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 *** COLUCHE ***

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liliane
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MessageSujet: *** COLUCHE ***   Mer 3 Déc - 16:17

MICHEL COLUCHE




BIOGRAPHIE


C’est le 28 octobre 1944, à Paris, que Michel Colucci voit le jour au sein d’une famille originaire du nord de l’Italie. Une mère fleuriste et un père peintre en bâtiment. Malheureusement ce dernier décède en 1947 et laisse son épouse Simone élever seule ses deux enfants avec son maigre salaire. Michel traîne sa jeunesse en banlieue sud où, avec ses copains, il prend goût à la musique. Le garçon fabrique d’ailleurs sa propre guitare au son très approximatif et tellement lourde qu’il ne peut la soulever seul. Les études ne le passionnent pas et ne le mènent guère plus loin que le Certificat d'études primaires qu'il décroche en juin 1958. Il niera même l'avoir obtenu d’un « je ne voulais pas posséder un truc primaire ». Mais les responsabilités frappent à la porte. Michel touche à toutes les professions (14 au total parmi lesquelles télégraphe, photographe, garçon de café, fleuriste ou marchand de légumes).
C’est finalement à l’usine qu’il se pose en tant que manutentionnaire après un court passage sous les drapeaux, ponctué par une exclusion pour indiscipline. Lorsqu’il ne travaille pas, il apprend la guitare et le chant du côté de la Contrescarpe et décide un jour de se lancer dans la carrière d’artiste qui le fait rêver. Sur l’Île de la Cité, « Le vieux bistrot » accueille ses premiers accords musicaux. Puis, il est pris dans le cabaret « Chez Bernadette » pour faire la vaisselle et y user ses cordes vocales. En ce lieu naît un patronyme pour l’éternité : Coluche.
Un soir, l’acteur Romain Bouteille vient à passer et repart avec ce jeune talent de 23 ans sous le bras. Il l’emmène dans son célèbre « Café de la gare » aménagé par ses soins. S’y escrimeront notamment Patrick Dewaere et Sylvette Herry, alias Miou-Miou. Les spectateurs paient leur entrée selon une loterie qui leur permet de payer de 0 à 30 francs. Deux entractes ont lieu où les comédiens font le service. Le public est conquis. Coluche fonde avec des amis la troupe « Le vrai chic parisien ». En 4 ans, il joue avec succès « Thérèse est triste » et « Ginette Lacaze » avant que Dick Rivers n’impose lui-même cette jeune bande en première partie de son Rock'n Roll Show à l'Olympia. La troupe joue également « Introduction à l'esthétique fondamentale » avant que Coluche ne la quitte. « J’ai eu deux coups de pot dans ma vie : être découvert par Bouteille et être viré par Bouteille » avouait-il quelques mois après. Nous sommes en 1974 et tout le monde se rend compte que le jeune trublion peut faire rire seul.

Tout s’enchaîne alors très vite pour lui. Il apparaît au cinéma dans des petits rôles comme dans « Le grand bazar ». Aperçu dans plusieurs publicités, il enregistre la bande son de son premier one-man-show « Mes adieux au music-hall » avec lequel il remplit le Caf’Conc, inauguré pour l’occasion, non loin des Champs-Elysées. C’est ici qu’apparaissent pour la première fois la mythique salopette rayée bleu et blanche et les inoubliables brodequins jaunes qui feront ce personnage inoubliable dans la carrière de l’artiste. Sous contrat avec Paul Lederman et Claude Martinez, Coluche entreprend des tournées à travers la France, la Suisse, la Belgique, à guichets fermés et participe abondamment aux plateaux des émissions de variétés télévisées.
En février 1975, Coluche revient à l’Olympia. Mais cette fois, c’est son nom qui s’étale en grand. Le « Schmilblick » est le tube de l’été et plus d’un million de 45 tours se vendent à travers le pays. Amoureux des femmes, Coluche cède cependant aux sirènes du mariage et épouse en octobre la seule qui lui fasse tourner la tête, Véronique, avec qui il aura deux enfants. Un mois plus tard, il est de nouveau sur les planches. Bobino a les yeux de Chimène pour lui et les critiques sont cette fois unanimes devant ce comédien aux gants de boxe qui conclut son spectacle par une interprétation du « temps des cerises » sur une pochette.

