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 NOLWENN LEROY

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liliane
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mar 27 Oct - 16:23



http://nolwennleroy.artiste.universalmusic.fr/
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mar 27 Oct - 16:52



Visuel du single :



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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mar 27 Oct - 21:01

Les Anglo-Saxons nomment cela hiatus ; les Français traversée du désert. Fallait-il ou ne fallait-il pas s'inquiéter de l'excès de discrétion de Nolwenn Leroy depuis près de deux ans ? A l'écoute de son nouveau single, Faut-il, faut-il pas ?, publié aujourd'hui sur le site officiel de la chanteuse, la réponse s'impose : non. De retour d'un étonnant et audacieux voyage exploratoire, elle met fin au silence radio - n'hésitez pas, cliquez ici pour écouter Faut-il, faut-il pas.

Après ses Histoires Naturelles, l'élégante artiste révélée par la deuxième saison de la Star Academy a manifestement éprouvé le besoin de se ressourcer pour aller pêcher, chasser, apprivoiser la matière précieuse de son troisième album studio, à paraître le 7 décembre et annoncé bien plus acoustique que ses prédecesseurs. Une légèreté musicale dont augure effectivement ce savoureux premier titre, amené par des sifflotements, claquements de doigts et percussions guillerets et folk, qui reviennent en une ritournelle désinvolte, à l'image des motifs de cette ode à l'indécision avec un clin d'oeil au mythe nietzschéen de l'éternel retour : "Entre glaise et firmament, je suis un élastique/Qui s'étire, se tend, j'suis pas à mon aise/Tout est dilemme et tout est malaise (...) Je suis balance, Faut-il, faut-il pas/Y a belle lurette que j'ai décidé de rien décider". "Entre mélo et comédie", en somme...

Du côté de la partition, tout est fait pour préserver l'équilibre ouaté du tout : une guitare rythmique qui donne le tempo et le pattern simple d'une chansonnette sautillante, des cordes qui viennent lécher le rivage de la voix de Nolwenn comme le ressac léger d'un littoral, des choeurs rares et fantasmatiques, un piano qui n'égrene sa partie qu'à la sourdine... Faut-il encore souligner le travail vocal saisissant de l'intéressée ? Evidemment, tant les éclats de voix sublimes qui ont fait sa notoriété cèdent ici la place à une belle expressivité, allant du susurré et du joué malicieux à des parties plus denses, tout en nuances avec un joli travail d'air et de tenue.

La finesse cajoleuse des arrangements ne manque pas non plus d'étonner, mais un coup d'oeil en direction des artisans de cet album élaboré entre Los Angeles, la Scandinavie et Paris, qui devrait comporter plusieurs pistes anglophones et dont le titre se fait attendre, apporte un éclairage...

Nolwenn Leroy, que nous n'avions pas perdu de vue (bien qu'elle ait coupé le son) grâce à sa relation romantique avec le tennisman Arnaud Clément , a en effet sollicité Teitur (Teitur Lassen) pour la réalisation : le plus célèbre artiste des Iles Féroé, élu en 2007 et 2009 Meilleur artiste masculin aux Danish Music Awards, est déjà bien connu des amateurs de son chiqué, depuis la parution de son élégant Poetry & Aeroplanes et au gré des scènes qu'il a régulièrement partagées avec... Radiohead, Aimee Mann, Rufus Wainwright... Si vous ne connaissiez pas (il est temps d'y remédier), le décor est planté. Le MySpace de Nolwenn propose plusieurs titres anglophones, dont une reprise en live et en duo du tube de Teitur, One and Only (à écouter absolument en cliquant ici).

Outre cette collaboration des plus engageantes, Nolwenn s'est également attachée, toujours selon nos informations exclusives, les services de Ruth Wall, la harpiste du phénomène brit trip hop/electronica Goldfrapp, de l'arrangeur de cordes de Björk et d'un ancien du fameux band danois The Raveonettes. Une petite révolution artistique bien sentie...

Guillaume Joffroy

http://www.purepeople.com/article/nolwenn-leroy-ecoutez-son-etonnant-nouveau-single-et-decouvrez-en-exclusivite-les-details-de-son-album_a42839/1
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mar 3 Nov - 16:54

LES CHOSES SERIEUSES COMMENCENT :
"Le Cheshire Cat & moi ", sortie officielle le 7 décembre 2009



Après quatre ans d'absence, Nolwenn revient le 7 décembre prochain avec son nouvel album « Le Cheshire Cat & moi ». Sur cet album, 11 chansons sont écrites par Nolwenn, dont 3 en anglais.

L'ambiance y est cette fois feutrée, plus épurée dans les arrangements, parfois même dénudée pour laisser place à la musicalité et aux nappes vaporeuses... un vrai album de pop folk, pour lequel Nolwenn s'est attaché les services de TEITUR à la réalisation, de Ruth Wall, la harpiste du phénomène trip-hop britannique Goldfrapp, ainsi que Jonatha Brooke, Rupert Hine et Michelle Featherstone. Une petite révolution artistique bien sentie.

Sa voix connue pour ses éclats sublimes cèdent ici la place à une belle expressivité, allant du susurré et du joué malicieux à des parties plus denses, tout en nuances avec un joli travail d'air et de tenue.

Comme toujours, Nolwenn a particulièrement soigné son image. Cette fois, c'est Thomas Jacquet, un ami peintre, qui a réalisé pour elle des toiles la représentant dans un univers très « Lewis Carrollien »... une vraie référence pour Nolwenn.

A noter enfin que le premier single « Faut il, faut il pas ? » sera disponible en téléchargement légal le 9.11


Dernière édition par liliane le Mer 4 Nov - 14:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mar 3 Nov - 17:01




Quatre ans après la sortie de son album "Histoires Naturelles", élaboré avec Laurent Voulzy, Nolwenn Leroy revient avec un troisième opus encore plus personnel, intitulé "Le Cheshire Cat et Moi". Très inspirée par l'univers d'Alice au pays des merveilles, la chanteuse dévoile une pochette qui n'est pas sans rappeler l'adaptation du film de Tim Burton, dont la sortie est prévue pour mars... Très attachée aux visuels de ses albums, Nolwenn craque pour Thomas Jacquet, un ami peintre qui a réalisé des toiles la représentant dans un univers très "Lewis Carrollien", dont la chanteuse raffole.

Le résultat ? Un album expressif, allant du susurré aux notes malicieuses, en passant par des parties plus denses, tout en nuances, loin du château de la Star Academy dont la chanteuse s'est totalement détachée.

> http://nolwennleroy.artiste.universalmusic.fr/ : découvrez "Faut-il, faut-il pas ?", le nouveau single de l’album de Nolwenn Leroy.
« Le Cheshire Cat et Moi », sortie le 7 décembre 2009.
L.C.
03/11/2009.

http://www.elle.fr/elle/Loisirs/Musique/News/Exclusif-la-pochette-du-nouvel-album-de-Nolwenn-Leroy/
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mer 4 Nov - 2:04



ALICE AU PAYS DES MERVEILLES


Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll et sa suite, De l'autre côté du miroir (et ce qu'Alice y trouva) sont des classiques de la littérature enfantine, parus respectivement en 1865 et 1872. Le succès jamais démenti de ces deux textes, tant auprès des enfants que des adultes, explique en partie l'intérêt toujours très vif porté aux personnages carrolliens et en particulier à Alice. Un intérêt renforcé par les multiples adaptations qui ont pu être faites de cette oeuvre. En effet, dans l’inconscient collectif, le « Alice » de Lewis Carroll se mêle souvent à son adaptation plus joyeuse et psychédélique de Walt Disney.


Pat Andrea - sculpture réalisée dans la maison Triolet- Aragon


Ce conte, faussement naïf, concentre à lui seul une multitude de thèmes : le rêve, l'enfance, la métamorphose, le renversement des conventions, le monstrueux, etc.

Comparé à d’autres oeuvres de la littérature enfantine du XIXème siècle, tels les romans de la Comtesse de Ségur ou de Frances Bennett, qui ont pour but d’éduquer les enfants, de leur apprendre la morale et les bonnes manières, d’en faire de "petits adultes", les aventures d’Alice sont une sorte de roman d’initiation "inversé". Alice arrive au pays des merveilles avec son éducation bourgeoise victorienne et ses notions de « ce qui se fait » et « ne se fait pas ». Le monde inventé par Carroll est le théâtre de nombreuses expériences physiques, spacio temporelles ou bien éprouvant les notions de logique et d'objectivité : tantôt Alice rapetisse, tantôt elle grandit démesurément, elle perd son savoir, un bébé se transforme en cochon, le chat de Cheshire devient invisible, le Chapelier est condamné à rester à l'heure du thé, etc. Au cours de son voyage, par ses multiples rencontres, Alice redécouvre le monde de l’imaginaire et de l’absurde ; elle réapprend à être une enfant, avec ses rêves et ses craintes propres.



Cet univers aux accents oniriques invoqué par Lewis Carroll est à la fois féerique et menaçant. Si, au premier abord, de nombreux éléments rappellent le merveilleux universel des récits pour enfants (animaux qui parlent, personnages royaux, nains, objets animés…); d'autres, tout comme les contes de fées traditionnels (on peut penser à l’analyse qu’en fit Bruno Bettelheim), confèrent au texte une dimension plus inquiétante : larmes, fuite, décapitation, le pays des merveilles n'est-il pas davantage cauchemardesque qu'enchanteur ? Les personnages que rencontre Alice semblent, au fond, avoir abandonné toute logique au profit de la folie.


Jefferson Airplane - White Rabbit - 1966

Très tôt, cette dualité de l’histoire d’Alice, à la fois simple et complexe, naïve et perverse, et qui atteint son paroxysme dans De l’Autre côté du Miroir, a permis que cette histoire serve de base à de nombreuses ré interprétations, depuis sa première publication, et cela dans de nombreux domaines. Opéras, poèmes, bandes dessinées, films, jeux vidéo, romans, séries télévisées : rares sont les médias d'où Alice et le pays des merveilles sont absents. Pour n'en citer que quelques uns, les écrivains André Breton, Louis Aragon et Antonin Artaud; les cinéastes Guillermo Del Toro et Tim Burton (dont l'adaptation d'Alice au pays des merveilles sortira au cinéma en 2010); les Beatles, Marilyn Manson et Jefferson Airplane ont tous fait référence plus ou moins ouvertement au texte de Lewis Carroll dans leurs diverses oeuvres. Les Arts plastiques non plus, ne sont pas exempts de cette influence : de John Tenniel à Salvador Dali et Max Ernst, en passant par les artistes contemporains Trevor Brown, Roman Dirge, Mark Ryden, Sas Christian ou Maggie Taylor, les illustrations sur le thème d'Alice sont innombrables.


