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 REQUIEM POUR YMA SUMAC

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Nine
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MessageSujet: REQUIEM POUR YMA SUMAC   Lun 8 Déc - 17:59

Requiem pour Yma Sumac
Jean Pierre Lentin - NOVA

La diva de l’exotica, le phénomène vocal qui atteignait sans effort plus de quatre octaves, la performeuse extravagante (notamment dans des comédies musicales et des films), bref la grandissime Yma Sumac vient de s’éteindre le 1er novembre à l’âge probable de 86 ans (sa biographie, on va le voir, est sujette à de multiples cautions).

Une chose est sûre : elle a mené une carrière éblouissante, d’abord sous la direction de son producteur, orchestrateur et mari Moisés Vivanco (dont elle divorce en 1957, avant de se remarier avec lui et de re-divorcer), puis avec de grands chefs d’orchestre comme Les Baxter ou Billy May.

Naturalisée américaine en 1955, elle serait né au Pérou sous le nom de Zoila Augusta Emperatriz Chavarri del Castillo. On s’est toujours douté que son soi-disant statut de princesse descendante d’un empereur Inca était une pure invention promotionnelle.

Mais les zones d’ombres ne s’arrêtent pas là. D’après certains historiens, elle serait née en Argentine et non au Pérou – et c’est d’ailleurs dans ce pays qu’elle enregistre ses premiers morceaux en 1943. Et puis, tout comme Carlos Gardel (de son vrai nom Charles Gardes), elle appartiendrait en fait à une famille française émigrée en Argentine et son vrai nom serait Amy Camus (anagramme de son nom d’artiste).

Il est peu probable que le mystère soit jamais éclairci. Quoi qu’il en soit, cette chanteuse fabuleuse a toujours fait partie et fera toujours partie de la programmation de Nova !

Etoile
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Nine
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MessageSujet: Re: REQUIEM POUR YMA SUMAC   Lun 8 Déc - 18:15

Voilà la biographie de YMA SUMAC Etoile


Découvrez Yma Súmac!

Descendante directe du dernier empereur des Incas, Atahualpa, la chanteuse péruvienne Yma Sumac (1922-2008) demeure un OVNI dans le paysage de la variété exotique. Son registre vocal étendu sur quatre octaves et demi lui vaut le surnom de Rossignol des Andes et une popularité jamais démentie. Son premier album Voices of the Xtabay (1950) est devenu un classique inclassable.

Descendante en ligne directe du dernier empereur Inca, Atahualpa, la princesse Zoila Augusta Emperatriz Chávarri del Castillo, dite Yma Sumac, voit le jour le 13 septembre 1922 à Callao (Pérou) et grandit dans la ville d'Ichocán (Pérou).
A l'âge de 13 ans, elle remporte un concours de chant (le Festival du Soleil) et se fait déjà remarquée par ses capacités vocales hors du commun. L'enfant prodige continue cependant ses études dans un collège catholique à Lima avant d'être remarquée lors d'un autre tremplin par le musicien local Moises Vivanco qui l'intègre à sa formation Compañía Peruana de Arte, avant de l'épouser le 6 juin 1942. Alors appelée Imma Sumack, elle enregistre avec ce groupe une vingtaine de chansons pour la marque Odeon.

En 1946, Sumack et Vivanco émigrent à Los Angeles où ils forment le Inca Taky Trio avec Cholita Rivero, cousine de Vivanco. Le registre vocal de la chanteuse (soprano) ne manque pas d'attirer un responsable du label Capitol alors que la chanteuse se produit au club The Blue Angel ; Walter Rivers lui propose un contrat d'artiste solo sous le nom d'Yma Sumac et lui fait enregistrer l'album Voice of the Xtabay en 1950, sous la direction musicale de Willy May.
L'album, mélange improbable et inclassable de variété exotique et d'airs d'opéra, se révèle un véritable OVNI dans le paysage musical américain d'alors, et remporte un vif succès. Considéré comme un classique du genre easy listening, le disque qui n'a jamais été retiré du catalogue de la maison de disques lance la carrière d'Yma Sumac à l'échelle internationale.

Son deuxième album Inca Taqui confirme l'engouement général pour la voix de celle que l'on surnomme Le Rossignol des Andes et dont l'étendue vocale est estimée à quatre octaves et demie. Il est suivi par Legend of the Sun Virgin, Legend of the Jivaro et Fuego del Ande.


La popularité d'Yma Sumac est telle qu'elle est même invitée à se produire en ex-Union Soviétique, où elle est dignement reçue par Nikita Khroutchev, ou au célèbre Royal Albert Hall de Londres. Les tournées suivantes l'entrâine aussi bien au Japon qu'en Israël.

