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 BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES

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Nine
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MessageSujet: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Ven 17 Oct - 13:41

BENJAMIN BIOLAY



Eternel jeune premier de la chanson française dont il un des plus dignes héritiers, Benjamin Biolay sait jouer de ses multiples talents d’auteur-compositeur et arrangeur pour son propre compte ou en maître-façonnier, émule de Gainsbourg, dont la gamme va de Henri Salvador à Elodie Frégé.

L'histoire d'un garçon

Benjamin Biolay, né à Villefranche-sur-Saône le 20 janvier 1973, développe très tôt un goût prononcé pour la musique, initié par son père clarinettiste amateur. Les premiers instruments qu’il pratique au conservatoire municipal sont le tuba et le violon, dont l’apprentissage est agrémenté de quelques concerts en formation symphonique.

A l’adolescence, il se tourne vers le rock, et forme le groupe Wind avec un cousin, sans pour autant abandonner l’enseignement musical classique dispensé au Conservatoire de Lyon où il passe au trombone, devenant lauréat dans deux disciplines en 1990. Malgré ces récompenses, Benjamin Biolay opte pour la guitare et compose ses premières chansons qu’il place sur des maquettes. L’une d’entre elles est remarquée par Philippe Viennet, auteur attitré de Liane Foly, mais ne trouve pas de suite. Il lui faut attendre 1994 pour avoir l’opportunité d’enregistrer un CD Live au Barbar avec son groupe, Mateo Gallion.

La major EMI, rendue curieuse par de bons échos, lui propose un contrat d’artiste solo en octobre 1996, concrétisé par le 45-tours « La Révolution » (1997). Parrainné par Hubert Mounier, le chanteur du groupe lyonnais L’Affaire Louis Trio, le jeune musicien participe au nouvel album du groupe, avant d’être incorporé pour un concert des jeunes talents de la maison de disques au Casino de Paris. Son deuxième simple, « Le Jour viendra » (1998) ne rencontre pas plus d’attention que le premier.

Titres à crédit


Une rencontre avec la chanteuse néerlandaise Keren Ann Zeidel va déboucher sur une suite de collaborations plus fructueuses. Avec Karen Brunon (alias Karen April), ils forment le trio Shelby, responsable d’un titre « 1+1 » (1999) qui tourne régulièrement sur les radios rock. Mais le groupe se sépare rapidement, laissant place à la carrière de Keren Ann dont le premier album La Biographie de Luka Philipsen (2000) est co-écrit et réalisé par Benjamin Biolay (qui fait un duo sur « Décrocher les étoiles »). L’album comprend notamment le titre « Jardin d’hiver », une ballade bossa nova qu’intéresse grandement Henri Salvador pour son album Chambre Avec Vue, tout comme les talents du jeune auteur-compositeur qui signe quatre titres du disque sans récolter les fruits escomptés de ce grand succès.

Benjamin Biolay est alors occupé à d’autres missions avec l’album de la chanteuse québecoise Isabelle Boulay, Mieux Qu’ici Bas (disque de diamant), celui du jeune chanteur franco-camérounais Ol (coup de cœur de Françoise Hardy), et le premier Hubert Mounier en solo, Le Grand Huit.

A la demande de Bambou, dernière compagne de son idole Serge Gainsbourg, il officie en réalisateur du titre « Ne dis rien » (2001) rendant hommage au génie disparu dix ans auparavant.


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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Ven 17 Oct - 13:43

BIOGRAPHIE (suite)




Kennedy

Il est alors temps pour Biolay de faire ses preuves par lui-même. C’est largement le cas avec son premier album, le très réussi Rose Kennedy (mai 2001), se signalant par une richesse mélodique et des arrangements soignés, de « Les Cerfs-volants » à « Los Angeles ». Les treize titres du disque font référence à la saga du « clan Kennedy » par le biais de vignettes nostalgiques. A l’automne, il donne ses premiers concerts avec Hubert Mounier, dont un Olympia lors du festival des Inrockuptibles le 12 novembre. Parallèlement, Benjamin Biolay joue de nouveau l’éminence grise se cachant derrière l’album de Coralie Clément, qui n’est autre que sa sœur cadette, Salle des Pas Perdus (novembre 2001).

