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 CESARIA EVORA

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Nine
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MessageSujet: CESARIA EVORA   Jeu 11 Déc - 16:24

CESARIA EVORA

Radio Mindelo

Timbre léger, limpide :
Cesaria Evora en ses vertes années. Qui l'eût cru ?




Imaginez Cesaria Evora en débutante.
La voix déjà douce, mais plus légère, candide, limpide, un peu crue.
Pas encore voilée par la vie, l'alcool, le tabac.
Pas encore patinée par le temps. Moins mûre, moins puissante
moins terrienne...?

Ces enregistrements remontent aux années 60, réalisés pour la radio
avec un seul micro, les musiciens disposés à plus ou moins grande distance
pour une balance (intuitive) des niveaux sonores.
Cesaria avait alors une vingtaine d'années et chantait depuis cinq ans.
Avec un goût très sûr (1), elle avait déjà fait ses principaux choix artistiques,
notamment quant aux auteurs-compositeurs auxquels
elle emprunte encore aujourd'hui ses chansons :
Morgadinho, B. Leza, Gregorio Gonçalves...

La plupart de ses futurs succès sont d'ail leurs dans l'album Radio Mindelo
(pour vu d'un livret de vingt-quatre pages avec photos d'archives),
sur des orchestrations à peine différentes de celles qui accompagneront
sa gloire internationale.
On n'est pas dépaysés, plutôt en terrain connu,
avec cette impression bizarre de remonter le cours du temps, de rajeunir un peu.

Cet été, la mama diva du Cap-Vert avait annulé
ses dates de concerts à cause de problèmes de santé.
Renseignement pris, elle va bien mieux,
après un accident cardiovasculaire provoqué
par un de ses coups de tête de gamine obstinée :
elle avait interrompu régime et traitement
alors qu'elle souffre de diabète et de cholestérol !

Depuis, la reine de la morna a repris sa tournée américaine
et s'attelle à l'enregistrement d'un nouvel album.
Il est prévu pour le printemps prochain.

(1) Ses seuls dérapages variétoches remontent au début des années 90,
juste avant l'album Mar azul.

Eliane Azoulay

Telerama n° 3074 - 13 décembre 2008

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MessageSujet: Re: CESARIA EVORA   Jeu 11 Déc - 16:31

CESARIA REINE DE LA MORNA


Une chanteuse peut séduire par ses capacités techniques, ou son aptitude à transmettre toutes les émotions grâce au canal de sa voix. Le public, affligé d’un cœur de midinette, résiste rarement aux belles histoires édifiantes de moderne Cendrillon.

Mais lorsqu’on rencontre ces deux paramètres dans un seul et même personnage,
cela devient un mythe. Impératrice de la morna (musique identitaire de l’archipel du Cap-Vert), personnage de légende ancré dans la réalité, Cesária Évora est tout cela, et bien plus encore : une immense chanteuse et le dernier symbole artistique tiers-mondiste en date à avoir acquis la célébrité…

La « Diva aux pieds nus »,
de l’orphelinat aux plus belles salles de concerts…

La République du Cap-Vert est un archipel situé dans l’Océan Atlantique, au large des côtes de la Gambie, de la Mauritanie, et du Sénégal. Colonie portugaise pendant plus de cinq siècles, elle a acquis l’indépendance en 1975.

Alors que sa prospérité s’est édifiée dans les siècles passés grâce à la traite des esclaves, et, plus récemment, l’instauration des lignes de transports transatlantiques, le pays est aujourd’hui l’un des plus pauvres du monde, handicapé dans son développement par l’absence de ressources naturelles, ainsi qu’une pénurie d’eau endémique.

Cesária Évora y est née le 27 août 1941 à Mindelo, dans cet archipel qui a marqué son développement culturel et artistique, et auquel elle a rendu, en juste réciprocité, un éclairage international tout à fait inattendu.

Sa mère, Dona Joana (qui eut, toute sa vie, un très important rôle de confidente auprès de la chanteuse), est cuisinière . Son père, Justino da Cruz Évora, musicien émérite, pratique le violoncelle, le cavaquinho (petite guitare à quatre cordes), la guitare et le violon. Il permet surtout à sa fille, grâce à ses relations artistiques, de fréquenter les plus grands musiciens du pays.

