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 LE PARFUM : UN CODE SUBTIL

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Nine
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MessageSujet: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Jeu 27 Nov - 16:27

... De tous les sens, l'odorat est celui qui me frappe le plus. Comment l'odeur, le goût, se font-ils parfum,
comment nos nerfs se font-ils nuances, interprètes subtiles,
sublimes de ce qui ne se voit pas, ne s'entend pas,
ne s'écrit pas avec des mots ?
L'odeur serait comme une âme, immatérielle...

Marcel Hanoun (citation)

LE MONDE MAGIQUE DU PARFUM


Le mot Parfum vient du latin “PER FUMO” veut dire par la fumée.
L’odorat est le plus subtil de nos sens. Le parfum existe depuis toujours. L’histoire du parfum c’est d’abord celle de l’humanité parcourue par le désir des hommes. Désir de séduire et désir de se sentir beau.

Enfoui dans nos souvenirs depuis la nuit des temps, présence de tous les instants, le Parfum est là, silencieux. Mystérieux. Envoûtant. Majestueux.

Le Parfum ne cesse de nous surprendre et de nous étonner. Il raconte la Vie, notre vie. Son émotion sensuelle sublime chaque mot, chaque souvenir.
L'histoire du parfum est celle du monde parcouru par les désirs des hommes. Il lui fallait des origines divines, alors ils l'ont dérobé aux dieux dans des temples où brûlaient poudres aromatiques et bois précieux.

Tout au long des siècles, tantôt banni, tantôt sublimé, le parfum se rapprochera du corps pour devenir une seconde peau…

Mais rien n'aurait été possible sans la magie du monde végétal et ses trésors intimement mêlés au savoir-faire technologique. Des spirales tortueuses d'un alambic à la sophistication d'un laboratoire, seul l'art révélera le parfum…
Artiste à l'imagination sans fin, puissant dans l'immensité de la création, le parfumeur dispose-t-il d'étranges pouvoirs de sorcellerie pour exprimer nos envies ? A-t-il un nez si différent du nôtre ?

Le rêve évanescent ne pouvait trouver de meilleur écrin que l'alchimie du sable et du feu : le flacon. Objet de toutes les convoitises, il sublimera le précieux parfum, racontera la plus belle des histoires…
Le Parfum a son univers, ses mots, ses gestes. :malelovies:

Tel un signal olfactif unique, le parfum crée un sillage subtil et troublant qui réveille au passage des souvenirs d’émotions fortes.

Porter un parfum, c’est s’approprier une odeur. C’est à la fois se cacher et se montrer, s’inscrire dans un clan social et marquer sa personnalité, se faire belle et se sentir bien, il s’agit d’un véritable monde, très personnel, difficile à définir.


"La chair contre la chair produit un parfum,
mais le frottement des mots n'engendre que souffrance et division."
Anaïs Nin



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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Jeu 27 Nov - 16:31

LE PARFUM ET LA SEDUCTION
wink3
Pourquoi se parfume-t-on ?

Le rôle du parfum est remarquable à trois niveaux : esthétique, hiérarchique et érogène. On a tendance à l’oublier, mais le corps est une usine chimique épouvantablement puante. Il est utile de chercher à masquer son odeur. Pourtant, en tant qu’être humain, on ne va pas se contenter de se laver : se parfumer est un acte propre à notre espèce, véritable irruption de la civilisation dans les soins du corps. Le parfum sert aussi à affirmer notre grade. S’il ne nous est plus guère possible de nous battre comme le ferait un groupe de singes, nous utilisons d’autres moyens pour affirmer notre valeur ! Des beaux bijoux pour une femme ou des voitures puissantes pour un homme…
L’odeur intervient pareillement : « Au nez, on peut avoir une idée de qui est qui », souligne Jacques Waynberg, sexothérapeute, qui rappelle, par exemple, tout le mépris qu’il y a dans le terme de « parfum de supermarché »… Enfin, le parfum participe au sex-appeal : il va se passer quelque chose de mystérieux entre sa chimie et celle de la peau. Une alchimie qui intervient indiscutablement dans notre système de communication érotique.
Pourquoi ne se parfume-t-on pas ?


« Dans certaines religions, la séduction est associée à l’idée de péché. Le parfum sera donc prohibé en tant qu’accessoire de beauté », rappelle Gisèle Harrus-Révidi, psychanalyste et spécialiste des sens. Certaines personnes peuvent aussi avoir la phobie des odeurs de quelque nature qu’elles soient, alors que d’autres apprécient davantage les odeurs naturelles, corporelles. Ces dernières n’auront pas envie de les masquer par une odeur artificielle.
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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Jeu 27 Nov - 16:32

UNE ARME DE SEDUCTION

Mathilde Laurent est "nez" chez Cartier. Elle créé plus particulièrement des fragrances sur mesure. Elle nous raconte sa passion pour le parfum qu'elle qualifie de parure invisible et d'arme de séduction.

SÉDUCTION - PARFUM


Une rencontre providentielle


C'est vers l'âge de 15 ans que Mathilde annonce à ses parents sa volonté de devenir " nez ".

L'art en général l'attirait, exercer ce métier était pour elle une façon d'exprimer son côté artistique. Dans la profession on dit d'ailleurs parfumeur, même si cela peut prêter à confusion et que l'on pense que la jeune femme possède une boutique. " La qualification de " nez " est réductrice et comme le soulignait souvent Jean-Paul Guerlain, descendant de la célèbre famille, nous n'avons pas seulement un nez, mais aussi un cerveau ! " En effet, cette profession nécessite de bien connaître les maths, la physique et la chimie. Après un deug de chimie, elle intègre l'Institut national supérieur du parfum, des cosmétiques et des arômes alimentaires. Elle a la chance d'y rencontrer Jean-Paul Guerlain. " Quand je l'ai aperçu lors d'une soirée à l'école, je n'ai pas hésité à aller lui parler et lui dire que je rêvais de travailler dans sa société. Il m'a alors répondu " oui, pourquoi pas ". J'ai obtenu un CDI et j'y suis restée onze ans."
Sentir n'est pas inné


On imagine toujours qu'un parfumeur possède un don, que son odorat est plus développé. Mais pour Mathilde il n'en est rien.
" C'est faux de dire que nous, professionnels, nous sentons mieux.
" L'odorat est un sens qui se travaille, comme l'ouïe pour jouer d'un instrument de musique. "
Au début, j'ai mémorisé une par une plus de 500 essences. Je devais être capable, lors d'un test olfactif, de toutes les reconnaître.
" C'est ce que Mathilde appelle le solfège des parfumeurs. Mais il n'y a pas que l'odorat dans ce métier, il faut aussi s'aguerrir à la fabrication. " On peut très bien posséder un excellent odorat, mais aucune créativité. "
L'inspiration pour créer


La création d'un parfum ne se fait pas au hasard. Mathilde dispose de plus de 1000 flacons dans son laboratoire, le nombre de combinaisons réalisables est donc phénoménal.
Pour créer, elle s'inspire de la nature, du parfum des fleurs... Elle imagine toujours les associations d'essences dans sa tête avant de les concevoir, comme par exemple la rose et la mousse de chêne.
" Je sais sentir des fragrances dans ma tête. Je note mes idées, mes formules sur un papier. Mes souvenirs olfactifs sont très présents, toutes les odeurs sont bien rangées dans ma mémoire."
Si elle avoue avoir des préférences pour tel ou tel ingrédient, elle s'interdit d'en écarter un seul.
" On ne doit se couper d'aucune senteur. Un ingrédient, ce n'est pas seulement une odeur, c'est aussi un effet dans une composition. "
Elle peut tout à fait utiliser la rose comme vecteur d'harmonie dans la composition d'un parfum sans qu'on la sente vraiment.

La création d'un parfum sur mesure
Etoile

Il y a deux ans, la marque Cartier décide de créer un service de parfum sur mesure et fait appel à Mathilde. Elle quitte alors Guerlain pour participer à ce projet original. " Je n'aurais pas tout lâché pour n'importe quoi. En rejoignant cette grande maison, je savais que j'allais retrouver la qualité et l'éthique auxquelles je suis attachée. Et puis faire vivre ce projet de créer un parfum unique pour une femme était un beau challenge. " Car pour Mathilde dire qu'un parfum correspond à une personnalité est un mythe. " Celui qui vous va, c'est avant tout celui qui vous émeut. On n'a pas le droit de dire à une femme qu'une fragrance ne lui va pas comme on ne peut pas affirmer qu'elle est masculine ou féminine. "
Les étapes de la création d'une essence unique


La création d'un parfum personnalisé demande environ sept mois. Mathilde commence par un rendez-vous de deux ou trois heures où elle fait raconter sa " vie olfactive " à la cliente. Dans un premier temps elle lui demande de décrire tout ce qui pour elle à une odeur dans le quotidien. " Pendant l'entretien, je lui fais déguster un thé aromatisé, un macaron au muguet ou un champagne rosé. Tout ce qui est olfactif fait parler. " Mais attention, elle ne cherche pas à savoir pourquoi elle est sensible à telle ou telle odeur, il n'est pas question d'analyse psychologique. A partir de tous ces éléments, elle crée un parfum qui va l'émouvoir. Il ne s'agit pas de mélanger dix senteurs et hop le tour est joué !" La fabrication est minutieuse et parfois fastidieuse.