L’expérience de la scène se renouvelle au printemps avec la première partie du spectacle d’Alain Souchon du 25 au 30 mars 2002 et le mois suivant au Casino de Paris. Outre son mariage avec l’actrice Chiara Mastroianni – fille de Catherine Deneuve et Marcello Mastroianni – le 11 mai 2002, l’année est consacrée à de nouvelles collaborations pour Keren Ann (La Disparition), Jeff Bodart (Ca Ne Me Suffit Plus), et à l’écriture d’un deuxième album. Sa signature apparaît d’abord sur l’album du retour de Valérie Lagrange, Fleuve Congo (2003), qu’il réalise, puis sur Studio de Julien Clerc, adaptant un standard de jazz (« Dancing in the Dark / Le Bal des adieux »), et le disque sans fard de Juliette Gréco (Aimez-vous les Uns les Autres ou Bien Disparaissez) – tous trois autrefois interprètes de Gainsbourg !

Pygmalion

Son album Négatif sort en avril 2003, et obtient un joli succès de révélation avec 80.000 exemplaires vendus. Si la grande sophistication, marque de fabrique de son auteur, est au rendez-vous, le disque contient quelques touches électro dans ses principaux titres, le mini-hit surréaliste « Chaise à Tokyo » et « Little darlin’ ». Loin de laisser indifférent, Benjamin Biolay est alors perçu comme un dandy digne héritier de Gainsbourg dont il partage le murmure talk over, ou un faiseur opportuniste et vain selon ses détracteurs. Fidèle à Keren Ann, il écrit, compose et réalise Not Going Anywhere, fait un duo « Let’s Talk About Love » sur l’album Storm d’Heather Nova, accompagne la jeune Dorval sur son album Les Choses de la Vie, et produit le disque suivant d’Isabelle Boulay (Tout un Jour).

Le Pygmalion de la « nouvelle chanson française », un brin provocateur, s’autorise la composition d’un disque chanté en duo avec sa femme Chiara Mastroianni : la bande originale fictive intitulée Home (juillet 2004), album de folk intimiste, est boudé par la critique.

Le disque constitue une curieuse parenthèse dans sa discographie, non dénuée de charme. La même année, Benjamin Biolay écrit une vraie bande originale pour le film Clara et moi (Arnaud Viard), plus anecdotique.

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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Ven 17 Oct - 13:45


BIOGRAPHIE (suite et fin)



Album sombre : A l'Origine


L’année 2005 est un cru plus important pour Benjamin Biolay, dont chaque album est attendu au tournant comme un chef-d’œuvre promis. En avril, c’est au tour de A L’Origine, un album de 14 titres composé et arrangé par lui, d’essuyer le feu de la critique qu’il ne manque pas de surprendre par sa tonalité sombre voire désespéré, du morceau-titre à « Cours ! » en passant par « Ground zero bar » évoquant les attentats du 11 septembre 2001, et le single autobiographique « L’histoire d’un garçon ». Au milieu de cette œuvre plus rock que d’ordinaire mais toujours mélodiquement maîtrisée (« Mon amour m’a baisé »), Françoise Hardy participe au duo « Adieu triste amour ». La « marraine » qui avait fait appel à ses services pour Tant de Belles Choses en 2003 (« L’ombre de la lune ») réédite l’expérience en 2005 (« Des lendemains qui chantent » sur Parenthèses).

Le New York Times du 27 mars 2005 lui consacre un article sous le titre « Le Pop Star » et les revues spécialisées anglo-saxonnes voient en lui le plus grand musicien français actuel. Lors de la tournée qui suit la parution de A L’Origine, le chanteur invite Daphné en première partie, se réconcilie avec Vincent Delerm sur scène – sa nouvelle tête de Turc devenant Bénabar – et fait la promotion du nouvel album d’Hubert Mounier. Inlassablement, l’intéressé poursuit ses réalisations pour Coralie Clément (Bye Bye Beauté en 2004), Mounier, ex chanteur de l'Affaire Louis Trio (Voyager Léger) et Daphné (L’Emeraude).