Ainsi de Francisco Xavier da Cruz, plus connu sous le pseudonyme de Bia Leza, qui, non seulement a formé toute une génération de musiciens capverdiens, mais qui, guitariste émérite, s’est tôt intéressé à la morna. Ce style musical, héritier des traditions angolaises (percussions africaines) et des modinhas brésiliennes, mais également des chants de marins britanniques et du fado portugais, devait en effet connaître sa dernière mutation après son arrivée dans la ville de São Vicente :

Bia Leza y rajoute alors un accord intermédiaire, des variations d’un demi-ton, et, sur un rythme ralenti, commence dans ses textes à évoquer des préoccupations plus quotidiennes et immédiates. Désormais, et à l’instar du blues, la morna peut chanter l’amour, la mort, le désir.

Cesária, jolie petite fille vive, baigne alors dans ce contexte d’émulation artistique, et ne craint pas de fréquenter le quartier chaud de la ville (jadis occupé par le corps expéditionnaire portugais), qui, à l’instar de certains ports européens, compte alors davantage de maisons closes que d’habitants.

Une jeune retraitée

Cesária est triste. Et elle chante… des chansons tristes. Ce qui, on en conviendra, ne représente pas une évolution sensible de sa situation. Elle continue à écumer bars et navires de croisière. Un commerçant, fasciné par sa voix, l’enregistre sur un modeste matériel, et édite avec la bande un 45-tours au Portugal : échec cuisant. L’année suivante voit la réalisation d’un nouveau disque, là encore initiative d’un auditeur enthousiaste : nouvel échec. Au début des années 70, la chanteuse fait un bilan sur sa carrière : elle est une vedette incontestable de l’archipel. S’ils n’ont pas généré de ventes faramineuses, les quelques disques édités sous son nom constituent une carte de visite intéressante. Mais elle connaît toujours la pauvreté, la souffrance de ne pas voir son talent reconnu à sa juste dimension, et la dureté de son pays, qu’elle aime, mais dont elle éprouve quotidiennement l’âpreté. Elle ne se résout pourtant pas à l’exil, mais, à l’image de son père emporté prématurément par ce fléau, se noie progressivement dans l’alcool. Elle ne connaît alors que les amours sans lendemain, et seul le whisky lui reste un fidèle compagnon.

En 1975, la République du Cap-Vert accède donc à l’indépendance. Le Parti pour l’Indépendance du Cap-Vert, d’obédience socialiste, prend le pouvoir, en instaurant un système politique unipartite (qui perdurera jusqu’en 1990, date de l’instauration d’un système multipartite et d’élections démocratiques). La répercussion sur les activités économiques est d’une conséquence immédiate sur le tourisme (à l’image de la situation cubaine) : bars, restaurants, salles de spectacles et autres lieux de nuit ferment les uns après les autres. Cesária Évora, qui, de plus, a plongé dans une longue et profonde période de dépression nerveuse, alimentée par sa lassitude de sa vie de bohème, et la conviction qu’elle ne subviendra jamais à ses besoins élémentaires par son chant, décide d’interrompre sa carrière de chanteuse.

Petit retour, petit pays

Au début des années 80, une amie de longue date, pharmacienne et, surtout, responsable d’une organisation de femmes fraîchement créée par le parti au pouvoir, décide de rendre hommage aux artistes capverdiens. Un spectacle est monté, qui n’est qu’une source supplémentaire de vexations pour Cesária Évora, à son sentiment spoliée d’un cachet d’artiste à la juste hauteur de ses qualités.

Aujourd’hui, le monde

Son producteur, décidé à embrasser un projet plus ambitieux encore, lui fait enregistrer en octobre 1992 Miss Perfumado. Cesária Évora y est à son sommet, immortalisant pour l’histoire parmi ses plus belles chansons (« Miss Perfumado » est une splendide morna signée Bia Leza). Le disque se vend à plus de 300 000 exemplaires, et est nominé aux Grammy Awards (lauriers de la chanson mondiale, dans tous ses styles), lors de son édition américaine, sept années plus tard. Elle le sera trois fois dans sa carrière.

