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 Festival de Cannes 14- 25 mai 2008

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steph

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MessageSujet: Festival de Cannes 14- 25 mai 2008   Mer 14 Mai - 9:34



CINEMA.
Le Festival est-il à bout de souffle ?

Pierre Vavasseur et Alain Grasset
mercredi 14 mai 2008 | Le Parisien


LP/FREDERIC DUGIT.

La 61 e édition du plus grand rendez-vous mondial consacré au 7 e art s'ouvre aujourd'hui dans un certain flou artistique. La sélection s'est faite dans la douleur, à grand renfort de valeurs sûres. Pour autant, les stars internationales ont répondu présent

AU FORCEPS . Le 61 e Festival de Cannes qui s'ouvre aujourd'hui et se tiendra jusqu'au dimanche 25 mai, avec, ce soir-là, la remise de la Palme d'or des mains de Robert De Niro, a été le fruit d'un troublant accouchement dans la douleur. En témoigne, en avril, le report de la traditionnelle présentation des films en compétition officielle.

La direction du Festival peinait à en trouver vingt-deux. De même, elle peinait à établir une liste nettement plus courte : celle des neuf membres du jury présidé cette année par l'acteur et réalisateur américain Sean Penn et complétée in extremis par le choix de l'actrice française Jeanne Balibar et de Marjane Satrapi, qui avait créé l'événement, l'année dernière, avec « Persepolis », Prix du jury. Les films d'ouverture (« Blindness », du réalisateur brésilien Fernando Meirelles, en compétition) et de clôture (« What Just Happened », de l'Américain Barry Levinson, hors compétition)* ont été trouvés sur le fil.

Déconnecté

Et que dire de la sélection française ? Egalement complétée hors délais, hissant péniblement à trois le nombre des prétendants à la Palme, elle ignore l'éventail de la production hexagonale. On ne peut s'empêcher de poser une question de bon sens : sur 1 792 films visionnés, la production cinématographique mondiale est-elle si consternante que les organisateurs en soient réduits à ramer autant ?

Certes, la sélection compte quelques nouveaux visages, mais, pour plus de la moitié, réaligne paresseusement ses incontournables, les frères Dardenne, Atom Egoyan, Wim Wenders, Steven Soderbergh, Clint Eastwood, James Gray... Bref, derrière sa vitrine « show-off » - montée des marches, le 18, de l'équipe d'« Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal » ; le 21 de celle des « Ch'tis » ; présence de stars américaines à la pelle... -, le Festival n'est-il pas en manque de « peps », à bout de souffle, au contraire de ses concurrents, Venise et Berlin en tête ?

Par ailleurs, ne commet-il pas l'erreur d'être de plus en plus déconnecté du pays ? Le film d'ouverture n'a même pas de date de programmation ! Seul Arnaud Desplechin et son « Conte de Noël » crèveront la bulle cannoise en sortant le 21 sur les écrans. Coup de grâce ? « Il y a quelques années, n'importe qui avait envie d'être en compétition à Cannes, observe un producteur. Ce n'est plus du tout le cas. C'est devenu très casse-gueule. Si le film est mal accueilli, vous êtes sûr qu'il est mort. Dans l'hypothèse contraire, vous serez programmé à la rentrée et vous n'êtes absolument pas sûr des retombées de Cannes. »

* Cérémonie d'ouverture présentée par Edouard Baer, retransmise dès 19 h 15 sur Canal + en clair.


La sélection officielle du 61e festival de Cannes
mardi 29 avril 2008, 22h03 | leparisien.fr

Voici la liste définitive des films composant la sélection officielle du 61e festival de Cannes.

Film d'ouverture : «L'Aveuglement» (Blindness) de Fernando Meirelles

Film de clôture : «What just happened» de Barry Levinson

-VINGT-DEUX LONGS METRAGES EN COMPETITION:

-«Entre les murs» de Laurent Cantet

-«Two lovers» de James Gray

-«L'Aveuglement» («Blindness») de Fernando Meirelles

-«Les trois singes» («Üç Maymun») de Nuri Bilge Ceylan

-«Le silence de Lorna» de Jean-Pierre et Luc Dardenne

-«Un conte de Noël» d'Arnaud Desplechin

-«L'échange» («Changeling») de Clint Eastwood

-«Adoration» d'Atom Egoyan

-«Waltz with Bashir» d'Ari Folman

-«La frontière de l'aube» de Philippe Garrel

-«Gomorra» de Matteo Garrone

-«24 City» de Jia Zhangke

-«Synecdoche, New York» de Charlie Kaufman

-«My Magic» d'Eric Khoo

-«La femme sans tête» («La mujer sin cabeza») de Lucrecia Martel

-«Serbis» de Brillante Mendoza

-«Delta» de Kornel Mundruczo

-«Linha de Passe» de Walter Salles et Daniela Thomas

-«Che» de Steven Soderbergh

-«Il Divo» de Paolo Sorrentino

-«Leonera» de Pablo Trapero

-«The Palermo shooting» de Wim Wenders

-CINQ LONGS METRAGES HORS COMPETITION :

-«Vicky Cristina Barcelona» de Woody Allen

-«Le bon, la brute, le cinglé» («The Good, the bad, the weird») de Ji-Woon Kim

-«Kung Fu Panda» de Mark Osborne et John Stevenson

-«Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal» («Indiana Jones and the kingdom of the crystal skull») de Steven Spielberg

-«What just happened» de Barry Levinson


Le jury du 61e festival de Cannes
mardi 29 avril 2008, 22h05 | AFP

Le jury du 61e festival de Cannes réunira huit personnalités du cinéma, dont six ont été dévoilées mercredi, autour de son président, l'acteur et réalisateur américain Sean Penn:

Président: Sean Penn, s'est fait connaître comme acteur notamment dans «Colors» (1988) de Dennis Hopper avant de recevoir le prix d'interprétation masculine à Cannes pour son rôle dans «She's so lovely» (1997) et remporté l'Oscar du meilleur acteur pour «Mystic River» (2004). Il s'est imposé aussi comme réalisateur, depuis «The Indian Runner» en 1991 jusqu'à «Into the Wild» sorti récemment.

Membres:

-Sergio Castellitto (Italie), acteur de nombreux films présentés sur la Croisette, signés notamment par Marco Bellecchio ou Jacques Rivette.

A réalisé «Non ti muovere» (Ne bouge pas) présenté en sélection officielles à Cannes 2004 dans la section Un Certain Regard.

-Natalie Portman (Etats-Unis), jeune actrice qui a débuté sa carrière au cinéma à 12 ans dans «Léon» de Luc Besson et incarné une inoubliable Amidala dans «Star wars, la menace fantôme» en 1999, avant de tourner avec les plus grands, de Michael Mann à Tim Burton, George Lucas ou encore Wong Kar-Wai dans son dernier film «My blueberry nights», projeté en ouverture de Cannes en 2007.

-Alexandra Maria Lara (Allemagne), jeune actrice d'origine roumaine née en 1978, elle se fait connaître d'abord en Allemagne puis à l'étranger grâce notamment à «La Chute» d'Oliver Hirschbiegel. Elle a tourné sous la direction du réalisateur américain Francis Ford Coppola en 2007 pour «L'homme sans âge», où elle incarnait trois femmes différentes.

-Alfonso Cuaron (Mexique), l'un des plus brillants réalisateurs mexicains de la jeune génération, il s'est fait remarquer à Hollywood avec «Y tu mama también» en 2001 avant de signer «Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban», 3e volet des aventures du petit sorcier, ou encore «Children of men». Il a cosigné aux côtés des frères Coen, de Gus Van Sant ou Olivier Assayas le film collectif «Paris je t'aime», présenté au Certain Regard en 2006.

-Apichatpong Weerasethakul (Thaïlande), plasticien et cinéaste de réputation internationale, célébré dans de nombreux festivals, il s'est fait connaître en présentant à Cannes deux films, «Sud Sanahea» Prix un Certain Regard - Fondation Gan pour le cinéma - 2002 et «Sud pralad (Tropical Malady)», prix du Jury en 2004.

-Rachid Bouchareb (France), producteur et réalisateur, il s'est fait connaître du grand public avec «Indigènes», qui évoquait l'ingratitude de la République envers ses soldats venus des colonies, pour lequel les acteurs ont obtenu un prix collectif d'interprétation masculine à Cannes en 2006.

-Marjane Satrapi (France-Iran), auteur de bandes dessinées et co-réalisatrice avec Vincent Paronnaud de «Persepolis», film d'animation qui racontait son enfance dans l'Iran des ayatollah et a remporté le Prix du Jury à Cannes 2007. Le film a aussi concouru pour l'Oscar du meilleur film d'animation.

-Jeanne Balibar (France), actrice fétiche du cinéma d'auteur, elle a été à l'affiche de trois films en compétition à Cannes, notamment en 1996 «Comment je me suis disputé... ma vie sexuelle» d'Arnaud Desplechin - de retour cette année avec «Conte de Noël» en lice pour la Palme d'or -, et en 2004 avec «Clean» d'Olivier Assayas. Elle jouait aussi dans «Dix-sept fois Cécile Cassard» de Christophe Honoré, présenté au Certain Regard en 2002.
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 14- 25 mai 2008   Ven 16 Mai - 8:55

AVANT-PREMIERE.
Angelina Jolie affole la Croisette

Hubert Lizé, avec Alain Grasset et Marie Sauvion
vendredi 16 mai 2008 | Le Parisien


(LP/FREDERIC DUGIT.)

Avant la projection officielle de « Kung Fu Panda », film d'animation dont elle double l'un des personnages, l'actrice a fait monter la pression sur la Croisette.

ON N'A VU qu'elle. Rayonnante, affolante. Pour la projection du film d'animation des studios DreamWorks « Kung Fu Panda », Angelina Jolie a provoqué hier soir la première vraie montée d'adrénaline de cette 61e édition du Festival.