En 2006, Benjamin Biolay se lance dans une nouvelle expérience, le cinéma, jouant un second rôle dans Didine de Vincent Dietschy (sur les écrans au printemps 2008) ") et en octobre devant celle de Sylvie Verheyde ("Sang froid") avec Laura Smet et le rappeur Stomy Bugsy.

Côté musique, Benjamin Biolay écrit deux titres pour Dick Rivers : "Tout se consume" et "La Nuit", parus sur l'album "Dick Rivers" en mars 2006. Puis il habille complètement l’album de l’ex-star académicienne Elodie Frégé, Le Jeu des 7 Erreurs (avec un duo sur le morceau-titre), et quelques titres de Tainted Love : Mating Calls and Fight Songs d’Ambrosia Parsley (2007). Vincent Delerm l’invite un soir chanter son titre « Les Cerfs-volants », présent dans Favourite Songs.

2007

Le 27 mars 2007, il reçoit le Grand prix de l'Union nationale des auteurs compositeurs pour le titre "La Ceinture". En septembre, il sort son quatrième album, "Trash yéyé". La photo de la pochette, prise en noir et blanc par le photographe américain Bruce Weber, le montre en train de siroter négligemment une boisson, l'œil dans le vague. Elle donne le ton d'un opus sombre empli de spleen et de mots qui disent les vertiges de l'amour. "Dans la Merco Benz", "Bien avant", "la Garçonnière", "Douloureux dedans", "Cactus concerto"… autant de compositions arrangées de façon tantôt crues, tantôt soyeuses, pour coller à l'image de romantique d'un Benjamin Biolay toujours aussi torturé.

Le 13 septembre, le public le retrouve à Paris à La Cigale. S'ensuit un tournée de plusieurs dates en France, en Belgique et en Espagne.

En 2008, on le retrouve sur la compilation "Tombés pour Daho" avec une reprise de la chanson "les Bords de Seine" en compagnie d'Elli Medeiros.

En 2008 et début 2009, Benjamin Biolay œuvre pour d’autres : il coproduit l’album de Julien Clerc "Où s’en vont les avions ?", écrit et réalise le nouveau disque de Coralie Clément "Toystore" et arrange les cordes du "Comme si de rien n’était" de Carla Bruni.

En mai 2009, Benjamin Biolay est nominé aux Césars dans la catégorie du "Meilleur acteur dans un second rôle" pour le film "Stella" de Sylvie Verheyde, sorti en 2008.

2009 : "La Superbe"

Ayant quitté sa maison de disques Virgin Music, il débute l'enregistrement de nouvelles chansons en payant lui-même ses séances de studio. Sans aucune pression, l'artiste se sent nettement plus libre dans sa création. C’est chez Naïve que sort finalement le 19 octobre 2009 son nouvel opus, "La Superbe". Un double disque d’où jaillissent vingt-deux titres profondément personnels relatant l’amour, ses fêlures et ses petits bonheurs. Jeanne Cherhal l’accompagne en duo sur le titre "Brandt Rhapsody", l’histoire d’amour d’un homme et d’une femme à travers les post-it qu’ils se laissent sur le Frigo.

Le talent de compositeur de Benjamin Biolay saute aux oreilles : il s’y montre capable d’explorer tous les styles, de la pop anglaise au rap, en passant par des arrangements jazzy et électro. Plus lumineux, plus optimiste, plus posé dans les médias, le trentenaire redore son blason avec cet album véritablement encensé par la critique.


©Music Story
Loïc Picaud

SITE OFFICIEL BENJAMIN BIOLAY
http://www.benjaminbiolay.com/

SON MYSPACE
http://www.myspace.com/benjaminbiolay


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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Ven 17 Oct - 18:27

INITIALES B.B.
INTERVIEW DE BENJAMIN BIOLAY

LA MERCO BENZ CLIP VIDEO

Benjamin Biolay Dans la merco benz
envoyé par infra-pink. - Regardez plus de clips, en HD !
Célèbre et célébré pour ses collaborations diverses (Julien Clerc, Henri Salvador, Juliette Gréco, Elodie Frégé), Benjamin Biolay livre ce mois-ci 'Trash Yéyé', son quatrième album. Porté par le tube 'Dans la Merco Benz', ce disque s’annonce, à n’en point douter, comme un des succès de la rentrée.