Il m'arrive parfois d'être obligée de récréer une odeur évoquée parce qu'elle n'existe plus. Mes choix d'ingrédients correspondent à ce que je comprends de la cliente. " Elle présente ensuite deux ou trois esquisses à sa cliente. Si elle a été sincère dans ses propos, elle doit aimer ce qu'elle lui propose. " Cette fragrance va parler à ses sens. Le parfum, parure invisible, reste pour moi l'arme de séduction par excellence. "

On devine que cette formule secrète et unique a bien évidemment un prix. Il faut compter près de 60 000 € pour un litre et demi de parfum présenté dans deux flacons en or et en cristal et deux atomiseurs.
Laurence BOURDOULEIX -

Mathilde Laurent : "le parfum, une arme de séduction"


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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Jeu 27 Nov - 16:34

L'utilisation du parfum remonte à l'Antiquité. Voici comment choisir son parfum et comment l'utiliser.

Le parfum ne laisse personnes indifférent avec son odeur envoutante. Le parfum est un objet de désir, de séduction et de plaisir qui permet de se sentir à l'aise.

L'origine du parfum remonte à très longtemps et sa fabrication est différente au fil du temps.

Auparavant, le parfum se fabriquait avec les substances aromatiques. On séchait les feuilles et on macérait les fleurs dans les graisses.

Après, on fabriquait le parfum par distillation. Il s'agissait de traiter les fleurs, les écorces, la résine pour en faire du parfum.

Il existe différentes sortes de parfums et chaque parfum a sa particularité.




LES FAMILLES OLFACTIVES


Les parfums floraux

C’est la famille la plus répandue en parfumerie. Comme son nom l’indique, elle regroupe les fragrances dont le thème majeur s’articule autour d’une fleur (soliflores) ou d’un bouquet floral (rose, œillet, jasmin). Son odeur, souvent forte, est utilisée essentiellement pour les parfums féminins aux notes innocentes (muguet) ou sensuelles (ylang-ylang).
L'Air du temps Fidji
Les parfums hespéridés

Cette famille olfactive doit son nom aux Hespérides, déesses de la mythologie grecque, gardiennes du jardin où poussaient les pommes d'or. Elle regroupe des eaux toniques à base d'agrumes (orange, citron, bergamote, pamplemousse, mandarine, limette, cédrat), appuyées de touches florales ou aromatiques. Aussi bien féminines que masculines, elles sont utilisées notamment dans les eaux de Cologne.
Les parfums frais

Les parfums frais sont à distinguer des Hespéridés. Ils exhalent une odeur fraîche aux notes aquatiques et musquées.
Les parfums chyprés

Le nom de cette famille trouve son origine dans « Le Chypre », parfum crée par François Coty au début du XXe siècle. Ils sont composés sur des accords de mousse de chêne, de ciste-labdanum, de patchouli et de bergamote. Ce sont des parfums racés, majoritairement féminins.
Les parfums ambrés (ou orientaux)

Ce sont des fragrances chaudes et sensuelles qui mélangent des notes de fleurs, de bois ou d’épices à une trame vanillée et ambrée (substance odorante rejetée par le cachalot). Ces parfums sont le plus souvent féminins.

Anne Goutal
Les parfums boisés

Les fragrances boisées sont généralement masculines, elles sont composées d’essences de bois (comme le santal, le cèdre et le pin), de patchouli ou de vétiver. Les notes boisées apportent également du caractère aux parfums féminins à dominantes florales ou orientales.
Les parfums cuirés

Les fragrances à note de cuir sont relativement rares et se caractérisent par des odeurs dites «sèches» (cuir, tabac ou fumée). Ils mélangent souvent des notes de bouleau, de composés synthétiques et des tonalités animales. Très originaux, ils vont aussi bien aux hommes qu'aux femmes.
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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Jeu 27 Nov - 16:35

QUELQUES CONSEILS



Conseils sur l'utilisation du parfum


"Une femme devrait porter le parfum partout où elle compte être embrassée"
Coco Chanel (citation)



Comment et où se parfumer?

Appliquez votre parfum préféré sur l'un des 8 points de diffusion du corps, là où le sang afflue. Cela lui donnera toute son ampleur :

- au creux du coude

- entre les seins

- sur la nuque

- derrière le lobe de l'oreille

- derrière le genou

- au creux des reins

- à la taille.

S'il s'agit d'une eau de toilette, vaporisez-là à 20cm de votre peau.

Si votre peau ne tient pas le parfum, optez pour les laits parfumés.
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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Jeu 27 Nov - 16:36

CHANSON SUR LE PARFUM super

Chanson : Cristina Marocco - Le parfum
Paroles : Marc Esteve / Cristina Marocco
Musique : Art Mengo
Album : Je te dirais que tu es beau
Maison de production : Pias / Plan 2



LE PARFUM
(M.Estève - C.Marocco / Art Mengo)

Trois gouttes à peine
Pour dire et dire à fleur de peau
Si j'ai doucement de la peine
Quand il me quitte un peu trop tôt

Et tant pis si j'ai le mal de mer
Quand il pleure le long de mon cou
Ces trois échappées solitaires
Aux odeurs sucrées d'ambre Hindou

Je n'ai sur moi rien d'autre que ce parfum
Rien pour me souvenir d'un automne à Paris
Je n'ai sur moi rien d'autre que ce parfum
Rien pour le retenir un peu plus chaque nuit

Trois gouttes à peine
Pour dire et dire à demi-mots
Si en silence, j'ai de la haine
Quand il rêve d'elle un peu trop haut

Et tant pis s'il ne sort, c'est tout
De ces anciens flacons de verre
Que les images devenues floues
D'ivresses et sensations d'hier

Je n'ai sur moi rien d'autre que ce parfum
Rien pour le retenir un peu plus chaque nuit
Je n'ai sur moi rien d'autre que ce parfum
Pour le plus souvent me tenir compagnie

Je n'ai sur moi rien d'autre que ce parfum
Rien pour me souvenir d'un automne à Paris
Je n'ai sur moi rien d'autre que ce parfum
Rien pour le retenir un peu plus chaque nuit

Evanescenti note
Di una notte senza te
In queste ore silenziose
Gocce odorano di me

Essenza di passione
Distillato di follia
Lacrima di buon umore
Che mi tiene compagnia

Je n'ai sur moi rien d'autre que ce parfum
Rien pour le retenir un peu plus chaque nuit

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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Jeu 27 Nov - 16:38

COMMENT CHOISIR SON PARFUM ?
:malelovies:

Le choix d'un parfum est éminemment personnel, et se fait selon des critères à la fois physiques, culturels et émotionnels. Explications avec Christine Mas, directrice de formation chez Shiseido.


Choisir son parfum


Un parfum se choisit tout d'abord, bien sûr, en fonction du type de peau de chacun. Comment expliquer, en effet, que certaines fragrances tiennent particulièrement bien chez telle personne tandis que chez une autre, elles "tournent" ou ne se maintiennent pas ? "Tout est question de PH de la peau, explique Christine Mas.

Notre épiderme est légèrement acide, mais d'une personne à une autre, on observe de très légères variations du PH. Et ce sont ces variations très subtiles qui font évoluer les essences d'une façon ou d'une autre. Mais on peut tout de suite battre en brèche une idée reçue selon laquelle il existerait des parfums de brunes ou de blondes.

Il s'agit en fait d'attirances culturelles qui n'ont rien à voir avec une qualité de peau différente. Spontanément, les blondes, issues en général de cultures nordiques, s'orientent plutôt vers des parfums plus légers, à base hespéridée (fleurs d'eau, agrumes...), tandis que les brunes méditerranéennes aiment les fragrances plus opulentes, à base d'épices ou de bois comme le santal. Cela correspond aux paysages et aux odeurs qui les entourent dans la vie de tous les jours."