Un vent de glamour a soufflé sur la Croisette quand le couple star qu'elle forme avec Brad Pitt est sorti de sa limousine pour fouler le tapis rouge, sous les cris des fans massés devant le palais. Elle en robe longue vert amande, sourire XXL, ventre et poitrine joliment arrondis par sa grossesse. Lui en smoking, restant en retrait au côté de Dustin Hoffman, autre doubleur vedette de la superproduction Disney.

Un interrogatoire façon entretien prénatal

Devant les haies de photographes, l'actrice américaine de 32 ans a fait joujou avec un panda géant et ce nounours de Jack Black, qui prête sa voix au héros du film. Son mari semblait aux anges devant son bonheur épanoui. Du coup, George Lucas, le père de la saga « Star Wars », en est passé presque inaperçu. Le Festival, qui tardait à décoller, doit une fière chandelle à ces deux-là. Depuis leur arrivée dans la région, il y a trois semaines, Angelina et Brad constituent l'attraction majeure des paparazzis. Pas moins de vingt-sept photographes font le siège de l'hôtel du Cap d'Antibes où ils séjournent avec leurs quatre enfants. Avant-hier, Brad Pitt, qui s'était perdu dans Antibes en voiture, a même retrouvé son chemin grâce à un chasseur de scoops qui le suivait.

On finirait par en oublier l'essentiel : « Kung Fu Panda », merveille d'animation où la belle brune prête sa voix au personnage de Tigresse. Fait rarissime, le film (attendu dans les salles le 9 juillet) a été très applaudi à l'issue de la projection de presse, hier matin. Mais la conférence de l'après-midi a tourné à un interrogatoire quasi exclusif d'Angelina par les journalistes, façon entretien prénatal. « Oui », elle attend bien des jumeaux. « Peut-être » accouchera-t-elle en France, où le couple songe toujours à s'installer, « d'ailleurs nos enfants apprennent le français ». « Non », son état ne l'empêche pas de porter des talons. « Oui », chaque femme est une tigresse, ou rêve d'en être une. « Mais, nous, à la maison, on est sur un pied d'égalité. »

Ramenés au rang de quasi-figurants, Jack Black, Dustin Hoffman et les deux réalisateurs ruminaient gentiment dans leur coin. Ambassadrice de l'Unicef et mère de deux fils adoptifs, l'un cambodgien, l'autre vietnamien, l'actrice a précisé qu'elle suivait de près la situation en Birmanie et en Chine - le pays du panda - après les récentes catastrophes. Une manière de ramener tout ce petit monde à la réalité.
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 14- 25 mai 2008   Sam 17 Mai - 9:15

COMPETITION.
La première émotion française

Pierre Vavasseur
samedi 17 mai 2008 | Le Parisien


(LP/FREDERIC DUGIT.)

Ouvrant le bal hier pour la sélection française, « Un conte de Noël », d'Arnaud Desplechin, a été diversement accueilli. Cette chronique familiale qui oscille entre drame et sourire offre pourtant des moments bouleversants.

C'EST à chaque fois la même chose à Cannes. L'entrée en lice du premier film français - ils sont trois à concourir pour la Palme cette année - provoque chez les festivaliers, et particulièrement nos compatriotes, un curieux mélange d'excitation et de méfiance. Il était donc judicieux de confier à Arnaud Desplechin, hier, la tâche à la fois noble et ingrate d'essuyer les plâtres.

Car à 48 ans, ce natif de Roubaix (Nord) revient pour la quatrième fois sur la Croisette (« la Sentinelle », « Comment je me suis disputé... », « Esther Kahn ») et connaît avec « Un conte de Noël » sa deuxième sélection en compétition officielle.

Un film à fleur de peau et d'humour

C'est même doublement une bonne idée puisque ce film « choral » fait totalement écho à cet effet de « je t'aime moi non plus ». Il y est question d'une mère, une matriarche, Junon (Catherine Deneuve), atteinte d'un cancer dégénératif. Junon voue à son fils Henri (Mathieu Amalric) une franche détestation relayée par celle, encore plus radicale, d'Elizabeth (Anne Consigny), la soeur d'Henri. Voilà six ans qu'Elizabeth a interdit à son frère de réapparaître dans la famille. Les autres personnages sont en orbite, chacun avec de fortes partitions. Tout ce petit monde se retrouve la nuit de Noël à Roubaix. Les enfants écrivent un conte et le jouent ; les adultes jouent à régler des comptes.

A l'issue de la présentation à la presse, ce film ambitieux - à commencer par sa longueur, 2 h 30 - a reçu des applaudissements mous. « Trop long », soupirait-on ici ; « trop dispersé », déplorait-on ailleurs. Lors de la conférence qui suivait, Arnaud Desplechin refusa de répondre à une question sur une forme d'« indécence » à traiter les sentiments. Rien de grave. Le purgatoire fonctionnait à plein. En contrepartie, des voix s'élevèrent pour déclarer leur enthousiasme.

C'est ce camp-là que nous rejoindrons. Avec « Un conte de Noël », Arnaud Desplechin réalise un film superbe, à fleur de peau et d'humour, où la vie prend le pas sur la mort. Les dialogues sont en cristal. La musique varie du clavecin à Melvil Poupaud en DJ. Il offre des séquences d'une bouleversante beauté, à l'image de celle où Laurent Capelluto - LA révélation du film - saisissant le visage de Chiara Mastroianni pour remodeler à l'aveugle l'amour qu'il a sacrifié. Les chefs-d'oeuvre méritent bien un purgatoire.

« Un conte de Noël »***, d'Arnaud Desplechin, en compétition, avec Catherine Deneuve, Anne Consigny, Emmanuelle Devos, Chiara Mastroianni, Jean-Paul Roussillon, Mathieu Amalric, Hippolyte Girardot, Melvil Poupaud... Durée : 2 h 30.


People
Cannes : Mick Jagger attendu sur la Croisette

Sylvain Merle
vendredi 16 mai 2008, 13h25 | leparisien.fr

Le chanteur des Rolling Stones, Mick Jagger, est attendu aujourd'hui à Cannes où le Festival international du film vit sa troisième journée.

EXCLUSIF. Le chanteur des Rolling Stones, Mick Jagger, est attendu aujourd'hui à Cannes où le Festival international du film vit sa troisième journée avec la présentation ce soir d"Un conte de Noël", du Français Arnaud Desplechin. La star planétaire, fan de cinéma et habituée de la Croisette, doit arriver en jet privé en fin d'après-midi. Sa demande d'atterrissage aurait été traitée en direct par l'Elysée, ce que le service de presse de la présidence dément. Sa venue a été évoquée ce matin lors de la réunion quotidienne de sécurité du Festival.

Selon nos informations, il devrait rester sur la côte jusqu'à mardi. Le temps, sûrement - pourquoi s'en priver ? - de s'offrir une montée des marches, mais aussi, peut être, d'assister à la soirée donnée par sa fille, Jade Jagger, au V.I.P. Room lundi. Les plus chanceux auront peut être la chance de l'y croiser.

La fille unique du chanteur y présentera son "Ice Jagger", un bijou en forme de pic à glace en or blanc, serti de 12 carats de diamants et de 42 saphirs.

Un objet prestigieux créé pour une marque de Vodka qui coûte la bagatelle de 135 000 euros. Lors de la soirée, on la verra également aux platines, avec son ami le producteur Mark Ronson, collaborateur de Robbie Williams et d'Amy Winehouse.
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 14- 25 mai 2008   Sam 17 Mai - 9:18

LA STAR
La leçon de sagesse de Dustin Hoffman

Propos recueillis par Alain Grasset
samedi 17 mai 2008 | Le Parisien


(LP/FREDERIC DUGIT.)
Cannes

IL AURA 71 ans le 8 août, mais en fait tranquillement dix de moins. C'est un Dustin Hoffman en pleine forme - il fallait le voir faire la samba pour les photographes - qui séjourne avec son épouse à Cannes. L'acteur qui fut nominé à l'Oscar dès son premier rôle, en 1967, pour « le Lauréat », est venu soutenir « Kung Fu Panda », le dessin animé des studios DreamWorks (sortie le 9 juillet), où il prête sa voix au Maître Shifu.

Un personnage très zen avec lequel il s'est senti des affinités.

C'est étonnant de vous retrouver au générique d'un dessin animé après quarante ans de carrière...

Dustin Hoffman. Il était temps. Je suis considéré comme un vieil acteur (rires). Et à Hollywood, comme ailleurs, le jeunisme frappe dur. A mon époque, c'était le contraire. Lorsque j'ai débuté au théâtre, dans les années 1960, on vénérait les anciens. J'ai beaucoup appris en regardant les films de Marlon Brando et Laurence Olivier... Plus sérieusement, cela faisait plusieurs fois qu'on me proposait ce style de doublage. Là, j'ai dit oui pour deux raisons. Dans le registre de l'animation, le sujet était nouveau : la Chine, les arts martiaux, les pandas... Et puis j'avais envie de rencontrer Jack Black (NDLR : qui double le panda Po), car il m'amuse énormément.

Et comment s'est passée la rencontre ?

Malheureusement, nous n'avons passé que très peu de temps ensemble pour enregistrer nos scènes. N'empêche que j'ai trouvé qu'il avait beaucoup d'humour sur la façon d'envisager son métier. Ce qui prouve son intelligence. Et il a une autre qualité, son humilité. C'est si rare dans le business aujourd'hui.

« Je suis nostalgique de la Croisette de 1969 »

Vous aviez de bons souvenirs du Festival de Cannes ?

Je suis nostalgique de la Croisette que j'ai découverte avec « Macadam Cowboy », de John Schlesinger (NDLR : en 1969). On était jeunes avec Jon Voight (NDLR : covedette du film), le père d'Angelina Jolie qui, elle, n'était pas encore née à cette époque. Nous prenions le temps de répondre aux médias, qui n'étaient pas aussi nombreux qu'aujourd'hui. C'était cool. On profitait de la mer, du soleil, des restaurants et des bons petits plats français. Plus tard, je suis venu défendre « Lenny », de Bob Fosse (NDLR : en 1974), un film qui me tient particulièrement à coeur et que Cannes a beaucoup aidé. L'ambiance était toujours aussi détendue. On travaillait dans la joie.