Les années 70 se révèlent plus difficiles, notamment en raison de problèmes de santé. Après l'enregistrement de l'album Miracles (1971), Yma Sumac ralentit alors ses activités et retourne dans son pays natal afin de prendre quelque repos après avoir fait le tour du monde en chantant.
La carrière reprend du service en 1987 à la faveur d'une redécouverte de son répertoire et de son installation à New York où la chanteuse donne plusieurs concerts. Elle enregistre la chanson I Wonder pour la bande originale du film Sleeping Beauty (La Belle au bois dormant), et apparaît dans l'émission Late Night de David Letterman où elle interprète le titre Ataypura (ce titre sera ensuite repris dans le film The Big Lebowski des frères Coen en 1998).
En France, un hommage inattendu lui est rendu au détour de la chanson Joe le taxi (1987) par la débutante Vanessa Paradis.

La décennie 1990 est majoritairement dominée par des séries de concerts en Californie où elle s'est depuis installée, et au Canada.

En 1992, un documentaire signé Günther Czernetsky est réalisé sur sa vie : Yma Sumac - Hollywood's Inca Princess.

Le 6 mai 2006, Ima Suma se voit décerné la plus haute distincition péruvienne, celle de l'Ordre du Soleil.

Puis Yma Sumac s'éteint à son domicile de Los Angeles le 1er novembre 2008 à l'âge de 86 ans, atteinte par un cancer du côlon.

Loïc Picaud
SOURCE :music story
http://www.music-story.com/yma-sumac/biographie
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liliane
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MessageSujet: Re: REQUIEM POUR YMA SUMAC   Mar 9 Déc - 1:49

Documentaire sous titré en français concernant la "Castafiore Inca" :

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Nine
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MessageSujet: Re: REQUIEM POUR YMA SUMAC   Mer 17 Déc - 15:51

POUR VOUS : UN EXCELLENT ARTICLE


Cette chanteuse était un cas



Ah, les chanteuses... difficile de déterminer laquelle est ou était la meilleure toutes catégories. Eliminons tout de suite les bêlantes actuelles, dans lesquelles figure Björk, au registre fort limité et aux capacités vocales plus proches d’un gond de porte qui grince qu’autre chose. Et gardons plutôt la belle Emmylou Harris, qui répand sur ses pochettes ses beaux cheveux blancs, elle qui les avait noirs de geai pendant des années: elle produit album magnifique sur album magnifique, et le dernier ("All Intended to Be") n’est pas en reste. Mathilde Santing, la plus méconnue de toutes, une voix magnifique qui a commis la plus belle version jamais faite de "Little Girl Blue", chanson que beaucoup ont tentée sans trop réussir: telle Nina Simone l’insupportable diva aux caprices fatigants (demandez aux organisateurs de spectacle qui l’ont connue!), la seule ayant réussi à y mettre son âme étant Janis Joplin, toute jeune alors. Et avec déjà un coffre assez étonnant.

Et puis, pour ceux qui ne jurent que par La Callas, que je ne suis pas le seul à trouver largement surévaluée, il y a LE phénomène.

Qui a eu droit durant sa carrière à toutes les appellations possibles : "la castafiore inca", "le rossignol des Andes", "la déesse des montagnes", "l’égérie de Kroutchev" (qui en raffolait !), " le rossignol-jaguar","la reine de l’exotique", "la déesse du mambo", "l’oiseau-chanteur péruvien", "la fille du dieu Soleil" bref... un cas. Un sacré cas pour cette descendante d’Atahualpa, le dernier roi (sacré) inca. Une descendance certifiée par un incroyable bout de papier accordé par l’ambassadeur du Pérou aux Etats-Unis le 23 août 1946 : "Je certifie par la présente qu’à ma connaissance personnelle et en accord avec des autorités de l’histoire des Incas et de l’histoire péruvienne en général (les noms desquels pourront être communiqués sur demande), Imma Summack est une descendante de l’empereur inca Atahualpa vu que sa mère Emilia Atahualpa descend directement du dernier empereur inca du Pérou."

Une descendante de roi ou d’empereur, peut-être bien, en tout cas une voix renversante : née en 1922, dès 13 ans, elle sidère en effet tout le monde... car elle présente déjà une capacité assez peu répandue : son incroyable voix de soprano couvre cinq octaves. Oui, cinq, comme un piano. Remarquez, tout le monde n’est pas d’accord sur la définition de ce registre étendu : je vous en ai trouvé un qui dit ça avec humour : "conclusion : toute personne qui est annoncée où que ce soit comme ayant ’plus de 5 octaves dans la voix’ est, au choix : le croisement improbable entre Barry White au réveil et une chauve-souris", dit un musicien plus précis que d’autres : c’est quatre maxi en fait. (Et c’est le cas d’Edson Cordeiro, par exemple).

