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 SYMBOLES ET TRADITIONS NOEL EN PROVENCE

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Nine
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MessageSujet: SYMBOLES ET TRADITIONS NOEL EN PROVENCE   Lun 15 Déc - 17:33

Etude symbolique de La coutume provençale des 13 desserts et du repas de Noël




Noël en Provence : la culture des symboles !


Cette coutume célèbre en fait le Christ et ses douze apôtres tout en y ajoutant le symbole des 4 mendiants; les ordres religieux vivant jadis de l’aumône :
- Figo séco, les figues sèches (représentant les Franciscains) Lis Amelo, les Amandes (représentant les Carmélites aux pieds nus) Li passariho ou panso pour les raisins secs (représentant les Dominicains) Noisettes ou noix (représentant les Augustins).

Autre geste symbolique obligatoire également - celui de rompre la pompe à l'huile manuellement alors qu'en utilisant un couteau : ... c’est sur, vous serez ruinés dans l'année certainement en rapport avec le "pain rompu" de la Cène.

Des écrivains de prestige ont écrit à ce sujet notamment Marie Gasquet, de Saint Remy de Provence vers 1870,» il faut 13 desserts, 13 assiettes de friandises, 12 qui versent les produits de la maison, du pays, du jardin, et la treizième, beaucoup plus belle, remplie de dattes.

". Mistral, lui, "uno sequèlo de privadié requisto" (une quantité de friandises exquises).
La tradition de Noël en Provence c'est aussi l'art de mettre la table :

Tout d'abord il faudra mettre 3 nappes l'une sur l'autre puis décorer la table avec :
- 1 gros pain et 12 petits pains,
- 1 pincée de gros sel,
- 3 assiettes de blé en herbe planté dans du coton et semé le jour de la sainte barbe le 4 décembre ,
- 3 bougies et/ou chandeliers,
- des têtes d'ail germées,
- du petit houx, mais surtout JAMAIS de GUI , réputé porter malheur pour les vrais provençaux ... (ndlr : je l'ai toujours malheureusement constaté à titre personnel...mais cela ne veut rien dire il est vrai)
.... En Provence, le repas traditionnel du réveillon de Noël est appelé "le gros souper" toujours pris après la messe de Minuit ... cette tradition de Noël en Provence est donc avant tout une tradition chrétienne catholique !

- Les plats traditionnels de ce repas qui a toujours été un repas simple et frugal composé de plusieurs plats qui peuvent dans certaines traditions familiales être au nombre de 7 comme les 7 douleurs de Marie .

Un Noël en Provence c'est avant toute chose une "grande tablée" familiale et une table sur laquelle on a disposé, l'une sur l'autre, 3 nappes ; voir plus haut l'analyse symbolique
- On relève avant tout le gratin de cardes ou cardons à défaut de choux fleurs pour les familles rurales habitant les terres de l'intérieur de la Provence d'Aix en Avignon et jusqu' à Sisteron ou la morue en Raïte (découvrez-en la recette inscrite au patrimoine gastronomique national) pour les gens du littoral mais en aucun cas ce "gros souper" ne doit jamais comporter de viande . Il se termine comme on l'a décrit plus haut par un nombre rituel de treize desserts symbolisant le Christ et les douze apôtres.

Ces 13 desserts doivent être servis en même temps et chaque convive doit obligatoirement les goûter tous. Reprenons : Ils sont composés de pâtisserie et de fruits : - Des fruits secs appelés les quatre mendiants, par analogie avec les robes des ordres mendiants : - les raisins secs : pour les Dominicains,- les figues sèches pour les Franciscains,- les noix pour les Augustins- les amandes pour les Carmes ; les dattes symboliseraient le christ venu d’orient. Viennent ensuite les 3 gâteaux sucrés véritables offrandes précieuses préfigurant l'arrivée des 3 rois mages
- la pompe à l'huile qui doit être de pâte dure et en aucun cas briochée comme trop d'officines le pratiquent désormais - le nougat blanc (représentant le bien) et le nougat noir (représentant le Mal) , à ce titre ne jamais prendre des nougats de Montélimar quoique excellents, les nougats provençaux comme le nougat d'Allauch ou celui de Fouque à Signes dans le Var étaient jadis enveloppés dans une feuille d' osties , bénies au préalable par les curés de ces villages
Des fruits confits (d'Apt ou d'Aix en Provence) , des fruits secs (raisins, abricots, pruneaux et surtout des figues sèches et/ou des fruits frais, en particulier pommes, mandarines, oranges et du melon vert et des raisins non secs spécialement conservés depuis le début de l'automne sur des clayettes dans les greniers pour la Noël démontrant la richesse agricole et le savoir faire du maître de maison et les chocolats (uniquement chez les familles les plus riches, jadis) les confiseries pâtissières comme les pâtes de coing, les calissons et surtout les oreillettes (découvrez-en la recette inscrite au patrimoine gastronomique national) , les suces miel, les biscotins , croquants ou croquettes en hommage à la beauté et à la gourmandise de la maîtresse de maison. Il n'y a pas de repas de Noël sans vin cuit que l'on boit en fin de repas avec les 13 desserts ...

