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 NOLWENN LEROY

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Nounouka



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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Sam 4 Déc - 20:03



Découvrez le nouveau clip de Nolwenn Leroy : "Mna na H-Eireann"



En avant-première, Charts in France vous propose dès aujourd'hui de découvrir le tout nouveau clip de Nolwenn Leroy. Et ce n'est ni "Suite sud armoricaine" ni "Tri Martolod", récemment dévoilés et proposés aux radios, qui illustreront le nouvel album "Bretonne" de Nolwenn, mais le titre "Mna na H-Eireann (Woman Of Ireland)" - déjà adapté par The Christians en 1990 sous le titre "Words".

C’est un opus surprenant que nous proposera la chanteuse Nolwenn Leroy le 6 décembre prochain. Après un premier album éponyme en 2003, le très ésotérique "Histoires Naturelles" en 2005, et la douceur intimiste et jazzy de l’opus "Le Cheschire Cat & moi", Nolwenn Leroy reviendra sur son enfance en proposant une dizaine de titres dédiés à la Bretagne. Ce n’est donc pas un hasard si l'interprète de "Cassé" a choisi d’intituler son quatrième opus "Bretonne", tout comme le fait que la pochette du disque soit une photo de l’artiste enfant portant une tenue traditionnelle de sa région natale.



C’est aussi sur ces rivages de l'Atlantique que le premier clip qui illustrera ce projet original a été tourné. Durant deux jours, l’équipe de la chanteuse s’est affairée à rendre compte de ce paysage abrupt. Ce sont de très belles images de la Bretagne, cette région où vents et marrées n’ont d’égal en force que le caractère marqué de sa culture, qui donnent lieu à la première vidéo "Mna na H-Eireann (Woman Of Ireland)" - une chanson déjà adaptée il y a vingt ans par le groupe britannique The Christians, sous le titre "Words" (Top 1 en 1990). Découvrez là en exclusivité sur Charts in France !

L’histoire et le riche patrimoine culturel de la Bretagne sont mis à l’honneur par l'image et en musique grâce à des reprises de titres fédérateurs appartenant à la tradition, mais également à des morceaux aux origines plus lointaines mais dont le lien culturel est clairement perceptible. C’est l’exemple de la reprise "Sunday Bloody Sunday", ce merveilleux titre irlandais que l’on doit au groupe U2 et qui sera uniquement disponible en téléchargement sur iTunes. En ce qui concerne les autres titres qui figureront pleinement sur le disque et qui ont déjà été divulgués, on retrouve notamment "Tri Martolod" (Trois marins), enregistré en langue gaélique. Selon nos dernières informations, un autre clip aurait été tourné en même temps que "Mna na H-Eireann (Woman Of Ireland)", "La jument de Michao", dont le teaser est déjà disponible.




Un retour aux sources que la chanteuse préparait depuis plusieurs années. Entourée de John Kelly et de grands musiciens anglais, écossais et irlandais, elle revisite en musique à travers des chansons d'hier et d'aujourd'hui l'âme celte de ces terres qu'elle aime tant. Des chansons inscrites dans la mémoire collective mêlant sonorités pop et instruments traditionnels. Un album très personnel qui bien au-delà de la modernité s'inscrit dans l'intemporalité. Nous y entendrons entre autres "Suite Sud Armoricaine (Pardon Spezed)", une chanson traditionnelle bretonne légèrement grivoise qui, joyeuse et désespérée, reflète bien l'esprit de la Bretagne ancestrale face à la mort. "Mna na h-Eireann (Women Of Ireland)", une chanson gaélique reprise par les plus grandes voix celtes (Kate Bush, Sinead O'Connor...).

Elle a été crée en l'honneur des femmes qui ont été vouées leur vie à l'Irlande et en particuliers celles du mouvement nationaliste Irlandais. "Greensleeves", la chanson anglaise traditionnelle par excellence. D'après une légende populaire, elle aurait été composée par le roi Henri VIII en l'honneur d'une dame aux manches vertes... Anne Boleyn. "La jument de Michao", chanson traditionnelle bretonne rendu célèbre par l'interprétation qu'en avait fait le groupe Tri Yann. Un standard de tous les Fest noz Armoricains. Mais aussi, "Le Bro Goz ma zadou", "Les prisons de Nantes", "Rentrer en Bretagne" "Brest" ou "Je ne serai jamais ta parisienne", un titre original composé par Didier Squiban, pour la chanteuse.


http://www.chartsinfrance.net/Nolwenn-Leroy/news-71589.html?p=6#com270148
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Nounouka



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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Sam 4 Déc - 20:07

Nolwenn Leroy :
Le clip "celtique" de sa sublime reprise de "Women of Ireland" !





Après en avoir découvert des images du tournage, puis les teasers imprégnés de tradition, le suspense demeurait : lequel des deux clips de La Jument de Michao et de Mna na h-Eireann, extraits de son album à paraître le 6 décembre intitulé Bretonne, Nolwenn Leroy allait-elle révéler en premier ?

Si les premiers instants dévoilés nous livraient une Nolwenn d'alcôve, sublimée en beauté canonique et alanguie d'un ancien temps, la vidéo réalisée pour Mna na h'Eireann (Women of Ireland) ne reste pas pour autant confinée et suit la chanteuse de 28 ans au grand air, dans la grisaille esthétisée des littoraux atlantiques (le tournage a eu lieu sur les côtes bretonnes).

La quasi simultanéité de ces deux premiers titres issus de l'album intime et folklorique Bretonne donne une bonne idée du spectre et du répertoire de ce projet pensé comme une parenthèse riche en identité : des airs à la fois ancestraux et d'une popularité moderne. Une dimension bien indiquée, d'abord, par sa relecture de La Jument de Michao, véritable hymne inscrit au panthéon par l'interprétation de Tri Yann, que l'ex-staracadémienne dévoilait en live sur le plateau de Chabada.

De même, avec Mna na h'Eireann (Women of Ireland), Nolwenn Leroy s'approprie un classique du folklore irlandais : ce morceau, composé par Seán Ó Riada d'après un poème du XVIIIe siècle de Peadar Ó Dornín, fut initialement enregistré par Ceoltóirí Chualann en 1969. Mais c'est avec une reprise signée, 20 ans plus tard, du groupe anglais The Christians, sous le titre Words, que cet hymne à la gloire des femmes d'Irlande largement rattaché à "l'Irish rebel music" (la folk à tendance nationaliste) connut un succès phénoménal, dans les charts français notamment.

Un hommage puissant que Nolwenn revisite d'une manière superbement atmosphérique, bien aidée par les arrangements ciselés et l'instrumentation suprêmement authentique de Jon Kelly (Paul McCartney, Duffy, Melody Gardot), entouré de musiciens anglais, écossais et irlandais.

De quoi espérer de très belles choses pour les autres relectures présentes sur l'album Bretonne : autour d'un inédit unique écrit par deux artistes "maison", Miossec et le pianiste Didier Squiban (Je ne serai jamais ta Parisienne), on découvrira des reprises de Tri Martolod (Trois Marins, que Manau avait reprise pour signer le hit de l'année 1998 : La tribu de Dana), chantée en gaélique, la Suite Sud Armoricaine (Pardon Spezed), l'hymne Greensleeves, Le Bro Goz ma zadou, Les prisons de Nantes, Rentrer en Bretagne, Brest...

D'ailleurs, l'Agence Bretagne Presse, bien placée pour juger sur pièce cette Bretonne, ne tarit pas d'éloges : "Tous les morceaux traditionnels que Nolwenn a choisis pour " Bretonne " ont fait l'objet d'une transfusion grâce à une des plus belles voix bretonnes de tous les temps. Que ce soit en français, en breton ou même en gaélique où elle égale les plus grandes chanteuses irlandaises, Nolwenn dans Bretonne donnera à tous les Bretons et aux non Bretons des frissons dans le dos. Alan Stivell a de quoi être fier avec deux reprises de ses plus grands succès, la Suite sud armoricaine et Tri Martelod. D'ailleurs Nolwenn Leroy s'est mise au brezhoneg avec un prof de premier ordre, Serge Plénier, de la Mission bretonne. Elle entend bien continuer les cours. Si elle peut chanter le beau texte d'Anjela Duval "Karantez vro", personne n'en doutera."