Salvador Dali - A mad tea party


Fabuliste émérite, Carroll est également un auteur dont l’oeuvre préfigure le cauchemar paranoïaque de l’époque moderne, il nous entraîne vers les dédales de notre inconscient où se rencontrent humour et bizarreries, non sense et délires fantasques.

Son idéalisation de l’enfance qui transparaît en filigrane dans ses contes trahit l’obsession maladive pour les fillettes dont il souffrait. Alice au pays des merveilles est un roman pour enfant, mais aussi une déclaration d’amour pour une vraie petite fille, Alice Liddell, avec qui
Lewis Carroll entretint une relation platonique, mais passionnée, tout au long de sa vie. À l’instar du Lolita de Nabokov, Alice et Lewis Carroll fascinent par l’ambiguïté des rapports adultes/enfants sous-jacents, cette part obscure de l’écrivain qui nous amène à relire Alice au pays des merveilles sous un autre angle.

Mais, au-delà de cette "psychanalyse posthume" des intentions de Carroll, les
interrogations qu’il pose sur le droit des enfants à l’imaginaire sont d’une extrême
modernité et nous poussent, nous adultes, à nous questionner sur la part d’enfance qui reste en chacun de nous, sur notre droit à rester de "grands enfants" et de continuer à suivre le lapin blanc…

Fanny Giniès et Isabelle Lebre
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Jeu 5 Nov - 9:21

Nolwenn Leroy : Nous avons écouté son nouvel album ! Son visuel, ses secrets, nos impressions... et les siennes !



Si Nolwenn Leroy, il y a quelques jours, nous remerciait chaleureusement et en personne de l'accueil que nous avions réservé sur Purepeople à son nouveau single, Faut-il, faut-il pas ?, nous lui devons malgré tout quelques excuses. En effet, nous évoquions alors une petite révolution artistique bien sentie ; à présent que nous avons eu la chance d'écouter en avant-première exclusive son nouvel album, baptisé Le Cheshire Cat et Moi (à paraître le 7 décembre), nous nous devons de rectifier : la révolution est tout sauf "petite".

En découvrant Faut-il, faut-il pas ?, ode espiègle à l'indécision révélant un univers musical et un travail vocal inattendus et saisissants , nous ne faisions qu'entrer dans le terrier du lapin Lewis-Carrollien, à la suite d'une Nolwenn qui semble enfin avoir trouvé... son pays imaginaire. Symbole de son nouveau terrain de jeu fantaisiste, les visuels composés par son ami le peintre Thomas Jacquet : outre le visuel qui sert de pochette à l'album, mettant en scène une Nolwenn façon Alice au Pays des merveilles (le titre de l'opus est une référence on ne peut plus explicite) pimentée d'un zest de Tim Burton et de Ma Sorcière bien-aimée, le livret, dont nous avons pu voir la plupart des artworks, sera entièrement du même tonneau. Enfin... : du même pinceau.

En clair, Faut-il, faut-il pas n'est que la partie émergée de l'iceberg, celle qui dépasse du terrier féérique. Plus clairement, ce premier titre (dont le clip devrait être tourné le 11 novembre), sans doute le plus pop de tout le tracklisting que vous pouvez retrouver ci-dessous, fait office de palier de décompression pour entrer dans cet album audacieusement chiqué, qu'on classera avec délectation dans la catégorie onirique... "folk symphonique".

Une dimension rêvée, fantasmée, qui transparaît dans les titres des chansons, toutes (très bien) écrites par Nolwenn. De l'intriguant Chat du Cheshire qui nous accueille à l'exit music précieuse de Safe and sound, en passant par le délicatement cabochard Mademoiselle de la gamelle, l'hédoniste Feel Good, le cajoleur Parfaitement insaisissable, l'halluciné Textile schizophrène ou encore ce duo qu'elle avait déjà éprouvé sur scène avec Teitur, tout concourt de l'ineffable harmonie d'un album tendrement chiqué...

Teitur, justement, a sa part de "responsabilités" : la rencontre du jeune mage scandinave aura été décisive. Nolwenn se remémore avec plaisir ce moment où, après avoir assisté à un concert du Féroen à la Maroquinerie, elle lui avait remis un CD de ses oeuvres avec le désir de collaborer un jour. Deux ans d'une amitié sincère qui s'est nouée après, c'est chose faite. Elu en 2007 et 2009 Meilleur artiste masculin aux Danish Music Awards, déjà bien connu des amateurs de son chiqué, depuis la parution de son élégant Poetry & Aeroplanes et au gré des scènes qu'il a régulièrement partagées avec... Radiohead, Aimee Mann, Rufus Wainwright entre autres, Teitur, virtuose des arrangements, offre à la "nouvelle voix/e" de Nolwenn un écrin tout simplement exquis.

Les volutes de la harpe de Ruth Wall (harpiste émérite, entre autres, des rois british du trip-hoop, Goldfrapp), les nappes et les volées de cordes (avec la complicité de l'arrangeur de cordes et d'Antony and the Johnsons), l'apport d'un ancien claviériste des Raveonettes, l'instrumentation "exotique" (à l'image de la présence rayonnante de cors sur deux morceaux notamment) : le raffinement est partout, puisque le tact y est aussi. Une atmsophère de spleen nordique baigné d'un soleil glacé à l'effet d'une chaude tendresse. Une ode-caresse.

Une révolution qui n'est possible que par le biais de la révélation qu'a eue Nolwenn Leroy, laquelle utilise sa voix comme jamais auparavant. Finis, les éclats de voix majestueux (peut-être trop) : ils laissent place à une aussi belle qu'inédite expressivité. Et cela n'a pas été sans peine : "j'avais l'impression de chanter faux !", nous confie Nolwenn, en repensant aux voix qu'elle a enregistrées... en trois jours après avoir mûri son album... pendant trois ans. Un blind test avec Faut-il, faut-il pas l'aurait confirmé : peu ont reconnu la voix de la chanteuse sur son premier single. Malicieuse et charnelle, elle laisse sa voix jouer sur l'air, frotter par instants, subir des cassures, connaître des attaques ou des finales imparfaites : et c'est cela qui est délicieux. La chair précieuse du texte en sort magnifiée, et "l'âme vocale" de Nolwenn apparaît comme jamais, rejoignant l'art d'interprètes telles qu'Aimee Mann, Suzanne Vega, Sia Furler...

A Paris, la semaine dernière, lorsque nous avons rencontré Nolwenn Leroy en studio, porte Maillot à Paris, ultime étape de la réalisation de cet album né à Los Angeles et enregistré à Malmö, en Suède, elle était bien entourée : de Los Angeles était venu son producteur Rupert Hine (Tina Turner, Murray Head, Eric Serra, Teitur, Suzanne Vega, Noa...), accompagné par son épouse, véritable "gourou" qui a débloqué maints artistes en panne et a su provoquer le déclic de Nolwenn, des Iles Féroé était venu Teitur, qui se paye le luxe de rougir et de remercier humblement lorsque l'on salue son génial travail, de Suède, un ingé son débonnaire au physique 100% viking... Une armada artistique qui n'empêche pas... la peur de la principale intéressée, consciente de s'être mise en danger avec ce projet. Face à ces appréhensions, infondées après ce que nous avons vu et entendu, nous lui murmurons simplement l'adage tiré du Cid : "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire".



Le Chat du Cheshire et moi, tracklisting :


1. Le Cheshire Cat
2. Faut-il, faut-il pas ?
3. Mademoiselle de la gamelle
4. Feel good
5. Cauchemar
6. Valse au sommet
7. Parfaitement insaisissable
8. You get me (avec Teitur)
9. Textile schizophrène
10. Amis des jours de pluie
11. Safe and sound



Guillaume Joffroy

http://www.purepeople.com/article/exclu-nolwenn-leroy-nous-avons-ecoute-son-nouvel-album-son-visuel-ses-secrets-nos-impressions-et-les-siennes_a43421/1
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Sam 7 Nov - 21:05

PROMOTION ALBUM





Concernant les diverses éditions de l'album :

Il y aura au départ trois éditions de l'album, toutes en édition limitée (excepté l'édition collector Carrefour que l'on ne trouvera que dans les magasins carrefour, les deux autres seront en vente chez tous les disquaires et grande surfaces ainsi que sur internet).

- Edition digipack, limitée, 2 volets.
- Edition digipack collector, 3 volets, contenant 2 titres bonus et 11 cartes postales illustrées. Les deux nouveaux titres seront "Ici c'est moi qui commande" et "Aucune idée", tous deux en Français donc et il n'est nul part fait mention d'un duo sur l'un ou l'autre.
- Edition limitée carrefour, à 10 000 exemplaires, contenant un DVD bonus avec interview de Nolwenn et making of de l'enregistrement comme pour HN d'une durée de 26 minutes. (merci à Papillon pour les détails de l'édition carrefour).

Plus une version Téléchargement Légal avec les 11 titres et le livret version digital.

Attention ce sont vraiment des tirages limités avant l'édition jewelbox normale, donc n'attendez pas pour les acheter icon_wink.gif . Par contre pour les classements Ifop et les certifications, les albums achetés sur Internet ainsi que ceux achetés avant le 7 Décembre (certains magasins les mettent en rayon avant) ainsi que les téléchargements légaux ne sont pas pris en compte.


Partenaires de la sortie de l'album :

Deux partenaires officiels à la sortie de cet album : TF1 et RTL :

Sur TF1 : A partir de la date de sortie de l'album, le 7 Décembre, 30 spots publicitaires seront diffusés (vrais spots de pub comme pour HN tour) ainsi que 15 bandes annonces d'une minute trente (diffusion du clip réduit le matin vers 8h30, l'après midi après les Feux de l'amour ( icon_smile.gif ) et le soir. Puis début Janvier, le clip - en intégralité - sera en ouverture et fermeture d'antenne durant une semaine (15 passages en tout), c'est à dire en début de nuit et très tôt le matin.

Sur RTL : A partir du 7 Décembre, diffusion de spots publicitaires de 20 secondes.

Campagne d'affichage :

- Il y aura une campagne d'affichage dans les gares sur le "Réseau France Rail" à partir du 16 Décembre (722 affiches de 1.74m sur 1.20m) seront donc mises en place dans les stations de métro, RER, et gares sncf.
- Egalement une campagne d'affichage en dos de kiosques, durant la semaine du 7 au 13 Décembre à Paris : 120 affiches.


Télévision :

Une grosse campagne promo est là aussi mise en place. Nolwenn sera très présente dans les médias en Décembre et Janvier.