- il convient de laisser ce soir là un couvert libre et une chaise vide à cette table ... la part du pauvre ! Coutume respectée de longue date et donnant toute sa dimension au sens de l'altruisme et à l'humilité jadis enseignées et cultivées dans les familles ...

(aujourd'hui on a plutôt tendance en la matière à « staracadémiser » de façon cathodique ou numérique des ... enfoirés moins virtuels par contre, pour se donner bonne conscience face à la pauvreté.. le monde change mais pas en bien ! » .

En fin de repas, on ne débarrasse jamais la table quand les convives sont partis , on remplit l'assiette du pauvre et on remonte les 4 coins des 3 nappes de façon à ce que tout le repas entier soit à nouveau mangé par les défunts de la famille qui reviennent toujours pendant la nuit de Noël
Enfin n'oublions pas de préciser que tout repas de Noël en Provence commence par un premier rituel : la personne la plus âgée et l'enfant le plus jeune (qui en fonction de son âge peut être aidé en l'occurrence par un de ses parents)- duo par ailleurs symbolisé dans les santons de la crèche par le santon double « le vieillard et l'enfant »- doivent se saisir d'une seule et jolie bûche, chacun en tenant une extrémité , et faire 3 fois le tour de la table dressée devant les autres convives puis déposer la bûche dans l'âtre enflammé et l'aieuil de l'assemblée se saisissant d'un verre de vin cuit et le faisant couler de droite à gauche sur la bûche qui prend feu, prononcera alors la phrase traditionnelle .. « à l'an que vein se sian pa maï que segan pa mein » (à l'an prochain si nous ne sommes pas plus nombreux surtout que nous ne soyons pas moins »
Enfin n'oublions pas de préciser que tout repas de Noël en Provence commence par un premier rituel : la personne la plus âgée et l'enfant le plus jeune (qui en fonction de son âge peut être aidé en l'occurrence par un de ses parents)- duo par ailleurs symbolisé dans les santons de la crèche par le santon double « le vieillard et l'enfant »- doivent se saisir d'une seule et jolie bûche, chacun en tenant une extrémité , et faire 3 fois le tour de la table dressée devant les autres convives puis déposer la bûche dans l'âtre enflammé et l'aieuil de l'assemblée se saisissant d'un verre de vin cuit et le faisant couler de droite à gauche sur la bûche qui prend feu, prononcera alors la phrase traditionnelle .. « à l'an que vein se sian pa maï que segan pa mein » (à l'an prochain si nous ne sommes pas plus nombreux surtout que nous ne soyons pas moins ».

C'est alors le moment pour l'enfant le plus jeune (l'heure légale de minuit étant en général largement dépassée) d'aller placer le santon symbolisant Jésus dans la crèche d'où il avait été soigneusement tenu écarté depuis la construction en général lors du 1er dimanche de l'avant jusqu'à cet instant ... symbolique ! Il revient enfin toujours à l'Aïeul de rompre la pompe à l'huile (découvrez-en la recette inscrite au patrimoine gastronomique national) et d'en faire la distribution à chacun des convives représentant ainsi le partage de ses richesses et de son savoir faire.

Le geste symbolique de l'aïeul sur un bout de bois en feu ayant été galvaudé depuis près d'un siècle par l'arrivée sur les tables de la bûche pâtissière ...alors si vous n'avez pas de cheminée vous pouvez verser quelques goûtes de Vin cuit sur ce gâteau ou cette glace ... et prononcer les mêmes mots ... attention aux tricheurs ...

il n'y a jamais eu de champagne en Provence ... du vin cuit uniquement ! à défaut de vin cuit ( Ndlr : qui ne s'obtient qu'avec du jus de raisin au moment des vendanges ,à l'aide d'un chaudron de cuivre disposé sur un foyer de braises douces et non ardentes dans lequel on laisse réduire de moitié le liquide en tournant constamment avec une longue cuillère de bois ) - vous pouvez vite faire cuire dans une marmite en cuivre (les anciens le faisant toujours dans un chaudron de cuivre et au feu de bois) et sans le faire bouillir , un peu de vin rouge avec beaucoup de sucre, un peu de cannelle, un peu de verveine, des raisins et des abricots secs, des grains de raisin frais écrasés et quelques amandes pilées; un bâton de vanille ouvert en deux, puis laisser refroidir et enfin filtrer le liquide ainsi obtenu qui ne sera pas un vrai vin cuit mais en sera assez proche sur le plan gustatif , les puristes m'excuseront pour cette incitation au déviationnisme !