G.J.

http://www.purepeople.com/article/nolwenn-leroy-le-clip-celtique-de-sa-sublime-reprise-de-women-of-ireland_a69152/1

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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Dim 5 Déc - 12:00

Pour le plaisir des oreilles, le mp3 de Mna na H-Eireann (Women of Ireland)



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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Lun 6 Déc - 8:52

Pour consulter le livret de l'album :


Voir le Fichier : Digital_Booklet_-_Bretonne_Version_iTunes.pdf



Petit cadeau pour nos lecteurs :


Sunday bloody sunday
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Lun 6 Déc - 14:07

JE NE SERAI JAMAIS TA PARISIENNE

Paroles : Christophe Miossec / Musique : Didier Squiban
Mixé par Jon Kelly et Emre Ramazanoglu au Cake Studio, Londres



Là où les eaux se mêlent
Là où se finit la terre
Là où est si grand le ciel
Là où se bat la mer
Là où je deviens celle
Qui pour toi reste un mystère
Même si tu me trouves si belle
Sous les feux de ta ville lumière
Qui voit Ouessant, voit son sang
Qui voit Molène, oublie sa peine
Qui voit Sein, n’a plus peur du lendemain
Qui voit le Fromveur, entrevoit le bonheur
J’aimerais tant que tu me comprennes
Je ne serai jamais ta Parisienne
J’aimerais tant que tu comprennes
Qu’ici ma place n’est pas la mienne
Mais sur les rives de la Seine
Je rêve toujours de pleine mer
Ce n’est pas pour te faire de la peine
Ce n’est pas pour jeter la pierre
Ce n’est pas pour faire de scènes
Ce n’est pas pour croiser le fer
Mais sur les rives de la Seine
Je suis au bout de la terre
Qui voit Ouessant, voit son sang
Qui voit Molène, oublie sa peine
Qui voit Sein, n’a plus peur du lendemain
Qui voit le Fromveur, entrevoit le bonheur
J’aimerais tant que tu me comprennes
Je ne serai jamais ta Parisienne
J’aimerais tant que tu comprennes
Qu’ici ma place n’est pas la mienne
J’aimerais tant que tu me comprennes
Je ne serai jamais ta Parisienne
J’aimerais tant que tu comprennes
Qu’ici ma place n’est pas la mienne
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Lun 6 Déc - 15:34

JOURNAL TELEVISE 13 HEURES - TF1



https://www.archive-host.com/panel-v4/file-dl.php?type=videos&fichier=Nolwenn_Leroy_chante_son_enfance_bretonne_-_Vid_o_du_journal.mp4&repertoire=&consulter
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mar 7 Déc - 1:18

Nolwenn Leroy en interview



"Bretonne" ! C'est ainsi que se présente Nolwenn Leroy dans son quatrième opus qui paraît cette semaine. Fière de ce projet qui murit dans un coin de sa tête depuis plusieurs années, elle présente une dizaine de titres issus de la culture celtique afin de rendre un hommage à la région de son enfance où résident ses plus beaux souvenirs : la Bretagne. Attachée à son enfance, Nolwenn s'est confiée à nous sur les motivations de ce projet et sur l'accueil mitigé de son prédécesseur : "Le Cheschire Cat & moi".

En préparant notre rencontre, je me suis dit que je ne risquais pas d’erreurs d’interprétations des textes car plusieurs des titres sont enregistrés en breton et en gaélique. Ce sont des langues que tu maitrisais déjà ? (Jonathan Hamard, journaliste)

Nolwenn Leroy : Non. Sincèrement, pour le gaélique, j’ai travaillé de manière phonétique. C’est une langue extrêmement difficile. Il y a plusieurs façons de le parler selon les régions. C’est une langue ou tu peux avoir cinq consonnes à la suite et les prononcer en une seule syllabe. Ce n’est pas une langue que tu peux deviner, elle s’apprend vraiment. Autant pour le breton, je me suis mis au boulot en travaillant avec un bon coach. Je l’ai apprise assez aisément tandis que le gaélique ce fut un vrai effort.

C'est vrai que le breton est encore parlé. En quelque sorte, tu n'avais pas de droit à l'erreur
C'est vrai que je ne suis pas experte en breton. Il y a beaucoup de gens qui connaissent la langue mais qui ne la parlent pas, et c’est mon cas. J’avais quand même quelques bases, mais c’est avec cet album que je m’y suis officiellement mise.


C'est un projet sur lequel tu travaillais depuis longtemps qui s'inscrit dans la continuité des incursions celtiques que l’on a pu entendre sur tes précédents disques.

Oui. Cette idée me trottait dans la tête depuis quelques années. Je dirais même depuis mon premier album. J’en avais déjà parlé avec Laurent Voulzy lorsqu’il m’avait proposée "Suivre une étoile". D’ailleurs, il m’a proposée "Le Bagdad de Lann-Bihoue" pour "Bretonne". Je n’envisageais pas ce projet sans Laurent parce que c’est comme ça qu'il m’imaginait depuis mes débuts. Mais avant cela, j’avais besoin d’installer mon répertoire et de chanter mes propres chansons avant de pouvoir proposer un album comme celui-là. Je pense également qu'il fallait qu’il arrive à maturité pour que je sois prête à le présenter.

Tu parles de "Suivre une étoile", je parlerais volontiers de "Mystère"

Oui, tout à fait. Avec "Histoires Naturelles", on était déjà bien dans l’ambiance. Après, certains vont être étonnés de ce disque alors que, comme tu le dis toi-même, il y a déjà déjà plusieurs touches de culture celte sur mes anciens disques. Les gens qui me suivent depuis mes débuts ont entendu et vus mes clins d’œil à cette culture avec, par exemple, la harpe que l’on retrouve également sur mon dernier album "Le Cheschire Cat & moi". Il y a une belle continuité, même avec ce dernier disque. Ils ne sont pas tous deux antinomiques.

De surcroit, on peut aujourd'hui dire que chacun de tes albums se distingue par un son nouveau qui le caractérise

C’est vrai que chaque album reflète une période de ma vie. Comme pour certains peintres ou certains auteurs, j’apporte quelque chose de nouveau pour chacune de mes œuvres, ce quelque chose qui me caractérise à un moment donné. Je reste bien sûr Nolwenn sur chacun d’eux, mais je ne cherche pas à produire la même chose à chaque fois. C’est comme une déclinaison de mes pensées, de ma voix. Après, de là à qualifier un album par un son en particulier, je ne sais pas si c’est faisable mais je sais que ma carrière n’est pas linéaire. Je ne pense pas que c’est ce que cherche un artiste que de proposer la même œuvre de manière récurrente.

Ce son que tu as voulu produire pour "Bretonne", n’a-t-il pas fait peur au label ? Comment a-t-il réagi lorsque tu as évoqué ce projet ?

Écoute, la maison de disques a été enchantée par ce projet. Je crois que l’idée leur plaisait. L’idée de faire un album qui soit pop,dans l’air du temps, et qui intègre en même temps des instruments traditionnels celtiques comme la harpe, les a convaincus. Aujourd’hui, beaucoup d’artistes réintègrent ces instruments pour introduire ces sons que j’aime et que l'on n'entendait plus. Je ne vais pas en faire une liste mais on a par exemple le groupe Florence And The Machine. En tout cas, j’aime cette idée de faire cohabiter sur un même album des chansons traditionnelles très connues en Bretagne et moins ailleurs, et d’autre part des chansons plus modernes qui évoquent ma Bretagne. Ce n’est pas un album de chansons bretonnes, c’est un disque qui évoque ma Bretagne. J’aime faire cohabiter tous ces morceaux. Et même les titres enregistrés en breton, qui auraient peut-être pu faire peur au label, n’ont pas posé problème. Aujourd’hui, on entend beaucoup de chansons en anglais et c’est peut-être dommage qu’on laisse tomber dans l’oubli ces patois, ces langues anciennes comme le corse ou le basque qui sont les dernières marques d’une culture qui disparaît. Je livre ici la bande son de mon pays natal. Je n’ai pas de meilleures manières de la définir.