Nous rencontrons un Benjamin Biolay nonchalant, affable et cordial. Disert quand il s'agit d'évoquer sa vision de l'engagement ou sa passion du cinéma, le chanteur-compositeur se fait plus timide pour parler de son travail. Entrevue avec une plume et une voix qui comptent, avec un artiste qui n’a pas rangé sa langue dans sa poche.


"Quand un artiste peint une toile, il ne passe pas trois semaines à parcourir le monde pour commenter son oeuvre devant les médias", a dit Robert De Niro. Comment vivez-vous la promotion de votre album ?

:star: C'est une obligation, par moments ça va être une discussion plaisante, donc il faut le prendre comme tel. Evidemment il faut éviter de dire des conneries, ce qui n'est pas vraiment ma spécialité… Ça permet aussi de faire des rencontres et puis ça fait un emploi du temps, on a l'impression d'avoir un vrai travail !


Comment s'est déroulée la phase de composition de ‘Trash Yéyé’ : accouchement difficile ou plus facile que les précédents ?


:star: J'ai du mal à parler de "difficulté". Même si c'est un travail de longue haleine avec des moments de doute horribles, c'est quand même tellement génial de pouvoir continuer à faire ses chansons, suivre sa passion d'adolescent quand on est adulte. J'ai donc très sincèrement du mal à parler de "difficulté". Là, c'était plus morcelé que d'habitude… mais j'ai un peu oublié. Tout ce que je sais, c'est que ce n'était pas douloureux. En tout cas, les moments de studio étaient très chouettes.


Quelle est la spécificité de cet album par rapport aux autres ?

:star: C'est la continuité du précédent que j'ai toujours vu comme une sorte de “diptyque”, même si c'est un terme un peu ampoulé... Pour moi c'est un peu le tome 2 de 'A l'origine' : il y a une légère cohérence par rapport au précédent. Sinon, chaque album est une aventure unique, même si ça ne s'entend pas forcément… Les gens ont parfois l'impression d'une continuité, mais c'est quand même un état d'esprit différent. Après, on est toujours la même personne, la même voix et on a toujours la même façon de voir les choses.

Lire la critique de l’album ‘Trash Yéyé’

Vous composez d'abord et écrivez ensuite, ou le contraire ?

:star: Je compose d'abord. J'ai toujours travaillé de cette façon-là, mais je le déplore parce que c'est plus facile d'écrire un texte d'abord, et se laisser ensuite aller par la narration. La chanson, c'est quand même une forme assez compliquée. J'ai beaucoup écouté de musique anglo-saxonne et il se trouve que je travaille comme la plupart des Anglo-Saxons qui, contrairement à ce qu'on croit, chantonnent d'abord un yaourt tout pourri avant de vraiment faire un texte en anglais. Moi aussi, j'ai un peu ces techniques-là. Souvent j'ai juste une idée de titre, ou même de "scénario" si on peut employer ce mot.


Un petit mot sur deux de vos anciens titres : ‘Los Angeles’ et ‘Rose Kennedy’. Traduisent-ils votre fascination pour les Etats-Unis ?

:star: C'est vraiment motivé par des raisons artistiques. Pas seulement littéraires mais aussi musicales, cinématographiques, picturales... Je suis un grand fan d'Hopper par exemple. Je me rappelle, petit, avoir eu des flashes en voyant le président Kennedy, Mohammed Ali, Elvis, Brando, Hemingway… J'ai une fascination pour cette Amérique très européenne. En même temps, j'ai une grande passion pour la culture afro-américaine. Donc cet intérêt est aussi esthétique, j'aime beaucoup les richesses naturelles qu'offre ce pays : le Grand Canyon, les chutes du Niagara, c'est un truc de dingue. C'est un pays qui me fascine et me dérange à la fois, voire me dégoûte, et ce n’est pas près de passer. Même si, en ce moment, ma cote d'amour est faible comparativement à ma cote de haine, je reste très intéressé par ce pays et j'y vais de temps en temps…

Un autre de vos titres : ‘Négatif’. Cela correspond-il à votre vision de la vie ?