Novembre 2009


Samedi 14

Nolwenn tourne aujourd'hui son clip "Faut il, faut il pas" réalisé par Yoann Lemoine.
confirmé

Mardi 24

France3 - Chabada L'idée : trois artistes de trois générations différentes rendent hommage à un artiste d'hier ou d'aujourd'hui à travers duos et réinterpretations.

Mercresdi 26

Clip "Faut-il, faut-il pas?" - Exclusivité - découverte en VIP sur le site officiel de nolwenn

Jeudi 26

Promo Belgique
Nolwenn donnera tout au long de la journée des interviews à de nombreux médias belges (quotidiens, hebdomadaires).
confirmé

Vendredi 27

Promo Belgique
ARTE: Enregistrement télé « Emission culturelle 50 degré Nord »
RTBF : Radio Vivacité
RTL : émission "Le Face à Face" (l’invité du Journal Télévisé de 13h00) sujet au Journal télévisé de 19h.


Radio BEL RTL : Enregistrement pour "Club Musique".
Radio CONTACT : Direct de 20min à 16 h dans l'émission« Yes week-end ».


Bruxelles - Forest National -- 20h30 Des Rêves & des Étoiles Concert pour "Make-A-Wish" avec Maurane, Kad Merad, François Pirette, Stanislas, Nolwenn Leroy, Adamo, Vaya Con Dios, Pepes, Stromae, Tina Arena, Wendy Nazaré, Ballet Joëlle Morane...

Lundi 30 - Album en téléchargement


Décembre 2009



France 2 CD D'aujourd'hui" début Décembre -

Mercredi 02

France2 - Vivement Dimanche - enregistrement - Invité principal : Charles Aznavour

Vendredi 04 - 09h00

RTL - Laissez-vous tenter - Autour de Vincent Parizot, les journalistes du service culture dressent un panorama complet de l'actualité, qu'elle concerne les livres, les DVD, la musique, le cinéma, le théâtre, la BD ou les expositions...

Samedi 05 - 20h35

France 2 - Téléthon 2009 - Une grande soirée aura lieu le samedi soir sur France2 en direct du Pavillon Baltard avec de nombreux artistes présents pour l'occasion
a confirmer

Dimanche 06 - 14h00

France2 - Vivement Dimanche - Diffusion - Invité principal : Charles Aznavour


Lundi 07

Sortie officielle du 3ème album studio

Mardi 08

France Inter - Le Fou du Roi par Stéphane Bern


Mercredi 9

LCI - Ça donne envie - Présenté par Nikos Aliagas - Toute l'actualité du cinéma, du théâtre, de la musique et des livres.


France Bleu "On repeint le musique"


Jeudi 10 - 20H00

RTL - 20h00 - enregistrement le Grand Studio


Vendredi 11 -

RTL - 14h30 La tête dans les étoiles - Laurent Boyer et son invité sont en studio... ambiance feutrée de début d'après-midi, horaire propice à la confidence.

NRJ Paris 18h00- -Interview en direct


Lundi 14 -

FNAC de Genève- - Showcase


Vendredi 18

LCI - LCI Matin - Présenté par Jean-François Rabilloud, Audrey Crespo-Mara



Janvier 2010


Jeudi 14
Europe 1 - Thierry Lecamp

Vendredi 15
Paris Fnac des Ternes- Showcase

Mercredi 20
France 2 - La fête de la chanson française - enregistrée à l'Olympia avec de nombreux artistes prestigieux

Jeudi 21
Fnac Lille - Showcase Fnac Lille Concert IDTGV

Dimanche 24 - 17h00

France 3 - Chabada - diffusion de l'émission Chabada enregistrée le 24/11/09

Mercredi 27 - 20h00

Palais Nikaia de Nice - Les Enfoirés 2010 - Participation de Nolwenn


Jeudi 28 - 20h00

Palais Nikaia de Nice - Les Enfoirés 2010 - Participation de Nolwenn

Vendredi 29 - 20h00

Palais Nikaia de Nice - Les Enfoirés 2010 - Participation de Nolwenn

Samedi 30 - 20h00

Palais Nikaia de Nice - Les Enfoirés 2010 - Participation de Nolwenn

Dimanche 31 - 20h00

Palais Nikaia de Nice - Les Enfoirés 2010 - Participation de Nolwenn



Février 2010



Lundi 01 – 20h00

Palais Nikaia de Nice - Les Enfoirés 2010 - Participation de Nolwenn
confirmé

Mars 2010


Jeudi 18 – 20h00

La Cigale - Paris - nolwenn en concert
confirmé.

Autres émissions à confirmer:

- "On est pas couché" sur France 2
- "N'oubliez pas les paroles" pour la Fondation Abbé Pierre sur France 2

Le clip de "faut-il, faut-il pas ?" réalisé par Yoann Lemoins apparaîtra en exclu web le 28 Novembre sur Alloclip puis sur le site web de TF1 puis sur le site web de M6 le 2 Décembre.



http://nolwennleroy-online.net/viewtopic.php?t=19456


Dernière édition par liliane le Mer 2 Déc - 17:04, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Lun 9 Nov - 15:08

CONCERT LES ENFOIRÉS





Nolwenn Leroy sera présente aux côtés des Enfoirés à Nice du 27 janvier au 1er février 2010 au Palais Nikaïa.
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mar 17 Nov - 1:53

ALICE AU PAYS DES MERVEILLES A INSPIRE TOM WAITS





Sorti en même temps que Blood Money, Alice fût pourtant composé bien avant celui-ci. 10 ans que ces chansons attendaient patiemment, précieusement conservées dans un tiroir du sieur Waits . Et l’on ne peut s’empêcher de s’étonner tant ces deux albums semblent se compléter. Là où Blood Money exprimerait la résignation face à la perte d’un monde à jamais disparu, sombrant dans l’hystérie et la violente folie, Alice semble explorer le versant nostalgique et poétique d’un temps révolu. La musique de Tom Waits ne peut se décrire que par les images qu’elle fait naître, les univers, les ambiances qu’elle génère. Remontez le temps et arrêtez vous dans la pénombre bleutée d’un tripot de la Nouvelle-Orléans des années 30...




Le violon pleure, crisse, gémit... le piano-bar désaccordé égraine lentement une mélodie chaloupée, mélancolique et délicate. De la pénombre sort un petit homme, les épaules voûtées...Sur sa tête est vissé un vieux chapeau usé et sale. Les balais frissonnent sur la batterie et sa voix s’élève, accompagnée d’une clarinette rassurante.



Ainsi débute un voyage de 48 minutes dans les tristes mondes décalés d’Alice. La musique est emprunte de nostalgie, celle de l’enfance, d’Alice au Pays des Merveilles, peut être aussi de ces nuits d’été étoilées aux tons pastels. S’ouvre devant nous un vieux livre de photographies sépia, cornées, jaunies par le temps mais plus intenses que jamais...une photographie, une chanson, un univers.

Sur l’une d’elle un grotesque cabaret allemand des années folles dans lequel résonne les accords d’un jazz lointain et emballé...Une voix criarde et hystérique aboie des mots s’apparentant à de l’allemand ( Komiennezuspadt) A coté de cette photo est épinglé un texte, sur fond de clarinette et de marimbas discrets, une voix enrouée et couverte le récite, le déclame « I watch you as you disapeared »



Puis le décors se renverse, se dressent maintenant de grands hêtres fantomatiques, des yeux nous guettent à travers le feuillage, un chapelier fou assène ses vérités au spectateur ébahit « We’re all mad here » Alice et ses merveilles ne sont pas loin...

Sur le cliché suivant, il est possible de distinguer une vieille gare abandonnée et alors que l’écho d’un train se fait entendre, l’orchestre se met en branle, lourdement, progressivement, un monstre crache ses mots avec violence, « everything you can think of is true » , illustrations sonores d’un conte de fée effrayant, fantomatique.



Plus nous progressons dans ce recueil, plus les images s’affinent, des couleurs bleutées naissent des nappes de violons sinueuses, du piano désabusé. Entre chiens et loups...l’ombre des saules pleureurs se balançant lentement accompagne les ballades mélancoliques et saisissantes « Flower’s Grave »

Puis la nuit tombe, les arbres s’effacent, la pluie commence doucement à tomber. Dans un port embrumé et froid, un vieil homme se confesse en pleurant, sa fin est proche « I still have a couple of years, and then I can come back to the Harbour... »

La page se tourne encore, la fin n’est pas pour tout de suite. Sur cette photographie en noir et blanc apparaît un homme à deux visages, est-ce l’illustration d’une fable ? Des accords de guitares acoustiques s’égrènent, et un conteur dont l’émotion est presque perceptible nous raconte l’histoire de ce pauvre Edwards, aidé pour cela par un violon tremblant, sanglotant, emplit d’une nostalgie tellement présente qu’il en devient difficile de retenir ses larmes.


Alors que la dernière page s’apprête à être tournée, un feuillet de couleur s’échappe du livre. Sur celui-ci est dessiné à l’encre rouge un petit homme trapu assis derrière son piano. Sur un rythme léger et jazzy il nous raconte sa vie et comment l’a musique l’a sauvé, lui, rejeté par sa famille et qui en trouva une nouvelle dans un cirque de Coney Island. « Table Top Joe »...

Mais la fin ne peut être repoussée éternellement, et alors que commence à poindre une mélancolie inexplicable, que le livre s’achève, que le disque se termine, l’on découvre la dernière image, peut être la plus touchante, la plus délicate aussi. Elle symbolise à elle seule ce disque majestueux. Qu’y voit-on ? Je ne peux répondre à cette question, car c’est à vous, après ce long voyage d’y trouver le sens de cet album. Ce violon suraigu et crissant s’exprimant seul, vous-y verrez peut être la tristesse d’un homme regardant en arrière sur le chemin qu’il a parcouru...vous-y verrez peut être la complainte d’un vieillard effacé, regrettant amèrement les longues soirées d’été de sa jeunesse...

Voilà, c'est finit, enfin, déjà... le voyage fut effroyablement court, plus rien n'importe autours de soi, le brouillard Waitsien est comme ça, il lui faut du temps pour se dissiper, mais jamais totalement...jamais on ne ressort indemne de ce voyage, non...Comment après avoir accumulé autant d'émotions, de couleurs, d'images, de souvenirs, comment s'en remettre? Tout semble fade après Tom Waits, car rien ne peut être plus authentique que sa musique...violente, douce, poétique mais pathétiquement grotesque...des moments simples sublimés par une âme à fleur de peau...un clair de lune, un chien qui aboie, une chaise à bascule grinçant, et derrière, un air de jazz sur une vieille platine, qui crépite puis s'arrête...