Tester son parfum


Pour bien connaître comment un parfum va évoluer sur soi, il faut l'appliquer sur les zones de pulsation (cou, poignet) puis attendre 30 à 60 minutes. Au début, ce sont les notes volatiles, hespéridées qui se dégagent. Elles laissent très vite la place aux notes purement fleuries (rose, jasmin, lys...). Enfin, au bout de trente minutes seulement va se révéler la véritable personnalité d'un parfum, son sillage, composé en général de notes assez fortes mais utilisées en quantités infinitésimales (notes animales telles le musc ou l'ambre, notes gourmandes et chaleureuses, vanillées, boisées). C'est à ce moment là seulement que l'on pourra juger de la tenue d'un parfum sur soi, de son alchimie olfactive, qui évolue légèrement d'une personne à une autre.
Un parfum, une émotion
coeur

Mais le parfum ne se choisit pas uniquement en fonction de la qualité de peau de chacun, mais aussi et surtout en fonction de son pouvoir évocateur. "L'odorat, poursuit Christine Mas, est, de nos cinq sens, le plus intimement lié à la sphère émotive.
Au niveau cérébral, il est situé dans la zone limbique, sphère de la vie instinctive et siège de la mémoire. Un parfum que l'on aime évoque toujours inconsciemment des moments agréables de la vie, rappelle peut-être l'odeur de la mère, son sillage. Et lorsque l'on change de parfum ou lorsqu'on alterne entre plusieurs d'entre eux, ceux-ci restent bien souvent dans la même identité et famille olfactives."

En entreprise, des parfums pour tonifier ou relaxer...


Ce pouvoir émotionnel des parfums est tel qu'il existe même une science, l'aromachologie (association des mots arômes et physiopsychologie), qui étudie la façon dont les odeurs nous influencent.

Cette science est très exploitée au Japon, où certaines odeurs sont diffusées dans les entreprises selon les heures de la journée pour augmenter la productivité des employés ou apaiser les tensions.

On a même pu montrer que certains arômes ont le pouvoir d'améliorer l'humeur des dépressifs et de diminuer les quantités d'antidépresseurs consommés ! Ce formidable pouvoir des odeurs est aujourd'hui exploité avec subtilité par les parfums dits "aromachologiques", qui, selon le choix, dynamisent ou apaisent. Une façon toute en nuance de calmer les stressés ou d'entourer d'un voile d'énergie parfumée ceux qui en ressentent le besoin


PUB DIOR HOMME


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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Jeu 27 Nov - 16:39

A celles qui portent ce parfum : :malelovies:



En 1966, la maison Dior lança sa première fragrance masculine, EAU SAUVAGE, créée par Edmond Roudnitska (célèbre « nez »). Ce parfum pour homme deviendra un « classique ». Edmond Roudnitska composa également DIORELLA en 1972. Ce dernier dira plus tard « DIORELLA est le parfum dont je suis le plus fier ».

Diorella - Christian Dior

Marque : Christian Dior
Année : 1972

Genre : Parfum femme
Créé par : Edmond Roudnitska

Style: chic - classique - frais
Famille:Hespéridée
Diorella, qui est basiquement le pendant féminin d’Eau Sauvage, lui-même beaucoup porté par des femmes, a pour inspiration le “blue jean”, icône féministe libertaire d’une certaine époque, et se veut construit « comme une aquarelle », en deux couleurs, très simplement.
On y retrouve comme dans son double masculin une tête cologne,verte, petit grain, bergamote, citron, et un fond chypré patchouli,mousse de chêne. A cet accord de base s’ajoute un accord fruité pêche lactonique et une note florale jasmin.
S’il a, selon moi, un peu moins bien vieilli que son homologue masculin, il n’en reste pas moins un grand classique élégant, discret, mais peut-être un peu trop signé de son époque.
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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Jeu 27 Nov - 16:40

Le Flacon


"Parfois, on trouve un vieux flacon qui se souvient,
D'où jaillit toute vive une âme qui revient."

(Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal)

LES PARFUMS DE SA VIE - ART MENGO
(chanteur auteur compositeur Toulousain)
coeur




C'est vrai que dans ses draps fourbus
Jusqu'aux aurores un inconnu
Elle a roulé à demi-nue
Son corps de bras en bras tendus

C'est vrai qu'au vent de ses cheveux
A ce parfums de safran bleu
Elle a brûlé à petit feu
Sa liberté manière d'un jeu
Elle a dans son regard
Un reste d'étendard
L'ombre d'un corbillard
Que poussent des pillards

Moi je l'ai tant aimée
Tant aimée, tant aimée
Que mon corps est pétri
Des parfums de sa vie
Moi je l'ai adorée
Adorée
Que mon corps est pétri
Des parfums de sa vie

C'est vrai qu'au bord de ses écarts
Ses yeux froissés sont en retard
Quand sonne l'heure de leur départ
Ou d'un sourire ou d'un regard
Elle a le corps ouvert aux rives adultères
A la caresse amer des amours passagères
Moi je l'ai tant aimée
Tant aimée, tant aimée
Que mon corps est pétri
Des parfums de sa vie
Moi je l'ai adorée
Adorée
Que mon corps est pétri
Des parfums de sa vie
C'est vrai qu'elle a donné souvent
Des nuits, des rêves éblouissants

Je l'ai tant aimée, tant aimée
Que mon corps est pétri
Des parfums de sa vie




coeur moi j'adore !
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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Jeu 27 Nov - 16:41

HISTOIRE DU PARFUM... AU MASCULIN !

:star: Un parfum est un objet intime, c'est le reflet de l'âme !
Emmanuel UNGARO


On l'a souvent associé à la séduction et... aux femmes ! Pourtant, le parfum est aussi une affaire d'homme comme le démontrent les nombreux parfums qui leur sont dédiés. Qu'ils soient là pour appuyer notre virilité, notre atout drague, ou tout simplement notre compagnon de tous les jours qui laissent derrière nous un sillage chaud et agréable… le parfum est notre allié !
L'homme qui se parfume, rien de bien nouveau au bataillon. À la Renaissance, les grands de ce monde se parfumaient outrageusement. Même après la Révolution, les bourgeois perpétuent la tendance. Mais le parfum pour hommes n'a pas encore trouvé sa place, et oscille entre arme secrète des coquets ou fragrance pratique et élégante après le rasage.
Il faut attendre la fin du XIXe siècle, pour que l'univers de la parfumerie masculine soit véritablement bousculé grâce à Jicky, un parfum crée par Aimé Guerlain. On y utilise pour la première fois des essences de synthèse et des glandes animales. Mais le nom prête à confusion.
La Maison Guerlain sort alors une réplique quasi identique sous le nom de Mouchoir de Monsieur. Plus d'ambiguïté, le parfum est bien pour homme cette fois. Apprécié, il trouve cependant de sérieux concurrents auprès de La Fougère Royale (1882) d'Houbigant, puis Moustache (1949) de Rochas et Pour Monsieur (1955) de Chanel.
Il faut cependant attendre les années 70 pour voir l'industrie du parfum masculin prend son envol. Longtemps associé au rasage, il s'en émancipe enfin pour devenir le compagnon que l'on utilise à tous moments et selon ses envies. De plus, la vague féministe et hippie oriente les parfumeurs sur la route des notes boisées, bien loin des senteurs médicamenteuses des Eaux de Cologne ou trop féminines à base de lavande.
Dans les années 80, la tendance change : les parfums subliment le mâle viril, le vrai : celui qui court plusieurs fois par semaine à la salle de sport pour sculpter son corps. Les notes se font de plus en plus originales et musclées, tout comme les flacons, dont le célèbre buste d'homme du Mâle de Jean-Paul Gautier.
Poivrés, épicés, et même racés comme un bon vin, les parfums se construisent au fil du temps une identité propre pour sublimer les hommes, avec en tête d'affiche Lacoste, Givenchy, Thierry Mugler ou encore Dior. La mode est au parfum fort, qui annonce la couleur : l'homme est comme son parfum, puissant et entêtant, le culte du corps est à son paroxysme, autant que la lutte du pouvoir entre hommes et femmes à son point le plus chaud. Les hommes s'affirment.

Cette mode ne dure qu'un temps - éphémère - et l'homme, qui prend de plus en plus soin de sa personne, recherche les fragrances plus stylées et fraîches, aux notes végétales et minérales : en tête d'affiche, Aqua-chic et Kenzo pour homme de Kenzo, L'Eau d'Issey d'Issey Miyake, Cool Water de Davidoff ou encore Acqua du Gio d'Armani se font les porte-parole de la tendance. Cette mode vers la légèreté et la volupté ne fera que s'accentuer avec le temps, à tel point que les parfumeurs trouvent le bon filon : les parfums se font mixtes (CK One de Calvin Klein), empreints d'un vent de liberté, histoire de réconcilier les couples et de coller à une époque qui fait les yeux doux aux mannequins androgynes…
Depuis l'entrée dans le nouveau millénaire, le parfum se calque encore plus sur la place de l'homme dans la société : assumant leur part de féminité, autant que leur rôle paternel et leur indépendance, les hommes portent des parfums subtils où se mêlent à la perfection masculinité, force, ambition et délicatesse : accent de figue pour Marc Jacobs Men de Marc Jacobs, relent de patchouli pour Red de Lacoste…Les hommes se servent définitivement du parfum pour s'affirmer…
Comme les femmes, ils veulent de l'unique, ils ne veulent pas sentir comme le voisin. La course est au parfum mystérieux, celui que la conquête du jour renifle dans le cou, adore sans pouvoir mettre un nom dessus. L'homme se veut comme son parfum : mystérieux, attirant… Séducteur. On est loin du mâle qui 10 ans plus tôt s'aspergeait littéralement de la tête au pied d'un parfum un peu trop entêtant et macho ! Car plus qu'une odeur, le parfum est un outil d'expression et de séduction, et ça, les hommes l'ont bien compris !