Coluche devient incontournable. En 1976, Patrice Leconte lui offre un rôle dans son premier long métrage au succès mitigé « Les vécés étaient fermés de l’intérieur » dont certaines critiques peu élogieuses diront que les cinémas l’étaient aussi. Mais c’est surtout sa production suivante qui sera retenue. Il œuvre auprès du maître Louis de Funès dans « L’aile ou la cuisse » et laisse une première empreinte cinématographique marquante. « Il possède un talent explosif. Je n'aime jouer qu'avec les grands et Coluche est un grand » dira de Funès par la suite. Ce à quoi Coluche répliquera: « Travailler avec de Funès, ça me fait la même impression que si j'allais tourner avec Chaplin. Il est une école à lui tout seul. » L’année suivante, il se lance dans la réalisation et sort « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine ». Mais un an plus tard, Coluche revient à ses premiers amours et prend possession de la scène du théâtre du Gymnase-Marie-Bell pour 18 mois le tout à guichet fermé, jusqu’en février 1981.


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MessageSujet: Re: *** COLUCHE ***   Mer 3 Déc - 16:19

MICHEL COLUCHE



BIOGRAPHIE (Suite)


La radio lui ouvre également son antenne dès 1978. Europe 1 lui offre la tranche 15h30-16h avec l’émission « On n’est pas là pour se faire engueuler » qui fera un carton pendant un an et demi avant que son animateur vedette ne reparte en tournée. Le touche-à-tout ne fera qu’un court passage à RMC en février 1980, renvoyé au bout de quinze jours, officiellement pour incompatibilité d’humeur, officieusement pour avoir cité le Canard Enchaîné sur l’affaire des diamants de Bokassa, déplaisant à l’entourage du Président Giscard. Mais politiquement parlant, le personnage à d’autres desseins. Toujours en 1980, il avoue à un journaliste son désir de se présenter comme candidat aux présidentielles, mais il pense que les autorités ne le laisseront pas faire. « Personne ne m'attend au tournant vu qu'on sait pas où je vais tourner. » L’idée dans un coin de sa tête, Coluche rôde son nouveau spectacle dans son fidèle Café de la Gare avant de partir tourner « L’Inspecteur La Bavure ». Ce n’est qu’en novembre de la même année qu’il donne vie à ses pensées. Il se déclare officiellement candidat à l’élection présidentielle de 1981.