Je pense quand même qu’il reste quand même un pari audacieux, surtout quand on pense que ton précédent disque "Le Cheschire Cat & moi" n’a pas été un franc succès. On peut même dire que la rencontre avec le public n’a pas vraiment eu lieu.

Mon problème, c’est juste mon histoire. C’est l’album dont je suis le plus fier jusqu’à présent. Je l’ai écrit. Du début jusqu’à la fin, j’ai eu les rênes en main. Le seul malheur qu’a eu cet album, c’est d’avoir eu mon nom sur la pochette. Pour la bonne et simple raison que tous les médias qui, avant, auraient relayé ce disque ont jugé qu’il était trop « spé » ou « indé ». Et tous les médias qui auraient pu en parler ont jugé qu’il était trop tôt pour moi de sortir ce genre de choses et pour eux d’en parler dans leur presse. Ils ont écouté le disque, en ont fait une bonne critique, mais n’ont rien relayé du tout. Du coup, j’étais comme on dit, entre deux chaises.


C’est vrai que tu affirmais un style qui a surpris les médias et même tes fans

Je l’affirme oui. Et pour le nouvel album aussi. J’espère que les gens reviendront sur "Le Cheschire Cat & moi" un jour. C’est vrai qu’il n’était pas radiophonique mais aujourd’hui, a-t-on vraiment envie de l’être ? Quand on est artiste, bien sûr qu’on a envie d’être diffusé en radio mais doit-on coller à un son à tout prix pour être reconnu ? Ce qui est sûr, c’est que je suis allée au bout de mes envies avec ce disque. Donc, il a peut-être été un échec commercial mais pour moi ce n'est pas un échec.

Relativisons quand même. La plupart des artistes français souffrent aujourd’hui

Oui, c’est vrai que c’est difficile pour tout le monde. Et justement, dans cette période difficile, je me disais que c’est peut-être le moment de faire ce qui me plaît. Le problème, c’est aussi les médias. Mon cas est représentatif. Avec mon précédent disque, je n’ai pas donné ce qu’on attendait de moi. Si une chanteuse anglaise était venue avec "Le Cheschire Cat & moi", on en aurait sûrement davantage parlé. Je ne suis pas frustrée de cet échec. Ce qui me frustre, c’est que je pensais qu’un album et la musique telle qu’elle était devenait en quelque sorte notre pièce d’identité. Mais ce n’est plus le cas. Ce qui prime aujourd’hui, c’est la communication : c’est ce que tu dis que tu fais, ce que tu dis que tu es, et d’en parler partout. Et la preuve, c’est que mon album précédent ne correspondait pas à l’image que j’avais pu apporter auparavant. A ce moment là, je ne suis plus relayée puisque j’évolue. C’est ça qui est frustrant. Et ça l’est d’autant plus car je m'étais pleinement investie dans le travail de production.



Ce qui est également le cas pour "Bretonne". Si tu n’as pas écrit les textes, tu as quand même travaillé aux arrangements

Là, je me suis investie dans les arrangements. "Bretonne", ce sont pour la plupart des reprises. C’est ma volonté de faire revivre des titres anciens en leur donnant une nouvelle couleur et de les faire connaître au plus grand nombre.

« Est-ce que c’est aller vers la facilité que de chanter quatre chansons en breton sur l’album ? »
Justement, n’as-tu pas peur que ce projet puisse paraître un peu « facile » pour certains ? Ne crains-tu pas d'être critiquée une nouvelle fois parce que tu présentes des reprises ?

Écoute, je ne sais pas ce qui est facile car ce sont des chansons que très peu des gens connaissent. A part "Tri Martolod" que la plupart connaissent uniquement dans la version de Manau et non celle d’Alan Stevell, je ne crois pas que beaucoup connaissent tous les titres de ce disque. D’ailleurs, "Tri Martolod" est l’un des morceaux dont je suis fière car aujourd’hui, on pense que je reprends Manau alors que c’est un chant de marins.

Alan Stevell l’avait déjà arrangé lui-même alors que Manau c’est… ben voilà… Pour en revenir au propos, je ne vois pas trop ce qu'il y a de facile, surtout qu’en général, on sait que je vais rarement vers la facilité. Est-ce que c’est aller vers la facilité que de chanter quatre chansons en breton sur l’album ? Je ne suis pas une chanteuse celtique. Il y en a qui le font très bien mais ce n’est pas mon créneau. Je ne me revendique de rien. Moi, c’est un hommage que j’avais envie de rendre à ma Bretagne. Je crois que les bretons l’ont très bien compris. Si ce n’est pas original pour les bretons bretonnants - et encore, je suis allée à leur rencontre et ils sont charmés par mon travail - ce le sera pour le reste de la France. Et puis, est-ce aussi la facilité que de chanter du breton à la télévision au prime de 21 heures ? C’est assez drôle aussi. J’ai entendu pour ces nouvelles chansons en breton qu'on me critique en invoquant qu'on ne comprend pas la langue dans laquelle je chante. Mais là encore, le breton fait partie du quota français de diffusion à la radio. Il y en a très peu alors que beaucoup des titres qui sont aujourd’hui diffusés sont en anglais. Est-ce que la plupart des auditeurs comprennent ce qui est dit dans les chansons en anglais ? Je comprends désormais le triste constat qu’on fait de l’extinction des langues régionales. C’est la mémoire qui s’efface petit à petit. La langue c’est aussi notre histoire.

C’est aussi ton histoire ce disque. En un coup d’œil, on le comprend avec la photo qui l'illustre. C’est une photo de famille ?

Oui. La Bretagne, c’est mon histoire que je chante. Il y a quelque chose de très personnel. Cette photo en est une partie puisque c’est ma maman qui l'a prise. On était passé devant un magasin de costumes traditionnels et ma mère a voulu nous louer ces habits pour la journée. Elle trouvait l’idée drôle et nous a pris en photo avec. On ne pensait pas qu’un jour cette photo prise avec un appareil jetable servirait à l'un de mes disques.

Ta maman a participé à ce projet je crois

Oui, j’ai cette chance de travailler en famille puisque ma mère travaille dans tout ce qui concerne l’image. J’ai toujours été proche de ma famille et c’était important qu’elle participe à ce disque car, comme je te l’ai dit, c’est mon histoire.


Au final, ce disque est presque autobiographique mais aussi familial. J’irais même jusqu’à dire convivial. Les chants bretons, c’est aussi la jovialité et la fête

Oui. J’avais une véritable idée de la couleur que je voulais donner à cet album. Je parlerais bien des Corrs. Quand on voit ce qu’ils ont pu faire, c'est-à-dire des albums pop qui intègrent des musiques et des instruments traditionnels. C’est cette direction que je souhaiterais emprunter, notamment pour la scène. Je voudrais faire danser les gens sur ces chansons qui sont populaires et qui sont faites pour faire danser. "La Jument de Michao", c’est une farandole que les gens rejoignent et qui s’étire jusqu’à ce que mort s’ensuive.



Tu monteras sur scène pour présenter tes nouveaux titres ? Pour ton dernier disque, tu n’avais pas vraiment pu le faire

C’est vrai que pour le dernier disque, on n’a pas pu faire une tournée très longue comme on avait pu le faire pour les deux premiers. C’est dommage parce que c’est là qu’il prend toute son ampleur. Un peu comme "Bretonne" qui devrait démontrer tout son intérêt sur scène. J’aimerais déjà dans un premier temps pouvoir faire les grands festivals comme "Les vieilles charrues" ou le "Festival inter celtique". Mon rêve, c’est de participer à tous ces festivals pour faire danser les gens en plein air. Peut-être qu’un jour on pourrait faire un spectacle « Nolwenn & Friends » où j’inviterais des artistes bretons bretonnants et des artistes d’origine bretonne qui ne chantent pas du tout la même chose que moi, comme Renan Luce par exemple.