Nostromo

http://www.metalorgie.com/metal/groupes.php?id=1010


Tom WAITS sur le forum : http://www.artmony.biz/blues-and-folk-f38/tom-waits-le-californien-t1896.htm#16240


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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Ven 20 Nov - 1:12

DECOUVERTE DU CHESHIRE CAT ET MOI




Comment débuter une review d'un album qui s'annonce exceptionnellement beau ? Difficile de faire la « journaliste » et employer des termes un peu trop usés, chose que je pourrais probablement faire plus tard, dans une critique plus journalistique...

Ici je vais tâcher de vous relater des sentiments, des bribes de phrases qui m'ont amusée, émue, interloquée ! Sans pour autant dévoiler la saveur de ce petit bijou qui n'a de sens que s'il est écouté jusqu'à sa dernière goutte...

Je vais essayer tant bien que mal de vous retranscrire mes impressions, mais une écoute ne suffit pas, c'est bien trop peu, on mélange un peu toutes les chansons et c'est un supplice de devoir passer à la suivante sans avoir pu apprécier la précédente dans son intégralité ! Malgré tout, j'ai des souvenirs qui pourront vous éclairer sur la couleur et la voix de Nolwenn sur cet album... Du moins je l'espère !

Arrivée dans les locaux d'Universal, je patiente jusqu'à ce qu'on me dise de monter pour rejoindre le bureau où m'attend l'attaché de presse. L'endroit est superbe, au mur des clips défilent et des cubes de toutes les couleurs peuplent le sol. Des affiches ornent les murs et l'ambiance est digne du prestige de la maison de disques... Très classe. Je patiente un petit moment jusqu'à ce qu'on me dise de monter par l'ascenseur. Mon coeur bat fort car malgré la raison de ma venue, je suis quand même une fan, et rien n'enlève l'excitation et l'appréhension qui m'habitent en cet instant... Le monsieur me fait asseoir sur un canapé et immédiatement, il me tend un casque pour écouter l'album. Je me dis « bah tu t'attendais à quoi ? Une cérémonie ? » mdr ! Eh oui, on est pas là pour discuter, écoutons, écoutons !

Au départ, une musique électronique retentit dans mes oreilles. Première réaction : « hein ? ». Le monsieur voit ma tête choquée lol, il regarde l'ordinateur et me dit « ah non désolé, c'est pas ça ! »

Ah. OUF.

Il bidouille l'ordinateur, replace le fil, écoute. « C'est bon ! ». Il me tend le casque, je suis dans la quatrième dimension... Ca y est, j'y suis, je vais écouter l'album... J'ai du mal à réaliser...

Il lance le son, me fait signe pour savoir si ce n'est pas trop fort. Non, c'est parfait. Le voyage commence, et je suis... *au pays des merveilles*.

Premier titre. Le Cheshire cat et moi.

Violons, tambours, petites « clochettes » qui tintent... Le violon est magnifique, les envolées lyriques sont à tomber... Et cet accent, wahou ! Le ttttccchhheshhhire cat... Une voix sensuelle, à faire rougir un curé Je vous laisse la surprise, mais Nolwenn ne se laisse pas faire par celui qu'elle appelle « matou malfaisant » !...
L'écriture est excellente, les jeux de mots divins, rien n'est laissé au hasard. La musique donne l'impression d'avancer... à pas de chat C'est très jazzy... Nolwenn ne « susurre » pas, sa voix est sublimée sur chaque note, les envolées m'ont donné le frisson... Une première chanson qui met l'eau à la bouch immédiatement.

Je passe sur Faut-il, Faut-il pas que vous connaissez tous

Mademoiselle de la gamelle.

Ce titre pourrait évoquer le présent, suggérer une chanson drôle et enjouée, que nenni C'est une ode à l'enfance, à son côté casse cou et la petite fille maladroite qu'elle était (et qu'elle est toujours lol). « Je disais « même pas mal ! » à mes blessures... » ; « Je suis marquise des bêtises, quand je me brise, je ne fais pas dans la dentelle ». Des phrases percutantes qui font mouche ! Et quelle voix...
La voix de Nolwenn est cristalline, on a l'impression d'être dans le studio avec elle, c'est très intimiste. Que dire de la musique, elle est tout simplement magnifique. La harpe est très présente, de même que les trompettes (il me semble bien qu'il s'agit de trompettes) comme on peut les retrouver sur le début de cette musique de Grand Corps Malade : http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/comme une � �vidence grand corps malade
Voilà le type de trompettes auquel je pense !
Vous allez être très surpris par la qualité de la musique. On ne retrouve pas de l'acoustique sur tous les titres, loin de là ! Enfin je continue...

Allons maintenant du côté de Feel Good...

Et là, wahou... je dirais qu'elle s'adresse à nous tous, aux amateurs de musiques romantiques, à écouter avec la personne qui partage notre vie... Un moment très doux, la harpe est à nouveau de retour, le refrain est génial et se retient immédiatement, la mélodie sera reconnaissable entre mille. Je pense que ce sera une des chansons préférées en concert (oui oui j'assume de le présumer lol) car elle fait très song à l'ancienne, avec ce petit côté crooner et sensuel qui va très bien à Nolwenn... Sa voix est légère sur ce titre, qu'elle pourrait très bien chanter à son amoureux tant elle est langoureuse... Un vrai morceau d'amour !!

Entrons dans le Cauchemar de Nolwenn !... Mais quel cauchemar ? Celui d'une héroïne hitchcokienne à mon avis... Je n'ai pas envie d'en dire trop, car c'est un titre vraiment étonnant ! Il commence par un son assez rock, ce n'est pas non plus du Johnny Hallyday mdr mais... Le début est très funky je trouve. Les paroles sont juste énormissimes. Nolwenn se lâche et se fait plaisir ! Je ne veux pas dévoiler le meilleur, mais petite citation pour vous donner l'eau à la bouche et vous faire cogiter lol « je ne suis pas stupide, je sens que c'est bizarroïde » ; « tu lâches ma main, tu glisses, tu tombes dans le vide » ; « serais-je mise en cause à l'autopsie ? »...
Ça fout les jetons hein ! Mdr
Il s'agit de la chanson la plus longue de l'album puisqu'elle dure 4'28 !

Valse au sommet.

La chanson la plus space de l'album je crois ! (hummm... En même temps, pas si sûre, vu qu'elles sont toutes incroyables lol). Comme toujours, la voix de Nolwenn est cristalline, sublimée par des violons et des basses magnifiques. Une valse qui évoque... un siècle à part... Je vous laisse le plaisir de découvrir tout cela dans moins de deux semaines maintenant... Ce serait vraiment nul de gâcher tout ça en dévoilant le thème, mais j'ai eu de véritables frissons sur cette chanson étrange. Nolwenn laisse traîner les mots, on ne comprend pas tout, même au casque j'avais du mal à distinguer certains mots tant elle joue sur les sonorités et les mots...

Héhé, nous voilà à « Parfaitement Insaisissable »... Attention, c'est sexy...
Je crois qu'il s'agit de la chanson la plus dépouillée de l'album. Nolwenn y incarne une véritable « tentatrice », sensuelle et joueuse... Une « parfaite adoratrice d'un trésor inestimable... »... Cette chanson m'a beaucoup fait penser à « Je t'aime moi non plus » de Gainsbourg ! Dans ce morceau, on se laisse porter par les répétitions, les choeurs sublimes, il me semble d'ailleurs que c'est Nolwenn qui se double elle-même, mais à vérifier, je ne veux pas non plus raconter n'importe quoi lol. En tout cas, c'est très sexy, je crois que cet album va tourner sur les platines les samedi soirs en amoureux

Chaque chanson a une ambiance particulière, évoque une émotion, entraîne dans un voyage soit fantastique, soit réel, mais toujours emprunt d'une poésie divine. Je crois que Nolwenn s'est véritablement impliquée dans l'écriture des textes car chaque mot semble s'associer, s'assembler, se fondre dans un autre... On se délecte de sa voix et des mots qu'elle nous offre et nous font frissonner...

Duo avec Teitur ? Point du tout ! Lol ! You Get Me est chanté par Nolwenn, et on entend juste Teitur sur le refrain, comme s'il était en fond sonore. C'est beau, et ça fait du bien. La harpe est à nouveau très présente sur ce morceau qui comporte de très, très belles envolées. « Like a beautiful song... »

Dans « Textile Schizophrène », il y a beaucoup de références... Nolwenn évoque bien évidemment la mode... Mais...de quelle façon ? Je peux pas le diiiiiiireeeeeeeeeee
Si je balance trop, c'est pas du jeu, et en plus, vous me détesterez ! Alors je vais juste mettre une phrase qui m'a fait sourire « je me dis, c'est l'emballage qui fait la fille, pour camoufler peut-être pire »...


Héhéhéhé


.../...


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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Ven 20 Nov - 1:21



Amis de jours de pluie

Là je dois dire que c'est celle qui m'a le plus évoqué l'univers d'Alice au pays des merveilles, car Nolwenn évoque les fleurs, notamment la grande rose blanche qui est si belle mais qui finit par se retourner contre Alice... Elle scintille, oui, mais qu'a-t-elle au fond du coeur ? Pas grand chose à en croire Nolwenn qui lui préfère
largement les escargots (je vous avais dit qu'il était surprenant cet album lol).

Dans cette chanson, une grande place est laissée au violon qui nous emporte après la harpe du début... On entend Nol sourire, on a l'impression d'être là, dans le studio, avec elle, captant son souffle et ses mimiques... La photo où on la voit lever les bras dans le studio est d'ailleurs très caractéristique de l'ambiance ultra intimiste de cet album... « Amis de jours de pluie, des jours où rien ne sourit,
amis qui ne craignent pas l'eau de mes yeux rougis... » C'est poétique, mélodieux et espiègle... Comme elle.


Enfin Safe & Sound, (car je n'ai pas entendu les titres en exclu, eh oui, on ne peut pas toujours tricher lol ) qui commence par une guitare et enchaîne avec le violon. Il y a également de grandes envolées avec la voix magique de Nol...
Surtout vers la fin. Pour conclure en beauté l'album... Je ne peux pas en dire grand chose, car figurez-vous qu'une jolie princesse est entrée dans le bureau au moment où j'écoutais la dernière chanson...

Une jolie princesse qui a écrit les paroles d'un album fabuleux, et qui m'a laissée bouche bée en faisant irruption dans la pièce comme si elle était dans son salon.

Drôle de surprise de voir Nolwenn débarquer au moment où je m'y attendais le moins, le hasard fait bien les choses, quoi qu'elle savait déjà que je venais écouter l'album lol

Juste le temps de lui dire bonjour puis finir tout de même ce superbe titre, bien qu'ayant le cerveau bien embrumée tout à coup (trop d'émotions, trop d'émotions...).