:star: Ca correspond à ma vision de la vie deux minutes par jour ou par semaine, comme tout le monde. Je suis même plutôt optimiste. J'ai écrit cette chanson à un moment où j'étais complètement acculé. Mais même si ça a duré peut-être plus de cinq minutes, je ne m'en souviens pas. Mais bon, je ne “positive” pas à tout bout de champ non plus !

"Trash Yéyé", c’est un style que vous souhaitez créer ?

:star: Pour moi, ça existe depuis longtemps : je n’ai pas inventé ce style, c'est Morrissey, le chanteur de The Smiths. Historiquement il adorait Sandie Shaw, qui est quand même une chanteuse yéyé ou bien je ne m'y connais pas en yéyé ! Les Smiths, ça a toujours été des titres assez rythmés, une ambiance assez sucrée, et même des riffs assez dansants. Une voix très lyrique qui balançait des sentences abominables, définitives, lapidaires, insoumises, très antisociales, parfois anticléricales. C'est lui le dieu du “trash yéyé” !

"Dans la Merco Benz", c’est un hommage à NTM ?

:star: J'aime beaucoup NTM, j'aime bien 'Ma Benz', même si ce n'est pas ce que je préfère dans NTM. Sinon, en fait, j'ai moi-même une Merco Benz. Ce n’est pas plus compliqué que ça !

Vous travaillez pour des artistes très variés. Est-ce que le processus de création diffère de celui de vos albums ? Les chansons que vous composez pour les autres, pourraient-elles avoir leur place sur vos albums ?

Non, pas du tout, ce n'est pas la même façon de penser. Sans décider "A 16h30 je vais composer une chanson pour untel", car ça ne marche pas comme ça. Je peux me dire grosso modo "Je vais écrire une chanson pour telle personne", mais je ne peux pas me dire "Tiens je vais m'en faire une petite". Je ne peux pas me projeter de manière aussi concrète. Quand c’est pour moi, c'est plus empirique, des petits bouts de trucs que j'écris, que je compose, que je recolle : c'est un grand bordel, mes albums ! Ils sont souvent plus expérimentaux que ce que je fais avec les autres. On m'appelle plus souvent pour des chansons et pour un son que pour un grand voyage musical.

Avez-vous des artistes "coup de coeur" parmi les artistes français ?

:star: Quand il y en a, je les sors d'un contexte : pour moi ce n’est pas un problème de génération. Diam's par exemple ce n’est pas "une femme qui fait du hip-hop", mais elle fait du hip-hop, c'est tout. Camille, ce n’est pas de la "nouvelle chanson française", elle fait des disques, c'est tout. Emilie Simon ce n’est pas "la fée de l'électro", c'est Emilie Simon, elle a ses chansons. J'aime bien les gens qui ont un parcours personnel très… personnel. Une indépendance d'esprit, surtout, ceux qui sont purs dans leur façon d'aborder leur création. Par exemple les trois filles que j'ai citées sont complètement intègres dans leur façon de travailler. Ce qui fait qu’elles me touchent. Quand on m’interroge sur un truc aussi rébarbatif que ce que les gens de Télérama appellent la "nouvelle scène française", ça me casse les c... C'est comme le poker, je n’aime pas ça, mais je ne dis pas que c'est de la merde.

Vous vous revendiquez socialiste, comment on vit ça sous l'ère Sarkozy ?

Il n'y a pas grand-chose à dire… Et puis ce ne serait pas en tant que socialiste mais en tant que citoyen. Pour l'instant c'est l'ébauche, ils font la maquette et on attend le disque, mais il ne va pas être terrible…

Et l'engagement, comment l’envisagez-vous ?