Au mois de juin 1993, la chanteuse remplit la salle de l’Olympia à deux reprises, exploit invraisemblable quelques mois auparavant. Elle entame de multiples tournées de par le monde : en Europe (dont des dates triomphales en Suède), en Afrique, au Brésil et au Canada. A Lisbonne, des scènes d’hystérie accompagnent ses différents spectacles. C’est à l’automne 1995 qu’elle donne ses premiers concerts sur le sol américain. Madonna ou David Byrne se pressent, enthousiastes, pour l’applaudir. Considérant l’éclairage indubitable qu’elle a offert à l’ensemble des artistes capverdiens, le gouvernement de son pays lui délivre un passeport diplomatique.

En 1994, un changement de label (elle a signé chez BMG) s’accompagne de la sortie d’un nouvel album, Sodade, Les Plus Belles Mornas de Cesária Évora. Disques d’or et productions discographiques s’enchaînent avec régularité : Cabo Verde (1997), Best of Cesária Évora et Café Atlantico (1999 - à cette occasion, un voyage à Cuba lui permet de rencontrer le groupe Orquesta Aragon), São Vicente di Longe (2001).

Elle croise également l’absolue star brésilienne Caetano Veloso, avec lequel elle grave un duo. Elle travaille avec Jaques Morelenbaum, arrangeur attitré du Brésilien Antonio Carlos Jobim, enregistre une version d’un standard de Nat King Cole (« Maria Elena »), et offre des épousailles entre la tradition musicale capverdienne et la kora mandingue.

En 2002, Cesaria chante avec Salif Keita. La même année, une anthologie (Mornas e Coladeras) est éditée. En 2003, la chanteuse participe à Drop the Debt, initiative d’artistes au bénéfice de pays pauvres, dont l’économie est étranglée par la dette extérieure. La même année, rançon de la gloire, la chanteuse est remixée (Club Sodade). Pour ne pas être en reste, Evora enregistre un nouvel album (Voz d’amor). En 2004, ce disque remporte le Grammy Award de la catégorie « Musiques du monde », ainsi qu’une Victoire de la musique, et on réédite des DVD sur ses prestations scéniques. La même année, elle participe à Carnets de bord, nouvel album de Bernard Lavilliers…et elle est décorée Chevalier des Arts et lettres par le ministre de la Culture français. En 2006, son nouvel enregistrement (Rogamar) accueille plusieurs invités, comme Cali et Ismael Lô, mais, signe d’une fidélité constante, est enregistré en grande partie dans sa ville natale de Mindelo.

A près de soixante-dix ans, elle assure avoir renoncé au cognac, au whisky et autres alcools forts. Par ailleurs, elle ne goûte que très modérément le service après-vente nécessaire à une carrière de chanteur, expédiant avec désinvolture interviews et interviewers. Par son chant, mais également sa force de caractère, Cesária Évora a su transformer l’adversité en triomphe, la laideur en beauté. Avec Bob Marley, elle constitue la plus belle revanche des « pays en voie de développement » face à l’Occident et un rare exemple de star du « tiers-monde ». Femme, mère et fille, elle offre également un exemple définitif de pied de nez à une certaine façon d’écrire l’histoire.

« Je ne crois pas au rêve, ni au destin.
Ce qui me ravit aujourd’hui, c’est le bonheur d’avoir traversé
toutes les souffrances pour mieux vivre ce que je vis maintenant.
Chez nous, on dit qu’il vaut mieux boire le fiel d’abord et le miel ensuite.
Maintenant, je bois du miel. »


Christian Larrède


SITE OFFICIEL :
http://www.cesaria-evora.com/
MYSPACE :
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=54690007


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MessageSujet: Re: CESARIA EVORA   Jeu 11 Déc - 16:48



CESARIA EVORA

Cesaria Evora est née le 27 août 1941. Quand le public européen la découvre, en 1988, elle a 47 ans. Elle paraît si âgée qu'elle est vite identifiée au retour des "vieilles gardes", qui connaîtra son apothéose avec les Cubains septuagénaires du Buena Vista Social Club. Depuis, la chanteuse cap-verdienne a suspendu le temps, vendant plus de 5 millions et demi d'albums, sans prendre de rides, inscrivant dans le répertoire mondial de la chanson Sôdade, poésie évoquant le transfert forcé des travailleurs cap-verdiens dans les années 1950 vers les plantations de cacao de Sao Tomé et Principe, autre poussière d'empire portugais.