FRAGRANCE DE MÂLES


Une saison olfactive conjuguée au masculin avec une multitude de nouvelles fragrances qui rivalisent de moyens pour se faire remarquer.
Depuis trois ans déjà, on nous présente «l’ubersexuel», ce mâle viril qui revendique le droit et l’envie de prendre soin de lui. Parce que l’homme moderne possède un sac ou plusieurs, étale consciencieusement sa crème le matin, et joue désormais avec ses nombreux parfums.
Au lieu de se contenter des deux jus réglementaires, un pour la semaine, un pour le week-end et le sport, il se parfume à l‘envi. "Il change de parfum en fonction de sa tenue ou de son humeur car son rapport aux odeurs est devenu plus émotionnel. Il s’en sert, comme les femmes, pour séduire, ou imprimer un trait de personnalité", se réjouit François Demachy, Directeur Olfactif chez LVMH.
Avec l’avènement de la parfumerie en libre-service, ces messieurs n’hésitent plus à franchir le pas de la porte. "Surtout les jeunes qui sont les plus zappeurs et les trendsetteurs –faiseurs de tendance ndlr- que copient allègrement leurs aînés." raconte Véronique Courtois, Directrice Marketing International Guerlain.
Ces trentenaires ne sont pas encore acquis à une fragrance, comme les hommes plus âgés qui changent de parfum tous les cinq à sept ans seulement. Ils sont donc la cible des impressionnantes campagnes média de la rentrée.


Exit les filles: cette saison Jude Law pour Dior, Justin Timberlake pour Givenchy, James Franco pour Gucci et Josh Hartnett ..


VIDEO PARFUM LACOSTE




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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Jeu 27 Nov - 16:43




PARFUM EXOTIQUE



Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne,
Je respire l'odeur de ton sein chaleureux,
Je vois se dérouler des rivages heureux
Qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone;

Une île paresseuse où la nature donne
Des arbres singuliers et des fruits savoureux;
Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,
Et des femmes dont l'œil par sa franchise étonne.

Guidé par ton odeur vers de charmants climats,
Je vois un port rempli de voiles et de mâts
Encor tout fatigués par la vague marine,

Pendant que le parfum des verts tamariniers,
Qui circule dans l'air et m'enfle la narine,
Se mêle dans mon âme au chant des mariniers .

Charles Baudelaire ,"spleen et idéal", les fleurs du mal
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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Jeu 27 Nov - 16:44

NÉ POUR SENTIR
:malelovies:

Une exposition où il fait bon se laisser surprendre par les odeurs...

L’exposition " Né pour sentir " peut se visiter de 7 à 107 ans. Elle propose aux visiteurs de sentir près de 90 odeurs sous forme de jeux. Emotions, souvenirs seront au rendez-vous face à cette multitude d’odeurs plus ou moins familières. L’exposition se décompose en trois salles :
" je mange avec mon nez " vous propose de sentir des odeurs en lien avec l’alimentation, car ce que nous appelons « goût » dans le langage courant est en grande partie du à notre nez…
" j’attrape les odeurs et je crée " vous invite à appréhender la richesse des sources odorantes présentes dans la nature et à découvrir des matières premières utilisées en parfumerie.
" je sens avec mon cerveau " vous permet de comprendre le rôle du cerveau dans le ressenti d’une odeur, mais aussi de découvrir divers facteurs qui peuvent vous influencer.


Le site pour une visite virtuelle : PALAIS DE LA DECOUVERTE flower

http://www.palais-decouverte.fr/expos/nps_nn_2k8/nps_vv.html


L’éducation du nez... c’est peut-être ce qui manque aux vendeuses de Sephora, Marionnaud et consorts.. Pourtant, il existe des moyens de faire travailler son odorat comme le montrent les deux expositions qui se tiennent jusqu’au 3 mai 2009 au Palais de la découverte (ouvertes depuis le 14/10/08).

L’association belge Apex propose ainsi aux visiteurs de ces expos des parcours d’apprentissage de l’odeur et de ses nombreuses variétés. Et comme il faut bien éduquer à la source, un espace astucieusement nommé "Nouveaux Nez" a été créé à l’attention des 3-6 ans...

En parallèle, on peut également profiter de 3 exposés consacrés au monde des parfums (Matières premières en parfumerie, Tous les chemins mènent aux arômes, Couleur café).
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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Lun 8 Déc - 14:07

LE BON PARFUM

Par Angélique MarteL


"Un parfum, c’est comme une pièce de musique : il faut l’écouter en entier pour savoir si on l’aime ", soutient Danny Ventura, gérant international de la formation pour le groupe Beauté Prestige (distributeur mondial des parfums Issey Miyake, Narciso Rodriguez et Jean-Paul Gaultier).

En d’autres termes, pour en apprécier toutes les facettes, il faut faire l’expérience d’un parfum sur le long terme avant de décider de l’adopter ou non. Mieux vaut donc l’essayer sur sa peau plutôt que de le sentir seulement sur une mouillette. « Pour saisir comment il réagit avec notre pH, il faut intégrer le nouveau parfum à notre quotidien : se lever, se coucher, aller travailler ou sortir en boîte de nuit, bref, en faire l’essai de 3 à 5 jours », conseille-t-il.
C’est que la construction d’une fragrance est complexe : sa note de tête saute au nez dès les premières secondes ; dans un délai de 3 à 4 minutes, la note de cœur émerge ; et une heure plus tard, la note de fond persiste. Si on n’a pas pris le temps de saisir la subtilité de ces trois notes, on ne peut conclure à une expérience olfactive complète.

Alors, comment savoir si un parfum nous va ? « Laissez les autres en juger, recommande l’expert. Si tous les jours, les commentaires positifs fusent de toute part, c’est gagné. Sinon, laissez tomber : il n’est pas pour vous. » Et si, avec le temps, vous finissez par ne plus sentir l’odeur de votre parfum sur votre peau, pas de panique : le phénomène, tout à fait normal, s’appelle de l’anosmie, et découle du fait que votre odorat s’y est progressivement accoutumé.

Pour l’éviter, ne vous parfumez pas trop près de votre nez. Préférez vaporiser votre fragrance sur vos points de pulsation, là où la circulation sanguine est la plus dense (creux des poignets, des coudes et des genoux), ce qui favorisera la diffusion de l’odeur. « Pas la peine d’en mettre dans le cou ou derrière les oreilles, ajoute Danny Ventura, car 80 % de la chaleur corporelle s’évapore par le haut du corps, et dans moins de temps qu’il en faut pour dire ciseaux, l’odeur se sera éteinte. » Aspergez-vous plutôt de la poitrine aux genoux, en vous rappelant que l’odeur monte avec la chaleur corporelle et qu’ainsi, votre corps entier sera enveloppé par la fragrance.

À noter : aucun parfum ne colle à une peau déshydratée. Pour sentir bon du matin au soir, faites précéder votre parfum de l’application successive du gel douche et du lait corporel de la même marque.

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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Lun 8 Déc - 14:16

L'HERITAGE DES GOUTAL
flower

A la suite de sa mère, Annick Goutal, qui avait fondé sa maison de parfums au début des années 1980, Camille Goutal invente aujourd'hui les nouvelles fragrances de cette marque raffinée...