:star: Comme une réalité de tous les jours, l'engagement n'est pas simplement dans le fait d'être “carté” ou de voter. C'est dans le fait d'être réactif sans être émotif, dans le fait de prendre dix minutes par jour pour se rendre compte que ce qu'on voit au JT, ce ne sont que des conneries : tout est réducteur, tout est simplifié. Mais il n'y a pas d'engagement concret possible dans une période comme celle-ci où tout le monde a la trouille. Donc Sarkozy… Les gens ont besoin d'un papa, même s'il est un peu jeune et boiteux. Ils se sont jetés dans ses bras parce qu'ils ont peur : parce qu'il y a une rupture Nord / Sud, parce qu'il y a une séparation entre l'Orient et l'Occident, parce qu'il y a une vraie guerre de Religion qui n'est même plus larvée entre le catholicisme et l'islam, etc. Les gens ont les foies, ils ne font pas de projets sur le long terme. La “droite bling bling”, ça les rassure un peu : il y a des yachts, il y a de la chemise blanche, il y a un côté Eddie Barclay, "keep cool"... Pour l'instant, il ne s'est rien passé, il n'y a pas de vraies réformes qui soient passées. Il faut voir les choses en face, il y a eu beaucoup d'agitation, beaucoup de nécrologie, mais il ne s'est rien passé.

Et l'engagement en tant qu'artiste…

:star: Ça n'existe pas, l'engagement en tant qu'artiste. On peut être moral, mais on ne peut pas être politique, c'est trop complexe, c'est trop vaste, on tombe immédiatement dans le manichéisme primaire. Surtout dans une forme d'art ou d'artisanat comme la chanson qui est quand même très formatée : on ne peut pas faire de la politique en trois minutes avec des contraintes rythmiques, mélodiques…

Vous êtes en train de vous lancer dans le cinéma en tant qu'acteur : c'est le hasard des rencontres ou une envie qui mûrissait depuis longtemps ?

:star: J'ai toujours adoré le cinéma et, si j'avais demandé, ç'aurait été plus comme scénariste ou réalisateur. Mais là, c'est le hasard des rencontres et les vertus du travail : au début je n'étais pas partant parce que je pensais que je n’en étais pas capable mais on a beaucoup travaillé, beaucoup répété et du coup ça me plaît énormément. Je découvre un truc, faire l'acteur. Je veux le faire bien...


Propos recueillis par Rémy Pellissier et Mathieu Durand pour Evene.fr


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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Mar 4 Nov - 19:15

Benjamin Biolay & Friends en concert à Paris

]

Vendredi 31 octobre 2008

Pas de tournée de Benjamin Biolay dans les semaines à venir mais une date unique prévue le 28 novembre 2008 au Théâtre Marigny, dans le 8e à Paris.

Benjamin Biolay sera sur scène en compagnie de ses amis, soit plus de 10 artistes français avec lesquels il entretient une complicité artistique.

On ignore exactement qui sera présent mais rappelons que l'artiste a récemment participé au nouvel album de Julien Clerc, Où s'en vont les avions ? (double disque d'or), et de Coralie Clément, Toystore.

Ce touche-à-tout a également écrit récemment des chansons pour Isabelle Boulay et Élodie Frégé. En tant qu'arrangeur, il était en charge des cordes sur le dernier album de Carla Bruni, Comme si de rien n'était. Il a aussi écrit et composé des titres pour Françoise Hardy.

Enfin, il a participé à de nombreux duos, notamment avec Vincent Delerm sur Les Cerfs-volants et Elli Medeiros sur la reprise de Les Bords de Seine, dans le cadre d'un hommage à Étienne Daho. Il y a donc fort à parier que l'on retrouvera au Théâtre Marigny certains de ces artistes.

Dans un autre registre, Benjamin Biolay sera à l'affiche du nouveau film de Sylvie Verheyde, Stella, en salles le 12 novembre.

Côté discographie personnelle, Benjamin Biolay a livré son dernier album en date, Trash Yéyé, en septembre 2007.


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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Mar 25 Nov - 21:20

Benjamin Biolay ne s'attend à rien



Alain Brunet
La Presse

Dans ce vieux studio d'enregistrement du Quartier Latin, il est assis paisiblement dans un coin.
On lui serra la pince et l'on constate que les augures sont favorables :
il se montre ouvert à une longue conversation.

Avant même que j'aie eu du succès, on a dit que j'avais une attitude... Je ne suis pas arriviste mais je suis très ambitieux. Par rapport à moi-même, par rapport à la musique», résume le principal intéressé.