Je repose la casque, Nolwenn entre dans la pièce et me demande comment j'ai trouvé l'album, car l'avis d'un fan compte beaucoup pour elle... Je lui dis qu'il est surprenant, mais magnifique évidemment, et surtout, qu'il lui ressemble, car les textes sont géniaux et sa voix est limpide, cristalline et superbement mise en valeur sur chaque titre. Nolwenn me dit qu'elle a justement tenu à ce que chaque fragment de sa voix soit capturé sur l'instant, qu'il dise tout d'elle, qu'il ne cache rien... D'où l'envie d'un album où l'on entendrait véritablement sa voix ! Et c'est gagné...

Pour résumer, certaines chansons m'ont un peu rappelée Zazie (mais je ne dis pas que c'est du Zazie lol looooiiiiin de là !) mais dans le texte travaillé, la musique en parfaite adéquation... Gainsbourg également pour la sensualité exacerbée... Enormément de références mais là à chaud, j'ai du mal, d'autant que je suis pressée de vous poster tout ça lol ! Mais cet album ne ressemble à aucun autre, et une chose est sûre, je n'y vois aucun rapport avec Histoires Naturelles... En revanche, les envolées sur Mystère, l'Enfant Cerf-volant ou Mélusine peuvent se rapprocher des envolées sur cet album, mais la musique est
tellement différente, avec une dominante très nette de harpe et de violon, qu'il est difficile de faire de véritable comparaison, voire même impossible !

Je ne sais pas comment conclure... (en mode Jean Claude Duss )


Donc rendez-vous le 7 décembre pour apprécier cet album dans toute sa splendeur... Il est de qualité, soyez-en certains. La musique est grandiose, les paroles recherchées et incroyablement bien écrites... Il y aura de grandes surprises, des émotions fortes, peut-être des déceptions, mais c'est le propre d'un album ! Il y aura surtout le plaisir de redécouvrir la voix de Nolwenn dans ce qu'elle a de plus beau... Une voix unique qui fait vibrer, rêver, pleurer...

Merci de m'avoir lue, si vous en avez eu le courage jusque là lol

Des bisous à tous

Lauren


http://forum.nolwenn.org/index.php?t=msg&th=20827&start=0&rid=6553&S=facd59f4b86cf3674cf01694f549a088




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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Dim 22 Nov - 12:18

Chronique de Le Cheshire Cat et Moi



Le Chat du Cheshire n’est pas qu’un exercice de prononciation : dans l’imaginaire de l’écrivain britannique Lewis Carroll, créateur d’Alice au pays des merveilles, ce félin-là est une drôle de bestiole, qui disparaît progressivement en guise de révérence, ne planant in fine dans l’éther que par le souvenir de son sourire (un chat sans sourire, certes, mais un sourire sans chat...).

De même, Nolween Leroy avait disparu depuis près de quatre années (tout du moins des presses à disques), et nous conservions le souvenir de sa voix flûtée mais également puissante, de sa beauté gracile, et de l’alibi en creux qu’elle fournissait, par son talent, à quelques univers, aussi impitoyables que télévisuels. C’est juste à l’instant où l’on finit par convenir que tout cela fait un peu court pour passer l’hiver, que nous parvient le troisième album de la jeune dame.

Enregistré en Suède ou dans les Îles Féroé (et autres lieux improbables), le disque est placé sous la houlette de Teitur (star de l’archipel indiqué ci-dessus), auquel il suffit d’un duo avec la chanteuse (« You Get Me ») pour définir ses options esthétiques. Le Cheshire Cat et Moi sera élégant, fragile, délicat, et mélancolique. Et dégraissé de toutes ces lourdeurs instrumentales, qui plombent généralement la variété de grande consommation. De même, les musiques – pour la plupart composées par Rupert Hine, petit prince de la new wave – prennent leurs quartiers dans des climats impressionnistes, qui ont tout à faire avec la sensibilité, et rien avec la facilité.

On s’empressera d’ajouter qu’on peut croiser au gré de ces onze mélodies (dont trois partitions dans la langue de Shakespeare et John Lennon) des compagnons de route d’Antony and the Johnsons, de The Raveonettes, de Björk, ou de Goldfrapp (la harpiste Ruth Wall, et ses notes en suspension), et on fermera le ban avec déterminisme. Parce que la dame a changé, elle qui se voit à travers la palette de son ami illustrateur du livret Thomas Jacquet, en cheveu, regard d’un gris insondable et bouche écarlate, petite fille tellement désireuse de plonger dans le ravin des premières aventures. Et car cet album est, avant tout, celui de Nolwenn Leroy (écrit par, proclame fièrement le livret), qui tient dans un équilibre rare (une main de sensualité dans un gant de distance) les harmonies, les histoires, et les mots susurrés.

Même le titre le plus facile de la sélection, et premier single (« Faut-il, faut-il pas ? ») n’échappe pas à la règle de ces options artisanales de petit maître, penché avec attention sur son pupitre. La jeune femme a prouvé qu’elle était doté d’une sacrée voix (bon, ça, c’est fait), et d’un non moins sacré caractère (bon, ça...), lui permettant de résister à la pression du business : aujourd’hui, elle devient artiste, authentique et totale, générant ses propres univers à l’instar des plus grands. Et on est bien content d’être là pour l’entendre.


Christian Larrède
http://www.music-story.com/nolwenn-leroy/le-cheshire-cat-et-moi/critique


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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mar 24 Nov - 16:01

24.11.09 — Nolwenn et “Le Cheshire Cat”





Après 4 ans d’absence et 395 000 exemplaires vendus de son album Histoires naturelles), Nolwenn revient avec un nouvel album, Le Cheshire Cat et moi. Pour ce disque plus acoustique, enregistré entre les Iles Féroé, la Suède et la France, Nolwenn a sollicité Teitur (Teitur Lassen www.myspace.com/teitur) à la réalisation. Le plus célèbre artiste des Iles Féroé, élu en 2007 et 2009 Meilleur artiste masculin aux Danish Music Awards, est déjà bien connu des amateurs de son chiqué, depuis la parution de son élégant Poetry & Aeroplanes et au gré des scènes qu'il a régulièrement partagées avec... Radiohead, Aimee Mann, Rufus Wainwright, etc.
Sur cet album, 11 chansons écrites par Nolwenn dont 3 en anglais. L’ambiance y est cette fois feutrée, plus épurée dans les arrangements, parfois même dénudée pour laisser place à la musicalité et aux nappes vaporeuses… un vrai album de pop folk, pour lequel Nolwenn s’est attaché les services de Ruth Wall, la harpiste du phénomène brit trip hop Goldfrapp, de l'arrangeur de cordes de Björk et Antony and The Johnsons et d'un ancien du fameux band danois The Raveonettes. Une petite révolution artistique bien sentie.
Sa voix connue pour ses éclats sublimes cède ici la place à une belle expressivité, allant du susurré et du joué malicieux à des parties plus denses, tout en nuances avec un joli travail d'air et de tenue.
Comme toujours, Nolwenn a particulièrement soigné son image. Cette fois c’est Thomas Jacquet, un ami peintre, qui a réalisé pour elle des toiles la représentant dans un univers très “Lewis Carrollien”… une vraie référence pour Nolwenn.
Nolwenn Leroy, nouvel album Le Cheshire Cat & moi, disponible en digital à partir du 30 novembre 2009. Dans les bacs le 7 décembre 2009.
À noter qu'une édition collector proposera l'album en version digipack 3 volets, avec 2 titres inédits (“Ici c’est moi qui commande” et “Aucune idée”) + 11 cartes postales illustrées.




http://www.universalmusic.fr/artiste/nolwenn--leroy/
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Jeu 26 Nov - 15:32

FAUT IL, FAUT IL PAS ? LE CLIP





Très joli site officiel conçu par l'artiste :
http://www.nolwennorg.fr/fr/index.php
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Ven 4 Déc - 10:13

RTL LAISSEZ VOUS TENTER LE 4/12/09






http://videos-nolwenn.com/RTL-Laissez_vous_tenter-04-12-09.mp3

et la video de l'émission :
http://www.rtl.fr/fiche/5931023425/nolwenn-leroy-invitee-exceptionnelle-de-laissez-vous-tenter-video.html


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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Sam 5 Déc - 18:48

La folie douce de Nolwenn Chanson française


C'est sans doute LA bonne surprise de cette fin d'année en chanson française. Nolwenn Leroy sort ce lundi son nouvel album intitulé Le Cheshire Cat et Moi. Le quoi ? Le Cheshire (prononcez « tchesheure ») Cat, du nom du chat filou et philosophe popularisé par Lewis Caroll dans Alice au pays des merveilles. Après un premier album studio imposé par la production de la Star Ac (NDLR : elle a gagné l'édition 2002), un deuxième (Histoires naturelles ) entièrement réalisé sous la houlette de Laurent Voulzy, la jeune femme de 27 ans s'est, cette fois, tournée vers Teitur Lassen, artiste réputé des Îles Féroé, pour concocter un album aux sonorités légères et élégantes, nappées de xylophone, vibraphone, cordes (arrangeur de cordes de Björk) et harpe (harpiste de Goldfrap). Un album dont elle a entièrement écrit les textes, et qui déroutera peut-être les fans de la première heure, mais qui marque une belle évolution. Rencontre à Bruxelles, la veille de sa participation au spectacle de Make a Wish, à Forest National.

Marc UYTTERHAEGHE

On peut dire que ce troisième album est votre projet le plus personnel ?
De par mon implication, effectivement... C'est ce qu'on attendait de moi après ce premier album qui faisait partie du package Star Ac et le deuxième auquel j'ai appris à côté de Laurent Voulzy et où j'avais plutôt un rôle de muse.

Quel a été le déclic pour ce 3e album ?
En fait, c'est un album réalisé en famille, avec des personnes qui sont arrivées récemment dans ma vie. On a enregistré en Suède (NDLR : à Malmö), on dînait, on vivait ensemble dans ce studio... Il y a un côté très artisanal, pop folk du nord, mais en même temps une vraie lumière et une vraie chaleur.

Votre voix est très présente...
C'est vrai, on ne m'a jamais entendue autant chanter ! Pas par la puissance, mais par la présence. Ce que j'aimais bien chez les autres artistes, c'est cette brisure, cette fêlure que je n'arrivais pas à tolérer chez moi. Teitur m'a dit d'écouter Billie Holyday en boucle. Et cela a marché.