Paris, un immeuble bourgeois du XVIIe arrondissement et, nichée au fond de la vaste cour, une petite remise pour automobile aujourd'hui transformée en un deux-pièces un peu bric-à-brac, l'antre de la création des parfums Goutal. S'il n'y avait cette intense odeur de résine et d'encens dans l'air, qui pourrait d'ailleurs le deviner? Un sofa de velours rouge un peu élimé, au mur quelques toiles de la formidable peintre des fleurs, Claire Basler, sur une table, au milieu d'un incroyable fouillis de papiers, un autre tableau un peu crevassé représentant un vieux lion, à droite un haut meuble de bois clair rempli d'assiettes et de tasses à thé: ce capharnaüm délicieusement bohème s'apparente plutôt à celui d'un brocanteur. Reste que, dans la deuxième pièce, un meuble gris et blanc envahit les trois quarts de l'espace. Il est composé de dix étagères, qui forment un amphithéâtre miniature où des centaines de fioles sont sagement rangées: un orgue à parfums.
«C'est celui de ma mère, raconte Camille Goutal. Elle l'avait commandé à un menuisier dans ses débuts, puis elle ne l'a jamais quitté. Il a été de tous ses déménagements, passant de ses bureaux de la rue de Castiglione à son domicile de la rue des Jeûneurs, pour finalement me précéder jusqu'ici.» Ce bel outil de travail devant lequel, à son tour, cette jeune femme s'assoit aujourd'hui quotidiennement a bien failli ne jamais exister. C'est qu'Annick Goutal n'était en rien prédestinée à la parfumerie. Pianiste émérite, c'est au métier de musicienne que ses parents pensaient la voir se consacrer. C'était compter sans son tempérament rebelle et son désir de multiplier les expériences
.
Repérée par les photographes au sortir de l'adolescence, elle file en Angleterre pour devenir mannequin, y connaît un joli succès, puis revient en France pour se lancer dans le métier de brocanteuse. C'est le hasard qui la fera changer encore de métier: Micheline, l'une de ses amies (et marraine de Camille), fabrique alors une petite gamme de soins cosmétiques de grand luxe qu'elle vend à domicile et demande à Annick si celle-ci ne l'aiderait pas à concevoir de nouvelles crèmes parfumées. Cette dernière se rend alors à Grasse. Elle a 30 ans et se prend au jeu de la composition olfactive avec enthousiasme. En moins d'une année, cette fonceuse lance son premier parfum, Folavril (jasmin sur un fond de mangue) et ouvre sa boutique rue de Bellechasse.



Son premier grand succès, l'Eau d'Hadrien - en hommage au roman de Marguerite Yourcenar - est un subtil assemblage de citron de Sicile, de cédrat, de pamplemousse et de cyprès. Des notes d'agrumes ultrafraîches mais suffisamment complexes pour qu'elles sachent fidéliser hommes comme femmes. Vingt-cinq ans après ses débuts, l'Eau d'Hadrien et ses dérivés représentent toujours, à eux seuls, un quart du chiffre d'affaires de la société et ont su faire chavirer le cœur de toutes les célébrités, de Madonna à François Mitterrand, en passant par Isabelle Adjani, Tom Cruise ou Elton John... Mais la vie n'est pas toujours un conte de fées. Malgré son succès, Annick n'est pas une bonne gestionnaire et, alors qu'elle lutte déjà contre le cancer qui l'emportera en 1999, elle est contrainte de vendre sa société à la maison de champagne Taittinger. Brouille, rupture, elle s'en éloignera quelques années jusqu'à ce que Brigitte Taittinger soit nommée à la présidence des parfums Goutal et parvienne à convaincre la fondatrice de reprendre les rênes de la création. Après sept ans de travail en commun, elle décédera quelques mois après le lancement de son dernier parfum, Ce soir ou jamais.
Reprendre le flambeau familial? Camille n'y avait pas d'abord pas songé. Elle sortait d'une école de photographie et commençait à exercer son métier: «Maman avait simplement demandé à Isabelle Doyen, avec qui elle travaillait depuis longtemps pour la conception de ses fragrances, qu'elle me prenne sous son aile. En réalité elle a fait bien plus que cela, elle m'a appris le métier.

Et cela m'a plu», ajoute-t-elle. De fait, le parfum a toujours été partie intégrante de son existence, et ce à quoi Camille s'attache aujourd'hui, c'est que chacun d'entre eux continue d'évoquer une histoire. «Chez Goutal, les idées ne viennent pas du marketing, c'est la vie qui nous guide», aime-t-elle expliquer. Ce fut le cas par exemple quand sa mère créa en 1983, un parfum à son nom, l'Eau de Camille. «L'année précédente, elle en avait conçu un au nom de ma demi-sœur Charlotte. J'étais alors une petite fille âgée de 7 ans. "Et moi? Tu ne m'inventes pas quelque chose? " lui avais-je reproché. "Mais bien sûr, ma chérie, quel genre de parfum veux-tu? " Prise au dépourvu, j'avais jeté un par la fenêtre: "Je voudrais l'odeur de notre jardin! " Et c'est comme cela qu'est née cette eau aux senteurs de lierre, de jasmin et d'herbe coupée...» C'est sur le même mode personnel que fut créé Quel amour!, l'un des premiers parfums lancé après le décès d'Annick. «J'avais le souvenir, raconte Camille, de la surprise que m'avait faite mon amoureux, un jour où je rentrais de voyage, en tapissant tout l'escalier de mon immeuble de pétales de pivoines et c'est à partir de cette anecdote - car je me suis exclamée "Quel amour! " quand je l'ai retrouvé derrière ma porte avec un bouquet au complet - qu'Isabelle a conçu cette nouvelle fragrance.» Voilà qui amène tout naturellement à se demander qui, dans cette partition à quatre mains, ou plus exactement à deux nez, assume la paternité des nouveaux jus? «Mais cela varie terriblement d'un parfum à l'autre!» répondent de concert Camille et Isabelle. «Parfois l'une commence la recherche et l'autre l'aboutit. Parfois nous explorons seules une piste jusqu'au bout.




Nous nous complétons avant tout, et c'est cette différence de tempérament qui nous permet de créer pour d'autres marques.» Car, on le sait peu, mais Isabelle et Camille, si elles consacrent la majeure partie de leur énergie aux parfums Goutal, ne s'interdisent pas de concevoir des bougies pour Christian Tortu, le Prince jardinier, ou, bientôt, pour le restaurant le Sensing du chef Guy Martin. Elles viennent même d'imaginer pour le compte d'une société suisse une étonnante série de parfums vendus sur Internet!
L'Eau d'Hadrien, le grand
succés d'Annick Goutal


Quels sont leurs derniers projets? Elles mettent, de concert, la touche finale à une série de trois parfums Goutal qui seront présentés à la rentrée. Mais Camille surveille de près d'autres développements: une ligne de maquillage qui viendrait compléter la gamme de soins aux actifs de rose lancée en 2004, et même le lancement très bientôt d'une petite collection de lingerie, qui sera réalisée en collaboration avec une créatrice et distribuée dans les dix boutiques boudoirs que compte la marque. En presque trente ans, la petite parfumerie de Saint-Germain-des-Prés est devenue une vaste société, sans perdre de vue son code génétique. Il y a un «esprit Goutal» qui perdure d'une génération à l'autre, ce goût des flacons délicats, des matières premières de belle essence, mais Camille, si fière qu'elle soit du parcours de celle qui l'a précédée, entend bien laisser son propre sillage: «Quand j'entends l'expression "Telle mère, telle fille", je me dis qu'il y a dans cette phrase un monde qui s'ouvre et ne se referme pas.»

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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Lun 8 Déc - 17:05

Petite Chérie (mon favori)




Un parfum fleuri et fruité, qui évoque à la fois l'innocence et l'audace, à l'image d'une femme-enfant... Sucré, à la fois musqué et effronté, facétieux et gourmand : une irresistible odeur d'enfance...



Retrouvez ce parfum délicieux dans la précieuse boule papillon teintée d'un bleu-vert tendre, flacon emblème de la marque.

Date de création : 1998
Famille olfactive : fruité, fleuri, musqué
Composition : poire, pêche, rose musquée, herbes coupées, vanille


Découvrez l'univers d'Annick Goutal :

http://www.annickgoutal.com/annick+goutal+perfumes/Parfums+Féminins
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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Lun 8 Déc - 17:35

L'HISTOIRE DE SHALIMAR



Shalimar, la première senteur orientale


Créé intégralement par les membres de la famille Guerlain en 1925, Shalimar s'est imposé comme un incontournable de la parfumerie française

Histoire de la création




L'histoire commence à Paris, rue de Rivoli, en 1828. Pierre-François-Pascal Guerlain, médecin chimiste, se fait rapidement remarquer dans les cours d'Europe, où les princesses raffolent de ses fragrances.

A sa mort, ses deux fils Gabriel et Aimé prennent le relais. 60 ans plus tard, Aimé donne naissance au parfum "Jicky". Le haut du flacon, réalisé par Gabriel en hommage à son père, représente un bouchon de champagne. Inspiration prémonitoire puisque l'on raconte que c'est à ce parfum que nous devons Shalimar… Jacques Guerlain (le fils de Gabriel) aurait en effet versé par pur hasard quelques gouttes de vanille de synthèse dans le flacon "Jicky". En 1925, Shalimar était né.