Cette belle époque est révolue ?

Je le crois. C'est devenu beaucoup plus stressant. Depuis trois jours, j'ai dû voir des centaines de journalistes du monde entier. Les choses vont trop vite. Je pense même que cette rapidité des télévisions et de l'Internet pour rendre compte des événements nous affecte émotionnellement. Voir les images du cyclone en Birmanie ou du tremblement de terre en Chine quelques heures après, c'est éprouvant.

Des projets ?

J'ai reçu des scénarios intéressants pour... un vieil acteur ! Mais rien, pour le moment, qui me pousse à aller passer deux mois sur un plateau. Surtout loin de ma femme et de mes amis.
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liliane
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 14- 25 mai 2008   Sam 17 Mai - 9:36

Cette année je ne peux pas suivre le festival de cannes.

C'est super de pouvoir avoir toutes ces news pour être tenue informée.

Dustin Hoffman est un acteur dont j'ai toujours suivi le parcours.

Depuis Le Lauréat et surtout le personnage de Degas qu'il a magistralement interprété dans Papillon, la diversité des rôles qu'il a habités à chaque fois (Rain man) font pour moi qu'il est un des plus grands acteurs encore vivant.
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 14- 25 mai 2008   Dim 18 Mai - 8:15

AVANT-PREMIERE.
Le rayon de soleil Woody Allen

Marie Sauvion
dimanche 18 mai 2008 | Le Parisien


REUTERS/ERIC GAILLARD.

« Vicky Cristina Barcelona », le nouveau film de Woody Allen présenté en exclusivité mondiale sur la Croisette hier, a été accueilli avec enthousiasme, malgré la pluie. Le réalisateur new-yorkais y offre un très beau rôle à Penélope Cruz.

ON VA FINIR par radoter : Scarlett Johansson fait du bien à Woody Allen. Galvanisé par sa muse, une blonde érotique (« Match Point ») et comique (« Scoop »), réveillé par l'Europe aussi, le réalisateur de 72 ans signe avec « Vicky Cristina Barcelona » une comédie survoltée, hilarante et cruelle à la fois. Et un immense bonheur pour le Festival de Cannes, où cette escapade espagnole a été présentée hier soir hors compétition.

Si la Croisette a dû se passer de Scarlett (« problèmes de calendrier », pas terrible comme excuse...) et du torride Javier Bardem (« ennuis familiaux », imparable), elle a admiré sans réserve une sublime paire de brunes, Penélope Cruz et la jeune Anglaise Rebecca Hall.

« J'aimerais travailler en Espagne, en France, en Angleterre... »

Quelques heures avant de monter les marches sous la pluie, les deux beautés et leur metteur en scène accordaient une conférence de presse typiquement cannoise (ailleurs, ça s'appelle une émeute). L'occasion d'apprendre ce qui a conduit le New-Yorkais à Barcelone : « C'est tout simple, quelqu'un de la région m'a appelé et m'a proposé de financer un film. J'adore cette ville, ma femme et mes enfants avaient envie d'y passer l'été, j'ai dit oui. Si on m'avait appelé de Venise ou de Stockholm, j'aurais été partant aussi. » Pas sûr, toutefois, que la Suède lui aurait inspiré cette histoire de ménage à trois réunissant une Américaine (Johansson), un peintre catalan (Bardem) et... son ex-femme frappadingue (Cruz). Le trio, avenir du couple ? « Non, c'est déjà assez difficile à deux sans aller encore tout compliquer, rétorque Allen du tac au tac. Dans la vie réelle, peu de gens survivent à ce genre de situations ! »

L'amour dans tous ses états, du plus sage au plus fou, celui qui vous mène à l'église ou vous met sens dessus dessous, voilà ce qui intéresse le cinéaste. Avec, derrière les éclats de rire et les fantasmes glamour (Bardem en séducteur muy caliente, un baiser Scarlett/Penélope...), un arrière-goût amer. « On rit beaucoup mais je souhaitais qu'on ait à la fin un sentiment de tristesse impitoyable, confirme Woody. Quand on y pense, personne n'en sort heureux... » A part le spectateur, bien sûr. Depuis « Vicky Cristina Barcelona », attendu en salles à l'automne, l'infatigable réalisateur a retrouvé Manhattan pour une comédie qu'il achèvera dans deux semaines et qu'il promet débridée. Et après ? « J'aimerais travailler en Espagne, en France, en Angleterre... » Une journaliste d'Ouzbékistan évoque un projet en Russie. Non, il n'ira pas jusque-là : « J'ai voulu visiter le pays, il y a quelques années, mais ça m'a tellement déplu que j'y suis resté deux heures. Il faudrait que ça ait beaucoup changé ! »

« Vicky Cristina Barcelona », comédie de Woody Allen. Avec Scarlett Johansson, Penélope Cruz, Javier Bardem, Rebecca Hall, Patricia Clarkson... Durée : 1 h 30. Sortie à l'automne.


CANNES
Le dernier Woody Allen enchante

samedi 17 mai 2008, 17h04 | leparisien.fr


AFP/FRANCOIS GUILLOT

Au quatrième jour du Festival de cannes, «Vicky Cristina Barcelona», le dernier film de Woody Allen a reçu un accueil unaniment favorable. A la sortie de la projection du matin, les compliments ne s'arrêtent plus pour saluer «l'un de ses meilleurs films depuis longtemps». Les spectateurs sont enchantés par cette comédie légère qui réunit Scarlett Johansson et Penelope Cruz.

A 72 ans, le New-yorkais Woody Allen est pour la 10e fois hors compétition à Cannes.


HOMMAGE
La Croisette fait silence pour les victimes du séisme en Chine

samedi 17 mai 2008, 15h28 | leparisien.fr

Le réalisateur et l'équipe du seul film chinois en course pour la Palme d'Or ont observé une minute de silence au Festival de Cannes, en mémoire des victimes du séisme qui a ravagé le sud-ouest de la Chine lundi et fait, en l'état du bilan actuel, plus de 29 000 morts.

Jia Zhang Ke, dont le film «24 City» a été tourné à Chengdu dans la province du Sichuan où le tremblement de terre s'est produit, a rendu hommage aux victimes lors de la conférence de presse qui a suivi la projection de son oeuvre.

Alors que la conférence avait débuté depuis un moment, il a demandé à l'ensemble de l'assistance de se lever et d'observer une minute de silence, ce qu'il a fait à la tribune, tête baissée, imité par les actrices Joan Chen et Zhao Tao.

Les journalistes présents dans la salle en ont fait autant.

«J'ai passé plus d'une année là-bas», a déclaré le réalisateur aux journalistes. Son film qui raconte la transformation d'une cité ouvrière modèle de Chengdu en un complexe d'appartements de luxe, se situe à mi-chemin entre l'oeuvre de fiction et le documentaire.

«Les gens que l'on voit dans le film sont issus de la population de cette province», a souligné Joan Chen. «Nous espérons que ce film sera une aide spirituelle pour les rescapés. Nous le dédions à la province du Sichuan», a-t-elle ajouté.


Festival de Cannes
Intimidé, Mike Tyson reçoit une émouvante ovation

samedi 17 mai 2008, 10h22 | AFP

L'ancien boxeur américain a reçu une émouvante ovation au Festival de Cannes, avant et après la projection du documentaire que lui a consacré son compatriote James Toback et qui était présenté vendredi soir dans la section Un Certain Regard.

«J'apprécie beaucoup l'accueil que j'ai reçu ici», a déclaré Tyson, qui était dans ses petits souliers sur la scène de la salle Debussy avant la projection du film «Tyson», vers 22h15.

Elégamment vêtu d'un costume gris anthracite, d'une chemise blanche et d'une cravate noire, l'ancien champion, qui a pris énormément de poids, a reconnu qu'il lui était beaucoup plus difficile de se présenter devant le public d'un festival de cinéma que de monter sur un ring.

«Je suis un athlète et c'est totalement extérieur à mon univers.

C'est assez intimidant», a-t-il dit de sa voix presque fluette, marquée par un zozotement qui tranche avec son image de terreur et l'impressionnant tatouage maori qui entoure son oeil gauche.

Tyson, qui épongeait la sueur de son crâne rasé avec sa pochette blanche, a quitté la salle avec son entourage avant le début du film, alors que des spectateurs le prenaient en photo et lui serraient la main.

Il est ensuite remonté sur scène au terme de l'heure et demie de projection pour dire qu'il était «venu ici en toute humilité».

La scène était émouvante et très forte. L'ancien boxeur, qui a marqué l'histoire de son sport mais a également été très controversé pour son comportement hors des rings, a de nouveau été chaleureusement applaudi par la foule.

Avant la projection, Toback a estimé que son documentaire faisait «émerger le portrait d'un homme complexe, d'une icône et d'un être noble par bien des aspects».

Le délégué général du festival, Thierry Frémaux, a souligné qu'il s'agissait «d'un film très particulier, qui porte la mémoire d'un homme et la mémoire d'un sport».

«Tyson» combine des images d'archives à celles de la trentaine d'heures d'entretiens accordée par l'ancien boxeur au cinéaste l'an passé, pendant une cure de désintoxication.

Réalisé exclusivement du point de vue du boxeur, le documentaire revient sur les différents aspects de sa vie, de son enfance de petit voyou de Brooklyn à sa banqueroute en passant par ses titres de champion du monde et les trois ans de prison purgés pour un viol qu'il nie toujours.


CANNES 2008 - COULISSES
Le festival des femmes de chambre d'un palace

Sylvain Merle

samedi 17 mai 2008, 11h10 | leparisien.fr

Pendant le festival, une centaine de femmes de chambre s'occupent des centaines de chambres de l'hôtel Majestic Barrière de Cannes. Elles se réunissent tous les matins pour prendre leurs consignes. VIP 1, VIP 2 ou VIP 3, les préparations des chambres diffèrent selon les clients, mais la règle de base reste la discrétion avant tout. Tranche de vie d'un palace cannois.