Sachez dans tous les cas profiter pleinement de cette soirée calendale (li calendo : tout ce qui a trait à Noël), soirée magique pas comme les autres, et toujours.. « la vivre -comme le dit la tradition- comme si c'était la dernière! », car ... c'est un réel don de dieu ! – joyeux noël à tous !
Michel HUGUES



"Les cigales" représentent l'emblème de notre belle Provence.

Cette narration est une petite leçon d'histoires naturelles qui se termine en conte de Noël provençal , raconté par Jean Lambert.

Visible aussi sur : http://provencetv.fr


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MessageSujet: Re: SYMBOLES ET TRADITIONS NOEL EN PROVENCE   Lun 15 Déc - 17:36

LE BLE DE LA SAINTE BARBE


Vous voulez en savoir plus sur la Sainte-Barbe et la tradition sur le Blé de la Sainte-Barbe.


Découvrez La Pastourelle!



Sainte-Barbe vécut au 4ème siècle. Sa conversion à la foi chrétienne irrita son père, qui l'enferma dans une tour et la décapita de sa propre main. A cet instant, la foudre tomba sur lui en signe de vengeance céleste.

Depuis, on attribue à la Sainte le pouvoir de protéger de la mort violente, ce qui explique qu'elle soit devenue la patronne des métiers dangereux.
Curieusement, la célébration de sa fête est associée à des rites de fécondité, d'où l'origine de la locution proverbiale : « Blé de la Sainte-Barbe bien germé est symbole de prospérité pour la prochaine année ».

Blé de la Sainte-Barbe : ( GRAINES DE BLE OU LENTILLES SECHES )

L'une des traditions calendales la plus conservée est celle du Blé de la Sainte-Barbe que l'on sème dans les coupelles le 4 décembre.

Cette tradition, qui remonte à l'époque de l'antiquité grecque et romaine, représente les prémices de la moisson sous forme de blé en herbe. La légende dit que si la germination se fait bien et si le blé est bien vert, la prochaine moisson sera abondante. Avec le temps, cette tradition a évolué.
Le blé ainsi germé est devenu un élément de décoration. Afin d'obtenir une hauteur satisfaisante pour le soir du réveillon de Noël, les anciens nous ont fait connaître leur « secret » qui consiste à semer les grains de blé 20 jours avant Noël, soit le jour de la Sainte-Barbe le 4 décembre, dans des assiettes, coupelles ou autres objets sur un lit de coton humectée et humidifiée régulièrement.

Au moment du réveillon de Noël, les coupelles de blé couronnées par un ruban rouge, prenaient place à chaque extrêmité de la table et autour de la crèche.
Les années passent et la tradition se transmet à travers les générations.


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MessageSujet: Re: SYMBOLES ET TRADITIONS NOEL EN PROVENCE   Lun 15 Déc - 17:43

RECETTE DE LA VRAIE POMPE A L HUILE DE PROVENCE



POMPE A L'HUILE D'OLIVE ET A LA FLEUR D'ORANGER

Pour 6 personnes

Préparation : 15 min
Repos : 3 h
Cuisson : 15 à 20 min

Ingrédients :
500 gr de farine
25 gr de levure de boulanger
90 gr de sucre
25 cl d'huile d'olive
25 cl d'eau de fleur d'oranger
1 oeuf [facultatif]
30 gr de beurre


Préparation :
Mélanger la farine, la levure délayée dans un peu d'eau tiède et le sucre.
Ajouter l'huile, l'eau de fleur d'oranger, 25 cl d'eau et éventuellement l'oeuf battu.
Travailler la pâte 5 minutes : elle doit être souple.
Couvrir d'un torchon propre et laisser reposer 2 h à température ambiante, de façon qu'elle double de volume.
Abaisser la pâte sur 1 cm d'épaisseur.
Pratiquer des incisions au couteau, puis écarter les fentes afin d'obtenir une galette ajourée.
Laisser lever 1 heure.
Préchauffer le four à 200 degrés.
Beurrer une plaque.
Disposer la pompe sur la plaque et enfourner pendant 15-20 min.
Variante : Vous pouvez parfumer la pompe avec du zeste d'orange ou de citron râpé.
Histoire : En Provence, la pompe à l'huile est, avec le nougat et les mendiants, entre autres, l'un des treize desserts de Noël, qui représentent le Christ et les apôtres. La tradition veut que l'on ne coupe pas cette pâtisserie avec un couteau, mais qu'on la coupe à la main, sous peine d'être ruiné.