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Mais le mystère de la "diva aux pieds nus" était resté entier. En premier lieu parce qu'il n'existait aucune trace, ou très peu, de sa carrière avant 1984. Le vide des jeunes années est aujourd'hui comblé. L'album Radio Mindelo, publié le 8 décembre (Lusafrica/Sony-BMG), propose vingt-deux titres enregistrés entre 1959 et 1961 dans deux radios privées, Radio Barlavento et Radio Clube. Elle était alors âgée de 20 ans à peine.
Comme en témoignent des photos inédites, la jeune Créole de Mindelo est belle, enjouée, et déjà saisie par le vague à l'âme insulaire. La voix est claire, fine. Les intonations, la justesse et le phrasé sont les mêmes qu'aujourd'hui. La base de son répertoire n'a pas changé : des compositions de B. Leza, T. Goy ou Morgadinho. De cette époque, on savait qu'il existait d'introuvables 45-tours, publiés par des entreprises locales, telle la Casa Joao Mimoso, et pressés en Allemagne, quatre titres partagés entre plusieurs interprètes. Le gros des bandes magnétiques dormait dans les placards de Radio Barlavento, puis de la Radio Nacional do Cabo-Verde (aujourd'hui RTC), qui a entrepris de conserver les témoignages de la période coloniale après l'indépendance, en 1975.
Elles auraient été oubliées sans la mémoire vive de l'ingénieur du son de Radio Barlavento, Gustavo Albuquerque qui, quarante-cinq ans plus tard, alerta de leur existence José Da Silva, producteur franco-capverdien de Cesaria Evora. La qualité technique est bonne et les indications floues, notamment sur l'identité des musiciens. On y perçoit parfaitement les ambiances d'époque.
Le Cap-Vert est sous la domination du Portugal du docteur Salazar (1889-1970), fondateur en 1933 de l'Estado Novo, le fascisme à la portugaise, déboulonné par la "révolution des oeillets" en 1974. Le turbulent Mindelo, port cosmopolite de l'île de Sao Vicente, garde l'empreinte des Anglais, qui y avaient établi au XIXe siècle des dépôts de charbon pour approvisionner les vapeurs en route pour les Amériques ou l'Afrique du Sud. Il y pleut peu, la pierre est ocre, les flots bleu outremer, la verdeur est rare. Le grand compositeur de morna, sorte de fado cap-verdien, B. Leza, vient de mourir (en 1958), rongé par l'alcool et la syphilis.


DERRIÈRE UN RIDEAU


Fille de Justino Da Cruz Evora, joueur de cavaquinho (petite guitare) et de violon, et de Dona Joana, cuisinière chez "les Blancs", la jeune Cesaria chante dans les bars depuis ses 14 ans. En 1958, elle découvre une nouvelle mode : la coladera, forme dansante, gaie, musique de variété et de carnaval. Guitariste et compositeur, Ti Goy, un joli métis en costume-cravate, prend la jeune fille sous son aile, l'emmène chanter à la radio ou à bord des bateaux portugais ancrés dans la baie. Cesaria Evora croit en son avenir.

Mais elle n'a ni mari ni puissant protecteur. Ses compagnons de musique partent à Lisbonne, elle reste. Elle chante au Gremio, lieu de rendez-vous de la bonne société de Mindelo, cachée derrière un rideau - on ne montre pas les pauvres et les Noirs. Elle s'enfonce dans la misère. En 1975, les révolutionnaires du PAIGC préfèrent les musiques ancrées dans l'identité africaine, comme le funana, à la morna, assimilée à un fado fataliste. Les commerçants portugais ne sont plus là pour glisser leurs oboles dans les bars de Mindelo.

Alors, de 1975 à 1984, Cesaria Evora se tait. S'enfonce dans la dépression et le malaise mental. Elle en sera sauvée en 1984 par l'OMCV, l'organisation de femmes du gouvernement marxiste, qui lui fait enregistrer un titre sur un album. Trois ans plus tard, à Lisbonne, elle rencontre José Da Silva, jeune employé de la SNCF française, Cap-Verdien né à Dakar, son heureux manager depuis vingt ans.

Véronique Mortaigne
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MessageSujet: Re: CESARIA EVORA   Mer 22 Déc - 1:13

Les beaux duos de Cesaria Evora




Le label Lusafrica publie Cesaria &,
un album de duos de la célèbre chanteuse capverdienne,
dont la plupart figurent sur plusieurs de ses albums ou sur ceux de ses duettistes,
ces derniers allant de l'Italien Adriano Celentano au Stéphanois Bernard Lavilliers.
Cet album comporte deux inédits :
l'un avec la chanteuse grecque Eletheria Arvanitaki,
l'autre avec Caetano Veloso pour une esquisse de la chanson brésilienne Negue,
improvisée lors de l'émission Le Pont des Artistes, sur France Inter en 1999.

