui devrait donc assurer la distribution en France).

Le scenario a été écrit par Pete Travis (le réalisateur d’ANGLES D’ATTAQUE et de DREDD) et le tournage devrait démarrer à Barcelone avant la fin du mois de juin.



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MessageSujet: Re: TOUT SUR SEAN PENN   Mar 27 Jan - 0:41

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Césars 2015

Sean Penn, César d'honneur


La carrière de l'acteur et réalisateur américain, qui a déjà présidé le jury à Cannes, sera célébrée lors de la 40e cérémonie des Césars, fin février à Paris.

L’acteur et réalisateur américain Sean Penn sera récompensé par un César d’honneur lors de la 40e cérémonie qui se déroulera le 20 février à Paris, a annoncé lundi l’Académie des arts et techniques du cinéma.




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«Acteur mythique, personnalité engagée, réalisateur d’exception, Sean Penn est une icône à part dans le cinéma américain. Une légende de son vivant» souligne l’Académie dans un communiqué.



C'est devenu une tradition. Chaque année, le cinéma français honore une star lors de sa traditionnelle cérémonie des César. Après Kevin Costner et Scarlett Johansson ces deux dernières années, c'est l'acteur et réalisateur américain Sean Penn qui sera récompensé. La star sera en France pour la promotion de "Gunman" de Pierre Morel,  ce qui tombait bien d'un pur point de vue calendaire. Les organisateurs rendent bien sûr un hommage vibrant au cinéaste d'"Into the Wild".





Une sensibilité à fleur de peau



Acteur complet révélé par James Foley dans "Comme un chien enragé", Sean Penn a remporté tous les prix d'interprétation: deux Oscars pour "Mystic River" de Clint Eastwood et "Harvey Milk" de Gus van Sant, un prix d'interprétation à Cannes, en 1997, pour "She’s So Lovely" de Nick Cassavetes, l’Ours d’Argent du Meilleur Acteur à Berlin pour « La Dernière Marche » de Tim Robbins et deux coupes Volpi à Venise pour « Hollywood Sunrise » d’Anthony Drazan et « 21 Grammes » d’Alejandro Gonzalez Inarritu.

Derrière la caméra, Sean Penn a confirmé sa sensibilité à fleur de peau, dès son premier film, "The Indian Runner", polar familial qui imposait Viggo Mortensen. Suivront "Crossing Guard" et "The Pledge", avec Jack Nicholson, puis "Into the Wild". Président du Festival de Cannes en 2008, homme de bien qui a beaucoup donné de son temps et de son énergie en Haïti, la star est "une icône à part dans le Cinéma Américain. Une légende de son vivant !", pour reprendre les termes du communiqué. Il pourrait bien revenir en France et sur la Croisette, en mai prochain, pour présenter son nouveau long métrage, "The Last Face", avec sa fiancée Charlize Theron et la jeune Française Adèle Exarchopoulos.



La 40e cérémonie des César du cinéma français se déroulera le 20 février prochain, au théâtre du Châtelet, à Paris, et sera à suivre en direct sur ParisMatch.com.


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MessageSujet: Re: TOUT SUR SEAN PENN   Mar 1 Mai - 14:02

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La fin de sa carrière d’acteur, son premier roman, #MeToo... Sean Penn nous dit tout


Dans son nouveau livre "Bob Honey Who Just Do Stuff", nouvelle à la croisée des chemins, Sean Penn sort la plume pour laisser encore une fois parler son côté activiste. L'occasion pour Vogue de lui poser quelques questions.


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Crédit : Eric Ray Davidson


S’il y a bien une chose que l’on peut dire de Sean Penn, c’est qu’il est productif. En plus d’apparaître au générique d’une centaine de productions théâtrales et cinématographiques en tant qu’acteur, scénariste, producteur, ou réalisateur – et d’avoir été récompensé de deux Oscars du meilleur acteur – il a publié de nombreuses tribunes engagées, et travaillé comme correspondant de guerre ; il a interviewé l’ancien président vénézuélien Hugo Chávez, le président cubain Raúl Castro, et le baron mexicain de la drogue Joaquín Guzmán, plus connu sous le nom d’El Chapo. Après le terrible tremblement de terre qui a frappé Haïti en 2010, Sean Penn a retroussé ses manches sur le terrain en fondant l’ONG "J/P Haitian Relief Organization", qui continue aujourd’hui encore de sauver des vies sur l’île.