Découvrez Coluche!
Son appel au vote reste célèbre : « j’appelle tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques à voter pour moi, à s’inscrire dans les mairies et à colporter la nouvelle. Tous ensemble pour leur foutre au cul. » Pour lui, l’ensemble des minorités forment la majorité. Sous sa bannière « bleu-blanc-merde », Coluche grimpe dans les sondages au prix d’une campagne rocambolesque dans les colonnes de Hari-Kiri. Crédité jusqu’à 16% des intentions de vote, le « clown » dérange la classe politique. Persona non grata, il se lance dans une grève de la faim pour lutter contre la fermeture des espaces d’expression après une conférence de presse au plat de spaghetti. Le 7 avril, il doit capituler et abandonner son ambition.
Huit mois plus tard, il divorce et prend du recul en s’installant dans les Caraïbes. En 1982, entre les tournages de « Deux heures moins le quart avant Jésus Christ », « Le maître d’école » et « Banzaï », il participe masqué à l’émission de Michel Polac dont le sujet est « Faut-il se débarrasser de Coluche ? ». L’annonce du suicide de son grand ami Patrick Dewaere est un choc tout comme la mort du dessinateur Jean-Marc Reiser. Coluche se fait plus rare. Il participe aux tournages de « La femme de mon pote » et « Le roi Dagobert » en 1983, « La vengeance du serpent à plume » et « Le fou de guerre » en 1984. Mais c’est surtout sa magistrale interprétation dans « Tchao Pantin » qui marque les esprits. Le César du meilleur acteur récompense cette performance de haut vol.
L’époque de la convalescence passe doucement et le trublion refait son apparition sur le devant de la scène. En mai 1985, l’émission de Patrick Sabatier « Le jeu de la vérité » qui lui est consacré est un incroyable succès en terme d’audimat. Coluche était décidé à ne faire l’impasse sur aucune question. Puis il revient à Europe 1 pour animer « Y’en aura pour tout le monde » avec Maryse. Coluche est bel et bien de retour !
En septembre, il participe à un gigantesque canular en épousant Thierry Le Luron « pour le meilleur et pour le rire » avant de partir battre le record du monde de vitesse à moto, sa grande passion. En Italie, il est le premier homme au monde à atteindre 252.087 km/h sur deux roues. La toute jeune Canal + lui fait ensuite des avances, qu’il accepte en animant quotidiennement l’émission « Coluche 1-faux ».
En 1986, une idée lumineuse lui traverse l’esprit. Depuis l’antenne d’Europe 1, Coluche lance un appel, passé à la postérité, aux plus démunis : « Moi je file un rencard à ceux qui n’ont plus rien … » car pour lui et la troupe d’Enfoirés qu’il s’apprête à créer « aujourd’hui, on n’a plus le droit, ni d’avoir faim, ni d’avoir froid ». Homme de cœur, il lance ses Restos du même nom, chargés de collecter des denrées alimentaires pour les gens dans le besoin. Le 26 janvier, sur la première chaîne, sa grand’messe permet de récolter près de 26 millions de francs dans ce but. Le personnage multiplie les apparitions fantasques, qu’il soit interviewé au fond d’une piscine par Michel Denisot ou qu’il débarque au festival de Cannes déguisé en « France Moche » pastiche de la chroniqueuse France Roche.
Le 19 juin 1986, Michel Colucci prend sa moto pour rejoindre Cannes depuis Opio où il s’est installé. Sans motif apparent, un poids lourd stoppe net devant lui. La lumière s’éteint sous ce « Putain de camion » - comme le chantera Renaud deux ans plus tard. Aujourd’hui encore, Coluche est plus qu’un comique, un homme engagé, dont les mots résonnent encore dans nos têtes vingt ans après sa disparition


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MessageSujet: Re: *** COLUCHE ***   Jeu 4 Déc - 2:24


FILMOGRAPHIE


1970
Le Pistonné

Réalisation : Claude Berry
avec : Guy Bedos (Claude Langmann), Yves Robert (le père), Rosy Varte (la mère), Georges Géret (l'Adjudant corse), Jean-Pierre Marielle (le Lieutenant), Zorica Lozic (Tania), Claude Piéplu (le Major), Claude Melki (Kudierman), Nina Demestre (Arlette), Coluche
1970
Laisse aller.... c'est une valse

Réalisation : Georges Lautner
Auteurs & scénaristes : Jean-Michel Ribes (réécriture), Bertrand Blier et Georges Lautner
avec : Jean Yanne (Serge Aubin), Mireille Darc (Carla Aubin), Bernard Blier (Commissaire Caillaud), Michel Constantin (Michel), Rufus (Bertral, le professeur d'anglais), Jess Hahn (Congo), Venantino Venantini (Tosca), René Clermont (le divisionnaire), Eva Simonet , Robert Berri
1972
L'An 01

Réalisation : Jacques Doillon, Alain Resnais segment New York et Jean Rouch segment Nigeria
Auteurs & scénaristes : Gébé
avec : Josiane Balasko , François Béranger , Georges Bernier , Romain Bouteille (Le collectionneur de billets de banque), François Cavanna , Christian Clavier, Coluche
1972
Themroc

Réalisation : Claude Faraldo
Auteurs & scénaristes : Claude Faraldo
avec : Michel Piccoli (Themroc), Béatrice Romand (La soeur de Themroc), Marilù Tolo (La secrétaire), Francesca Romana Coluzzi (La voisine), Jeanne Herviale (La mère de Themroc), Jean Aron , Paul Barrault , Romain Bouteille (Un ouvrier patron hargneux voisin flic), Stéphane Bouy , Coluche (Le jeune voisin ouvrier flic)
1973
Elle court, elle court la banlieue