Mais l’idée du croisement entre la chauve-souris et Barry White, c’est peut-être la seule façon de décrire la tessiture de notre princesse des Andes, finalement. Gardons-la donc.
Elle, en tout cas, durant toute sa carrière y compris à Hollywood, on la présentait partout comme "la voix la plus haute du monde" : descendue des Andes, ça paraissait normal. Mais de là à ce qu’ Augusta Imperatriz (son nom en espagnol) chante comme un rossignol et fasse en même temps le baryton... il y a de quoi rester par terre. L’écouter, c’est obligatoirement prévoir une chaise à côté de soi : elle vous y assoit de force par son chant entre l’incantatoire mystique et le registre d’opéra traditionnel.

Du plus haut au plus grave en quelques secondes, cette dame paraît irréelle. Si, en plus, on l’affuble de vêtements improbables jouant sur le registre inca, c’est la complète. Elle sidère et subjugue, elle envoûte et intrigue.

Etonnante et inclassable voix : j’ai un ami audiophile, il est extrêmement précautionneux, et, chez lui, tout est bien rangé (comme dans sa tête). Dans sa collection de vinyles, on trouve ainsi Katheen Ferrier dans les F et Cathy Berberian dans les B : tout est donc normal. Il a même Tracy Chapman et Sinead O’Connor, c’est vous dire, bien rangées elles aussi : l’homme sait distinguer les voix entre elles en dehors de ce que ces dames chantent comme genre.

Un jour, il y a bien longtemps, je tombe chez lui sur une série d’albums avec des pochettes kitsch pas possibles, la plus belle étant celle d’Yma Sumac Mambo and More datant de 1956. Pas rangés, les disques d’Yma Sumac : ni dans les S ni dans les Y... et je m’en étonne en lui demandant pourquoi donc ? "Ah oui, elle"… me répond-il doucement. Il me force alors gentiment à m’asseoir, sort posément le LP de sa pochette et le met avec délicatesse sur sa plus belle platine Thorens, en faisant au préalable chauffer son ampli de classe A... Il me dit alors, au bout de deux morceaux qui me clouent sur place : "celle-là, mon vieux, si tu me trouves comment la caser avec les autres, t’es drôlement fort".

Le pote s’appelle Didier, mais comme il avait une tête qui ne revenait à personne (son papa était Chinois !) tout le monde l’appelait Khanib... pour la raison délirante qu’étant collégien interne, il avait raconté une histoire de cannibale à son arrivée. Ce lascar a fait toute mon éducation musicale (et j’en avais bien besoin !) et m’a fait découvrir entre autres, il y a quarante ans, cette impayable diva à l’allure délirante et à la voix... si difficile à décrire. Un site essaie bien de le faire, ça donne dit ceci : "Imaginez la fille cachée de feu Pavaroti et Nina Hagen reprenant le répertoire de Perez Prado…", et ça se tient finalement, presque, car je n’ai jamais trouvé Nina Hagen intéressante, mais bon. Elle est tout simplement inclassable, notre péruvienne de choc. Inclassable. Sur le même site, on va jusqu’à l’encenser de manière amusante : "Yma Sumac c’est une voix et un style unique, comme en témoigne le frénétique "Jungla" de ce petit rossignol dont on pourrait se demander s’il n’a pas fait son nid dans un arbre à coca…" On ne peut mettre d’étiquette à ce phénomène, et c’est bien pourquoi Zoila Augusta Emperatriz Chavarri del Castillo restera un phénomène unique. On a rarement eu autant de voix différentes en une seule personne.

Elle s’est éteinte hier à 86 ans dans l’indifférence générale : avec Om Kalsoum, on a là deux grandes voix du siècle passé qui vont nous manquer. Pour la retrouver, il y a sa discographie connue (dont le Wimoweh, sa version particulière du célèbre Lion est mort de soir), mais je vous conseille le disque Stay Awake, de 1988 (ressorti en CD en 1990) des chansons de films de Disney interprétées par des gens forts variés tels que Bonnie Raitt, Aaron Neville (le fabuleux), Sinead (l’incontournable) ou même Harry Nilsson (le rigolo) : elle y interprète la chanson de La Belle au bois dormant (Sleeping Beauty). Fabuleux. Elle l’est devenue à jamais, la belle Inca, et il n’y aura personne pour la réveiller désormais.

Source originale :
http://www.agoravox.fr/article_tous_commentaires.php3?id_article=46759


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