La fragrance, le flacon : raisons d'un succès



Le prestigieux nez Ernest Beaux ira jusqu'à dire : "si j'avais utilisé autant de vanille, j'aurais seulement obtenu une crème anglaise, tandis que lui (…) créa Shalimar !" . C'est en s'inspirant d'une histoire d'amour que Jacques Guerlain opte pour ce nom.

Le Chah Djahan, empereur d'Orient, avait imaginé un magnifique jardin nommé Shalimar, en hommage à sa défunte épouse. Cette traduction du "temple de l'amour" convenait à merveille à ce parfum aux notes romantiques.

Le flacon en forme de vasque, signé Baccarat, est imaginé par Raymond Guerlain, le cousin de Jacques. Lors de l'exposition internationale des Arts Décoratifs en 1925, il reçoit le premier prix.

Le chiffre 100 Une centaine de parfums "orientaux" ont été créés depuis que Shalimar a ouvert cette voie.

"Porter Shalimar, c'est laisser ses sens prendre le pouvoir" dira le créateur. La fragrance, mêlant bergamote, rose, jasmin, vanille et fève tonka est à la fois fraîche et ensorcelante. Ce parfum révolutionne les codes olfactifs de l'époque en fondant la famille des orientaux, déjà amorcée par "Jicky". Lors d'une traversée vers les Etats-Unis, la femme de Raymond Guerlain porte cette nouvelle senteur envoûtante. Le parfum fait mouche, et bientôt sa réputation se propage dans tout New York. Toujours actuel, il traverse le temps sans prendre une ride et se présente comme un produit phare de la parfumerie française. Best-seller incontesté de la maison, il se vend aujourd'hui plus de 500 000 flacons par an en France, et plus d'un million d'exemplaires dans le monde.


Pour l'anecdote : Shalimar, un parfum star !


Shalimar s'est imposé à Hollywood en figurant dans le film "Women" de Cukor en 1945, comédie de tromperies et mensonges dans laquelle est impliquée une séduisante vendeuse en parfumerie...
Le site de Guerlain : www.guerlain.fr

The Women
Un film de George Cukor

EN BREF Dans ce film où l'homme, tout en étant absent, est le moteur et le sujet, les femmes sont étudiées par un grand amateur, tel un savant penché sur une fourmilière. L'histoire, celle de Mary Haines, qui est la seule à ne pas savoir que son mari la trompe...



ACTEURS PRINCIPAUX Phyllis Povah, Joan Fontaine, Paulette Goddard, Mary Boland, Rosalind Russell, Joan Crawford, Norma Sheare

:star:


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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Mer 10 Déc - 23:10

FLOWER BOMB DE VICTOR & ROLF


un site en 3 D exceptionnellement beau, cliquez sur tous les rubans noirs et un univers de fleurs se découvre comme par magie .... à voir absolument

http://www.viktor-rolf.com/index.htm

etoile scintillante

Parfum Flower bomb par Victor and Rolf
Victor & Rolf sort un nouveau parfum au joli nom de Flower bomb.
Comme dit la marque : "Une bombe de fleurs qui transformerait le négatif en positif. Un geyser de sensations facettées de lumière pour célébrer la vie .Flower bomb est un antidote à la réalité face à laquelle nous n’avons qu’une seule arme : le rêve."

Conçu à partir de d’orchidée, freesia et jasmin sambac et patchouli
Vendu dans un flacon étonnant en forme de diamant grenade rose poudré

http://modepass.com/blogs.php?action=show_member_pos


La Maison de Viktor et Rolf

Le 18 juin, la Barbican Art Gallery, à Londres, inaugure La Maison de Viktor et Rolf. Imaginée par les deux créateurs néerlandais, cette maison peuplée de poupées de porcelaine raconte en miniature leurs quinze ans de mode. Découverte en images.


Le duo hollandais Viktor et Rolf a créé l’évènement lors de la dernière Fashion Week. Après avoir renoncé à leur participation aux défilés parisiens, ils ont décidé concocter un défilé spécialement pour Internet! Leur collection printemps/été 2009, baptisée "Funny Face", est donc exclusivement réservée… aux internautes. En d’autres termes, à tout le monde… Le Mag salue donc cette initiative originale et surtout démocratique: pas besoin d'être invité, il suffit simplement de cliquer.

Autre particularité de l’évènement : le top model Shalom Harlow est l’unique mannequin à défiler ! Grâce à la magie de l’informatique, les moins attentifs n’y verront que du feu…

Outre cette nouveauté mise en ligne depuis le 2 octobre dernier, l'ensemble du site ouvert en grande pompe il y a six mois vaut le détour – pourvu d’avoir une bonne connexion internet … Comme dans un jeu vidéo, on se balade dans un palace pour aller d’une pièce à l’autre. Avec des initiatives comme celle-ci, c’est sûr, la mode sur le Web a un bel avenir devant elle.

a voir :
http://lemagby.24h00.fr/mode/un-defile-rien-que-pour-le-web.php


flower


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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Jeu 11 Déc - 12:27

UNE IDEE LUDIQUE



Et si se parfumer devenait un jeu ?

Affirmer votre différence :
Avec Nara 1869, créez vous-même votre propre sillage à partir
de trois essences rares inspirées d'une histoire extraordinaire...
et soyez sept fois unique !

Nara 1869 est le premier jeu de parfums créé par Parfums 137.

Parfums 137 est une nouvelle marque alternative qui envisage le parfum comme un jeu. Le nom de la marque s’explique par ‘1 histoire, 3 essences, 7 parfums’. Inspiré par un voyage au Japon au 19è siècle, Nara 1869 est un coffret comprenant 3 fragrances (Bigarade, Osmanthus et Olibanum) que l’on peut porter individuellement. Mais aussi en 7 mélanges distincts - plus ou moins frais ou sensuels - si on veut jouer à créer son sillage personnel.

Infos : www.parfums137.com

Compositeur parfumeur

Digne héritière de plusieurs générations de parfumeurs, Isabelle Maillebiau s’est prêtée avec plaisir à notre Jeu de Parfums en en composant le premier coffret : Nara 1869. Retour sur son parcours hors du commun…

D’où vient votre passion ?

« C’est mon grand-père, Jacques Schlienger, qui m’a transmis sa passion pour les matières olfactives brutes, naturelles. Mon père, également parfumeur, m’a aussi fait découvrir des essences aussi emblématiques que le Musc, l’Ambre gris, le Bois d’Agar… »

Quel est votre parcours ?

Après deux ans passés à l’Ecole de Parfumerie de Givaudon-Roure, je suis devenue analyste en chromatographie. Puis j’ai rejoint il y a déjà 7 ans Drom Fragrances International, à Paris, en tant que compositeur parfumeur. Ce qui m’a amenée à créer des compositions pour les plus grandes maisons.

En quoi le concept Jeu de Parfums vous a-t-il séduite ?

Depuis toujours, mes créations s’inspirent de mon amour des voyages. Travailler à partir de l’histoire du voyage d’Akimoff au Japon m’a donc beaucoup amusée. Et puis j’aime cette idée de donner aux femmes des matières brutes à partir desquelles elles vont pouvoir « fabriquer » leur propre parfum. C’est une bien belle façon de partager ma passion !

L'Histoire d' AKIMOFF

Le voyage au Japon d’un aventurier parfumeur nommé Akimoff

L’aventure commence à Paris, à la fin des années 1860. Dans l’effervescence des dernières années du Second Empire, un jeune homme entreprenant ne semble poursuivre qu’un but : côtoyer les célèbres parfumeurs des Grands Boulevards, tout particulièrement Gaspard Cottance et Louis Claye, heureux propriétaire de la maison Violet et fournisseur de l’Impératrice Eugénie et de la Reine d’Espagne. Qui est ce jeune homme du nom d’Akimoff, dont on ne connaît ni le prénom ni les origines et qui parle plusieurs langues ? Le mystère restera entier…

Akimoff est rapidement chargé de la vente des parfums de Cottance et Violet à travers le monde, ainsi que de la recherche des matières premières les plus rares. Le marché est en effet en plein essor et la concurrence se fait rude ! Parallèlement, le jeune homme se rapproche intimement de la divine Comtesse de Castiglione, mais ne se résout pas à la partager avec de trop nombreux amants qu’elle aime à congédier comme de vulgaires serviteurs.