Plus récemment, il a mis de côté la profession pour laquelle il est surtout connu – acteur – pour sortir son premier roman, Bob Honey Who Just Do Stuff (éditions Atria), un roman picaresque et dystopique à l’humour noir et cinglant, sur un vendeur de fosse septique également tueur à gage pour le gouvernement américain. Son travail lui a valu d’être comparé à de grands satiristes d’antan (et a été décrit par le New York Times de "mystère enveloppé dans une énigme et enrobé de folie").
Le livre a bien entendu suscité des remarques du type "Contente-toi de faire des films", auxquelles il fallait s’attendre, de la part des critiques. Quant à Sean Penn lui-même, certains l’ont tourné en ridicule pour avoir, entre autres choses, osé écrire un poème évoquant le #MeToo dans son livre – oubliant au passage la possibilité assez classique en littérature qui veut que peut-être, on dit bien peut-être, Sean Penn et Bob Honey ne sont pas la même personne… Avec toutes ces infos à l’esprit, Vogue a décidé de téléphoner à Sean Penn pour lui demander son avis sur tout cela.






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Bonjour Sean, comment allez-vous ? Où êtes-vous ?

Je vais très bien, merci. Je suis à Los Angeles, en Californie, je suis dans mon canapé dans ma cuisine.

Vous n’êtes pas censé être en pleine tournée de promo pour votre livre ?

Si, et je suis en plein dedans – je suis de passage chez moi à L.A. pour un jour ou deux, puis je m’envole pour Austin.

Est-ce qu’on ressent la même chose après avoir terminé un livre qu’après avoir bouclé un scénario ou fini de tourner un film ?

C’est différent dans la mesure où à la fin d’un projet cinéma, on a souvent bénéficié de la collaboration avec d’autres personnes : parfois on fait des adaptations qu’on ne considère pas forcément idéales, mais on est quand même fiers du produit fini, et parfois on en sort déçus, soit parce que nos propres idées n’ont pas fonctionné, soit – et statistiquement, c’est bien plus probable – parce que la collaboration a échoué. J’aime produire quelque chose qui vient uniquement de moi, sans aucune excuse à présenter, et me sentir entier.

Mais pourquoi écrire un livre au lieu d’un scénario – était-ce pour avoir le contrôle de tout, comme vous venez de le dire, ou bien est-ce que pour une question de forme cette histoire devait être racontée dans un roman ?

Je pense qu’il y a des deux. Il était grand temps que j’admette que jouer avec les autres ne me plaisait plus, et que j’avais beaucoup de choses en tête que j’avais envie de faire ou de libérer, sans dépendre de collaborateurs artistiques ou de soutien financier. Je crois que je suis juste arrivé à un stade de ma carrière où je suis fatigué de la personnalité des gens et du poids des attentes qui découlent des quantités d’argent injectées dans un film. Quand on finit un livre, si l’éditeur décide de se lancer avec vous, il ou elle sait déjà ce que vous valez. Ce qu’on leur donne n’est pas théorique.

Donc c’est votre nouveau médium ? Est-ce qu’un autre livre est en cours ?

Oui. Disons simplement que je mijote quelque chose.


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Avez-vous d’autres projets de films à moyen terme, ou allez-vous quitter le business définitivement ?

Je n’ai aucun projet en tant qu’acteur pour le moment. Il y a un projet de film qui circule et que je voudrai peut-être réaliser un jour, mais c’est un film très particulier. Mais globalement, je ne peux pas dire que j’éprouve un intérêt global à réaliser des films. Je préfère largement écrire des livres, et c’est sûrement à cette activité que je vais consacrer mon énergie créative pour l’instant.