Il y a trois titres en anglais. Vous n'aviez pas envie d'en faire plus ?
L'album a été écrit complètement en anglais. Mais, en France, beaucoup de gens sortent des albums dans cette langue pour l'instant. Certains le font extrêmement bien - comme Camille, Émilie Simon, Karen Ann - et d'autres le font super-mal aussi (rires). Je le ferai certainement un jour, mais je n'avais pas envie de donner l'impression que cela s'inscrit dans une mouvance.

Cela a été facile de changer d'orientation ?
Au départ, j'étais minée... Aujourd'hui, je suis contente car sur des titres comme Valse au sommet, la langue française a apporté un petit plus.

Et l'univers très anglais, présent aussi dans le clip de « Faut-il, faut-il pas », cela vient d'où ?
En fait, l'album tourne autour du Cheshire Cat, qui est le symbole de la folie douce dont on est tous atteints... Il y avait le désir de rester dans un univers gothique lumineux, Tim Burton, Dickens, Lewis Carol...

Vous semblez plus détendue aujourd'hui que lors de vos premières interviews...Je crois que j'avais peur... C'est violent, cette machine infernale dans laquelle on passe... Aujourd'hui, c'est un soulagement de ne plus devoir tout justifier, tout expliquer...

Vous n'avez pas peur de déstabiliser les gens qui vous suivent depuis le début ?
Quand j'ai déboulé avec Nolwenn Ohwo !, là les gens ont eu un vrai choc... Mais là, les premiers retours sont positifs. Mais les gens me suivent plus pour ma voix et mon timbre que pour la musique que je fais... Il y a un côté physiologique, presque...

Nolwenn Leroy, « le Cheshire Cat et Moi », Universal.



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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Lun 7 Déc - 9:40

Nolwenn au pays des merveilles

Magali Vogel, le lundi 7 décembre 2009 à 04:00


La chanteuse a collaboré avec Laurent Voulzy et Alain Souchon, mais, aujourd’hui, la jeune femme a décidé de se lancer en solo.

Elle s’est faite discrète, presque invisible. Cela faisait deux ans que Nolwenn Leroy n’avait pas pointé le bout de son nez dans les médias français. Et pourtant, à l’abri des regards indiscrets, protégée dans son petit monde onirique, la jeune femme composait son troisième album, Le Cheshire Cat et moi, dans les bacs aujourd’hui. Quatre ans, donc, après Histoires naturelles, son second disque, réalisé par Laurent Voulzy, la chanteuse se lance seule. Elle prend sa musique en main avec un opus pensé de A à Z. Une franche réussite.

Des mélodies plus acoustiques

Le temps est-il synonyme de qualité ? En écoutant Le Cheshire Cat et moi, la réponse s’impose comme une évidence : oui ! La voix de velours de Nolwenn est parfaitement mise en lumière grâce à des textes fantasques, voluptueux et délirants. Un voyage surnaturel, plus acoustique, léger et personnel que les précédents. En somme, une production beaucoup moins marketing, dans une période où le consensuel est de mise.

Nolwenn exprime pleinement ses sentiments sur cette production studio qu’elle a entièrement écrite. « La couleur de cet album est très différente des autres, j’ai travaillé d’une manière artisanale et je me suis entourée de mes amis. Je ne voulais pas me précipiter. Pour les médias et le public, ce disque peut sonner comme un repositionnement mais je n’ai jamais été aussi proche de ce que je suis », souligne la chanteuse.

« Sur Histoires naturelles, j’ai eu la chance de reconstruire les fondations et d’apprendre au côté de Laurent Voulzy. Mais, je pense que ce qu’on attendait de moi c’était de me lancer seule et de driver ce projet, avec tout ce que ça a d’excitant et d’angoissant. » Une maturité musicale qui donne, ici, naissance à une chimère envoûtante et élégante.
Des textes en anglais et en français

Pour ce nouvel opus, la jeune femme taquine Shakespeare et Molière. « L’écriture s’est imposée à moi. J’ai pris le temps de vivre pendant ces quatre ans. J’ai beaucoup observé le monde qui m’entoure… Au départ, j’avais intégralement écrit ce disque en anglais. Puis, j’ai traduit la plupart des chansons pour trouver un équilibre entre les deux langues parce que ce disque s’adresse avant tout à un public français. Je suis heureuse de l’avoir fait parce que la langue française a apporté une certaine élégante aux textes. »

A mi-chemin entre un personnage de Tim Burton et une Alice au pays des merveilles, Nolwenn Leroy a su se créer un univers très particulier. Un monde peint par Thomas Jacquet, un artiste qu’elle a rencontré au salon de l’art contemporain de Paris, il y a quelques années.

« C’est un mélange de tout ce qui m’a toujours fait rêver. J’ai voulu un univers fantastique, entre conte et légende. Certains disaient souvent que j’étais un peu gothique – dans le sens lumineux pas Marilyn Manson, précise-t-elle. On me l’a un peu reproché mais, aujourd’hui, ça n’a jamais été aussi tendance. Ce monde sert d’écrin à mes chansons et j’essaye de le décliner à travers mes albums. Cette fois-ci, j’ai choisi un style plus anglais, plus victorien. Il y a beaucoup de métaphores et plusieurs lectures possibles des chansons. » A l’instar donc du gros matou de la pochette, laissez-vous bercer par ces onze titres fantaisistes.

Le Cheshire Cat et moi, Nolwenn Leroy, Mercury, 15,99 euros.

Edition France Soir du lundi 7 décembre 2009


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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mar 8 Déc - 15:52

France 2 -Vivement dimanche - 6/12/2009




http://nolwennleroy-videos.net/Galerie/galleries/TV/2009/TF1_Vivement_dimanche_06-12-09/Vivement_dimanche_FIFIP_06-12-09.wmv

TF1 - JT 13 Heures - 7/12/09

http://videos.tf1.fr/jt-13h/nolwenn-leroy-revient-avec-un-troisieme-album-5582075.html

RTL TV - Face à Face - 7/12/09

http://nolwennleroy-videos.net/Galerie/galleries/TV/2009/RTL-TVI_Face_a_Face_07-10-09/Face_a_Face_07-10-09.wmv

France 2 - CD d'aujourd'hui - 8/12/09

http://nolwennleroy-videos.net/Galerie/galleries/TV/2009/FR2_CD_Aujourd_hui_08-12-09/CD_Aujourd_hui_08-12-09.wmv

BFM TV - 8/12/09


http://nolwennleroy-online.net/2009/videos/reportage-bfmtv-cheshirecat.mp4
Source : Nolwenn Online Forum


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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mer 9 Déc - 22:44

Nolwenn : "Je ne suis ni mannequin, ni Miss France"




Publié par Charles Decant
Mercredi 9 Décembre 2009 20h21

Quatre ans après son deuxième opus, Nolwenn Leroy a dévoilé lundi "Le Cheshire Cat et moi", son troisième album. L'une des rares artistes à avoir réussi à se détacher de l'étiquette Star Academy, Nolwenn s'éloigne encore un peu plus avec ce nouvel album du style qu'elle avait été contrainte d'adopter avec son premier opus, à la sortie du Château. Avec l'aide du musicien des îles Féroé Teitur, elle signe en effet un recueil de titres minimalistes et intimistes, dans un univers très travaillé.

A l'occasion de la sortie de l'album, Nolwenn a accordé un entretien à Ozap. Elle en dit un peu plus sur ce nouveau disque, son titre énigmatique et l'univers dans lequel il s'inscrit. Elle s'exprime également plus largement sur l'état de l'industrie du disque, qu'elle trouve « désespérant », sur le fait qu'elle « déteste » qu'on la traite encore aujourd'hui comme une élève, et sur les critiques envers la musique dite commerciale, qui sont tout simplement... « débiles » !

« On attendait de moi que je prenne mon envol »

Ca va bien ?
Oui ! Génial ! Je radote pas mal cet après-midi... !

Tu entames plusieurs semaines de promo ?
Oui, mais c'est bien. Quand on est restée tellement longtemps à travailler sur son projet et qu'on le présente, et qu'il ne nous appartient plus et qu'on a les premiers retours, c'est intéressant aussi.

Justement, tu as commencé à travailler dessus il y a combien de temps ?
Il y a un bout de temps ! Un peu plus de trois ans, je crois. Enfin, après il y a travailler et travailler. Il y a la période où j'ai pris un peu le temps de vivre, de réfléchir à la couleur que je voulais donner à cet album, de trouver des idées de textes, des angles... On ne pense pas que c'est du travail, mais ça en fait partie, parce que finalement, l'exécution, une fois qu'on a réfléchi à ce qu'on voulait, après c'est rapide.

Le succès de tes albums précédents te donne quand même un certain confort, celui de pouvoir prendre ces quatre ans avant ton album...
Oui, c'est vrai, ça me permet de prendre mon temps. Et puis après avoir travaillé avec Laurent Voulzy, avoir appris à ses côtés, et avoir sorti cet album - qui justement me permet de construire aujourd'hui quelque chose de plus personnel et de repartir sur de bonnes bases, je dirais - je pense qu'on attendait de moi, et moi aussi je l'attendais, de prendre mon envol et de faire un disque toute seule. Donc je me suis isolée... je voulais faire ma petite cuisine dans mon coin, puis revenir avec la pochette, les chansons...

« J'ai toujours été fascinée par le fantastique, l'étrange »

Une question qu'on doit beaucoup te poser - je m'en excuse d'avance... pourquoi ce titre, "Le Cheshire cat et moi". C'est par rapport à une fascination pour l'univers de Lewis Carroll ?
C'est vrai que c'est important de l'expliquer, parce qu'il y a un vrai parti pris au niveau de la musique sur l'album, de l'ambiance, de l'image, et même du titre. Tout le monde ne sait pas forcément qui est le Cheshire cat, qui est le chat du comté du Cheshire, un personnage du roman de Lewis Carroll, Alice au Pays des Merveilles. J'ai toujours été fascinée par le fantastique, l'étrange, par ce petit monde un petit onirique que j'essaie de décliner depuis le deuxième album. C'est un petit monde dans lequel je me sens bien, que je trouve rassurant. Et quand j'ai commencé à écrire pour l'album, le Cheshire cat s'est un peu imposé, parce que j'avais envie de parler de cette part d'ombre, de cette folie, qu'il représente. C'était aussi une façon d'être la version un peu plus dark d'Alice, qui ne se fait pas avoir par le Cheshire cat, qui ne se laisse pas embrouiller, et qui arrive à trouver son chemin. C'est pour ça que, sur la pochette, je l'amène sur un plateau d'argent - parce que je l'ai vaincu.