(voilà la préparation telle qu'elle est pratiquée dans le pays d'Arles )
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MessageSujet: Re: SYMBOLES ET TRADITIONS NOEL EN PROVENCE   Lun 15 Déc - 18:12

LES SANTONS DE PROVENCE


Jean-Louis Lagnel, né en 1764 à Marseille et décédé en 1822 est l'inventeur des santons d'argile. Avant sa création, les santons étaient faits de plâtre ou de bois.

Louis Lagnel a eu aussi l'idée de construire ces moules sur ses voisins qui exerçaient différents métiers. Ainsi, on trouve traditionnellement :un berger, un boulanger, un meunier et aussi, le plus célèbre : le ravi de la crèche. Il a les bras levés en l'air car il vient d'apprendre l'arrivée du petit Jésus.

http://www.as-tu-vu.com/aix-en-provence/santon-aix-en-provence.html

L'histoire des peuples se nourrit de récits que la tradition enjolive. Les santons de Provence témoignent des traditions des gens d'ici.



D’une crèche à l’autre, les sujets se retrouvent marqués par les détails de leur « géniteur » qui assure la descendance au gré de son humeur créative.
C’est ainsi que les vieux métiers demeurent dans la tradition santonnière qui s’est également nourrie de la verve colorée de la Pastorale. Qui sont-ils ?
L’ange, messager de la naissance. En Provence, le céleste s’adapte à l’imagerie populaire. Le plus célèbre est l’ange Boufareu, celui qui souffle, tient une trompette et guide la population vers l’étable.
La Vierge, assise ou à genoux, est la jeune maman en contemplation auprès de l’enfantoun. Joseph, le papa est dans une robe de bure également à genou. L’enfantoun, à la grâce modeste, couché sur la paille et vêtu d’un simple lange, était en cire avant d’être en argile ; cette matière rappelait la divinité venue parmi les hommes.
L’aveugle, issu de la Pastorale Maurel, élégamment apprêté avec un spencer bleu gansé de jaune, s’appuie sur l’épaule de son fils et recouvre la vue devant l’étable de Jésus.



Bartoumieu, personnage sympathique et comique de la Pastorale, affiche un air bonhomme à l’allure négligée grâce à l’exercice habile de modelage et des couleurs vives.
La bohémienne est aussi une pionnière de la crèche qui est arrivée en 1820. Elle confirme que la Provence est une terre d’accueil. Un enfant dans les bras, le foulard gracieusement noué, un tambourin dans l’autre main et une jupe aux plis multiples, autant de détails manifestent la facture du santonnier.
Le Ravi fait partie des « anciens » et illustre le personnage naïf reconnaissable entre tous avec les bras levés au ciel en apprenant la naissance.
Le berger, un des premiers santons, se multiplie : il sera jeune, à genou, vieux pâtre au regard sage, couché et attendant, ou encore accompagné d’un mouton.
Les animaux tels l’âne et le bœuf, mais aussi les moutons donnent le ton à la scène pastorale.



Les rois mages, somptueusement vêtus, contribuent à cette atmosphère féerique. Melchior, c’est le roi maure avec un magnifique turban sur la tête et un fastueux ciboire dans les mains. Balthazar appelé, par opposition, le roi blanc, a une cape violette brodée d’or. Gaspard, le roi à genou porte un coffret de pièces d’or.

Ils sont encore très nombreux et ne peuvent tous répondre présents. Quelques noms évocateurs rappellent la faconde de Marcel Carbonel à peindre ces femmes et ces hommes, ambassadeurs du terroir méridional.

Tous et chacun composent un merveilleux tableau qui sera accompli avec compétence et goût par des amateurs de crèches, les « architectes » de Noël.

Et aussi...



La Comtadine aux fruits rouges demandée par le Comtat Venaissin, la femme à la bassinoire, la femme au savon, la marchande de rubans, la femme aux limaçons, la femme à la lavande, la marchande de citrons…

autant de sujets où les détails minutieux racontent le quotidien familier et chantent les couleurs d’une Provence animée.

Marius trouve certainement ses origines dans Alphonse Daudet et rappelle ce Tartarin au verbe facile. Le mineur fut demandé à Marcel par les Houillères de Provence.