Réalisation : Gérard Pirès
Auteurs & scénaristes : Nicole de Buron, Brigitte Gros et Gérard Pirès
avec : Marthe Keller (Marlène Réval), Jacques Higelin (Bernard Réval), Annie Cordy (L'agent immobilier), Robert Castel (Marcel, 'Monsieur CRS'), Nathalie Courval (Marie), Jean-Pierre Darras (Le chef du personnel (Paris)), Ginette Leclerc (Madame Blin), Claude Piéplu (Le directeur de l'usine), Jacques Legras , Simone Paris
1973
Le grand bazar

Réalisation : Claude Zidi
Auteurs & scénaristes : Claude Zidi
avec : Gérard Rinaldi (Gérard), Jean Sarrus (Jean), Gérard Filipelli (Phil), Jean-Guy Fechner (Jean-Guy), Michel Galabru (Émile), Michel Serrault (Félix Boucan), Roger Carel (Le commissaire priseur), Jacques Seiler (Jacques), André Badin (L'endormi), Florence Blot
1975
Les vécés étaient fermés de l'intérieur

Réalisation : Patrice Leconte
Auteurs & scénaristes : Marcel Gotlieb, Patrice Leconte et Marcel Gotlib (auteur)
avec : Jean Rochefort (Le commissaire Pichard (sous le nom Rochefort)), Coluche (L'inspecteur Charbonnier), Roland Dubillard (Gaspard Gazul), Danièle Evenou (Gwendoline Kernadet), Robert Berri (René), Billy Bourbon (Joseph Ordure), Robert Dalban (L'entraîneur), Jean Luisi (Barbocelli), Olga Valéry (La mère du médecin), Virginie Vignon (Odette Jeandrin)
1976
L'aile ou la cuisse

Réalisation : Claude Zidi
Auteurs & scénaristes : Claude Zidi et Michel Fabre
avec : Louis de Funès (Charles Duchemin), Coluche (Gérard Duchemin), Ann Zacharias (Marguerite, la jeune intérimaire), Julien Guiomar (Jacques Tricatel), Claude Gensac (Marguerite, la plus âgée), Georges Chamarat (Le doyen des académiciens), Jean Martin (Le médecin), Fernand Guiot (Dubreuil), Gérard Boucaron , Antoine Marin
1977
Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine

Réalisation : Coluche et Marc Monnet
Auteurs & scénaristes : Coluche
avec : Coluche (Le Roi Gros Pif 1er), Dominique Lavanant (La Reine Madeleine), Gérard Lanvin (Le Chevalier Blanc), Anémone (Cousine Lucienne), Martin Lamotte (Le bouffon), Michel Blanc (Antremont), Philippe Bruneau (Duc d'Ambise), Christian Spillemaecker (Christian de Boynet), Georges Adet , Auguste Geronimi
1977
Drôles de zèbres

Réalisation : Guy Lux
Auteurs & scénaristes : Guy Lux
avec : Sim (Napoléon Simfrid/La baronne de la Tronchembiais), Alice Sapritch (Gilda Simfrid), Patrick Préjean (Jean), Jean-Paul Tribout (Pierre), Jean-Paul Barkoff (Le terroriste), Raymond Bussières (Le vieux client de l'hôtel), Les Clodettes (elles-même), Mario David (Grégorian), Michel Leeb (Le laveur de carreaux), Jacques Legras (Jardine, le directeur de l'hôtel)
1980
Inspecteur la Bavure

Réalisation : Claude Zidi
Auteurs & scénaristes : Jean Bouchaud et Claude Zidi
avec : Coluche (Michel Clement), Gérard Depardieu (Roger Morzini), Dominique Lavanant (Marie-Anne Prossant), Julien Guiomar (Vermillot), Alain Mottet (Dumeze, directeur de la police), François Perrot (Louis Prossant), Jean Bouchaud (Inspecteur Zingo), Clement Harari (Docteur Haquenbusch), Pierre Plessis (Charlie), Jeanne Herviale (Denise Morzini)
1980
Signé Furax