CANNES - COMPETITION
«Un conte de Noël»: l'avis des festivaliers

Sylvain Merle

samedi 17 mai 2008, 11h02 | leparisien.fr

«Un conte de Noël», d'Arnaud Desplechin a été plutôt diversement accueilli par les festivaliers. «Long», et «confus», sont les critiques qui reviennent le plus souvent, même si on peut trouver son film «riche», et «touchant». Florilège d'avis de festivaliers.
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 14- 25 mai 2008   Lun 19 Mai - 7:12

AVANT-PREMIERE.
Indiana Jones fouette la Croisette

Hubert Lizé
lundi 19 mai 2008 | Le Parisien


(AP/CHRISTIAN HARTMAN.)

C'est l'un des films américains les plus attendus du printemps. « Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal », qui sort mercredi en salles, a été dévoilé hier à Cannes dans une ambiance euphorique et survoltée.

DES CENTAINES de fans massés devant le palais des Festivals, arborant des chapeaux en feutre distribués par une radio FM et espérant apercevoir Harrison Ford, Steven Spielberg ou Cate Blanchett monter les marches. Des badauds reprenant la fameuse mélodie de John Williams (« Ta-ta-ta-taaa, tin tin tin... ») diffusée au moment du tapis rouge.

Des petites Anglaises avec des affichettes « We love you Indy », à la recherche d'invitations à la projection, en avant-première mondiale, d'« Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal ». Et des places proposées au marché noir entre 500 € et 1 000 € ! Hier, Cannes a vibré dans l'euphorie du retour à l'écran du sympathique archéologue aventurier au chapeau et au lasso, qu'incarne toujours Harrison Ford, dix-neuf ans après l'épisode précédent.

Une heure avant la projection de presse de 13 heures, déjà, les journalistes du monde entier se bousculaient à l'entrée pour découvrir la superproduction de Steven Spielberg, produite par George Lucas, et dans les travées, des cris et des bravos retentissaient une fois la salle plongée dans le noir. Une fébrilité à la mesure du secret total que le réalisateur et les studios Paramount ont voulu garder jusqu'à la toute dernière minute. « Toute l'équipe a respecté cette confidentialité », confiait Spielberg lors de la conférence de presse après la projection, confirmant que des photos du tournage avaient bien été volées, mais que le responsable avait été arrêté.

« Il n'est pas inhabituel qu'un film populaire soit méprisé par certaines personnes »

Pourquoi tant de précautions ? Le pari financier est de taille pour ce quatrième volet de la saga « Indiana Jones », qui sort mercredi en France sur 850 écrans et dont le budget s'élève à 184 millions de dollars. Connaîtra-t-il l'énorme succès d'« Indiana Jones et la dernière croisade » (6 250 000 entrées France) ? A la fin de la séance réservée à la presse, les applaudissements ont été brefs (on a même entendu quelques sifflets) et les réactions des journalistes assez contrastées devant ce scénario qui fait la part belle aux cascades, aux poursuites et surtout à une débauche d'effets spéciaux.

« Je n'ai pas peur du tout des critiques, je m'attends à être fouetté de toute façon. Il n'est pas inhabituel qu'un film populaire soit méprisé par certaines personnes », désamorçait Harrison Ford en conférence de presse. « Pour moi, c'est une célébration du cinéma », ajoutait-il. Steven Spielberg, lui, semblait serein. Il faut dire que le microcosme cannois a la dent plus dure que le grand public. Il y a deux ans, « Da Vinci Code » avait reçu ici un accueil glacial avant de cartonner au box-office.

CANNES 2008
Critiques mitigées pour Indiana Jones

dimanche 18 mai 2008, 16h27 | leparisien.fr

Accueil courtois mais sans enthousiasme pour le 4e volet des aventures de l'archéologue.

Le quatrième volet de la saga Indiana Jones a été bien accueilli, mais sans enthousiasme excessif, après sa projection, qui avait pourtant débuté dans l'euphorie pour marquer le retour de ce héros culte.

«Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal» a été salué par des applaudissements raisonnables à la fin des deux heures de la projection de presse, ne recevant ni l'ovation qui aurait marqué son triomphe ni les huées qui auraient scellé son échec au festival.

«C'est un produit industriel finalisé.

On n'est pas volé, on est même content. On a fait le tour de manège que l'on espérait», a déclaré à l'AFP Alain Spira, journaliste à Paris Match, estimant que le film est «bien huilé comme les chausse-trappes du décor».

«C'est excellent et distrayant avec beaucoup de clins d'oeil», a jugé le critique de cinéma Henry Chapier.

A l'inverse, le dernier film de Steven Spielberg a débuté dans l'effervescence sous les yeux des 2.300 spectateurs de la grande salle Lumière qui le découvraient en avant-première. Le film sortira mercredi en France (850 copies distribuées) et le lendemain dans la plupart des autres pays.

CANNES 2008
Le nouvel «Indiana Jones» en première mondiale

dimanche 18 mai 2008, 8h36 | AFP

Indiana Jones décrochera-t-il le Graal d'un succès public et critique à Cannes ou n'y récoltera-t-il que des coups de fouet? Le quatrième volet de ses aventures sera présenté dimanche au festival lors d'une première mondiale qui mettra fin à des mois d'attente et de mystère.

Deux projections auront lieu dans la journée, la première à 13h00 puis celle de gala à 19h00, pour la plus grosse montée des marches de cette 61e édition, avec les acteurs Harrison Ford et Cate Blanchett, le réalisateur Steven Spielberg et le producteur George Lucas.

«Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal» est l'un des films les plus attendus de l'année puisqu'il ressuscite un héros culte du cinéma d'aventures populaire, 19 ans après l'épisode précédent, «La dernière croisade» (1989).

La conférence de presse aura lieu à 15h30. Selon la Paramount, le distributeur, la plupart des membres de l'équipe sont arrivés jeudi sur la Croisette et en repartiront lundi.

Ces dernières années, les «blockbusters» hollywoodiens présentés en première mondiale hors compétition à Cannes ont connu des fortunes diverses.

L'ultime opus de la saga «Star Wars» de Lucas avait été très bien accueilli en 2005. Mais le public cannois peut être aussi impitoyable que les Thugs du «Temple maudit» (1984), le deuxième épisode des aventures d'Indiana Jones: il avait étrillé le «Da Vinci Code» en 2006.

«Je pense que le film va plaire au public. Quant à la critique...», a déclaré Spielberg au mensuel français Ciné Live.

Comme c'est l'usage pour ce genre de «blockbusters», le scénario a été gardé secret et les informations ont été distillées au compte-gouttes.

En octobre, la production a poursuivi un figurant trop bavard qui avait dévoilé des éléments de l'intrigue dans une interview à un journal local de l'Oklahoma.

Et le 1er novembre, un Californien a été condamné à deux ans de prison pour vol et recel de documents liés au film. La police avait eu vent de ses tentatives de vendre des photos et des ordinateurs volés dans les locaux des studios Universal.

On sait aujourd'hui que l'action se déroule non plus dans les années 30 mais en 1957, en pleine Guerre Froide.

Les Soviétiques ont remplacé les Nazis dans le rôle des méchants, avec à leur tête Irina Spalko (Cate Blanchett, brune et coiffée au carré comme Louise Brooks).

Un «Indy» vieilli (Ford a 65 ans) et ses ennemis font route vers le Pérou où ils se disputent le Crâne de Cristal d'Akator, une relique mystérieuse qui pourrait avoir un lien avec l'Atlantide.

L'archéologue-aventurier va retrouver son ancien amour, Marion (Karen Allen), présente dans le premier épisode («Les aventuriers de l'Arche perdue», 1981), et rencontrer le jeune Mutt (Shia LaBeouf), qui pourrait bien être son fils.

Ce quatrième volet est «une réponse à une vraie demande du public», a affirmé Spielberg à Ciné Live, alors qu'il pensait avoir clos la série en 1989.

Il a demandé au chef opérateur Janusz Kaminski d'imiter la lumière obtenue dans les trois premiers épisodes par Douglas Slocombe, devenu aveugle depuis.

Cette nostalgie «vintage» pourrait contribuer au succès du film. Une génération a passé depuis sa création: Indiana Jones peut donc séduire ses premiers fans comme le jeune public, signe de la maturation d'une culture pop (c'est-à-dire populaire) qui s'est installée dans le temps.

C'est le même genre de ressorts, annonciateurs de recettes considérables, qui, en musique, a récemment motivé la reconstitution de groupes historiques comme Police.
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 14- 25 mai 2008   Mar 20 Mai - 7:18

CANNES
Accueil globalement positif pour les frères Dardenne

Sylvain Merle

lundi 19 mai 2008, 18h46 | leparisien.fr

Si les avis sont partagés, "Le silence de Lorna", le film de Jean-Pierre et Luc Dardenne, en compétition officielle, a reçu un accueil globalement positif. "Triste", "lourd", mais "très beau" et "touchant", leur nouveau film a davantage été salué par les festivaliers pour le jeu de l'actrice principale Arta Dobroshi que beaucoup pensent en lice pour le prix de l'interprétation féminine.


CANNES
Une Palme d'Or d'honneur pour le réalisateur Manoel de Oliveira

lundi 19 mai 2008, 18h02 | AFP

Le réalisateur portugais Manoel de Oliveira qui fête ses 100 ans cette année a été honoré de sa première Palme d'Or lundi au Festival de Cannes, en hommage à sa carrière, en présence des membres du jury et de l'acteur-réalisateur américain Clint Eastwood.

Il l'a reçue sur la scène de la salle Lumière des mains de Michel Piccoli, l'un de ses acteurs fétiches.

«Je suis très touché par cette Palme d'Or que j'ai finalement reçue», a déclaré avec malice le Portugais, déclenchant des rires dans la salle.

«J'apprécie énormément de la recevoir de cette façon-là car je n'aime pas trop la compétition contre mes collègues.

C'est la meilleure façon de recevoir un prix», a-t-il ajouté avec émotion.