Les temps forts de cet album ne sont pas forcément ceux que l'on croit,
comme le duo avec Adriano Celentano,
immense vedette de la chanson et de la pop en Italie, sur la chanson Quel Casinha.
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MessageSujet: Re: CESARIA EVORA   Mer 22 Déc - 1:18

ELLE CHANTE
BERNARD LAVILLIERS/CESARIA EVORA




Elle chante un peu voilée souple comme le vent
C’est une mélodie sans paroles hors du temps
Elle chante les yeux fermés en fléchissant le cou
Plongée dans un pays très éloigné de vous

Alors les mots qu’elle improvise
Sont faits de violence et de couleurs
Sa voix qui était fluide d’abord se brise et se renforce
Comme les blessures de l’âme dans la profondeur de l’écorce

Mais d’où lui vient cette infinie douceur
Cette sensualité mélangée de pudeur
Ses belles mains quand elles se pose
Sur une épaule ou sur mon bras
Tout se métamorphose
On oublie la mort on s’en va

Elle chante la terre rouge la sèche la stérile
Elle chante les hommes proscrits les sans terre dans les villes
Les jeunes filles en noir et tous les enfants dans les rues
Les longues années sans pluie et ceux qu’on n’a jamais revus

Elle a ce don cette lumière pour chanter des mots à sa terre
Le rêve qui la berce devient un grande vent ravageur
Et puis innocemment parle d’amour et de chaleur

Mais d’où lui vient cette infinie douceur
Cette sensualité mélangée de pudeur
Ses belles mains quand elles se posent
Sur une épaule ou sur mon bras
Tout se métamorphose
On oublie la mort on s’en va

Elle chante des mots qu’elle improvise
Venus de loin des profondeurs
Sa voix qui était fluide d’abord se brise et se renforce
Elle est la vie la mort la fragilité et la force
Elle est la vie la mort la fragilité et la force

B. LAVILLIERS
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MessageSujet: Re: CESARIA EVORA   Ven 23 Sep - 12:11

Cesaria Evora met fin à sa carrière

La chanteuse cap-verdienne Cesaria Evora, 70 ans, "arrivée il y a quelques jours à Paris dans un état de grande faiblesse", met fin à sa carrière, a annoncé vendredi sa maison de disques Lusafrica dans un communiqué.

La chanteuse n'honorera pas les concerts qu'elle devait donner dans les prochaines semaines, précise le communiqué.
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Bridget



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MessageSujet: Re: CESARIA EVORA   Sam 17 Déc - 16:11



.
LA DISPARITION DE CESARIA EVORA









La chanteuse Cesaria Evora, connue sous le nom de la "diva aux pieds nus", est morte, samedi 17 décembre, à l'âge de 70 ans. L'information, d'abord diffusée par des médias portugais, a été confirmée de source officielle.

La chanteuse, qui avait mis un terme à sa carrière en octobre en raisons de problème de santé, a été admise à l'hôpital Baptista de Sousa, sur l'île de Sao Vicente, vendredi soir à cause d'une "insuffisance respiratoire" et une "tension cardiaque élevée", selon l'agence LUSA.


De passage à Paris en octobre pour des examens à l'Hôpital américain de Neuilly, une Cesaria Evora très ammoindrie confiait au Monde : "Je vais arrêter, un jour, mais pas que ça.
En fait, j'arrête tout. Je n'ai pas de force, pas d'énergie. Je veux que vous disiez à mes fans : excusez-moi, mais maintenant, je dois me reposer

LeMonde.fr


http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/12/17/la-chanteuse-cesaria-evora-est-morte_1620143_3246.html#ens_id=1620142





;
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liliane
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MessageSujet: Re: CESARIA EVORA   Mar 20 Déc - 9:04

TV5 MONDE

Jeudi 22 décembre à 23h15

En hommage à Cesaria Evoria

Rediffusion de l'émission Acoustic de janvier 2005
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MessageSujet: Re: CESARIA EVORA   Aujourd'hui à 23:56

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