Ca a été facile de vendre ce concept à la maison de disques ?
Non (Rires). Non pas vraiment, parce qu'il y a un parti pris, c'est d'arriver uniquement avec des peintures de mon ami Thomas Jacquet. Il y a un clip aussi... Pour moi, c'est un album, c'est un objet, quelque chose que je présente et qui doit être unique, et qui doit vraiment exister par lui-même, peu importe ce qu'on fait autour, sur scène... On verra ce qu'on fera plus tard, je pourrais faire des photos pour la presse, parce que je comprends que parfois ce soit compliqué de ne pas avoir de photos de presse... J'ai dit « on fera ce que vous voulez, mais l'album c'est à part ». En même temps, les peintures se sont vite imposées, c'est juste le début, quand j'ai commencé à en parler, qui a été un peu difficile.

« Je ne voulais pas aller à la pêche aux chansons »

Au cours du développement de l'album, on avait parlé de titres écrits par Guy Chambers, qui a signé la plupart des tubes de Robbie Williams. Qu'est-ce qui leur est arrivé ?
La vérité vraie... c'est que je crois que ça n'était pas l'histoire de cet album en fait. Je suis allée à Londres, j'étais super excitée parce que c'était Guy Chambers, et que Guy Chambers, c'est quand même quelque chose. Il a quand même fait quelques tubes ! Mais quand on a commencé à travailler, il y avait un côté un peu impersonnel, et à un moment donné, j'ai eu des bad vibes, je me suis revue travailler sur le premier album, aller à la pêche aux chansons... Alors oui, certes, j'allais à la pêche aux chansons chez Guy Chambers, ce qui est quand même autre chose, mais je n'avais pas envie de ça. Du coup, pour l'album, je me retrouvais dans une histoire qui était bien, mais qui n'était pas mon histoire. Et quand je suis rentrée à Paris, j'ai eu du mal à écrire, les chansons étaient bien, mais je n'étais pas convaincue. Et en fait, c'était juste que je ne voulais pas bosser comme ça. Je ne voulais pas choisir les chansons sur un ordinateur.

Tu voulais le faire comment, cet album ?
Je voulais écrire, faire mon truc avec mes potes, dans mon petit studio, la joyeuse famille tous ensemble comme ça, au fin fond de la Suède, se réveiller le matin ensemble, déjeuner, dîner... Ce côté vraiment cocon, très familial, et puis très artisanal aussi. Très peu d'intervenants, les potes de Teitur, musiciens, qui viennent de Copenhague pour faire leurs parties d'instruments chaque jour. Un côté vraiment studio-maison dans lequel je me retrouvais mieux, et qui était aussi plus rassurant. Je pense avoir pris la bonne décision.

« Je déteste qu'on me considère comme une élève »

C'est un album artisanal, pas vraiment commercial, et justement, sur les forums de fans, il y a pas mal d'inquiétude à ce sujet... !
Ah bon ? C'est vrai ?!



Tu te balades parfois sur les forums ?
Je l'ai fait pendant un certain temps, mais aujourd'hui j'essaie de moins le faire, parce que c'est extrêmement angoissant. Enfin, ça dépend, en fait... Par exemple, sur iTunes, des fois il y a des commentaires qui ne sont pas forcément positifs, mais qui peuvent être intéressants, et j'aime ça, j'aime prendre un peu la température, et j'apprends beaucoup aussi parfois de certains commentaires négatifs. Mais il y a un côté, qui est dû à mon histoire aussi, qui découle de tout ça, et qui est un côté prof-élève, et qui ne me plaît pas. Je ne suis pas une élève.

Tu crois que c'est en rapport avec ton histoire, qu'on te critique encore plus que d'autres ? Ou est-ce que c'est un peu le lot commun des artistes sur internet, où les gens sont assez violents parfois ?
Oui, bien sûr, mais il y a manière de juger, parfois très bêtement, très méchamment, ou très intelligemment, et où ne se place pas comme un professeur. Ca, c'est un truc que je déteste ! Parce que, bien sûr que je lis la critique et que c'est toujours très instructif, mais le côte prof/élève, du style « oh, elle a pas bien fait son travail », il n'y a rien d'artistique là-dedans. Quand je lis « Elle était mal habillée l'autre jour »... moi, je ne suis ni mannequin, ni Miss France. Je suis musicienne avant tout, avant même que les gens me découvrent. J'ai été au conservatoire, j'ai eu une vie avant tout ce que j'ai pu faire, et parfois je suis choquée par certains trucs que je peux lire...

Et l'inquiétude des fans, alors, qu'en penses-tu ?
Je suppose que s'ils sont inquiets, c'est parce que je prends des risques, mais est-ce que, faire ce qu'on aime et ce qu'on est, et aller au bout de son idée, sans faire de compromis, c'est prendre des risques ? Pour moi, non. Pour certains, peut-être, mais après, ça me regarde, dans le sens où le meilleur album que je pouvais faire, c'est l'album que je pouvais faire seule. Et ça, on ne pourra jamais me le reprocher ! C'est ce que j'ai d'ailleurs beaucoup apprécié sur certaines critiques d'iTunes, des gens qui n'étaient pas vraiment fans et qui ont découvert l'album, qui ne mettaient pas forcément 5 étoiles, mais qui disait « c'est bien, il faut l'écouter, parce que c'est sûr qu'on ne va pas l'accuser d'avoir fait un album commercial » !

« Critiquer la musique parce qu'elle est commerciale, c'est débile ! »

Justement, tu parles d'un album qui n'est pas commercial. Est-ce que tu comprends cette aversion, qui est peut-être particulièrement forte en France, envers tout ce qui est jugé commercial ?
C'est quelque chose qui me fait énormément rire - et Dieu sait que je l'ai beaucoup entendu ça - parce qu'on est un pays où on nous vend plein de choses. L'image est extrêmement importante, la manière dont on présente les choses, dont on enrobe les choses. Et il y a des gens, qui sont présentés comme pas commerciaux, et dont la communication est excellente, autour desquels il y a un marketing incroyable, et quand ils sortent quelque chose, on dit « ça c'est bien parce que c'est pas commercial », alors que c'est sur-commercial ! Parce que, à partir du moment où tu es connu, où tu es matraqué en radio, où il se passe quelque chose autour de toi, ça devient commercial.

Il y en a, pourtant, des artistes non commerciaux, non ?
Qu'on dise que des mecs qui ne sont pas signés, qui galèrent - la position dans laquelle je pouvais être avant, quand j'étais au conservatoire et que je faisais mes petits trucs dans ma chambre - là, d'accord, ça n'est pas commercial. Mais à partir du moment où tu rentres dans le système, tu deviens de toute manière, à un moment donné, commercial, même si tu as galéré pendant des années et que t'étais super indé et super branché... D'ailleurs, il y a plein de gens qui disent souvent ça, « lui je l'aimais avant, mais maintenant il a changé ». Ce n'est pas nécessairement une question de changement, c'est que les gens aiment avoir des artistes pour eux, garder des trucs un peu indé, un peu underground. Puis, dès que la musique appartient à public large, on dit « ça devient populaire », « ça devient commercial »... C'est débile ! Ca ne veut rien dire ! Ca me fait rire. Notamment sur internet, quand je lis des trucs comme ça... les gens ne se rendent même pas compte du marketing qu'il y a autour de ce qu'on leur vend comme pas commercial. C'est un gag !

Tu penses que c'est particulièrement français ?
Je trouve qu'aux Etats-Unis, c'est moins présent. Là-bas, quand tu as une bonne chanson... tu as une bonne chanson. Que tu fasses de la country, de la pop, du rock, du blues, n'importe quoi, que tu sois Britney Spears ou Dave Matthews ou n'importe qui, des trucs plus indé, plus spé... On dira juste « c'est une bonne chanson ». Moi, je n'ai pas de manager, je travaille toute seule, je travaille honnêtement, je présente mon truc... Donc commercial ou pas... Pour moi, c'est un faux problème ! Ce sont justement des gens terriblement crédules qui disent ça, et qui justement ne se rendent pas compte, et qui tombent dans le panneau de tout ce qui entoure ce qu'on leur vend. Je trouve ça terrible. Vraiment. Je trouve ça très triste même. Et j'ai souvent lu ça, « Nolwenn c'est bien mais bon, ça reste commercial »... ça veut dire quoi ?? Ca me hérisse ! Et je ne fais pas de langue de bois sur le sujet parce que je trouve que c'est une pure connerie de marketing justement. Mais bon, ils sont brillants ces gens ! C'est un vrai métier de faire acheter aux gens des trucs qu'ils n'auraient jamais achetés, en leur faisant croire que c'est un truc indé, super branché, alors que c'est on ne peut plus calculé.

« C'est triste que le travail d'artiste ne représente plus rien »

Tu dis que tu n'as pas de pression au niveau des ventes pour cet album. C'est à cause de l'état de l'industrie du disque, ou c'est ta façon de travailler ?
Déjà, mon deuxième disque, j'en ai vendu un peu moins que le premier. Les ventes avaient déjà baissé. Et puis là, je n'ose même pas imaginer ! Tout le monde est plus ou moins dans les choux... C'est un peu une énigme pour moi...

Et encore une fois, c'est assez franco-français cette situation, le marché résiste beaucoup mieux en Angleterre ou aux Etats-Unis. Là par exemple, les chiffres ne décollent pas malgré l'approche de Noël...
Ca veut dire que les gens n'achètent plus de disques ?



Vraisemblablement oui...
(Silence) Bah c'est triste... C'est super triste ! C'est très triste de dévaluer à ce point-là la musique. On fait depuis toujours les classements des artistes les plus riches, et certains trouvent que ce n'est pas légitime de très bien gagner sa vie quand on fait ce métier. On nous dit que « c'est pas un métier ». Et c'est triste que tout le travail que demande la création d'une chanson, d'un album, tout ce brainstorming, ce bout de vie finalement que représente un disque, c'est triste que ça ne représente plus rien ! Que la musique aujourd'hui soit du vent, qu'elle se passe et s'échange en une seconde. Je trouve ça assez désespérant. Et c'est marrant parce que, quand Michael Jackson est mort, je me suis fait cette réflexion. Moi qui étais une fan inconditionnelle de Michael Jackson quand j'étais plus jeune, je me suis demandé si la raison pour laquelle il n'avait plus rien sorti depuis si longtemps, c'était un manque d'inspiration, ou peut-être parce que l'époque ne lui convenait plus, tout simplement...