Plus rien ne retient Akimoff à Paris, qui décide en 1869 d’entreprendre un long voyage au Japon pour y dénicher de nouveaux extraits. L’empire du Soleil Levant vit alors la fin de 250 ans d’isolement et le début de l’ère Meiji, marquant son ouverture au monde. Dès son arrivée, Akimoff se lie d’amitié avec un autre aventurier, le photographe vénitien Felice Beato. Ce dernier l’initie très vite au Kôdô, véritable cérémonie des parfums se déroulant dans un magnifique pavillon de l’ancienne capitale impériale, Nara. Noblesse dorée, artistes et esthètes s’y amusent à distinguer les essences exhalées par des bois parfumés que l’on brûle dans les règles de la tradition…

C’est lors de la cérémonie organisée le 7 décembre 1869 qu’Akimoff tombe sous le charme d’une jeune apprentie geisha, immortalisée par l’objectif de Beato. Ce jour là, le jeu consiste à reconnaître les essences rares utilisées parmi le Jinkoh, le Bois de Santal, le Benjoin, l’Ecorce de cannelle, le Clou de girofle, la Coquille de Conques, le Nard, l’Opoponox, l’Anis Etoilé… mais aussi l’Osmanthus, la Bigarade et l’Olibanum.
Akimoff imagine alors trois parfums aux notes inspirées
de ces trois dernières essences, qu’il offre avec tendresse à sa belle
en l’invitant à les combiner entre elles afin d’obtenir 7 parfums différents.

Akimoff voit plus loin et envisage déjà de proposer son jeu de parfums à la Comtesse de Castiglione et aux belles du boulevard des Capucines… Mais lors de son retour en 1871, tout a bien changé : l’armée prussienne sévit à Versailles et Napoléon III est prisonnier à Sedan. Le jeu de parfums d’Akimoff n’aura donc jamais été réalisé autrement que ce 7 décembre 1869 à Nara.

C’est pour pour offrir aux femmes les plus raffinées d’aujourd’hui le jeu de parfums qu’Akimoff leur destinait, que nous avons demandé à Isabelle Maillebiau d’écrire la fin de cette histoire. De cette aventure est né le coffret Nara 1869.
Un objet précieux dédié à celles qui oseront en extraire toute la richesse…


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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Mer 28 Jan - 13:40

EXCLUS : Le dernier de Guerlain, le couturier du parfum !


Parfum La petite Robe noire
© Guerlain




La petite Robe noire, c’est le classique incontournable du dressing de la Femme, celle sur qui on peut miser tout un avenir de séduction, sans faute de goût. C’est aussi la nouvelle flagrance exclusive de Guerlain qui réinvente le rendez-vous galant dans ce flacon au violet intemporel.

Avec un sillage rappelant le macaron à la rose et le champagne, arrosé de notes acidulées et de thé fumé, La petite Robe noire réinvente le mystère féminin.


La petite Robe noire sera disponible dès Février exclusivement dans les boutiques Guerlain. Prix indicatif : 100 euros.

http://www.jetavenue.com/femme/beaute/parfums/la-petite-robe-noire-de-guerlain-news1773 :malelovies:
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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Mar 10 Fév - 18:30

"Votre sillage olfactif, c'est vous, invisible"




Patty Canac est enseignante à l'Institut Supérieur de la Parfumerie (Isipca) et anime des ateliers pour Thierry Mugler. Elle nous explique comment un parfum peut s'identifier à une personnalité...

Les parfums deviennent-ils plus personnels ?

Patty Canac Depuis toujours, le parfum a été fait pour représenter la personnalité. Des grands classiques comme Poison ou Opium ont été inventés pour aller à des femmes charismatiques. D'autres, au contraire, correspondent mieux à des caractères plus discrets, moins extravertis : ce sont des parfums de peau, plus étouffés. Enfin il y a une autre catégorie de parfums, ceux qui racontent des histoires, évoquent des paysages, comme par exemple les créations de Serge Lutens. Avec "Rahat Loukoum", on est transporté dans un souk d'Orient.
Que cherche-t-on lorsqu'on achète un parfum ?
Il y a deux types de clientèles. Tout d'abord, les femmes qui aiment les nouveautés et qui de toutes façons craqueront pour un parfum qui vient de sortir, non pas tant à cause de sa fragrance qu'à cause de son flacon novateur, du slogan de la pub, de l'impact de la marque… c'est ainsi que J'adore de Dior ou Chance de Chanel ont connu tout de suite un succès incroyable. Mais d'autre part, il y a aussi des femmes qui sont blasées, et qui recherchent plus d'informations car elles veulent trouver un parfum qui leur ressemble. Il va donc falloir former les vendeuses, non seulement à proposer la dernière nouveauté, mais encore à connaître véritablement les fragrances.


Comment choisir un parfum ?

Quand on cherche un parfum pour soi, il faut oublier le monde de la parfumerie et les innombrables flacons sur les étagères. Mais il faut se concentrer sur des goûts, des atmosphères, décrire vos sensations préférées, nommer ses attirances. Avez-vous envie d'une corbeille de fruits juteux ? D'un grand bouquet floral ? Ou encore d'une ambiance très boisée, sentant le teck ? Ensuite il ne s'agit que d'y faire correspondre des parfums : des notes hespéridées si on aime les agrumes, par exemple. On ne peut choisir un parfum que si l'on connaît à fond ses propres attentes.


Faut-il choisir des parfums en fonction des saisons ?

C'est un préjugé très répandu dans le monde occidental d'aujourd'hui, mais ce n'est qu'une invention marketing. Par exemple, se tourner vers des notes hespéridées dès qu'il fait plus de 20 degrés, c'est complètement arbitraire : dans des pays où il fait très chaud, comme par exemple le Maghreb, ce sont les parfums orientaux qui règnent en maîtres. Rien ne vous oblige à avoir envie de citron en été ! Au contraire, il y a des accords magnifiques avec de la frangipane, de la vanille ou du tiaré qui peuvent se révéler très enivrants avec la chaleur. Tout dépend de votre émotion personnelle.


A qui sont destinés les ateliers d'initiation au parfum qui fleurissent aujourd'hui ?

A tous ! Avec la multiplication des parfums, on a de plus en plus besoin que les gens s'y connaissent en senteurs. Participer à un atelier, c'est l'idéal. Une fois avertie, vous pourrez mieux choisir un parfum qui vous convienne. Aujourd'hui, on peut se former en une journée : avec les RTT, c'est très envisageable… Le public comprend autant d'hommes que de femmes et il est très divers, avec comme point commun la curiosité. Mes ateliers comprennent trois parties : l'une qui expose les mécanismes de l'olfaction, du nez jusqu'au cerveau, la deuxième consacrée à un voyage en senteurs autour du monde, et la troisième à examiner notre comportement face aux odeurs qui ont maintenant envahi tous les produits de la vie quotidienne.
Changer de parfum trop souvent peut-il nuire à la personnalité ?
Aujourd'hui, le zapping est la mode aussi bien pour les parfums que pour les maquillages ou les cosmétiques. Mais plus on en joue, plus on peut avoir de mal à se composer sa propre personnalité. Un parfum, c'est un sillage, une émotion attachée à vous. Si l'on utilise toujours le même, on va créer une entité, une reconnaissance olfactive, une confirmation de votre caractère et de votre charisme. Même quand vous aurez quitté une pièce, on pourra sentir votre parfum et reconnaître votre passage. Si vous êtes séparée de votre amoureux, il pourra penser à vous grâce à un mouchoir imprégné de votre parfum. Ou bien encore, un enfant sera rassuré par un vêtement imprégné de l'odeur de sa maman. C'est vous, invisible. Or si vous changez de parfum tous les deux jours, vous ne pourrez pas laisser cette fameuse entité invisible.


Quel effet ce zapping a-t-il eu sur le rapport au parfum ?

Un parfum n'est plus ce qu'il était. A une époque, on attendait la sortie du prochain parfum Dior ou Yves Saint Laurent avec impatience, et on se le faisait offrir car c'était un produit de luxe. Aujourd'hui, la femme gagne sa vie et les parfums sont toujours de plus en plus nombreux : la consommation dans une parfumerie n'est donc plus un moment privilégié. L'une des conséquences de ce changement, c'est que les femmes ne savent plus comment se parfumer. Elles vaporisent trop près de la peau, donc le parfum coule, alors elles frottent leurs poignets pour les sécher, et la pyramide olfactive se déconstruit.
Le bon geste :
brumiser de manière légère, pour s'envelopper de parfum.

Ada Mercier


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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Mar 10 Fév - 18:37

Apollinaire, correspondance parfumée



La correspondance entre Guillaume Apollinaire et Louise De Coligny-Châtillon, que le poète surnommait Lou, est sublime. L’amour, les regrets, la guerre s’y mêlent pour nous donner sûrement une des plus belles œuvres de la langue française.

On ne remerciera jamais assez, Lou d’avoir été si cruelle avec le poète.
L’art doit décidément beaucoup aux amours malheureuses.