Tu dis Bretagne, je dirais plutôt celtique. Tu ne te cantonnes pas à chanter la région. Tu as justement dévoilé le clip "Woman Of Ireland". Pour la première fois de ta carrière, tu présentes un clip scénarisé.

Oui, il a un côté austère et romantique. J’ai aussi tourné le clip "La jument de Michao" qui est plus hippie soixante-huitard. Mais les deux se complètent plutôt bien. On ne tombe pas dans la facilité avec les clichés. J’adore ces deux clips.

Justement, quel procédé commercial utilises-tu pour promouvoir ce disque ? On a deux chansons qui passent à la radio et deux autres titres qui sont clippés et qui seront diffusés sur les chaînes de télévision.

En fait, cet album est un peu à part. C’est un peu réducteur d’extraire une chanson d’un projet qu’il faut découvrir dans sa globalité pour apprécier. Le principe du single, c’est un système qui s’est imposé au fil du temps et qui a formaté les productions artistiques. Du coup, en guise de « premier single », on a décidé de mettre en avant les chansons traditionnelles et, en guise de « deuxième single », ce sera les chansons en français comme "Brest" et "Je ne serai jamais ta parisienne" dont les gens commencent déjà à parler. Il y a buzz autour de cette chanson à ce que j’ai pu voir sur Internet. C’est vrai qu’à un moment, j’ai eu un peu peur : j'ai pensé qu’on le présentait mal mais finalement, les premiers retours sont plutôt positifs.

On parlait d’Irlande. Tu empruntes un morceau au groupe U2. Tu fais la reprise de "Sunday Bloody Sunday" qui est uniquement disponible en téléchargement sur iTunes.

On a fait une version un peu dingue de cette chanson. Elle est très étonnante parce qu’on a enlevé toutes les guitares alors que c’est un morceau dont la guitare est la base. Nos arrangements lui donnent un aspect tribal, un peu comme une marche. J’adore cette version qu’on a produite, mais elle ne s’intégrait pas vraiment au reste de l’album. Je voulais tout de même la partager avec le public. C’est pour cette raison qu’on a décidé de la publier sur le Net.

Tu fais aussi un emprunt à Miossec en reprenant la chanson "Brest". Il est lui aussi un artiste originaire de Brest. C’est un hasard ?

J’étais fan de Miossec depuis toujours. Ce disque devait refléter ce que je ressens en pensant à la Bretagne. Et quand j’y pense, j’ai inévitablement Miossec en tête. Sa chanson "Brest", c’est l’une de celles que je voulais absolument sur ce disque. Je lui ai donc envoyé un mail en lui expliquant que j’allais faire une reprise. Il m’a répondu qu’il trouvait le projet intéressant en me proposant d’emblée d’écrire un titre originel. Il m’a proposée le texte de "Je ne serai jamais ta parisienne" qui représente exactement mon état d’esprit. Miossec a une plume incroyable et confère aux mots une résonance romantique. Je l’apprécie énormément.

Tu pourrais être amenée à le retrouver pour un projet futur ?

Oui, bien sûr. J’aimerais aller plus loin et pourquoi pas travailler sur un volume II de "Bretonne"…

Pour conclure, comment résumerais-tu en quelques mots ce que représente la Bretagne pour toi aujourd'hui ?

La Bretagne, c’est ma madeleine de Proust. C’est ma petite enfance et mes souvenirs. J’ai envie de garder ce passé dans mon cœur. C’est une part de moi qui m’a manquée pendant de nombreuses années. Quelque part, j’ai été arrachée à cette région qui reste associée à certaines sensations que j’ai eu là bas et que je ne retrouve pas ailleurs. C’est ça "Bretonne" !

Tu y retournes souvent ?
En ce moment, oui, beaucoup.

Tu y as un pied à terre ?
Non pas encore, mais je crois que c’est inévitable. Je pense que ça viendra parce que c’est un besoin grandissant.

Merci beaucoup Nolwenn
Je te remercie pour tout. A bientôt.

http://www.chartsinfrance.net/actualite/interview-49287.html
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mer 8 Déc - 15:48

Interview Music actu



Nolwenn Leroy : la Bretagne, ça la gagne


Video ci dessous :

http://www.musicactu.com/actualite-musique/132191/nolwenn-leroy-la-bretagne-ca-la-gagne/



Dernière édition par liliane le Jeu 9 Déc - 18:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mer 8 Déc - 18:10

Un grand Merci Lili,je l'écoute en ce moment!Toujours réjouie!!!! bisous
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mer 8 Déc - 18:46

NOLWENN LEROY : "C'EST LA COMMUNICATION QUI FAIT TOUT, PAS LA MUSIQUE"



Habituée à espacer ses albums de trois ou quatre ans, Nolwenn Leroy a changé de rythme cette année. La chanteuse française, révélée dans la Star Academy il y a huit ans, propose en effet une sorte d'album concept, "Bretonne", qu'elle présente comme la bande-son de sa Bretagne à elle. L'album sort un an après son prédécesseur, "Le Cheshire Cat et moi", qui n'a pas rencontré le succès des deux premiers albums de Nolwenn.

A l'occasion de la sortie de "Bretonne", la jeune femme a accordé un entretien à Ozap. La chanteuse revient sur ce nouveau projet, qui ne surprendra pas ceux qui la suivent, selon elle, et sur la contre-performance commerciale de son dernier opus. Mais ce ne sont pas les ventes décevantes, mais l'attitude de certains médias qui a le plus frustré Nolwenn Leroy. La chanteuse évoque aussi l'état de la variété française, et sa volonté de travailler seule.


Question un peu bateau pour commencer, mais inévitable, d'où t'est venue l'idée de cet album, "Bretonne" ?

C'est un album dont je parle depuis huit ans. J'en ai parlé avec Laurent Voulzy il y a huit ans, quand il écrit "Suivre une étoile", et puis il existe aussi pour la bonne et simple raison que depuis huit ans, sur chaque album, il y a des petites touches un peu celtisantes par-ci par-là, donc ce n'est pas une révélation soudaine.

C'est bien passé au niveau de la maison de disques ? Tu as eu le soutien de Pascal Nègre, je crois...

Quand j'en ai parlé à Pascal, effectivement, j'ai eu la chance qu'il me suive sur cette idée, qui était originale pour certains, et pas forcément ce qu'on attendait. Mais les gens qui me suivent depuis le début ne sont pas surpris par cet album. Ce sont des sonorités, un univers, une ambiance que j'apprécie. J'attendais juste le bon moment pour le faire, pour la bonne et simple raison qu'on m'a connu à mes débuts en chantant les chansons des autres, et que j'avais besoin d'écrire mes chansons et de créer mon propre répertoire et que je ne pouvais pas arriver avec un tel projet tout de suite.


Ton album précédent, "Le Cheshire Cat et moi", était déjà un peu risqué l'an dernier, et là une nouvelle fois tu fais quelque chose d'original, qui sort un peu du cadre...

Par rapport à ce qu'on peut entendre à la radio aujourd'hui, ce n'est pas un album électro, c'est sûr, mais en même temps, c'est un album qui est plus populaire dans le sens où ces chansons sont populaires par essence, ce sont des chansons qui sont faites pour faire danser les gens. C'est un album qui réunit des chansons traditionnelles, des chansons connues par les bretons mais moins connues par le reste de la France et que je voulais faire découvrir. Il y a également des chansons d'aujourd'hui, qui m'évoquent ma Bretagne à moi. Ce que je voulais faire en fait, comme je dis souvent, c'est ma bande originale à moi de ce qu'est pour moi la Bretagne. L'idée c'était de faire un album pop, moderne, en incorporant des instruments traditionnels, et de revisiter toutes ces chansons.

C'est un album enregistré beaucoup plus rapidement que tes précédents...

Ah oui, ça m'a changé ! Parce que d'habitude je prends plutôt trois ou quatre ans, mais c'est aussi parce que c'est un album en majorité de reprises, donc le temps est divisé. Ce qui me prend du temps, d'habitude, c'est d'écrire mes chansons. Lorsqu'on organise des séminaires, qu'on va faire son marché, qu'on choisit des chansons, ça va plus vite. D'habitude, c'est vrai, je suis un peu lente, mais en même temps, j'ai appris aux côtés de Laurent Voulzy, donc forcément... Le choix, en revanche, a été difficile à faire. Il y avait tellement de chansons que je voulais reprendre. Après, mon travail a vraiment commencé, et c'était sur les arrangements.