Réalisation : Marc Simenon
Auteurs & scénaristes : Francis Blanche, Pierre Dac, Xavier Gélin et Marc Simenon
avec : Maurice Risch (L'ivrogne de l'Obélisque), Pierre Tchernia (Un agent de l'Obélisque), Pierre Tornade (Un agent de l'Obélisque), Maurice Chevit (Le gardien de l'Obélisque), Bernard Haller (Edmond Fouvreaux), Gérard Loussine (Jacques), Christian Spillemaecker (Pierre (sous le nom Spillemaecker), Dany Saval (Fiotte), Barbara Blanche , Dominique Blanche
1981
Elle voit des nains partout

Réalisation : Jean-Claude Sussfeld
Auteurs & scénaristes : Philippe Bruneau et Jean-Claude Sussfeld
avec : Philippe Bruneau (Albert, le connétable), Marilyne Canto (Le Petit Chaperon rouge), Christian Clavier (Le fourbe), Agnès Daems (Cosette), Roland Giraud (Jean Valjean), Martin Lamotte (Le prince charmant), Gaelle Legrand (La fée Huguette), Josiane Lévêque (La mère Thénardier), Christine Amat , Anne Badel
1981
Le maître d'école

Réalisation : Claude Berri
Auteurs & scénaristes : Claude Berri et Jules Celma
avec : Coluche (Gérard Barbier), Josiane Balasko (Mlle Lajoie), Jacques Debary (Le directeur), Charlotte de Turckheim (Charlotte), Roland Giraud (M. Meignant), André Chaumeau (Le conseiller pédagogique), Jean Champion (L'inspecteur), Georges Staquet (Le père de Gérard), Marie-Isabelle Martinez (Camille), Yvette Petit (Germaine)
1982
Deux heures moins quart avant JC

Réalisation : Jean Yanne
Auteurs & scénaristes : Jean Yanne (scénario & dialogues)
avec : Coluche (Ben-Hur Marcel / Aminemephet), Michel Serrault (César), Jean Yanne (Paulus), Françoise Fabian (Laetitia), Michel Auclair (Le consul Demetrius), Mimi Coutelier (Cléopâtre), Darry Cowl (Faucuius), Paul Préboist (Le gardien du lion), Daniel Emilfork (Tatouius), André Pousse (Le centurion)
1983
Tchao pantin

Réalisation : Claude Berri
Auteurs & scénaristes : Alain Page (d'après son roman) et Claude Berri
avec : Coluche (Lambert), Richard Anconina (Bensoussan), Ahmed Ben Ismaël (Mahmoud), Albert Dray (Sylvio), Agnès Soral (Lola), Philippe Léotard (Bauer), Pierrick Mescam (Le premier client à la station service), Vincent Martin (Le second client à la station service), Annie Kerani (La femme noire), Mickaël Pichet (Mickey)
1983
La femme de mon pote

Réalisation : Bertrand Blier
Auteurs & scénaristes : Bertrand Blier et Gérard Brach
avec : Coluche (Micky), Isabelle Huppert (Viviane), Thierry Lhermitte (Pascal), François Perrot (le médecin), Daniel Colas (le flirt), Frederique Michot et Farid Chopel
1983
Banzaï

Réalisation : Claude Zidi
Auteurs & scénaristes : Claude Zidi, Didier Kaminka (adaptation) et Michel Fabre (adaptation)
avec : Coluche (Michel Bernardin), Valérie Mairesse (Isabelle Morizet), Didier Kaminka (Le cousin Paul), Marthe Villalonga (La mère de Michel/Madam Bernardin), Eva Darlan (Carole, la doctoresse), François Perrot (Le patron de 'Mondial S.O.S.'), Jean-Marie Proslier (Le businessman du Concorde), Zabou Breitman (Sophia, l'amie d'Isabelle), Isabelle Attali (L'hôtesse Paris-Tunis), Dominique Balzer (Robert)
1984
La vengeance du serpent à plumes