Vos amis et collègues, de Salman Rushdie à Sarah Silverman, ont été nombreux à faire l’éloge de votre livre, et à comparer votre plume à celle de Thomas Pynchon, Hunter S. Thompson, Tom Robbins, Mark Twain, E. E. Cummings, Charles Bukowski, ou encore William Burroughs. Vous avez notamment connu Thompson et Bukowski – l’œuvre de ces écrivains a-t-elle influencée votre prose, consciemment ou non ?

Vous savez, c’est marrant : depuis que j’ai commencé à parler d’une carrière en tant qu’acteur, dès que je cite le nom d’un acteur que j’aime, on l’ajoute systématiquement à la liste de mes influences. J’ai lu des choses à cette époque de ma carrière et même tout récemment, où les gens faisaient des références à des auteurs que je n’ai jamais lus – et à d’autres que j’ai lus. Et je pense sincèrement que quand quelqu’un nous influence, cette influence se trouve simplement dans l’excitation qui découle de leur liberté avec les mots. Ce qui peut vous pousser à trouver la vôtre. C’est vraiment un débat qui ne m’intéresse pas – je préfère laisser le soin aux lecteurs de lire mon livre s’ils en ont envie. Et je crois que la plupart des choses que j’ai lues venaient de personnes qui ne l’avaient même pas lu. Donc je préfèrerais ne pas répondre.

La dernière fois que nous avons discuté, vous restiez enfermé dans votre grenier à San Francisco pour travailler jusque tard dans la nuit sur des scénarios sur une machine à écrire manuelle – mais j’ai entendu dire que vous aviez rédigé Bob Honey en utilisant la dictée vocale. Pourquoi ce changement ? Pensez-vous que cette méthode ait eu un effet sur la prose ?

Ce style était très proche de celui que j’ai beaucoup utilisé pendant la majeure partie de ma carrière de scénariste, qui me permettait d’être vif et d’improviser. Mais quand les rubans d’encre de ma machine sont devenus indisponibles (et je n’ai jamais trouvé la motivation de me familiariser avec un ordinateur portable), j’ai pris l’habitude d’écrire à la main pendant la nuit, puis de reprendre ce travail le matin avec l’aide d’un assistant, et de continuer par dictée vocale. J’aime aller plus vite que mes doigts.




Votre livre a beaucoup fait parler en raison de l’évocation à contre-courant du mouvement actuel #MeToo. Est-ce un sujet que vous vouliez aborder ou auquel vous souhaitiez vous opposer ? Essayez-vous de proposer une correction de la culture ?

#MeToo est un thème parmi de nombreux autres qui sont discutés dans ce livre. Selon la manière dont on le lit, on peut y voir un soutien à tout mouvement qui vise à obtenir l’égalité sociale. L’autre mouvement, le mouvement parallèle, est celui qui consiste à accroître la superficialité. Je me demande si les gens ne se sentent pas tout simplement au bord de l’apocalypse, et se moquent donc de ce qu’ils vont laisser derrière eux, et entrent par conséquent dans un débat qui est exclusif – certains diront qu’un genre ne peut pas parler de tel ou tel sujet, et que seuls des princes danois peuvent jouer Hamlet, etc. Si on ne cherche pas à favoriser l’inclusion, on favorise la division, et c’est un des problèmes auxquels le livre s’attaque. Et si les gens décident de considérer un livre comme un article d’opinion, alors ils n’ont pas choisi le bon livre.

Votre livre dénonce aussi allègrement notre culte du branding. N’est-ce pas bizarre de faire la promo de votre livre – votre marque – en faisant une tournée et en passant à la télé ? Êtes-vous en paix avec cela ? Croyez-vous en votre marque ?

Je crois qu’aussi loin que je me souvienne, chaque marque qui m’a été attribuée, ou que je me suis auto-attribuée, était une marque en crise du point de vue du consommateur. Alors le fait d’être contraint de définir une marque – ou de faire la promo d’un livre – est un fardeau que je trouve à la fois superficiel et ironique.

Par Corey Seymour traduit par Lyse Leroy le 10 Avril 2018

https://www.vogue.fr/culture/a-lire/story/interview-sean-penn-fin-de-sa-carriere-dacteur-son-premier-roman-metoo/1809#partie-3-4

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