Revenons sur l'album précédent, "Le Cheshire Cat et moi", qui n'a pas vraiment trouvé son public...

Je crois que c'est parce qu'il ne correspondait pas à ce qu'on attendait de moi, et c'est très triste car c'est un de mes albums les plus personnels, je l'ai fait du début jusqu'à la fin. C'est un album qui marque un tournant pour moi dans ma carrière, et j'ai convaincu beaucoup de gens qui peut-être, avant, n'auraient pas écouté ma musique. Le seul problème c'est que les médias qui relayaient avant mes albums, qui parlaient de moi, ont un peu pris peur car c'était trop spé, trop indé. Et tous les médias qui auraient pu s'intéresser au projet ont dit qu'ils aimaient, mais que malheureusement mon nom était sur la pochette, et que c'était un peu tôt pour certains lecteurs de certains magazines, ou pour certains auditeurs de certaines radios. Et c'est terrible.

Tout est question de marketing, de communication ?

Oui voilà. Jusqu'à présent, je pensais que la musique suffisait, mais en fait non, c'est la communication qui fait tout : ce que tu dis que tu fais, ce que tu dis que tu es. Je ne me suis intéressée qu'à la musique, et malheureusement, ce n'est pas assez. Et on le voit pour d'autres artistes. On voit des choses quand même terribles se passer. Je ne veux pas citer de nom, mais on voit certains artistes qui, en changeant de nom, en restant la même personne et en écrivant la même musique, vont être adulés par certains médias qui n'auraient jamais parlé de leur musique. Il suffit que je me coupe les cheveux et que je me teigne en blonde ? Je ne sais pas...


Donc tu étais ton propre problème en fait...

Mon problème, c'était que mon nom soit sur la pochette, mon nom en tant que marque, puisque c'est ça, en fait. Le problème c'est que mon nom, après neuf ans, est encore associé à cette émission qui m'a révélée et que ça ne passe pas dans un milieu très parisianniste et branché de la musique et de la culture. Je ne conteste pas les critiques envers l'émission, mais je pensais que c'était la musique qui compte avant tout. Et pas en France, en fait. Si j'ai pu être frustrée, c'est par rapport à ça, pas par rapport aux ventes. Il y a quand même des gens qui l'ont remarqué, cet album, j'ai eu des articles fabuleux dans des journaux que je n'aurais jamais eus avant. Il y a des choses formidables qui se sont passées sur cet album, mais je n'ai pas eu le même succès commercial que sur les précédents. En même temps, ce n'est pas ce que je recherchais. J'étais à la recherche de la reconnaissance de mes pairs pour la musique que je fais, au moins en partie. Mais on ne voulait pas me voir là. Et ça je l'ai ressenti. Et c'est de ça que j'ai souffert.

Tu ne te doutais pas déjà que l'album allait moins bien fonctionner, justement parce qu'il était moins commercial ?

Ah si, carrément. Je savais bien, quand j'étais en studio avec Teitur, que ça n'allait pas être matraqué sur toutes les radios. Là où j'ai été frustrée, et je suis obligée de le dire parce que c'est la vérité, c'est que je me suis retrouvée face à des gens de radios qui passeraient normalement ce type de musique, qui m'ont dit avoir écouté l'album et l'avoir aimé, mais ne pas pouvoir le passer parce qu'il y avait mon nom sur la pochette. Ca, c'est frustrant.

C'est aussi cette frustration qui t'a poussée à faire quelque chose de complètement différent ?

En fait j'ai voulu encore affirmer mon identité. Je continue d'aller au bout de mes projets, de mes envies, en proposant quelque chose d'encore différent, un album un peu entre parenthèses de mes autres albums studio. Je clame mon nom Nolwenn, bretonne, je ne peux pas être plus bretonne. Est-ce que j'ai envie de jouer un jeu ? Non. Je trouve ça tellement pathétique ce côté communication, marketing à côté des projets. Je pensais que la musique suffirait pour changer certaines mentalités, mais en fait pas du tout. Pas du tout. Au moins, maintenant j'ai le recul pour comprendre certaines choses. Ce serait à refaire, je le referais, même du début. Mais c'est vrai que le fait de sortir gagnante donne quelque chose à porter en plus que les autres n'ont pas.


Avec cet album, comme avant le précédent d'ailleurs, tu sors encore un peu plus du créneau « variété française ». Quel regard tu portes là-dessus ? On a l'impression qu'il ne se passe plus grand-chose de très excitant sur la scène francophone...

C'est vrai que c'est dur pour tout le monde, mais à côté de ça tu as Zaz. Zaz, c'est pour moi la quintessence de la variété française d'aujourd'hui. C'est fabuleux ce qui se passe autour d'elle aujourd'hui.

Oui mais à part Zaz, on n'a pas grand-chose... Peut-être Grégoire ? Mais en tout cas il n'y a pas de jeune scène vibrante, comme dans d'autres pays. Aux Etats-Unis en ce moment il y a un vraiment courant pop très puissant, qu'on aime ou pas, mais chez nous, il n'y plus vraiment de création on dirait. Tu crois que c'est parce qu'il n'y a plus d'argent peut-être ?

Je ne sais pas. C'est vrai qu'il y a de plus en plus d'artistes internationaux, et c'est vrai aussi dans la presse, à la télé, ils prennent de plus en plus de place. Après, la variété française comme moi je l'entends, est devenu quelque chose de péjoratif. Peut-être que ça tient à ça aussi. Il y a une perte d'identité à force, et c'est un peu angoissant. Mais il ne faut pas faire comme les Etats-Unis. J'aime beaucoup Katy Perry mais il ne faut pas faire de Katy Perry à la française, par exemple, il faut garder son identité.

Tu écoutes beaucoup de musique française ?

En fait, non, je suis bien obligée de l'avouer. Tout ce que j'écoute de français, ça va être ancien ou alors ce sera du Miossec, du Juliette... Donc j'ai du mal à juger. Tout ce qu'on a pu associer au côté un peu péjoratif de la variété française, c'est quelque chose que je n'écoute pas, et que je ne fais plus non plus. Mais je sais de quoi je parle !

Selon toi, tu as fait de la mauvaise variété ?

J'ai enregistré un premier album qui avait été écrit avant même qu'on sache que je serai la gagnante. Les chansons étaient déjà prêtes, c'est une démarche différente, une façon différente de travailler. C'était de la variété française pure et dure, mais pas de la variété de mauvaise qualité, non.


Dans la chanson Le Bagad de Lann-Bihoué, écrite par Voulzy et Souchon, tu parles d'un homme et tu demandes s'il la voyait comme ça, sa vie. Et la tienne, tu la voyais comme ça ?

Pas vraiment, non. Mais contrairement à la chanson qui parle d'un mec qui a une vie train-train, triste et loin de ses rêves, moi j'ai justement réalisé mes rêves, de chanter, d'écrire mes chansons et de les faire partager. Ce que je n'imaginais pas, c'est ce qui est autour, ce qui va avec, la bataille perpétuelle que ça représente pour quelqu'un qui n'a pas vraiment de manager, qui travaille seule. Il faut vraiment avoir les épaules solides pour pouvoir aller au bout de ses projets et imposer sa musique, ses idées artistiques. C'est très difficile, et pour moi c'est une lutte perpétuelle aujourd'hui de pouvoir faire quelque chose qui me ressemble. Ce n'est pas facile du tout.

Et pourquoi tu travailles seule justement ?