Né le 12 décembre 1908 à Porto, Oliveira qui se présente comme le dernier survivant du «beau vieux temps du cinéma muet», a réalisé l'essentiel de son oeuvre passée la soixantaine et ne s'est fait connaître du grand public qu'après ses 80 ans. Il avait obtenu le Prix du Jury en 1999 pour «La lettre» et celui de la Critique internationale en 1997 pour «Voyage au début du monde».

Le réalisateur a été longuement applaudi à son entrée dans la salle après avoir monté les marches, tout comme le réalisateur américain Clint Eastwood.

Le jury du 61e festival présidé par Sean Penn était aussi présent, ainsi que le président portugais de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et la ministre française de la Culture, Christine Albanel, qui ont tous deux essuyé quelques sifflets.

L'hommage a débuté par la projection d'un court film de Gilles Jacob, «Une journée dans la vie de Manoel de Oliveira». Le président du Festival a ensuite salué «le diapason des amoureux du cinéma d'auteur», assurant qu'il obtenait sa Palme d'Or «non pas à l'ancienneté, mais à l'estime».

«Nous voici dans ma centième année, dont 78 consacrés à cette passion qui nous unit tous ici: le cinéma», a déclaré Manoel de Oliveira.

«J'ai grandi au long d'un siècle avec le cinéma et aujourd'hui je sais que c'est le cinéma qui m'a fait grandir. Vive le cinéma !», a-t-il lancé avant d'esquisser un mouvement de danse devant les photographes, sa récompense dans les mains.

La projection de son premier film, «Douro, travail fluvial», réalisé en 1931, a clos l'hommage.


Indiana mania sur la Croisette
Sylvain Merle
lundi 19 mai 2008, 9h21 | leparisien.fr

Attention, crise d'Indiana mania aigüe sur la Croisette. Le quatrième épisode de la saga de Steven Spielberg a été projeté en avant-première mondiale hier soir au Festival de Cannes, un événement qui a donné un sacré coup de fouet à la quinzaine.

La ville s'est parée aux couleurs du professeur Jones, le Carlton s'est fait temple inca tandis que dans les rues, personne ne s'étonnait de croiser des fans déguisés.

Harrison Ford s'est fait attendre. Invisible au photocall d'avant conférence de presse où les chasseurs d'images non accrédités ont du se contenter de Georges Lucas, le producteur du film, et de l'acteur Shia LaBeouf, décevant nombre de fans, il n'est apparu qu'aux environs de 19 heures pour une montée des marches magistrale.

Autour, le public avait eu droit à une distribution de chapeaux par une grande radio nationale et c'est une assemblée de têtes couvertes qui a accueilli l'équipe du film.
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 14- 25 mai 2008   Mer 21 Mai - 21:48

COMPETITION.
Angelina et Clint se sont trouvés

Hubert Lizé
mercredi 21 mai 2008 | Le Parisien


LP/FREDERIC DUGIT

Après avoir monté les marches avec « Kung Fu Panda », l'Américaine a remis ça hier avec « l'Echange ». En lice pour la Palme, ce drame de Clint Eastwood lui offre un magnifique rôle de mère. Les deux stars sont apparues très complices.

POUR UNE JEUNE maman enceinte de jumeaux, Angelina Jolie a de l'énergie à revendre. Après avoir monté les marches du palais, jeudi dernier, pour la projection de « Kung Fu Panda », la star américaine de 32 ans a de nouveau foulé le tapis rouge hier soir, au côté de Clint Eastwood dont le film « l'Echange » est présenté en compétition officielle.

Radieuse au bras de son mari, Brad Pitt, malgré la fatigue due à son état, Angie a encore séduit les fans massés sur la Croisette.

Sa remarquable performance, tout en force et en dignité, dans le rôle de Cristine Collins - une mère célibataire dont l'enfant de 9 ans est kidnappé, dans le Los Angeles des années 1920, et à qui on ramène un autre garçon... - peut lui permettre de prétendre au prix d'interprétation féminine.

« Je n'ai pas envie de raconter des histoires à l'eau de rose »

Inspiré d'un fait divers authentique, le drame réalisé par Eastwood, qui se situe dans la lignée de « Mystic River » (2003), a dans l'ensemble été bien accueilli par les journalistes, et applaudi pendant trois minutes à la fin de la séance. Lors de la conférence de presse, le dinosaure aux quatre Oscars, 77 ans, visage impassible, formait avec sa jeune actrice principale, robe noire, sourire au quart de tour, un tandem fichtrement complice. Pourquoi revenir à ce thème si sombre, Clint ? « Il n'y a pas de crimes plus abjects que ceux commis contre des enfants. Je n'ai pas envie de raconter des histoires à l'eau de rose », s'est justifié le réalisateur. « En tant que maman, il ne m'a pas été difficile d'imaginer ma peine si une histoire si horrible m'arrivait, a souligné l'actrice. Au moment du tournage, il se trouve que je venais de perdre ma mère (NDLR : Marcheline Bertrand, qui fut mariée à l'acteur Jon Voight). D'une certaine manière, ce rôle m'a permis de la retrouver. »

On a tout de même souri pendant cet entretien. Quand une journaliste japonaise a souhaité bon anniversaire au réalisateur avec une semaine d'avance. « Je vous en prie, laissez-moi souffler... » Quand, interrogé sur la rumeur d'un éventuel retour de l'inspecteur Harry à l'écran, le vétéran a démenti : « Je suis trop vieux pour jouer le flic au 44 Magnum ! » Fan du justicier de San Francisco, la môme Angelina a saisi la balle au bond : « Je suis Dirty Harry ! » Réplique du vieux Clint, dans un grand éclat de rire : « Voici the Dirty Harryett ! »
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 14- 25 mai 2008   Ven 23 Mai - 22:43

MONTÉE DES MARCHES.
Les Ch'tis ont su rester simples

Hubert Lizé
jeudi 22 mai 2008 | Le Parisien


LP/FREDERIC DUGIT.

Snobant les limousines, Dany Boon et ses acteurs se sont offert un vrai bain de foule, hier sur la Croisette, avant de fouler le tapis rouge et de fêter leurs vingt millions d'entrées. Il n'y a plus qu'à couler « Titanic »...

«C'EST le Che ? » « Non, che les Ch'tis. » Dialogue saisi au vol, hier, dans la cohue de la Croisette. Où l'on se souviendra que le sacre de « Bienvenue chez les Ch'tis » a fait un peu d'ombre à la montée des marches de Benicio del Toro, héros du film de Steven Soderberg sur le Che présenté en compétition.

Et que la méga-star Madona, qui foulait aussi le tapis rouge avec Sharon Stone, a déclenché quelques sifflets de la part de fans frustrés de ne pas la voir de plus près. Question popularité, la bande à Dany Boon, auréolée de ses vingt millions d'entrées, a damé le pion à tous les poids lourds en parcourant à pied les quelques dizaines de mètres séparant l'hôtel Majestic du palais des Festivals.

« Le public, c'est la plus belle des Palmes d'or »

On a vu alors des badauds enthousiastes franchir les barrières en criant « Bravo biloute », « Dany, on t'aime », « Zoé, t'es belle », à la surprise des forces de sécurité un moment débordées. Ils s'étaient mis sur leur 31 pour l'événement, les champions du ch' Nord ! Smoking pour les acteurs, robe bustier bleu nuit Lanvin pour Zoé Félix, robe blanc cassé Armani pour Anne Marivin, en voile à motifs mauves pour Line Renaud. Serrés autour de Kad Merad et Dany Boon, flanqués de Jérôme Seydoux, le patron de Pathé, du producteur Claude Berri et de sa compagne Nathalie Rheims, les héros du jour Philippe Duquesne, Stéphane Freiss, Guy Lecluyse, Patrick Bosso, Zinedine Soualem ont savouré leur triomphe dans la bonne humeur. « Ça fait un peu manif notre marche. Oui au smoking ! Non au jean en cuir », scandait Kad Merad. « J'ai promis à ma tata de bien monter l'escalier, comme elle dit », souriait le motard marseillais Patrick Bosso.

Quelques minutes plus tôt, « sous un soleil digne du Nord », Dany Boon évoquait une énième fois son triomphe. « Symboliquement, vingt millions d'entrées, c'est énorme. Battre le record de Titanic , maintenant, ça serait bien. D'ailleurs, on l'a déjà battu, non ? Avec les DVD pirates qui circulent, on est au moins à vingt-cinq millions... » L'acteur et réalisateur se serait-il vu en compétition ? « Pas avec une comédie. A Cannes, c'est inconcevable. Le public, c'est la plus belle des Palmes d'or. » Rentré vendredi du tournage de « Safari » en Afrique du Sud, Kad Merad étrennait sa toute nouvelle notoriété de star du box-office. « Ça n'arrête pas ! A Johannesburg, déjà, des touristes français m'ont sauté dessus. Et ici, c'est pareil. Mais, bon, je reste serein ». La soirée Ch'ti qui devait se prolonger dans la nuit sur une plage de la Croisette promettait d'être arrosée. « A la bière, hein, Dany », précisait Line Renaud. « Aujourd'hui, je suis heureux », chuchotait Claude Berri.

CANNES
Un remake italien de «Bienvenue chez les Ch'tis»

mercredi 21 mai 2008, 20h34 | leparisien.fr avec l'AFP

L'acteur-réalisateur Dany Boon, qui a fêté mercredi sur les marches de Cannes le cap des 20 millions de spectateurs en France pour «Bienvenue chez les Ch'tis !», a annoncé un remake italien.

«Les Italiens vont aussi faire un remake. Pour la version américaine, le deal est conclu.

Ce n'est pas signé. Je dois signer demain ou après-demain. Cannes, c'est aussi ça: derrière le glamour, il y a le business», a indiqué Dany Boon qui, entouré de l'équipe du film dont Line Renaud, a eu droit à une ovation sur les marches.