St François d’Assise, à la robe de bure aux plis bien dessinés, retrouve l’univers de la crèche. Il est le saint patron des santonniers. L’homme à la cruche, le tonnelier, le bourrelier, le gitan à la guitare, le marchand de marron, le vitrier dont la voix retentit dans les rues… illustrent cette population active.

etoile scintillante

Mon santonnier favori : MARCEL CARBONNEL

http://www.santonsmarcelcarbonel.com/tradition_marseille
"Cela ne peut se faire qu'en Provence, il y a de la magie ici...

• Tout d’abord, il faut se lever de bon matin, mettre 1/4 de talent (ou plus si vous le voulez de qualité).
• Prendre ensuite un petit 3/4 de terre de Provence à préférer à toutes autres qui n’ont pas le bon goût.
• Rajouter si l’on veut quelques cailloux hachés menu.
• Et habiller le tout avec un bon 1/4 de tissus et diverses petites choses dont j’ai le secret.
• Laisser mijoter longuement chez nous, en Provence, avec beaucoup d’amour et de savoir-faire…

Ainsi, vous aurez vous aussi, peut-être, créé un véritable Santon habillé provençal.
Mais, si vous avez la flemme, ce qui est naturel ici…

Laissez-moi le faire. C’est mon métier.”
signé CLAUDE CARBONNEL MAITRE SANTONNIER Etoile




ICI : http://www.claude-carbonel.com/

Un petit cours de Provençal ?

avec les personnages de la crèche ...

L'enfan Jèsu ou Lou Tant Bèu Pichot : L'enfant Jésus ou le si bel enfant
Sant Jousè : Joseph
La Santo Vierge : la Vierge Marie
Lou biou : Le boeuf
L'ase :L'âne
Li pastre : Les bergers, les pâtres, les premiers venus, avec leurs agneaux

Lou viei et la vièio : Le vieux et la vieille, ils s'appellent Grasset et Grasseto
Lou ravi : C'est l'idiot du village qui n'a rien à offrir, mais qui est touché par la grâce de l'évènement, en ravissement : il est toujours représenté les bras en l'air
Lou tambourinaire : avec son tambourin et son galoubet
Lou pescadou :le pêcheur, indispensable! Certains des disciples de Jésus étaient des pêcheurs
La peissouniero :La poissonnière
Lou pourtarié d'aigo : le porteur d'eau. En provence, l'eau, c'est de l'or! " L'aigo es d'or"
Lou bouscatié : Le bucheron, avec ses fagots de bois ou bosc
Lou banistaire : Le vannier, avec son grand panier d'osier, la banasto qui sert de berceau au nouveau-né
La fielaellro : La fileuse qui confectionne le maillot du nouveau-né
La jarfiniero : La jardinière, avec les légumes du jardin : l'aiet (ail), la courcoudo (courge, citrouille) ou encore : lou meloun de Cavaioun...
La maisèro : La fermière avec les produits de la ferme
La bugadiero : La lavandière, avec son savon de marseille, lou saboun de Marsiho, et son linge, la bugado (origine : cf buanderie, buandière)
Lou mounié : le meunier avec son sac de farine
Lou boulangié :Le boulanger, avec les pains, li pan ou les baguettes, li baneto

L'estamaire : Le rétameur, qui rétame les casseroles
L'amoulaire : Le rémouleur, avec sa meule, la molo, pour aiguiser les couteaux

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MessageSujet: Re: SYMBOLES ET TRADITIONS NOEL EN PROVENCE   Mar 16 Déc - 12:16

LA BUCHE DE NOEL EN PROVENCE




Les Provençaux apportaient au foyer le joyeux cariguié, ou vieux tronc d'olivier choisi pour brûler toute la nuit ; ils s'avançaient solennellement en chantant les paroles suivantes :

Caclio fio. Cache le feu (ancien).
Bouto fio. Allume le feu (nouveau).
Dieou nous allègre. Dieu nous comble d'allégresse !

Le plus ancien de la famille arrosait alors ce bois, soit de lait, soit de miel, en souvenir de l'Eden, dont l'avènement de Jésus est venu réparer la perte, soit de vin, en souvenir de la vigne cultivée par Noé, lors de la première rénovation du monde. Le plus jeune enfant de la maison prononçait, à genoux, ces paroles que son père lui avait apprises :
" O feu, réchauffe pendant l'hiver les pieds frileux des petits orphelins et des vieillards infirmes, répands ta clarté et ta chaleur chez les pauvres et ne dévore jamais l'étable du laboureur ni le bateau du marin. "

Cette scène si touchante de la bûche de Noël occupe toute une salle du musée d'Arles ; en voici la description : Neuf mannequins de grandeur naturelle sont groupés autour de la cheminée dans laquelle flambe la bûche de Noël. La première personne de gauche est l'aïeul, en costume du dix-huitième siècle. Il arrose, il bénit la bûche avec, du vin cuit et prononce les paroles sacramentelles. Cette formule renferme tout à la fois une prière et d'heureux souhaits pour toute la famille, debout devant la table chargée des plats réglementaires.