« Râler pour une hausse des prix de 1 centime ? Mais on est où !? »

Dans quel sens ?
A l'époque, on attendait "Thriller", on attendait "Bad". C'était le truc que tout le monde attendait, qu'on allait acheter, et puis on s'asseyait, on frémissait tous à côté de sa chaîne, et puis on écoutait. Il y avait un côté sacré dans la découverte d'un album. Aujourd'hui, tout est désacralisé. On clique, on écoute, « ouais c'est pas mal... ouais... », « Ah non, la musique, c'est trop cher... », « ouais, ils ont augmenté le prix du morceau d'un centime sur iTunes, ils se foutent de notre gueule, ils croient qu'on va se faire avoir ! ». Un centime d'euro !? Mais est-ce qu'on va demander à la boulangère, quand on va acheter une baguette, si elle augmenté son prix de 1 centime d'euro ? On ne fait pas ce genre de réflexion sur les fringues, sur les jeans. On a envie du truc, on l'achète. On baisse le prix des albums ! Ils baissent, ils baissent, ils baissent. Mais à un moment, faut pas déconner ! Non mais franchement !

Tu trouves que la musique est trop chère ?
Certainement que les albums à un moment donné ont été trop chers, et qu'il fallait baisser les prix. C'est certain. Mais à un centime près, on est où ?! Le truc il vaut déjà un euro !! C'est angoissant de voir ça... Mais bon, c'est comme ça, on a changé d'époque, et moi je fais toujours partie des gens qui attachent beaucoup d'importance à la pochette, à l'objet, parce que je me dis que c'est peut-être encore un moyen de donner l'envie aux gens d'acheter des disques, et de créer un lien avec le public, de se dire que j'ai consacré du temps à créer un bel objet, quelque chose qui sert d'écrin aux chansons, qui est joli. Et c'est respecter aussi le public qui achète ton disque. J'ai encore du mal à acheter sur iTunes moi... Je le fais, mais j'adore avoir la pochette, lire les crédits. Bon alors d'accord, moi, c'est mon métier, il y a des gens qui n'en ont rien à faire des crédits. Moi, je me revois encore petite, dans la discothèque de mes parents, à regarder les vinyls de Kate Bush, où elle était en lion... Je ne sais pas... ça me transportait, ça me faisait rêver... Je suis peut-être d'un autre âge ? Pourtant je n'ai que 27 ans, ça fait un peu flipper ! Je me sens vieille, d'un coup !

« Je trouve ça prétentieux de penser que ma vie intéresse les gens »

Quel rapport tu entretiens avec tes fans ?
Un très bon rapport, c'est pour ça que ça me touche quand tu me dis qu'ils sont inquiets à propos de l'album. J'ai des fans incroyables, qui me défendraient jusqu'au bout. J'ai des fans syndiqués, comme je dis souvent. Ceux qui sont toujours là, qu'il pleuve, qu'il vente, qui me suivent quoi qu'il arrive et qui justement, je pense, ne sont pas inquiets, parce qu'ils sont heureux de voir que petit à petit, j'affine ce que je fais, que je suis heureuse de ce que je fais, et honnête. J'en deviens plus sincère, et je pense que c'est un peu l'essentiel. Je les respecte beaucoup. J'ai beaucoup de chance, parce qu'en plus j'ai une énorme fanbase sur le net, qui me suit et qui est patiente. Et c'est vrai que je suis quelqu'un qui donne très peu, je ne parle pas de ma life sans cesse...

Non, tu n'as pas de facebook, de twitter...
J'ai facebook mais j'ai du mal, et c'est seulement avec mes potes proches. Je suis toujours flippée, je reste toujours discrète - pas "mystérieuse" parce que c'est un peu cucul - parce que je n'aime pas trop m'étaler, ou dire ce que je pense, à tort et à travers, sur tout et n'importe quoi... parce qu'on s'en fout, en fait !

Tu dis que tu es discrète, et justement on te voit très peu dans la presse people, malgré ta relation amoureuse qui attire ce genre de supports. C'est une volonté de ta part, tu fais attention ?
Je pense que, sauf cas extrême où ça va arriver et on va te voler un moment très intime et tu n'y peux rien, franchement, quand tu veux vraiment te protéger de tout ça, tu peux. J'en suis la preuve vivante. Quand tu ne veux pas aller aux soirées, tout ça... Et j'ai tendance à ne pas vouloir pactiser avec le diable. Pour moi c'est très dangereux, donc je garde une relation qui est très saine, d'où peut-être ce respect envers moi, parce que justement je garde une ligne de conduite et que j'essaie de ne pas faire n'importe quoi. Parce que ça nest pas quelque chose qui me fait trop rêver, et je trouve ça hyper prétentieux de penser que ça intéresse les gens. On s'en fout !

http://www.ozap.com/actu/interview-nolwenn-cheshire-cat-commercial-ventes/315170


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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Ven 11 Déc - 9:06

Nolwenn Leroy: "Le Cheshire Cat et moi" (Mercury).



La gagnante en 2002 de la deuxième édition de la "Star Academy" sur TF1 poursuit sa mutation au risque de perdre une partie de ses premiers fans. On est très loin en effet de "Cassé" où elle mettait en avant sa voix forte. Elle en utilise maintenant de plus en plus toutes les nuances, tout en douceur. Après son second disque, "Histoires naturelles" réalisé avec Laurent Voulzy, elle peaufine son univers, sous la houlette cette fois du scandinave Teitur, orfèvre d'une pop-folk élégante. Elle nous plonge dans un univers surréaliste, un peu candide où plane l'ombre de d'écrivain et photographe britannique Lewis Carroll, créateur notamment d'Alice au pays des merveilles et du fameux chat du Cheshire. Le disque compte huit titres en français, trois en anglais (dont le duo "You Get Me" avec Teitur). Les chansons sophistiquées, souvent mélancoliques laissent une large place aux instruments acoustiques cordes, claviers, mais aussi à la harpe. Le premier single "Faut-il, faut-il pas?" ne déroge pas à cette règle. Le sensuel "Parfaitement Insaisissable" définit assez bien ce nouveau disque.

culture/20091210.FAP7272/les_sorties_disque_de_la_semaine.html
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Sam 12 Déc - 0:16

NRJ 11/12/09




http://nolwennleroy-videos.net/Galerie/galleries/TV/2009/NRJ_PARIS_Le_Live_11-12-09/Nrj_paris-le_live_11-12-09.wmv
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Dim 13 Déc - 8:31

Nolwenn Leroy : "Je suis dans la tendance !" (VIDEO)


Après quatre ans d'absence Nolwenn Leroy revient avec un nouvel album, Le Cheshire cat et moi. Un titre directement inspiré du matou malicieux du roman de Lewis Caroll. Le thème est dans l'air du temps avec notamment la sortie prochaine du très attendu Alice au pays des merveilles de Tim Burton. Nolwenn Leroy s'étonne elle-même, elle est "dans la tendance" et ce, sans l'avoir fait exprès !

Très bien accueilli par la critique, Le Cheshire cat et moi est sorti lundi dans les bacs avec le single Faut-il, faut-il pas ? Nolwenn Leroy surprend avec un album à l'univers atypique et une voix quasi méconnaissable. Pourtant, elle n'a jamais été si peu trafiquée. Pour ce troisième opus, la gagnante de la Star Academy 2 s'est réfugiée en Suède et aux Iles Féroé. Après avoir collaboré avec Laurent Voulzy, elle s'est entourée cette fois de Teitur, un artiste scandinave qui a orchestré cet album, entièrement écrit (ou presque) par la chanteuse elle-même.

Des chansons aux mélodies enfantines, à moitié susurrées, on est loin de ses précédents tubes tels que Cassé ou Nolwenn Ohwo ! A la manière d'une Olivia Ruiz, Nolwenn semble avoir trouvé sa voix, et compte bien la garder. Pour Tele-Loisirs.fr, elle revient sur sa longue période d'absence, son nouvel album, sa folie douce et les mauvaises rencontres qu'elle a pu faire tout au long de sa carrière.

Découvrez l'interview vidéo de Nolwenn Leroy :


http://www.programme-tv.net/news-tv/divertissement/7409-nolwenn-leroy-dans-la-tendance-video/#
Mathilde Saez - dimanche 13 décembre 2009 à 02h05
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Lun 14 Déc - 17:28

ITV TSR SUISSE 14/12/09 :





http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&channel=info#program=25;vid=11603212


Dernière édition par liliane le Mar 15 Déc - 13:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mar 15 Déc - 13:16

Nolwenn Leroy, affranchie
Olivier Nuc
15/12/2009 | Mise à jour : 10:36





Pour Nolwenn Leroy, la voie était toute tracée. Dans la foulée de sa participation à la «Star Academy» (elle fut lauréate de la deuxième promotion), la jeune femme aurait pu suivre le cheminement tracé par la production, la chaîne et les professionnels de ce métier. C'est d'ailleurs ce qu'elle fit, au début, se conformant à ce que l'on attendait d'elle. Elle publia ainsi un premier disque standardisé, estampillé variété populaire, et taillé sur mesure par Pascal Obispo, Lara Fabian et autre Lionel Florence. Dès le deuxième, pourtant, elle se tournait vers Laurent Voulzy, plus à même de la sortir des canons télévisuels.

Mais rien ne préparait à la surprise que constitue l'album qui vient de paraître, Le Cheshire Cat et moi. La chanteuse l'a confectionné dans son coin, choisissant soigneusement ses collaborateurs et les conditions d'enregistrement du disque. Plutôt que de dérouler le fil d'un parcours sans grand risque, elle y affirme des options tranchées. C'est au musicien des îles Féroé, Teitur, qu'elle a fait appel afin de s'aventurer vers des textures plus délicates. L'album a été enregistré dans un petit studio de Suède, à l'écart des pressions et des enjeux de maisons de disques. Pour la première fois, Nolwenn a écrit tous les textes des chansons, collaborant avec Teitur sur les musiques et les arrangements. On sent chez elle un mélange de détermination tranquille et d'indépendance farouche.

Tout en étant reconnaissante de l'exposition que lui a apportée le tremplin télévisuel de la «Star Ac», Nolwenn se sent aujourd'hui plus proche d'Olivia Ruiz que des chanteurs élevés en batterie. Pour elle, l'émission a constitué un accélérateur, pas un plan de carrière.

Il était audacieux de sa part de partir ainsi à l'aventure. L'album, dont quatre titres sont chantés en anglais, fait parfois penser aux climats de Joanna Newsom. Finalement, la crise du disque aura cette vertu : plus aucun album n'étant assuré de s'écouler à des centaines de milliers d'exemplaires, les artistes ont tout intérêt à aller vers où leur désir les porte. Nolwenn Leroy n'est certes pas un cas isolé. Mais eu égard à ses états de service, la parution de ce troisième album s'apparente déjà à une petite révolution.

«Le Cheshire Cat et moi», Mercury/Universal.
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