«Will Smith va jouer dans la version américaine. Ce sera peut-être l'histoire d'un New-Yorkais à la frontière mexicaine. Ce n'est pas obligatoirement le départ vers le froid ! Ils vont l'adapter au pays», a précisé le réalisateur qui vit «comme un cadeau de la vie» les 20 millions d'entrées en France.

«Il y a eu un petit pincement au coeur. Je ne vivrai pas cela une deuxième fois. J'ai fait en un film ce que je voulais faire dans ma carrière», a dit encore Dany Boon. «Je dois cela au public. Quand un film rentre dans l'histoire du cinéma, c'est en grande partie grâce aux spectateurs».

Par ailleurs, Dany Boon regrette «qu'il n'y ait jamais de comédie en compétition à Cannes». «Ce serait pas mal qu'il y en ait. Il y a bien le dessin animé. Pourquoi pas des comédies ?», s'est-il interrogé, tout en reconnaissant que le Festival de Cannes «permet de découvrir des films différents, pas obligatoirement populaires et qui peuvent le devenir ainsi».
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 14- 25 mai 2008   Ven 23 Mai - 22:44

COMPETITION.
Tous derrière le Che !

Pierre Vavasseur (avec Renaud Baronian et Hubert Lizé)
vendredi 23 mai 2008 | Le Parisien


LP/FREDERIC DUGIT.

Ernesto Guevara par Steven Soderbergh, avec Benicio del Toro dans le rôle du révolutionnaire et une projection longue de quatre heures et demie : voilà le film événement auquel notre journal décerne d'ores et déjà sa Palme. Cannes (Alpes-maritimes) DE L'

COMMENÇONS par ce qui fâche : oui, quatre heures et vingt-huit minutes de projection, c'est long. Faire semblant de l'ignorer serait se moquer du monde. Mercredi soir, lors de la projection à la presse, le Festival avait prévu un entracte avec en-cas et bouteille d'eau.

Lorsqu'elle sortira en France, cette fresque sera d'ailleurs programmée en deux temps, à un mois d'intervalle : le premier volet (le Che, vainqueur du général Batista) en octobre ; le second (l'Echec en Bolivie jusqu'à la mort) en novembre. Alors, smoking or not smoking ce long cigare cubain ? Ce barreau de chaise du septième art, 18 e film du réalisateur américain Steven Soderbergh, Palme d'or en 1989 pour « Sexe, Mensonges et Vidéos », Oscar du meilleur réalisateur avec « Traffic », pourvoyeur d'un Oscar de la meilleure actrice à Julia Roberts pour « Erin Brokovich », auteur des « Ocean's Eleven », « Twelve » et « Thirteen » ? Smoking, même si on est non fumeur ! Car après « Un conte de Noël », d'Arnaud Desplechin, voilà l'autre film en compétition qui nous a allumés : oeuvre cinématographique indéniable ; décryptage minutieux d'une stratégie de guérilla ; performance hallucinante, dans le rôle du Che, de Benicio del Toro, dont il est inimaginable qu'il soit oublié au palmarès.

Comme il n'y a pas de Havane sans feu, cette fresque méthodique tournée en deux fois trente-neuf jours a été longuement saluée par les festivaliers. C'est ça, Cannes : la révolution d'abord. En témoigne la fête où l'on s'est marché dessus, à la villa Murano. Les serveurs portaient un panama, les hôtesses un béret de chez Guevara. Benicio del Toro était rasé de près. Faye Dunaway discutait avec Bernard Montiel. Eva Herzigova est arrivée avec Maradona, deux diamants à l'oreille. Edouard Baer a crié « Vive la France ! » Sonia Rolland a déclaré haut et fort que ce Che était la Palme. De quoi rassurer Soderbergh, inquiet jusqu'à la dernière seconde d'avoir à présenter un film bouclé sur le fil.

« Comment peut-on faire un film aussi apolitique sur un homme aussi politique ? »

A la sacro-sainte conférence de presse, il raconta comment il avait laissé libre cours à ses acteurs. Et sur le Che ? « Je ne le mythifie pas, je ne l'idolâtre pas, je ne le critique pas non plus, je suis juste sensible au fait que, deux fois dans sa vie, il a tout abandonné pour s'occuper des autres. » Dehors, les opposants étaient furax : « Comment peut-on faire un film aussi apolitique sur un homme aussi politique ? » fulminait un producteur. Nous, on mise à fond sur cette grande surprise, audacieuse, inspirée, avec des scènes de combat d'une percutante maîtrise et un final exceptionnel, jusqu'à l'ultime image. Soderbergh n'a jamais aussi bien joué son va-tout. Il serait dommage, dimanche soir, que tout ceci parte en fumée.

« Che » * * * * Drame américain de Steven Soderbergh. Avec Benicio del Toro, Carlos Bardem, Demian Bichir... Durée : 4 h 28.

«Che»: Benicio del Toro attend les commentaires de Castro
jeudi 22 mai 2008, 14h02 | AFP

L'acteur américain Benicio del Toro qui joue le «Che» dans le film de Steven Soderbergh en compétition au 61e Festival de Cannes, a souhaité que l'ancien leader cubain Fidel Castro donne son avis sur sa performance, jeudi lors d'une conférence de presse.

«Je l'ai rencontré cinq minutes, il connaissait le projet, il savait ce que nous faisions et il m'a dit qu'il était très heureux que nous consacrions autant de temps à effectuer une recherche sur cette période», a déclaré Del Toro.

«J'aimerais bien qu'il voie ce film, j'accepterais très volontiers tous ses commentaires car personne ne connaissait le +Che+ aussi bien que lui je suppose», a-t-il ajouté.

Steven Soderbergh n'a pas eu non plus l'occasion d'avoir l'avis de l'ancien leader cubain, qui s'est retiré du pouvoir en février au profit de son frère Raul pour des raisons de santé.

«Je suis allé cinq fois à Cuba, Castro est légendaire pour appeler les gens à deux heures du matin mais il ne nous a pas appelés pendant notre séjour», a-t-il dit.

«Peut-être ne pourrait-il pas survivre à ces deux films, je ne sais pas», a plaisanté le réalisateur américain devant la presse.


CANNES
Accueil glacial pour Philippe Garrel

Sylvain Merle

jeudi 22 mai 2008, 18h31 | leparisien.fr

Les festivaliers ne sont pas tendres avec "La frontière de l'aube", de Philippe Garrel, l'un des trois films français en compétition à Cannes.

Si l'aspect esthétique du film est salué, la mise en scène et l'histoire sont ne recueillent pas l'assentiment des spectateurs de la projection, qui lui ont réservé un accueil glacial.
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 14- 25 mai 2008   Dim 25 Mai - 17:06

COMPETITION.
Un caméléon sur la Croisette

Alain Grasset
samedi 24 mai 2008 | Le Parisien


AP/LIONEL CIRONNEAU.

L'acteur américain Philip Seymour Hoffman, Oscar, en 2006, pour sa remarquable interprétation du romancier Truman Capote, est venu défendre « Synecdoche New York ». Son art de la métamorphose est le principal atout du film.

C'EST UN ROI de la transformation physique, et l'un des acteurs les plus courtisés à Hollywood, depuis son Oscar, en 2006, pour « Truman Capote », qui a monté les marches hier soir. Philip Seymour Hoffman est à Cannes pour « Synecdoche New York », premier long-métrage de Charlie Kaufman, le scénariste de « Dans la peau de John Malkovitch » de Spike Jonze, et d'« Eternal Sunshine of the Spotless Mind » de Michel Gondry. Dans ce film présenté en compétition pour les Etats-Unis, il campe un metteur en scène de théâtre angoissé par la maladie et la mort, dont la vie s'effondre lorsque sa femme, comédienne, le quitte en emmenant leur petite fille...

« Un jour j'étais jeune, le lendemain vieux. C'était passionnant »

Quelques heures avant la cérémonie, encore en plein décalage horaire, Philip Seymour Hoffman nous avouait quel plaisir il a pris aux métamorphoses subies durant les deux heures du film. « C'est toujours très excitant de jouer des personnages sur de longues périodes et de les traverser avec eux, confiait-il, vêtu d'une chemise à carreaux jaune et bleue, le visage mangé par une barbe de plusieurs jours, sous ses lunettes. J'ai quand même été bien aidé par les maquillages spéciaux créés par Mike Marino. Un jour j'étais jeune, le lendemain vieux. C'était passionnant. Parce que mon truc à moi, c'est de me cacher au maximum derrière le personnage que je dois incarner. »

S'investir ainsi à fond dans un rôle lui paraît naturel. « Mais il n'empêche que, souvent, il y a un prix à payer pour sortir d'un personnage. On le réalise plus tard, après le travail. » Son Oscar n'a pas seulement dopé sa confiance. Il a fait aussi de lui un acteur « bankable », sur le nom duquel les producteurs sont prêts à investir. « J'ai eu plus de liberté, des rôles intéressants dans M:I :III avec Tom Cruise et la Guerre selon Charlie avec Tom Hanks et Julia Roberts. » Mais Philip Seymour Hoffmann veut continuer à faire des films très différents les uns des autres, sans se sentir prisonnier. « Oscar ou pas, j'ai eu 40 ans durant le tournage de Synecdoche New York. Et je me suis dit que j'avais énormément de chance de faire carrière au cinéma depuis quinze ans. »

Ce natif de New York vit à Manhattan, avec Mimi O'Donnell, sa compagne depuis neuf ans, créatrice de costumes, rencontrée sur une pièce de théâtre, et leurs deux enfants, âgés de 1 an et demi et 5 ans. Son voeu : « Faire un break l'an prochain pour me consacrer un peu plus à ma famille. » En attendant, après Cannes, il va regagner l'Angleterre où il tourne avec Kenneth Branagh dans « The Boat That Rocked », une comédie romantique de Richard Curtis (« Love Actually »).
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 14- 25 mai 2008   Dim 25 Mai - 17:07

CANNES
Le prix de la critique internationale attribué à «Delta»

samedi 24 mai 2008, 22h32 | AFP

Le film «Delta» du Hongrois Kornel Mundruczo, en compétition officielle au 61e Festival de Cannes, a reçu samedi à la veille de la remise de la Palme d'or le prix de la critique internationale, attribué par un jury de journalistes.