Alègre ! Alègre ! Dieu nous alègre.
Calendo ven, tout ben ven
E se noun sian pas mai, que noun fuguen men !
Dieu vous fague la graci de veire l'an que ven.

Dieu nous tienne en joie ; Noël arrive, tout bien arrive ! Que Dieu nous fasse la grâce de voir l'année prochaine, et si nous ne sommes pas plus nombreux, que nous ne soyons pas moins ! "

En face, assise, l'aïeule file sa quenouille. Derrière elle, le fermier, aîné des garçons, dit lou Pelot, s'appuie sur la cheminée, ayant sa femme vis-à-vis. A coté du Pelot, sa jeune sœur, souriante et rêveuse ; elle s'entretient avec lou rafi (valet de ferme). Près de la table, à gauche, l'aînée des filles prépare le repas, tandis qu'au fond le guardian, armé de son trident, et le berger avec son chien, se préparent à assister au festin familial. Une jeune enfant écoute religieusement la bénédiction du grand-père (benedicioun d'ou cacho-fio) (Le Museon Arlaten, par Jeanne de Flandreysy).

Mistral, quand il fut nommé membre de l'Académie marseillaise, en cette langue provençale si colorée, qu'il parle si bien, nous a donné, dans son discours, un tableau pittoresque de cette scène ravissante de la bûche de Noël :

" Au bon vieux temps, la veille de Noël, après le grand repas de la famille assemblée, quand la braise bénite de la bûche traditionnelle, la bûche d'olivier blanchissait sous les cendres et que l'aïeul vidait, à l'attablée, le dernier verre de vin cuit, tout à coup, de la rue déjà dans l'ombre et déserte, on entendit monter une voix angélique, chantant par là-bas, au loin dans la nuit. "

Et le poète nous conte alors une légende charmante, celle de la Bonne Dame de Noël qui s'en va dans les rues, chantant les Noëls de Saboly à la gloire de Dieu, suivie par tout un cortège de pauvres gens, miséreux des champs et des villes, gueux de campagne, etc., accourus dans la cité en fête.

" Et vite alors, tandis que la bûche s'éteignait peu à peu, lançant ses dernières étincelles, les braves gens rassemblés pour réveillonner ouvraient leurs fenêtres, et la noble chanteuse leur disait : " Braves gens, le bon Dieu est né, n'oubliez pas les pauvres ! " Tous descendaient alors avec des corbeilles de gâteaux, et de nougats - car on aime fort le nougat dans le Midi - et ils donnaient aux pauvres le reste du festin ".

Comment résister au désir que nous avons depuis longtemps de publier la bûche de Noël de Frédéric Mistral qui a bien voulu correspondre avec nous et nous donner des renseignements si intéressants sur les coutumes de Noël.

Cette description si gracieuse, si poétique, faisait primitivement partie du poème de Mireille : l'auteur a cru devoir la supprimer pour éviter les longueurs. (Il faut être bien puissant et bien sûr de soi pour négliger un tel tableau ou le reléguer dans les bas côtés de son œuvre. Lisons, relisons la traduction de ces beaux vers. Quelle naïveté ! Quelle beauté simple et pieuse ! Quelle rusticité pleine de saveur! De plus, quelle noblesse fière ! Oui, c'est ainsi que doit être sauvée Pâme d'un peuple et maintenue la haute tradition d'un pays. Chaque stance est soutenue par un souffle divin (X***)).

" Ah ! Noël, Noël, où est ta douce paix ? Où sont les visages riants des petits enfants et des jeunes filles ? Où est la main calleuse et agitée du vieillard qui fait la croix sur le saint repas ?

" Alors le valet qui laboure quitte le sillon de bonne heure, et servantes et bergers décampent, diligents. Le corps échappé au dur travail, ils vont à leur maisonnette de pisé, avec leurs parents, manger un cœur de céleri et poser gaiement la bûche au feu avec leurs parents.

Du four, sur la table de peuplier, déjà le pain de Noël arrive, orné de petits houx, festonné d'enjolivures. Déjà s'allument trois chandelles neuves, claires, sacrées, et dans trois blanches écuelles germe le blé nouveau, prémice des moissons.