Réalisation : Gérard Oury
Auteurs & scénaristes : Gérard Oury et Danièle Thompson
avec : Coluche (Loulou Dupin), Maruschka Detmers (Laura), Luis Rego (Alvaro), Farid Chopel (Mustapha), Josiane Balasko (Jackie), Philippe Khorsand (Ratoff), Ged Marlon (Alix Lefebure), Dominique Frot (Valerie), Xavier Maly , Philippe Baronnet
1984 Sac de noeuds
Réalisation : Josiane Balasko
Auteurs & scénaristes : Jacques Audiard et Josiane Balasko
avec : Isabelle Huppert (Rose-Marie Martin), Josiane Balasko (Anita), Farid Chopel (Rico Da Silva), Jean Carmet (le pharmacien), Coluche (Coyotte), Dominique Lavanant (l'infirmière), Michel Albertini (Etienne), Jean-Pierre Coffe (le commissaire), Daniel Russo (André Martin), Howard Vernon (Docteur Belin)
1984
Les rois du gag

Réalisation : Claude Zidi
Auteurs & scénaristes : Michel Fabre, Didier Kaminka et Claude Zidi
avec : Michel Serrault (Gaëtan/Robert Wellson), Gérard Jugnot (Paul Martin), Thierry Lhermitte (François Leroux), Macha Méril (Jacqueline), Mathilda May (Alexandra), Didier Kaminka (René), Coluche (Georges), Maurice Baquet (Robert), Alain Bévérini , Patrick Blondel
1984
Le bon roi Dagobert

Réalisation : Dino Risi
Auteurs & scénaristes : Dino Risi (scénario & dialogues), Gérard Brach (scénario & dialogues d'après son histoire) et Agenore Incrocci (scénario & dialogues (sous le nom Age)
avec : Coluche (Dagobert 1er), Ugo Tognazzi (Le pape Honorius / son sosie), Michel Serrault (Otarius), Carole Bouquet (Héméré), Michael Lonsdale (Saint Eloi), Isabella Ferrari (Chrodilde), Francesco Scali (Landek), Sabrina Siani (Berthilde), Claudia Cavalcanti , Giordano Falzoni
1985
Le fou de guerre

Réalisation : Dino Risi
Auteurs & scénaristes : Claude Berri, Anne Dutter, Georges Dutter, Agenore Incrocci et Simon Mizrahi ... 7 auteurs et scénaristes au total
avec : Coluche (Commandant Oscar Pilli (sous le nom Michel Colucci), Beppe Grillo (Sous-Lt. Marcello Lupi, psychiatre militaire), Bernard Blier (Major Belucci), Fabio Testi (Lt. Boda), Claudio Bisio (Lt. Pintus), Gianni Franco (Cerioni), Franco Diogene (Capitaine Nitti (sous le nom Francesco Diogene), Jerry Calà , Tiziana Altieri (Fatma), Antonella di Marco (Fatma la prostituée)


Participations :

- Salut l'artiste (1972) d'Yves Robert
- Sex shop (1972) De Claude Berri
- Gros Pif (1977)

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MessageSujet: Re: *** COLUCHE ***   Sam 18 Juin - 20:17

COLUCHE : 25 ANS APRES ON NE PEUT PLUS RIRE DE TOUT !


Il y a 25 ans mourait Coluche et la France perdait l'un de ses plus grands humoristes. Si elle célèbre quasi-unanimement l'humour transgressif d'un précurseur qui osait tout, c'est précisément parce qu'en 2011, le terme transgressif a été vidé de son sens. Si Coluche se moquait de tout le monde avec la même verve, il est aujourd'hui impossible de rire de tout.


Atlantico : Quelle évolution l'humour a-t-il connue depuis la mort de Coluche, en 1986 ?

Martin Leprince : Depuis les années 1970 et 1980, les curseurs de l'humour ont beaucoup évolué. A l'époque de Coluche ou de Desproges, il était difficile d'aborder les sujets relatifs aux institutions : police, justice, armée. Les humoristes qui s'y risquaient s'exposaient à la censure ou à l'interdiction de publication, pour le cas d'Hara Kiri par exemple.

Au fil des années, il y a eu une évolution des mœurs dans ce domaine, et les institutions ont baissé leur garde. Mais dans le même temps, il y a eu une baisse de tolérance de la sphère publique sur les sujets liés aux personnes considérées comme "victimes" de la société : les religions autres que le catholicisme, les handicapés, les homosexuels, les femmes, les personnes âgées...