Présidé cette année par le critique américain Howard Feinstein, le jury de la Fédération internationale de la presse cinématographique (Fipresci) a également distingué, dans la section «Un Certain Regard» de la sélection officielle, le film «Hunger» de l'Anglais Steve McQueen.

Enfin, au sein des sections parallèles du Festival de Cannes, la Fipresci a décerné son prix à «Eldorado» du Belge Bouli Lanners, sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs.


CANNES
Le prix Un Certain regard à «Tulpan» du Kazakh Sergey Dvortsevoy

samedi 24 mai 2008, 21h12 | leparisien.fr

Le Prix Un Certain Regard du 61e Festival de Cannes a été attribué samedi soir au film «Tulpan» du Kazakh Sergey Dvortsevoy, par un jury qui a souhaité créer deux prix supplémentaires «en témoignage de son enthousiasme» face à la «qualité et la richesse de la sélection».

«En raison de la qualité et de la richesse de la sélection, le jury a demandé à la direction du Festival de Cannes de pouvoir récompenser deux films supplémentaires, en témoignage de son enthousiasme», a expliqué le président du jury, le cinéaste allemand d'origine turque Fatih Akin.

Au sein d'une sélection composée de vingt titres, le jury a donc attribué la principale récompense à «Tulpan», qui relate avec humour et poésie le retour dans la steppe kazakhe d'Asa, un jeune marin qui veut devenir nomade.

Quatre autres prix ont été décernés.

Réalisé par le Japonais Kurosawa Kiyoshi, «Tokyo Sonata», s'est vu décerner le Prix du jury. Coup de coeur du jury, «Wolke 9», de l'Allemand Andreas Dresen, met en scène les émois juvéniles d'une sexagénaire mariée depuis trente ans et qui entame une liaison avec un homme de 76 ans.

Lui aussi chaleureusement accueilli, le documentaire «Tyson» de l'Américain James Toback, émouvant portrait de l'ex-boxeur Mike Tyson, a reçu un prix inédit, intitulé avec humour «K.O du Certain Regard».

Enfin, «Johnny Mad Dog», où le Français Jean-Stéphane Sauvaire plonge dans le quotidien atroce des enfants-soldats d'Afrique, a reçu un «Prix de l'espoir». En 2007 le prix UCR avait été attribué à «California dreamin», premier long métrage du Roumain Cristian Nemescu, décédé en cours de montage de son film.


Cannes/QUINZAINE DES REALISATEURS
Claire Simon primée

samedi 24 mai 2008, 15h13 | AFP

La Française Claire Simon («Les bureaux de Dieu»), le Belge Bouli Lanners (deux prix pour «Eldorado») et le Slovaque Juraj Lehotsky («Blind loves») ont été récompensés à la Quinzaine des réalisateurs, section parallèle du Festival de Cannes, ont annoncé ses organisateurs samedi.

«Eldorado», de Bouli Lanners, a remporté les prix «Label Europa Cinémas» et «Regards jeunes». Le premier est attribué au meilleur film européen de la Quinzaine des réalisateurs par un jury composé d'exploitants de salles.

Le second est organisé par le ministère de la santé, de la jeunesse et des sports et est remis par un jury de sept jeunes cinéphiles.

«Les bureaux de Dieu», de Claire Simon, a reçu le prix SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques), qui couronne un long métrage francophone de la Quinzaine. «Blind loves», de Juraj Lehotsky, a remporté le prix de la Cicae (art et essai), remis par un jury international constitué de programmateurs de cinémas indépendants.

Enfin, le prix du court métrage «Un regard neuf» est allé à «Muro», du Brésilien Tiao. La Quinzaine des réalisateurs est une section parallèle non-compétitive du festival de Cannes, mais les films qui y figurent (22 longs métrages cette année) reçoivent des prix décernés par des organismes partenaires.
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 14- 25 mai 2008   Dim 25 Mai - 17:07

DÉLIBÉRATIONS.
La Croisette en plein suspense

Pierre Vavasseur et Alain Grasset
dimanche 25 mai 2008 | Le Parisien


(DR.)

C'est Robert De Niro qui remettra la Palme d'or, ce soir, au terme de la traditionnelle cérémonie retransmise sur Canal +. En attendant le palmarès du jury présidé par Sean Penn, les festivaliers parient sur une poignée de films...

IL Y AURA aujourd'hui, sur les hauteurs de Cannes, une villa très surveillée : c'est la villa Domergue où va délibérer le jury du 61e Festival du film, qui s'achèvera ce soir par la traditionnelle remise des récompenses. Retransmise en direct et en clair sur Canal + dès 19 h 15, la cérémonie, présentée par Edouard Baer, sera au sommet de son suspense lorsque Robert De Niro montera sur scène. La star, qui joue dans « What just happened ? », le long-métrage de Barry Levinson projeté en clôture, remettra la Palme d'or à l'un des 22 films présentés lors de cette compétition marquée par plus de déceptions que de temps forts.

« Tous à peu près d'accord »

Alors, à qui la récompense suprême ? Le 14 mai, l'acteur et réalisateur américain Sean Penn, président du jury qui compte notamment, parmi ses huit membres, le réalisateur Rachid Bouchareb, la dessinatrice Marjane Satrapi et l'actrice Jeanne Balibar, n'avait pas caché qu'il privilégierait les films en prise sur la dure réalité du monde. Dans cette logique, le réalisateur israélien Ari Folman, auteur de « Valse avec Bachir », un documentaire d'animation sur les massacres de Sabra et Chatila, paraît un prétendant d'autant plus solide que son réalisateur était hier rappelé sur la Croisette.

Mais il faudra compter aussi avec Clint Eastwood, toujours présent à Cannes et dont « l'Echange », ambitieux quoiqu'inégal, a bouleversé un grand nombre de festivaliers. De la même façon, on a demandé à Steven Soderbergh, auteur d'une biographie du « Che », de se tenir à disposition. L'Italie, enfin, a une belle carte à jouer avec « Gomorra », de Matteo Garrone, sur la Camorra, et la France avec « Entre les murs » de Laurent Cantet. Côté prix d'interprétation féminine, le nom de l'actrice argentine Martina Gusman (« Léonera ») est sur toutes les lèvres, devant celui d'Angelina Jolie, au générique du film d'Eastwood. Chez les hommes, on parle beaucoup de Joaquin Phoenix dans « Two Lovers », de James Gray, à la lutte avec Benicio del Toro dans « Che ».

Pour le reste, peu de choses ont filtré des réunions du jury qui a fait le point régulièrement. On croit cependant savoir que l'équipe n'a pas connu d'empoignades, les uns et les autres, de la bouche même d'un des membres, étant « tous à peu près d'accord sur les films ».

« CHE » « GOMORRA » « VALSE AVEC BACHIR » « UN CONTE DE NOEL » Ces quatre films ont de bonnes chances de bien figurer au palmarès du 61 e Festival de Cannes.
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 14- 25 mai 2008   Dim 25 Mai - 20:32

Festival de Cannes: Palme d'Or à "Entre les murs"
AP | 25.05.2008 | 20:13

Le jury du 61e Festival de Cannes, présidé par l'acteur et réalisateur américain Sean Penn, a décerné dimanche soir à l'unanimité la Palme d'Or à "Entre les murs", de Laurent Cantet. Il est le premier film français à décrocher cette prestigieuse distinction depuis 1987, avec "Sous le soleil de Satan", de Maurice Pialat.

Filmé comme un documentaire, ce long-métrage bien construit, souvent émouvant, a été très applaudi par les festivaliers. Il s'inspire de l'expérience de François Bégaudeau, un enseignant qui a écrit un livre sur sa propre expérience pendant une année scolaire. Il incarne lui-même un professeur de français d'une classe de 4e, dans un collège difficile du XXe arrondissement de Paris.

Confronté à des élèves d'origines très diverses (Europe, Afrique, Asie) souvent dissipés, parfois insolents, mais aussi très attachants, il tente de résoudre les conflits par le débat, de donner confiance aux jeunes et de les motiver dans leur scolarité. Mais la tension est souvent telle que la situation semble pouvoir dégénérer à tout moment.

"Mon film est parti au départ sur une expérience, parce qu'on allait réunir des gens dans une salle de classe et voir ce qui allait se passer. C'est sûr qu'on espérait arriver au bout du compte à un film, mais que rien n'était gagné", a expliqué lors d'une conférence de presse Laurent Cantet ("L'emploi du temps", "Vers le sud"), dont c'est le cinquième long-métrage.

Pour préparer le film en amont, les élèves ont participé à des ateliers d'improvisation, ce qui a ensuite rendu le tournage beaucoup plus facile. La plupart jouent des rôles de composition, mais en s'inspirant souvent de faits réels, proches de leur quotidien. AP


Cannes: un double prix spécial récompense la carrière de Deneuve et Eastwood

L'actrice française Catherine Deneuve et l'acteur-réalisateur américain Clint Eastwood ont été récompensés dimanche par un prix spécial du 61e Festival de Cannes pour couronner l'ensemble de leur carrière, a annoncé le président du jury Sean Penn.

Catherine Deneuve, en compétition dans le film "Un conte de Noël" du Français Arnaud Desplechin, s'est déclarée "très touchée" alors que Clint Eastwood, qui concourait pour la Palme d'Or avec "L'échange", n'était pas présent.

"Je voulais remercier Arnaud Desplechin et mes partenaires du film comme Mathieu Amalric et Jean-Paul Roussillon", a déclaré Catherine Deneuve.

"Je suis heureuse de faire encore aujourd'hui des films comme celui-là, plein d'énergie, de vitalité et d'avoir des metteurs en scène" comme Arnaud Desplechin, a-t-elle ajouté.


TV NEWS
Palmarès du Festival de Cannes 2008: un film français palme d'or...

Canal+ a retransmis en direct le palmarès du Festival de Cannes 2008. Une édition présidée par le comédien et réalisateur américain Sean Penn. Première palme française depuis 21 ans (le film Sous le soleil de Satan, de Pialat).