Quelques extraits parfumés :

(…) Jolie bizarre enfant chérie
Je sens ta pâle et douce odeur de violette.
Je sens la presqu’imperceptible odeur de muguet de tes aisselles
Je sens l’odeur de fleur de marronnier que le mystère de tes jambes
Répand au moment de la volupté
Parfum presque nul et que l’odorat d’un amant
Peut seul et à peine percevoir
Je sens le parfum de rose rose très douce et lointaine
Qui te précède et te suit ma rose (…)
(XLV)

Plus loin :

(…) A la sixième porte ta gestation de putréfaction ô guerre avorte
Voici tous les printemps avec leurs fleurs
Voici les cathédrales avec leurs encens
Voici tes aisselles avec leur divine odeur
Et tes lettres parfumées que je sens
Pendant des heures
Et que s’ouvre encore la porte de ta narine gauche

A la septième porte
O parfums du passé que le courant d’air emporte
Les effluves salins donnaient à tes lèvres le goût de la mer
Odeur marine odeur d’amour sous nos fenêtres mourait la mer
Et l’odeur des orangers t’enveloppait d’amour
Tandis que dans mes bras tu te pelotonnais
Quiète et coite
Et que s’ouvre encore la porte de ta narine de droite (…)
(XLVIII En allant chercher des obus)


Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou, Gallimard


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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Mar 10 Fév - 18:57

L'aube

Colette adorait les parfums.
Dans ses écrits on retrouve très souvent des descriptions olfactives
très belles et évocatrices.
On dit que son parfum préféré, celui qu’elle a longtemps porté,
était le Jasmin de Corse de Coty.



Balmain lui a dédié Vent Vert, un parfum créé par la belle Germaine Cellier.
Colette décrivait Vent Vert comme un parfum
« au caractère vireux de végétal ».
La nature, source d’inspiration et de régénération joue un rôle primordial
dans l'œuvre de l'écrivain.



Ce très beau texte issu de "Sido",
ne parle pas directement d’odeurs mais montre déjà
une enfant extrêmement sensible à la beauté de la nature.
.............

« Car j’aimais tant l’aube, déjà, que ma mère me l’accordait en récompense.
J’obtenais qu’elle m’éveillât à trois heures et demie, et je m’en allais,
un panier vide à chaque bras,
vers des terres maraîchères qui se réfugiaient dans le pli étroit de la rivière,
vers les fraises, les cassis et les groseilles barbues.

A trois heures et demie, tout dormait dans un bleu originel, humide et confus,
et quand je descendais le chemin de sable,
le brouillard retenu par son poids baignait d’abord mes jambes,
puis mon petit torse bien fait, atteignait mes lèvres,
mes oreilles et mes narines plus sensibles que tout le reste de mon corps …

J’allais seule, ce pays mal pensant était sans dangers.
C’est sur ce chemin, c’est à cette heure que je prenais conscience de mon prix,
d’un état de grâce indicible et de ma connivence avec le premier souffle accouru,
le premier oiseau, le soleil encore ovale, déformé par son éclosion …
Ma mère me laissait partir, après m’avoir nommée
« Beauté, Joyau-tout-en-or » ;
elle regardait courir et décroître sur la pente son œuvre, « chef d’œuvre »,
disait-elle. J’étais peut-être jolie ;
ma mère et mes portraits de ce temps-là ne sont pas toujours d’accord …
Je l’étais à cause de mon âge et du lever du jour,
à cause des yeux bleus assombris par la verdure,
des cheveux blonds qui ne seraient lissés qu’à mon retour,
et de ma supériorité d’enfant éveillée sur les autres enfants endormis.

Je revenais à la cloche de la première messe.
Mais pas avant d’avoir mangé mon saoul, pas avant d’avoir, dans les bois,
décrit un grand circuit de chien qui chasse seul,
et goûté l’eau de deux sources perdues, que je révérais.
L’une se haussait hors de la terre par une convulsion cristalline,
une sorte de sanglot, qui traçait elle-même son lit sableux.
Elle se décourageait aussitôt née et replongeait sous la terre.
L’autre source, presque invisible, froissait l’herbe comme un serpent,
s’étalait secrète au centre d’un pré où des narcisses,
fleuris en ronde, attestaient seuls sa présence.

La première avait goût de feuille de chêne,
la seconde de fer et de tige de jacinthe …
Rien qu’à parler d’elles je souhaite que leur saveur m’emplisse la bouche
au moment de tout finir, et que j’emporte avec moi, cette gorgée imaginaire … »

COLETTE Extrait de Sido


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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Sam 28 Mar - 11:21

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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Ven 1 Mai - 9:44

DIOR ET DELON




Après les dessins de Gruau, les portraits de Zinédine Zidane et de Johnny Hallyday, Alain Delon incarne la nouvelle image du parfum Eau Sauvage.

Paru le 30.04.2009 , par Fabienne Reybaud

Sur la photo, il est d’une beauté fulgurante. Regard ombrageux, cheveux en bataille, chemise entrouverte. Alain Delon a 31 ans. Il pose à Saint-Tropez devant l’objectif de Jean-Marie Périer. Nous sommes en 1966. Quarante-trois ans après, Dior a choisi ce cliché de l’acteur au faîte de sa gloire pour illustrer la nouvelle campagne de publicité de son parfum masculin Eau Sauvage. « C’était une évidence. Alain Delon est un mythe vivant et Eau Sauvage, un grand classique de la parfumerie française, » explique-t-on chez Dior Parfums. « Nous avons choisi une photo de 1966, car c’est l’année de création d’Eau Sauvage. Cette image n’a pas vieilli et va nous permettre de toucher à la fois les hommes qui se souviennent de Delon à cette époque et une clientèle plus jeune qui sera séduite par son côté insoumis et irrévérencieux. »

De fait, la marque espère beaucoup de cette « rencontre entre deux éternels masculins » pour reprendre la main dans un marché hyperconcurrentiel où, selon les années, Eau Sauvage figure avec Le Mâle de Jean Paul Gaultier et un parfum d’Hugo Boss parmi les trois jus masculins les plus vendus en France. Créée en 1966 par le grand Edmond Roudnitska, cette première eau de toilette pour homme de Dior a fait sensation – plus de 80 millions de flacons auraient été achetés depuis son lancement – en bousculant les codes alors en vigueur.

Cet hespéridé chypré aromatique introduisait pour la première fois l’hédione, un jasmin d’eau abstrait, amenant une note féminine dans cette eau masculine. Edmond Roudnit­ska le décrivait ainsi : « L’Eau Sauvage, de composition très stricte, simplifiée, aérée, dépouillée, est le parfum qui, par sa fraîcheur fleurie discrète mais longuement persistante, symbolise la jeunesse par excellence. »Une jeunesse désormais im­mortalisée par le visage d’un monstre sacré. Le montant du contrat ? Classé secret défense.



LE FIGARO


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MessageSujet: Re: LE PARFUM : UN CODE SUBTIL   Ven 1 Mai - 9:54

L'IMAGE ET SES CODES


par
Capucine COUSIN

Sur la photo, il a 31 ans. Regard sombre, cheveux en bataille, il est d'une beauté renversante. Ce cliché va être utilisé pour la nouvelle campagne de pub d'un des parfums-phares de Christian Dior, le parfum pour hommes Eau Sauvage, une de ses meilleures ventes - 80 millions de flacons vendus depuis son lancement en 1966. La campagne s'avère d'autant plus cruciale, à quelques semaines de la fête des pères.

Qui est la nouvelle recrue de Dior ? Une nouvelle égérie star des castings ? Même pas. Le groupe a retenu Alain Delon, mais avec un cliché vieux de... 43 ans, alors réalisé par Jean-Marie Périer, qui sera utilisé. Montant du contrat ? Secret, évidemment.

Mais Delon a tout à y gagner : s'il ne peut plus arrêter l'irréparable outrage du temps, sa jeunesse saisie au faîte de sa carrière est immortalisée avec cette publicité.

Réutiliser une image mythique d'une icône est devenu un genre publicitaire à part entière. La marque surfe certes sur la nostalgie d'un passé révolu, mais s'inscrit ainsi dans l'histoire. Dior n'est pas le premier à recourir à ce procédé.

La marque de chaussures Dr Martens s'y était essayée. Elle avait ressorti un ancien cliché de feu Kurt Cobain, chanteur de Nirvana, pour sa campagne de pub 2007. Son agence de pub Saatchi & Saatchi avait pour idée de ressortir d'anciennes icônes du rock - s'ensuivirent polémique, et campagne prestement annulée, l'épouse de l'ancienen star de Nirvanna, qui contrôle de très près l’image de son défunt mari, n'ayant pas apprécié de ne pas avoir été consultée...

De même, pour fêter son centenaire, au printemps 2008, avec l'agence de pub nex-yorkaise Anomality, Converse avait ressorti du passé des icônes rock. Le comédien James Dean, le gonzo Hunter S. Thompson, le bassiste des Sex Pistols Sid Vicious... Des rebelles du XXe siècles reliés à une autre génération d'artistes censés incarner la rebellion, comme le guitariste du groupe Green Day ou Jane birkin (sic).


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