Un noir et grand poirier sauvage chancelait de vieillesse. L'aîné de la maison vient, le coupe par le pied, à grands coups de cognée, l'ébranlé et, le chargeant sur l'épaule, près de la table de Noël, il vient aux pieds de son aïeul le déposer respectueusement.

Le vénérable aïeul d'aucune manière ne veut renoncer à ses vieilles modes.
IL a retroussé le devant de son ample chapeau, et va, en se hâtant, chercher la bouteille. H a rois sa longue camisole de cadis blanc, et sa ceinture, et ses braies nuptiales, et ses .guêtres de peau.

Cependant, toute la famille autour de lui joyeusement s'agite... - " Eh bien? Posons-nous la bûche, enfants ? - " Allégresse ! Oui ". Promptement, tous lui répondent : " Allégresse. " - Le vieillard s'écrie : " Allégresse ! Que notre Seigneur nous emplisse d'allégresse ! Et si une autre année nous ne sommes pas plus, mon Dieu, ne soyons pas moins ! "

Et, remplissant le verre de clarette devant la troupe souriante, il en verse trois fois sur l'arbre fruitier. Le plus jeune prend l'arbre d'un côté, le vieillard de l'autre, et sœurs et frères, entre les deux, ils lui font faire ensuite trois fois le tour des lumières et le tour de la maison.

Et dans sa joie, le bon aïeul élève en l'air le gobelet de verre : " 0 feu, dit-il, feu sacré, fais que nous ayons du beau temps ! "

Bûche bénie, allume le feu ! Aussitôt, prenant le tronc dans leurs mains brunes, ils le jettent entier dans l'âtre vaste. Vous verriez alors gâteaux à l'huile et escargots dans l'aïoli heurter dans ce beau festin vin cuit, nougat d'amandes et fruits de la vigne.

D'une vertu fatidique vous verriez luire les trois chandelles, vous verriez des esprits jaillir du feu touffu, du lumignon vous verriez pencher la branche vers celui qui manquera au banquet, vous verriez la nappe rester blanche sous un charbon ardent et les chats rester muets !


Etoile

EN SAVOIR PLUS :
http://www.livres-chapitre.com/-I0YH2E/-REY-JOSEPH/-CONTES-DE-NOEL-DU-PAYS-D'AIX-ET-DE-PROVENCE-ILLUSTRES.html
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MessageSujet: Re: SYMBOLES ET TRADITIONS NOEL EN PROVENCE   Mar 16 Déc - 19:21

Merci Liliane, d 'avoir mis de la couleur pour donner vie à cette belle tradition de Provence, chère à mon coeur, c 'est avec émotion que je viens de decouvrir cette illustration :malelovies: magnifique, un brin de nostalgie dans les yeux alors pour toi une phrase me revient en mémoire :

" Joio e peno ensèn soun maridado"

je traduis :

"la joie est inséparable de la peine"

Bien à toi .. Nine :star:
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MessageSujet: Re: SYMBOLES ET TRADITIONS NOEL EN PROVENCE   Mar 16 Déc - 23:33

Tout le plaisir était pour moi, Nine.

J'ai même trouvé ça pour toi :










(liliane guiomar)


Dernière édition par liliane le Mar 24 Nov - 13:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SYMBOLES ET TRADITIONS NOEL EN PROVENCE   Mar 23 Déc - 18:29

Et dans les 13 desserts j'allais oublier mon favori :


Spécialité d'Aix-en-Provence depuis le xve siècle, le calisson est une confiserie faite d'une fine pâte de melon confit et d'amandes broyés ensemble et nappée de glace royale.

Chaque année depuis 1995 à l'église Saint-Jean-de-Malte d'Aix-en-Provence se déroule la bénédiction des calissons.

L'histoire du calisson




L'origine du mot « calisson »

Plusieurs hypothèses ont été évoquées pour expliquer l'origine du mot « calisson ». La première, et la plus vraisemblable, est que la cérémonie de bénédiction se déroulait autrefois à Notre-Dame de la Seds trois fois par an : à Noël, à Pâques et le 1er septembre2. Le prêtre prononçait alors la formule latine venite ad calicem (« venez au calice »), qui se traduit en provençal par venes touti au calissoun3.

Selon d'autres sources, le calisson remonterait au milieu du xve siècle, lorsqu'au cours du second mariage de René d'Anjou avec Jeanne de Laval en 1454, le patron des confiseries du Roi en aurait servi rendant ainsi le sourire à la future reine, réputée peu gracieuse. Ayant pour une fois le sourire, un de ses proches aurait dit di calins soun (ce sont des câlins). Le nom lui est resté[réf. nécessaire].