Voici les élus...

Palme d'Or, remise par Robert de Niro (standing ovation) : le film français Entre les murs, de Laurent Cantet !Standing ovation pour ce film qui a reçu un excellent accueil critique et qui met en scène 24 élèves qui font tous leurs débuts au cinéma.

François est un jeune professeur de français d’une classe de 4ème dans un collège difficile. Il n’hésite pas à affronter ses élèves dans de stimulantes joutes verbales. Mais l’apprentissage de la démocratie peut parfois comporter de vrais risques...

Grand Prix, remis par Roman Polanski, pour le film italien Gomorra. De Matteo Garonne. Il vit sous protection policière pour ce film sur la Mafia.

Le pouvoir, l’argent et le sang. Telles sont les "valeurs" avec lesquelles les habitants de la province de Naples et de Caserte doivent se confronter chaque jour.
En fait, presque toujours, les gens n’ont pas le choix, presque toujours ils sont forcés d’obéir aux règles du Système, la Camorra, et il faut avoir une sacrée chance pour pouvoir seulement penser à mener une vie "normale".
Et, dans ce paysage de violence, dans ce un monde impitoyable, apparemment loin de la réalité mais en effet profondément ancré dans ce pays, cinq histoires s’entrecroisent.

Prix spécial voulu par Sean Penn : Catherine Deneuve pour le film français Un conte de Noël d' Arnaud Desplechin.Avec notamment Catherine Deneuve, Mathieu Amalric. La comédienne s'est dit très touchée et très émue par ce prix qui récompense aussi l'ensemble de sa carrière.

Prix de la mise en scène, remis par Faye Dunaway : le film turc Les trois singes de Nuri Bilge Ceylan.

Une famille disloquée à force de petits secrets devenus de gros mensonges, tente désespérément de rester unie en refusant d’affronter la Vérité. Pour ne pas avoir à endurer des épreuves et des responsabilités trop lourdes, elle choisit de nier cette Vérité, en refusant de la voir, de l'entendre ou d’en parler, comme dans la fable des "trois singes". Mais jouer aux trois singes suffit-il à effacer toute Vérité ?

Prix du jury pour le film Il divo de l'Italien Paolo Sorrentino.

À Rome, à l’aube, quand tout le monde dort, il y a un homme qui ne dort pas.
Cet homme s’appelle Giulio Andreotti.
Il ne dort pas car il doit travailler, écrire des livres, mener une vie mondaine et en dernière analyse, prier.
Calme, sournois, impénétrable, Andreotti est le pouvoir en Italie depuis quatre décennies.
Au début des années quatre-vingt-dix, sans arrogance et sans humilité, immobile et susurrant, ambigu et rassurant, il avance inexorablement vers son septième mandat en tant que président du Conseil.
À bientôt 70 ans, Andreotti est un gérontocrate qui, à l’instar de Dieu, ne craint personne et ne sait pas ce qu’est la crainte obséquieuse. Habitué comme il l’est à voir cette crainte peinte sur le visage de tous ses interlocuteurs. Sa satisfaction est froide et impalpable. Sa satisfaction, c’est le pouvoir. Avec lequel il vit en symbiose. Un pouvoir comme il l’aime, figé et immuable depuis toujours. Où tout, les batailles électorales, les attentats terroristes, les accusations infamantes, glisse sur lui au fil des ans sans laisser de trace. Il reste insensible et égal à lui-même face à tout.
Jusqu’à ce que le contre-pouvoir le plus fort de ce pays, la Mafia, décide de lui déclarer la guerre.

Prix d'interprétation masculine remis par Valérie Lemercier à Benicio del Toro, pour sa métamorphose dans le film Che de Steven Soderbergh.

Le 26 novembre 1956, Fidel Castro embarque pour Cuba avec quatre-vingts rebelles. Parmi eux, Ernesto "Che" Guevara, un médecin argentin qui partage avec Fidel Castro un même objectif : renverser le régime corrompu du dictateur Fulgencio Batista.
Le Che se révèle vite un combattant indispensable et intègre rapidement les subtilités de la guérilla. Alors qu'il se jette dans la bataille, le Che est adopté par ses camarades et par le peuple cubain. Ce film retrace l'ascension du Che au cours de la révolution cubaine : d'abord médecin, puis commandant et enfin héros révolutionnaire.

Prix d'interprétation féminine remis par Jean Réno à Sandra Corveloni pour le film brésilien Linha de Passe. Pour le rôle de Cleusa.

Sao Paulo. 20 millions d'habitants, 200 kms d'embouteillage, 300 000 coursiers.
Au coeur de cette ville en transe, quatre frères essaient de se réinventer de manières différentes.
Reginaldo, le plus jeune, cherche obstinément son père. Dario rêve d’une carrière de footballeur, mais l'âge, 18 ans, le rattrape. Dinho se réfugie dans la religion tandis que l’aîné, Denis, déjà père d’un enfant, gagne difficilement sa vie.
Leur mère, Cleusa, femme de ménage qui élève seule ses quatre enfants nés de pères différents, est à nouveau enceinte.

Scénario : Le silence de Lorna, des frères Dardenne, habitués à être récompensés à Cannes (2 Palmes d'Or). Un film italo-franco-belge avec Jérémie Rénier.

Palme d'Or du Court-métrage : Megatron de Marian Crisan (Roumanie)

Caméra d'Or (jury présidé par Bruno Dumont) : le film britannique "Hunger" de Steve Mac Queen. Bruno Dumont a salué la naissance d'un grand réalisateur de cinéma.

(mention spéciale du jury au film russe "Ils mourront tous sauf moi").
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 14- 25 mai 2008   Lun 26 Mai - 8:36

Cannes 2008
Le palmarès du 61e Festival

lundi 26 mai 2008, 7h59 | AFP

Voici le palmarès du 61e Festival de Cannes, proclamé dimanche soir, accompagné des dates de sorties des films en France quand elles sont connues:

-Palme d'or: «Entre les murs» du Français Laurent Cantet (sortie en France: 15 octobre)

-Grand Prix: «Gomorra» de l'Italien Matteo Garrone (13 août)

-Prix du jury: «Il Divo» de l'Italien Paolo Sorrentino (10 décembre)

-Prix d'interprétation féminine: la Brésilienne Sandra Corveloni («Linha de Passe», date de sortie indisponible)

-Prix d'interprétation masculine: l'Américain Benicio del Toro («Che», sortie des deux films en octobre et novembre)

-Prix de la mise en scène: «Les Trois Singes» du Turc Nuri Bilge Ceylan (janvier 2009)

-Prix du scénario: «Le silence de Lorna», des Belges Jean-Pierre et Luc Dardenne (10 septembre)

-Palme d'or du court-métrage: «Megatron» du Roumain Marian Crisan

-Caméra d'or: «Hunger» de l'Anglais Steve McQueen (19 novembre)

-Prix spécial du 61e Festival de Cannes pour l'ensemble de leur carrière: l'actrice française Catherine Deneuve et l'acteur réalisateur américain Clint Eastwood



Cannes/prix d'interprétation féminine
Sandra Corveloni, la révélation brésilienne

dimanche 25 mai 2008, 21h36 | AFP

La Brésilienne Sandra Corveloni a été formée au théâtre avant d'incarner une touchante mère de famille dans «Linha de Passe» de Walter Salles et Daniela Thomas, son premier rôle au cinéma, pour lequel elle a obtenu le prix d'interprétation féminine au 61e Festival de Cannes.

Sandra Corveloni n'a pas pu venir à Cannes pour raisons médicales. Enceinte, elle a perdu un bébé récemment, a expliqué Daniela Thomas.

De son côté Walter Salles, co-réalisateur du film, s'est dit «très surpris», déclarant être «on ne peut plus fier de donner ce prix à une actrice qui débute dans le cinéma».

Née en 1965 à Sao Paulo, Sandra Corveloni, une petite brune au regard volontaire, s'est formée au théâtre avant de rejoindre la troupe d'Eduardo Tolentino, dont elle est à la fois la comédienne et l'assistante. Elle a débuté au cinéma dans les courts-métrages «Flores Impares» de Sung Sfai et «Amor» de José Roberto Torero.

Dans «Linha de Passe», elle joue Cleuza, une émouvante mère de famille d'un quartier populaire, étranglée par les problèmes financiers mais toujours disponible pour ses fils. Son jeu sobre et touchant a ému le jury. Tourné avec un petit budget, le film suit aussi les espoirs et les rêves avortés des quatre enfants de Cleuza, dans un quartier pauvre de Sao Paulo.

Dario se rêve footballeur mais voit avec angoisse approcher ses 18 ans, qui sonneront le glas de ses espoirs de devenir professionnel, Dinho travaille dans une station-service et fréquente assidûment l'église, Denis navigue d'une fille à l'autre et vivote grâce à son boulot de coursier. Le plus jeune, Reginaldo, hante les autobus à la recherche d'un père inconnu qu'il sait être chauffeur.

Enceinte d'un cinquième enfant, Cleuza perd son emploi de femme de ménage, mais s'applique, de toutes ses forces, à embellir le quotidien de ses fils. Avec cette fiction réaliste, poignante et sobre, le cinéaste Walter Salles a dit vouloir fuir la sur-dramatisation et évite d'enfermer ses personnages dans le déterminisme social, pour «regarder la jeunesse brésilienne».
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 14- 25 mai 2008   Lun 26 Mai - 9:17

Merci à notre reporter spéciale du festival de Cannes.

Dommage que toutes ces manifestations aient perdu leur faste. Cela permettait d'échapper à son quotidien et de rêver un peu.


Dernière édition par liliane le Lun 26 Mai - 9:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 14- 25 mai 2008   Lun 26 Mai - 9:39

merci Steph,c'est toujours un réel plaisir de te lire! bisous
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MessageSujet: Re: Festival de Cannes 14- 25 mai 2008   

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Festival de Cannes 14- 25 mai 2008
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