Parce que j'ai été très mal entourée à un moment donné, et que chat échaudé... A un moment donné, je me suis rendu compte qu'il valait mieux être pas entourée que mal entourée, donc je me suis retrouvée un peu toute seule. J'avais la chance d'être soutenue par les gens qui travaillent dans mon label et qui m'aident au quotidien. Mais oui, j'arrive avec mes chansons, mes visuels, mes idées de clips, c'est très artisanal. Je n'ai pas une batterie de personnes autour, de préposés, d'assistants... En même temps, ça ne s'est jamais aussi bien passé que depuis que je travaille comme ça, donc c'est plutôt positif. Et je n'aime pas non plus qu'il y ait trop d'intermédiaires, j'aime pouvoir parler directement de ce qui me concerne, sans trop de filtres. C'est agréable, mais ça demande beaucoup plus d'investissement personnel.

Donc tu vas continuer à travailler comme ça...

Oui, et je pense que l'avenir appartient aux gens qui travaillent de cette manière-là. A terme, je n'ai pas envie d'être pessimiste, mais je pense qu'on revient de plus en plus aux artistes vraiment artistes, qui s'occupent vraiment de leur travail. Même les gros artistes américains, comme Lady Gaga, même s'il y a beaucoup de marketing autour, je pense que cette nana-là, même si elle a plein d'assistants, c'est elle qui prend toutes les décisions et rien ne sort sans son accord. L'époque des années 80, des imprésarios, tout ça, c'est fini. Etant donné la crise, l'artiste est obligé d'être impliqué à 300% dans son projet. On délègue de moins en moins, et on revient peut-être finalement à l'essentiel. Et ce n'est pas une mauvaise chose.


Publié par Charles Decant

http://www.ozap.com/actu/interview-nolwenn-leroy-bretonne-flop-cheshire/383888
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Jeu 9 Déc - 13:45


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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Jeu 16 Déc - 9:40



ON N'EST PAS COUCHE - FRANCE 2 - 22H45

SAMEDI 18 Décembre 2010

Valery Giscard d'Estaing, Audrey Pulvar, Patrick Sébastien, Nolwenn Leroy, Guy Béart

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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Ven 17 Déc - 17:33

Nolwenn Leroy : une voix exceptionnelle retourne à ses racines


17/12/2010 – 14h30 BREST (NOVOpress Breizh) – « Bretonne…Finistérienne…je me vois comme un minuscule fragment de roche, un petit caillou arraché à la côte sauvage, projeté au loin par des vents contraires et violents, un bout de granit solide qui a résisté et gardé au fond de sa mémoire les chants de cette roche, les chants de cette mer… ». Avec son dernier album, « Bretonne », Nolwenn Leroy retourne à ses racines. Avec son talent, qui est très grand.

En breton, en français et en gaélique, celle qui débuta en remportant voilà huit ans la Star Academy a choisi de réinterpréter des morceaux emblématiques du répertoire celtique.

De « Mna Na H-Eireann », chanté en gaélique, aux reprises de succès d’Alan Stivell (« Tri Martolod », « Rentrer en Bretagne », « Suite sud armoricaine ») en passant par « Karantez vro», un superbe texte d’Anjela Duval sur une composition de Véronique Autret, Nolwenn Leroy affirme avec force son identité bretonne.

« Je ne serai jamais ta Parisienne », affirme sans complexe cette Finistérienne dans un morceau écrit par Miossec et mis en musique par Didier Squiban. On la croit volontiers, elle qui conclut son album par une interprétation très personnelle du « Bro Gozh », l’hymne breton. Nolwenn Leroy, ou quand une voix exceptionnelle se réapproprie sa culture pour la sublimer. Un grand moment.

[cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine [http://breizh.novopress.info/]

http://breizh.novopress.info/9526/nolwenn-leroy-une-voix-exceptionnelle-retourne-a-ses-racines/
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Ven 17 Déc - 23:57

BRETONNE DISQUE DE PLATINE



10 jours après sa sortie dans les bacs, l'album de Nolwenn Leroy est disque de platine (100 000 exemplaires mis en place).


Dernière édition par liliane le Dim 2 Jan - 18:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Dim 19 Déc - 8:22

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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Lun 20 Déc - 12:49

LA MUSIQUE CELTIQUE A TRAVERS LE MONDE


Bref historique...La musique celtique est née il y a quatre ou cinq mille ans avec l’arrivée des peuples celtes en Europe centrale. Aujourd’hui, elle recouvre un ensemble de traditions et d’apports qui ont évolué au fil du temps.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la culture celtique ne provient pas uniquement de Bretagne ou d’Irlande. Il existe en fait huit nations celtiques : le pays de Galles, l’île de Man, l’Ecosse, l’Irlande, la Cornouaille (dans le sud-ouest de la Grande-Bretagne), la Bretagne et deux régions du nord-ouest de l’Espagne : les Asturies et la Galice.

D’autres nations sont venues depuis se rajouter à cette liste : la Nouvelle-Zélande, l’Amérique, le Canada, l’Australie et même le Japon. Ces nouveaux membres de la grande famille celtique ont chacun redécouvert leurs ancêtres celtes et ont développé à leur tour et à leur manière ce style de musique.


En effet, La ville qui compte le plus grand nombre d'habitants se revendiquant Irlandais n'est ni Dublin ni Belfast mais New York. Plusieurs autres agglomérations dans le monde, en Amérique, en Grande-Bretagne ou en Australie se classent également avant les deux plus grandes villes irlandaises.

Depuis le XVIIIe siècle, un grand nombre d'Irlandais ont dû s'établir, de gré ou de force, dans diverses parties du monde, et en premier lieu dans les colonies britanniques. Cette émigration était fortement encouragée par le gouvernement de Londres qui offrait parfois tout ou une partie du voyage aux Irlandais acceptant de partir pour le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et d'autres colonies de moindre importance. Un bon million d'Irlandais ont ainsi fait souche dans les pays du Commonwealth. Le Canada fut longtemps une destination privilégiée car c'était un bon moyen pour des immigrants peu fortunés de se rendre à moindre frais aux États-Unis en passant par ce pays. L'Australie fut d'abord une colonie pénitentiaire où l'on déporta des prisonniers politiques – Irlandais-Unis, Jeune Irlandais et Fenians – avant d'être une colonie de peuplement. Elle accueillit alors de nombreux Irlandais attirés par la découverte de mines d'or au milieu du XIXe siècle. D'autres allèrent chercher fortune ailleurs, notamment en Amérique du Sud. Mais c'est incontestablement les États-Unis qui, au cours de l'histoire, furent le grand réceptacle de l'émigration irlandaise. On estime généralement qu'environ cinq millions d'Irlandais se sont installés aux États-Unis depuis le début du XVIIIe siècle, ce qui représente plus de la moitié de toute l'émigration irlandaise.


La Grande Parade de la Saint Patrick à New York

Aujourd'hui, quinze à vingt millions d'Américains – certains parlent même de quarante à cinquante millions ! – peuvent légitimement revendiquer une origine irlandaise. Chaque année, le 17 mars, le défilé de la Saint-Patrick rassemble des foules considérables à New York et dans les principales villes des États-Unis. Et on n'en finit pas d'énumérer les Américains d'origine irlandaise qui se sont fait un nom dans la vie politique comme Wilson ou le clan Kennedy, économique, littéraire, cinématographique ou sportive. C'est pourquoi, malgré l'essor économique récent de leur pays, de nombreux jeunes Irlandais rêvent toujours d'Amérique.

http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/la_diaspora_irlandaise.asp
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mar 28 Déc - 7:42

Musique. Nolwenn Leroy est sa protégée


28 décembre 2010


Avec 100.000 albums de «Bretonne», vendus en trois semaines, Nolwenn Leroy est en passe de battre des records. Ce qui n'est pas pour déplaire à son directeur artistique, leLorientais Dominique Gau.


«J'ai fait l'école Bisson, le collège et le lycée Dupuy-de-Lôme... Au cinéma Le Royal, j'ai été projectionniste. J'ai également travaillé pour le Festival interceltique du temps de Pierrot Guergadic. C'était un taf bien payé. Lebar Le Chambord a disparu. Mais c'est là qu'on allait boire des coups parce que la serveuse de l'époque était vraiment mignonne... C'est fou comment en quelques années, Lorient a changé. Autrefois, la place Aristide-Briand, on l'appelait la place du Royal. Maintenant, c'est la place de la Fnac...».