Aujourd'hui, rire de la police ou de la justice est devenu un lieu commun, mais la religion est redevenue sacrée en dehors du catholicisme.

Le renvoi d'humoristes ayant dépassé les limites (Stéphane Guillon, Didier Porte...) relève-t-il de la censure ?

Ce sont des cas très particuliers. Les deux chroniqueurs étant à Radio France, dont le président est nommé par l'exécutif, soupçonner une intervention politique peut être légitime. Mais il n'est pas interdit de se moquer des hommes politiques, et beaucoup d'humoristes continuent à aller assez loin : Gaspard Proust a par exemple récemment dit sur scène : "Sarkozy est un beauf à gourmette marié à une pute à frange", et il ne s'est pas pris de procès. Même si des plaintes sont déposées contre des comiques, la judiciarisation de l'humour est un fantasme : même Dieudonné n'a jamais été condamné pour ses sketches. Aujourd'hui, la justice a plutôt tendance à défendre l'humour.

La tendance, c'est que les humoristes aiment bien s'afficher comme sans limites, politiquement incorrects et transgressifs : Stéphane Guillon et Laurent Gerra font leur carrière là-dessus. Mais ont-ils réellement un humour dérangeant ? Abordent-ils des thématiques « interdites » ? Non. Ils vont un petit peu plus loin que les autres, mais sur des thématiques plutôt consensuelles. Le terme transgressif est aujourd'hui vidé de son sens.

La vraie transgression, ce serait quelqu'un qui ferait un sketch sur l'obscurantisme religieux, le communautarisme, le Moyen-orient, les positions victimaires parfois hors de propos, les postures morales ridicules ou les comportements moutonniers... Ceux qui parlent vraiment des sujets de notre époque sont complètement absents du monde du rire.

Il est vrai qu'au vu de l'hystérie qui entoure ces sujets, avec l'opposition virulente entre les "néoréac'" et ceux qui les qualifient de pétainistes, il est difficile pour un humoriste d'arriver avec un grand sourire et de faire des blagues. Mais le rôle de l'humour transgressif, c'est précisément de décortiquer les poncifs d'une époque et de dénoncer les lieux communs. Si on lui enlève cela, on retombe dans des attaques de bas niveau et des clichés comme "Sarkozy est le président des riches", "Le FN est parti nazi", "Les grands patrons sont des esclavagistes", que tout le monde répète.

Assiste-t-on à une dépolitisation de l'humour ?

Il y a deux tendances. D'un côté, il y a une floraison de comiques du "quotidien", qui abordent des sujets très consensuels sans prendre de risques. De l'autre, un certain nombre d'entre eux continuent d'aborder la vie politique, comme Sophia Aram ou Nicolas Canteloup, mais ils restent plutôt soft.

Même Guillon, que l'on présentait souvent comme la quintessence de la liberté d'expression, se cantonne quand même à des sujets de café du commerce, en s'attaquant à la personnalité des politiques. Il n'y a pas de réflexion dans cet humour : la politique devient un sujet comme un autre.

La grande différence entre Coluche et les humoristes "transgressifs" actuels, c'est que Coluche riait de tout et se moquait des puissants comme des faibles avec une verve identique. Les comiques actuels vont très loin avec les sujets autorisés sans risques, mais acceptent pleinement les règles du jeu et les tabous. Nicolas Canteloup, par exemple, a déclaré dans une interview que la limite, aujourd'hui, c'est la religion : on peut se moquer de la sienne, mais pas de celle des autres. Autre exemple : sur des sujets sérieux comme Fukushima ou les faits divers, qui suscitent des grands mouvements d'empathie, on attend un peu avant d'en rire : même Guillon l'a reconnu.

Aujourd'hui, la nostalgie par rapport à Coluche est ridicule : on a une image liturgique du Saint Coluche, un grand homme à la jeunesse difficile... Cela ressemble au portrait de Staline dans les films de propagande soviétiques ! Il y a une sorte de schizophrénie : on adore Coluche parce qu'il osait tout alors qu'aujourd'hui on n'ose plus !

Martin Leprince

http://www.atlantico.fr/decryptage/coluche-25-ans-humour-politique-transgressif-mort-123071.html
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