Description :

À base de sucre, de poudre d'amande et de melon confit, cette pâte est posée sur une feuille de pain azyme et couverte d'une glaçure à l'œuf (glace royale). À l'aide d'un emporte-pièce on lui donne la forme effilée d'une amande, avant de la cuire à feu doux. Cette spécialité est préparée avec des ingrédients assez chers, et sa préparation est longue. Ce qui explique son prix de vente relativement élevé.

La marque la plus reputée dans la fabrique du Calisson :

http://www.calisson.com/

c 'est les CALISSONS DU ROY RENE etoile scintillante
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MessageSujet: Re: SYMBOLES ET TRADITIONS NOEL EN PROVENCE   Mar 10 Fév - 18:43

LA VRAIE RECETTE DU CALISSON D'AIX .... EXCLUS (pour les gourmets)




Pour 50 calissons
150 g de melon confit (sans colorant)
50 g de confiture d'abricot
300 g de poudre d'amande fraîchement moulue
200 g de sucre glace
1 c à c d'eau de fleur d'oranger
2 ou 3 gouttes d'extrait d'amande amère (seulement si on aime)

Pour le glaçage royal
1 blanc d'oeuf (35 g) battu en neige ferme
150 g de sucre glace

A l'aide d'un hachoir électrique, mixer finement le melon confit et la confiture d'abricot. Transvaser dans le bol d'un robot et ajouter l'eau de fleur d'oranger, l'amande amère (facultatif), la poudre d'amande et le sucre glace. Mélanger jusqu'à ce que la pâte forme une boule.

Mettre la pâte d'amande entre deux feuilles de papier sulfurisé et l'abaisser à 1 centimètre d'épaisseur avec un rouleau à pâtisserie. Retirer la feuille du dessus et laisser sécher la pâte pendant 2 heures au moins.

[Pour la manœuvre (optionnelle) consistant à recouvrir le dessous des calissons de pain azyme (comme ceux du commerce) voir la note 2 en fin de recette.]

Former les calissons à l'aide d'un "découpoir à calissons" (difficile à trouver, je préfère que vous le sachiez) ou, si vous n'en avez pas, avec un petit emporte-pièce rond (de 3 cm de diamètre) qui donne aussi un joli résultat. Récupérer les chutes de pâte d'amande et recommencer jusqu'à épuisement.

Déposer les calissons sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé saupoudré (sans excès) de sucre glace. Laisser sécher toute une nuit.

Le lendemain, préparer le glaçage royal en mélangeant l'œuf battu en neige au sucre glace. Le résultat doit avoir la consistance d'une crème fraîche épaisse et ne doit pas être coulant.

Tremper le dessus de chaque calisson dans le glaçage, égoutter et reposer sur le papier sulfurisé. Le glaçage va se lisser tout seul. Laisser sécher toute une nuit dans un endroit tempéré.

Voilà, vous savez tout de la vraie recette du vrai Calisson d'Aix. C'est un peu longuet certes, mais pas difficile du tout…

Note 1 : j'ai volontairement omis de décrire la manœuvre consistant à recouvrir le dessous des calissons de pain azyme (comme ceux du commerce). On peut très bien le faire à la maison. Et je le fais d'ailleurs sans difficulté (comme sur la photo). Mais c'est de loin ce qu'il y a de plus long à faire. S'il y a des puristes intéressés par le procédé, je l'expliquerai volontiers.

Note 2 : alors la voila ma fameuse manip pour faire des calissons jolis comme tout avec le pain azyme et tout et tout.
Donc, après avoir retiré la feuille de papier sulfurisé du dessus de la pâte d'amande, la remplacer par une feuille de pain azyme (attention, il en existe de différentes épaisseurs... pour les calissons, elle doit être fine). Poser votre emporte-pièce sur la feuille de pain azyme. A l'aide d'un petit couteau bien aiguisé (un Opinel sera parfait aussi) découper l'épaisseur de pain azyme en longeant l'intérieur de l'emporte pièce. Enfoncer ensuite votre emporte-pièce. Voila, c'est fait... vous avez un joli calisson bien découpé. Recommencer jusqu'à épuisement de la pâte après avoir trempé votre découpoir dans un bol d'eau tiède, ce qui lui évitera de devenir collant et assurera une découpe parfaite jusqu'au bout. Laisser sécher toute une nuit et procéder au glaçage comme décrit plus haut
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MessageSujet: Re: SYMBOLES ET TRADITIONS NOEL EN PROVENCE   Ven 8 Avr - 12:00

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MessageSujet: Re: SYMBOLES ET TRADITIONS NOEL EN PROVENCE   

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