Des souvenirs en pagaille

Alors que personne ne lui a encore rien demandé, Dominique Gau enchaîne, à un rythme effréné, souvenir sur souvenir, avec juste ce qu'il faut de nostalgie. Si l'homme semble si fier de ses origines lorientaises, ce n'est pas par hasard. «Je suis directeur artistique chez Universal music France. Après avoir bossé chez Warner pour Pascal Obisbo, ?LesDix Commandements?, Christophe Maé, c'est moi qui m'occupe aujourd'hui de Nolwenn Leroy. Je trouve formidable que deux Bretons, elle de Saint-Renan, moi de Lorient, se soient retrouvés sur ?Bretonne?, son dernier album».

«Un carton»

Avec Dominique Gau, coulé dans la Parisienne attitude, tout va vite. Très vite. Un clic, deux touches sur son I-pad, extirpé d'un grand sac qui semble ne jamais le quitter et la dernière info du jour tombe. «Dans les téléchargements, Nolwenn arrive quatrième derrière Vanessa Paradis, Les enfoirés et Mylène Farmer». «Je le sens, Nolwenn va faire un carton. En trois semaines, avec 100.000CD physiques vendus, elle est déjà disque platine», s'enflamme celui qui, depuis un an et demi, gère la carrière de la jeune Bretonne.

Pourquoi ce succès fulgurant? «Parce que Nolwenn est une chanteuse sincère. Elle a une sacrée voix et elle s'appuie sur un répertoire populaire». «Bretonne est tout sauf un album ringard et consensuel. Avec Nolwenn et sa force de conviction, nous avons réussi à imposer trois titres en breton et un en gaélique. Et ça, il fallait oser le faire...». En cette fin d'année, Dominique Gau nourrit de nombreux projets pour sa protégée. En tête, il place une date au Festival interceltique 2011 et une invitation au stade du Moustoir, un soir de match. «Nolwenn chante si bien le Bro Goz...».

Yann Le Scornet

http://lorient.letelegramme.com/local/morbihan/lorient/ville/musique-nolwenn-leroy-est-sa-protegee-28-12-2010-1161272.php
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Ven 31 Déc - 14:27

Le jackpot breton de Nolwenn Leroy

A 25 ans, la gagnante de la « Star Ac » 2 rend hommage à ses racines celtes dans un album qui séduit bien au-delà de sa terre natale





Des ricanements avaient accueilli début décembre la sortie du nouveau Nolwenn Leroy, album de reprises celtiques, dont quatre en breton et une en gaélique, avec sur la pochette la chanteuse en tenue bigoudène à l’âge de 3 ans… Désormais, plus personne ne rigole. « Bretonne » est le succès surprise de cette fin d’année, et pas seulement à Brest : l’ex-gagnante de la « Star Academy » (2002) a déjà écoulé près de 100000 CD et progresse de semaine en semaine.

Elle était hier cinquième du classement officiel des ventes en France et troisième sur iTunes.
L’objet du miracle? Douze standards du répertoire breton, dont tout le monde ou presque connaît les mélodies : « la Jument de Michao » et son célèbre refrain « J’entends le loup, le renard et la belette… »; « Tri Martolod », plus connu par la version du groupe Manau en 1998 sous le titre « la Tribu de Dana »… Mais aussi « le Bagad de Lann-Bihoué » du duo Souchon-Voulzy ou « Brest » de Miossec. Ce dernier a écrit le seul inédit du disque : « Je ne serai jamais ta Parisienne », où Nolwenn enfonce le clou de son identité bretonne.

« Je suis fière que ce disque touche autant de monde », se réjouit la chanteuse, née il y a vingt-huit ans à Saint-Renan (Finistère). Le projet lui trottait dans la tête « depuis longtemps » : « C’est la musique avec laquelle j’ai grandi, c’est mon histoire », rétorque-t-elle à ceux qui la soupçonnent d’avoir voulu contrecarrer le flop de son album précédent, sorti début 2010. « Sincère » dans sa démarche, Nolwenn a pris des cours de breton, chante l’hymne local (« Bro gozh va zadoù ») et milite pour que cette langue soit davantage diffusée dans les médias. « Je ne revendique rien, si ce n’est de rendre hommage à cette terre et à cette langue que j’aime de tout mon cœur », s’enflamme-t-elle.

La belle brune aux yeux bleus a eu un allié de poids dans sa démarche : Dominique Gau, directeur artistique chez Mercury/Universal, est né à… Lorient. « C’est vraiment une envie qu’elle avait, confirme cet autre Breton exilé à Paris. On a choisi ensemble les chansons et on a cherché des arrangements modernes. » Le disque a été enregistré à Londres, avec des musiciens anglais et irlandais dirigés par Jon Kelly, ex-producteur de Kate Bush, Tori Amos et Paul McCartney.

Adoubée par ses compatriotes, Nolwenn Leroy vend plus en Bretagne que Mylène Farmer, à en croire le top des Fnac de l’Ouest publié par « Ouest-France ». « Hormis quelques intégristes qui ont un peu râlé, tout le monde ici a été touché par son hommage à la région », constate Michel Troadec, journaliste musical du quotidien rennais.

La chanteuse est désormais attendue de pied ferme sur scène. « Ça va se faire très vite, dès le début de l’année, promet Nolwenn. J’ai envie d’offrir plus qu’un concert, une véritable soirée bretonne, un fest-noz où je danserai avec les gens. » Et pas question de s’arrêter là : « J’adorerais faire un autre album de musique celtique, mais avec des chansons inédites et en travaillant avec des groupes locaux moins connus qu’Alan Stivell, Tri Yann ou Dan Ar Braz qui ont inspiré ce disque. » Il est temps de réviser son breton.

Thierry Dague
http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/le-jackpot-breton-de-nolwenn-leroy-31-12-2010-1208170.php
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mar 4 Jan - 11:09

Nolwenn LEROY - Bretonne (2010)
Chronique de MARCO STIVELL


Nolwenn Leroy - Karantez Vro
envoyé par apolinos92. - Regardez plus de clips, en HD !

... Bretonne. La musique celtique a son lot de fans, mais qui pour certains ne l'aident pas toujours à se sortir de son "ghetto folklorique" tant ils trouvent des raisons pour médire de ceux qui la font évoluer (Alan Stivell en tête) ainsi que des artistes venus d'ailleurs (souvent de France) et qui tentent de se "l'approprier", avec une forte dose d'a-prioris. Donc lorsque l'on annonce que la belle (son physique est d'ailleurs la seule qualité "qu'on" lui reconnait bien souvent) Nolwenn va publier un album consacré à des chansons-phares de la musique celtique, non seulement ce sera pas bon parce que "Star' Ac et variété française = merde", mais aussi parce que, en voyant la liste des titres choisis, on sent bien qu'il n'y a aucun effort. Rendez-vous compte : "Dans les Prisons de Nantes", "Tri Martolod", "La Jument de Michao", "Mnà Na hEireann" ("Women of Ireland" pour les intimes), "Suite Sudarmoricaine"... "Bro Gozh Ma Zadoù", l'hymne breton ! Là c'est trop, elle touche au Sacré des Saints, et en plus elle s'est vraiment pas foulée.

Nolwenn a certes choisi des tubes de la musique celtique, mais avant l'image que l'on tente de donner à une chanson que l'on reprend, il y a l'attachement personnel à la chanson, et la chanteuse a choisi ces morceaux-là parce qu'elle les a entendus, réentendus, aimés depuis l'enfance. Aimer ou ne pas le résultat est propre à chacun, mais quand Alan Stivell en a fait la même démarche pour Brian Boru, personne ne lui en a tenu rigueur. Et Loreena McKennitt, lorsqu'après des albums aussi "altruistes" elle revient à ses premières amours en choisissant des tubes comme la "Brian Boru's March", "The Wind That Shakes the Barley" ou "Down By the Sally Gardens", on se tait et on écoute là également. Alors Nolwenn avait le droit d'en faire autant, comme AC/DC auront le droit de faire du post-rock quand ils le décideront.

Et la réussite d'un album de reprises ne réside pas ou du moins pas complètement dans ce que la reprise peut apporter par rapport à "l'originale" sur le plan ornementation musicale, il y a la démarche, et surtout l'émotion que l'artiste arrive à faire passer. Nolwenn chante la Bretagne à la bretonne et à la française, l'Irlande, et elle le fait bien. Ces chansons, on les a entendues et réentendues, mais imaginez un peu dans l'absolu que ce soit la chanteuse qui ait eu l'idée de les interpréter alors que personne ne l'a fait avant elle ? Nolwenn n'a pas la prétention d'inventer quelque chose, elle est au contraire humble, remercie Alan Stivell "qui a ouvert la voie", Tri Yann pour les "bons moments passées ensemble en studio il y a quelques années", bref elle se sent bretonne, heureuse ainsi et on ne peut que lui donner raison. D'autant plus que ce disque, très agréable, est conforme à ce que, pour nous qui l'aimons, pouvions attendre d'elle. Mis à part trois chansons issues de la variété française dont une (parmi les deux de Miossec, "Brest") qui en garde les sonorités rock, Nolwenn rend hommage à l'anglais ("Greensleeves"), au gaélique ("Mnà Na hEireann", dont la prestation est déjà acclamée par les irlandais qui parlent couramment cette langue), et bien sûr au breton, qu'elle fait vibrer avec son accent à elle, dont elle n'a pas à rougir - je ne connais pas tous les secrets de la langue, mais ça fait longtemps que je l'apprécie -. Musicalement elle s'accompagne des instruments naturels plus qu'obligés, à savoir la cornemuse (par Michael McGoldrick, le sonneur du groupe écossais Capercaillie), la harpe celtique, le violon, le bouzouki et les whistles irlandais, tout cela agrémenté de petites programmations et de fines nappes de claviers. Un vrai régal pour les oreilles.

Les deux chansons écrites par Miossec représentent pour l'une une franche réussite du disque, et pour l'autre l'un des rares (et légers) "moins". "Brest" et son rock variété dénotent un peu aux côtés du doux folk-rock celtique mais la chanson reste très sympathique. Quand à "Je Ne Serai Jamais ta Parisienne", si avec un tel titre on pouvait s'attendre à quelque chose de malicieux musicalement parlant, le résultat a de quoi tempérer aussitôt car c'est une composition très folk dont le célèbre pianiste breton Didier Squiban est responsable (merci à lui). Pour continuer dans les "minorités", la version de "Greensleeves" est très jolie, et "Mnà ne hEireann" toujours aussi enchanteresse. La belle chanteuse n'innove pas encore une fois, mais quand les sens sont ainsi éveillés, qu'a t-on à faire d'une recherche superflue ? On en vient à ces fameux tubes "bretons", mot que je mets entre guillemets puisque si leur origine est à chacun indéniable, il ne faut pas oublier que certains ont été écrits en français. Cherchons encore après cela l'opposition des cultures. Le "Bro Gozh Ma Zadoù" de Nolwenn LEROY vient s'ajouter à toutes les versions de qualité que l'on connait, moins magistral que celle de Stivell mais porté par les instruments et bien sûr la voix de la chanteuse. "Tri Martolod", qui au départ peut sonner bizarre quand on connait la version, que dis-je les versions d'Alan Stivell, se révèle vite attachante, tout comme "La Jument de Michao" qui elle en revanche nous parle fortement à l'instant même où on l'entend. Disons au moins que c'est très rafraîchissant, et à ce titre, le final du disque fait très fort. Après un doux "Karantez Veo", arrive une chanson non-bretonne, "Le Bagad de Lann-Bihoué", mais Alain Souchon et Laurent Voulzy sont salués et décrits par Nolwenn comme des "bretons de coeur et de toujours". Cette version de la chanson (courte, bien évidemment) est on ne peut plus réjouissante avec ce son neuf, et le final est une grande réussite. Puis "Dans les Prisons de Nantes" nous convie à la fête, ainsi que le font les Tri Yann depuis le début des années 70...

Et on parlait de recherche précédemment. Que ceux qui doutent encore de la sincérité et de l'effort de Nolwenn se concentrent un peu sur la dernière chanson. Qui connait "Rentrer en Bretagne" ? Comment décrire l'idée de génie qu'a eue Nolwenn lorsqu'elle a pensé à reprendre cette chanson perdue sur un vieil album d'Alan Stivell, méconnu lui aussi et personnellement celui que j'aime le moins ? La chanson en revanche a toujours été magnifique, et Nolwenn, en plus de l'excellente idée de la placer à la fin, la rend au moins aussi touchante.

Bref, voilà un disque très agréable et une vraie réussite, ou devrais-je dire victoire sur la longueur. Nolwenn LEROY, bretonne de sang et de coeur (c'est encore plus fort quand on est les deux) tient là une oeuvre superbe grâce à laquelle elle prouve ce qu'une fille fière de son pays et de sa culture porte en elle, et qui a de quoi, encore plus que les albums précédents, réconcilier toutes les Nolwenn avec leurs prénoms, et qui peuvent être fières de leur figure de proue (c'est valable pour les autres bretons)...

http://fp.nightfall.fr/index.php?idchoix=3128
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mar 11 Jan - 17:10



CHAMPS ELYSEES - FRANCE 2
15 Janvier 2011


50 ' INSIDE - TF1
15 Janvier


Au menu de l'émission 50 Minutes Inside présentée par Nikos Aliagas et Sandrine Quétier cette semaine, une artiste qui chante la Bretagne, une légende vivante du cinéma américaine, le retour de la rockstar française, mais également un tournage en pleine mer.

Le chroniqueur Christophe Beaugrand est parti à la recherche du phénomène Nolwenn Leroy qui a dévoilé au mois de décembre son dernier album : Bretonne. Et pour l'occasion, le journaliste se livre à quelques pas de danse folklorique !


STARS EN QUESTION - FRANCE 2
29 Janvier 2011


Après le succès au mois d’octobre dernier de l’émission spéciale Sardou en questions, France 2 et Patrick Sabatier proposeront régulièrement une grande émission en direct où toutes les questions pourront être posées par le public aux vedettes de la chanson, du cinéma, de la télévision, etc. qui répondront sans tabou aux téléspectateurs.



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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mer 12 Jan - 11:24

Coup de coeur pour Nolwenn Leroy

La lauréate de la Star Ac' sort un album aux consonnances bretonnes.

Pourquoi ? Parce que la lauréate de la Star Academy promotion 2002 étonne et séduit avec cet album dédié aux hymnes celtes, chants de marins et comptines au réalisme magique.

Mais encore... Ce bouquet de chansons traditionnelles aux arrangements fignolés s'attache aussi aux refrains dédiés à la Bretagne par Jean-Michel Caradec, Souchon ou Miossec. Ce dernier a d'ailleurs spécialement écrit pour Nolwenn Je ne serai jamais ta Parisienne.

Gilles Médioni
http://www.lexpress.fr/culture/musique/coup-de-coeur-pour-nolwenn-leroy_951428.html
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mer 12 Jan - 20:40

Merci pour ces articles Lili! bisous


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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Jeu 13 Jan - 11:12

LE FIGARO

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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mar 18 Jan - 15:08

Excellent parcours de Bretonne dans les charts français depuis sa sortie :



DATE ALBUM PHYSIQUE TELECHARGEMENTS
12 décembre 2010 8e - 21 000 ex 4e - 2 000 ex
19 décembre 2010 6e - 33 000 ex 2e - 1 800 ex
26 décembre 2010 5e - 44 000 ex 4e - 1 300 ex
2 janvier 2011 2e -21 500 ex2e - 1 300
9 janvier 2011 1ère - 16 000 ex 2e - 1 200
16 janvier 2011 1ère - 21 200 ex1ère - 1 600
23 janvier 2011 1ère - 30 000 ex
TOTAL VENTES 186 0009 200


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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Mar 18 Jan - 23:47

Merci Lili! bisous Contente du succès de l'Album de Nolwenn,je trouve qu'il lui va comme un gant là!Même si ce sont des reprises! love pompomtwins
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MessageSujet: Re: NOLWENN LEROY   Aujourd'hui à 3:39

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