Benjamin Biolay pourrait être ce Français assuré (vieux cliché) que le Québécois inhibé (autre cliché) redoute de face et méprise de dos. Le ton péremptoire de certaines répliques, ces épaules toujours prêtes à être haussées, cette moue d'enfant terrible, tous ces traits de personnalité peuvent produire quelque désagrément. Or, il y a aussi le haut niveau de sa culture musicale, son humour acéré, son talent inéluctable. Benjamin Biolay est un fantasque digne d'intérêt, de surcroît doué, très intelligent... et même attachant.

Chose certaine, il sait dans quoi il s'embarque en se produisant une première fois aux Francos montréalaises: «Je suis super pas connu au Québec. Donc, je ne m'attends à rien. Mais je suis super content d'y aller tout en sachant que je n'ai absolument pas le profil du musicien français populaire.»

Il annonce qu'il viendra à trois. «Cette formule est très vivante; je peux passer de la guitare aux claviers ou encore au piano, et je suis très connecté aux autres musiciens. Il y a aussi des séquences préenregistrées, mais surtout, des moments de toute liberté, des moments de composition en direct. Si on se laisse aller, c'est cool, car on peut se permettre des digressions futuristes. Rien à voir avec la dynamique des enregistrements. Une fois qu'on a chanté ce que les gens veulent entendre, pourquoi ne pas aller ailleurs et créer une version inédite ?»

Poser la question...

Benjamin Biolay n'a jamais chanté au Québec, une peur de l'avion (éradiquée depuis) aurait ralenti ses transports. Au tournant de cette décennie, cependant, il est venu travailler à Montréal afin d'y réaliser un album d'Isabelle Boulay, Mieux qu'ici bas ?
ce qu'il a refait pour la chanteuse en 2004, cette fois pour l'album Tout un jour.

«Je l'adore, elle est exceptionnelle. Et elle a toujours écouté de la bonne musique. Elle a toujours fait la part des choses: ce qu'elle devait faire pour son travail de chanteuse de variété et ses propres goûts... Et si on écoute ses deux derniers albums, elle nous montre où elle a vraiment envie d'aller.»

Excellent compositeur, arrangeur chevronné, maître des références pop, Biolay est toujours sollicité en tant que réalisateur d'albums.

«Je viens de le faire pour le prochain album de Julien Clerc, un grand musicien. Harmoniquement, il est rare qu'on ait la chance de travailler avec des chanteurs qui ont une telle connaissance la musique.
Il est l'artiste le plus impressionnant avec qui j'ai travaillé, enfin au même titre qu'Hubert Mounier, autrefois de l'Affaire Louis Trio. J'ai réalisé les deux albums solo d'Hubert... qui sont un peu sortis dans l'indifférence. C'est toujours dur de quitter un groupe et d'arriver à la carrière solo. Mais il faut s'accrocher.»


Avec Biolay, on parlera de toutes les musiques. De jazz, de rock, de musique classique, de country, on en passe. On constatera qu'il s'intéresse à tous les genres. En France, quelles sont ses références?

Benjamin Biolay admire Alain Bashung dont il croit aux chances de guérison.

«Se sortir d'un cancer du poumon? Ça peut arriver. Surtout lorsqu'il s'agit d'un soldat comme Bashung. Attention! Ce qu'il a réussi à imposer, ça n'arrive pas à la suite d'un consensus. Ça se produit à la suite d'une bataille avec le milieu, avec le public, avec tout le monde. Il a beau être panthéonisé, on ne se rend pas compte que ce qu'il a accompli résulte de longs et douloureux combats.»


Le modèle de Biolay? Non, ce n'est ni Bashung ni Gainsbourg à qui on l'associe encore. C'est Aznavour:
«Il peut jouer en Argentine devant 20 000 personnes! Il a compris qu'il avait quelque chose de différent. On nous saoule toujours avec Brel, Brassens, Ferré. Mais on oublie Trenet et Aznavour. Sans Trenet, il n'y a personne après. Personnellement, j'essaie de suivre le modèle opiniâtre d'Aznavour en jouant dans plusieurs pays. Je fais des salles pleines en Allemagne, en Espagne, au Chili, au Brésil, 5000 personnes à Buenos Aires.»

Associé d'abord à la relance de feu Henri Salvador pour son travail (avec Keren Ann) dans le superbe album Chambre avec vue, Benjamin Biolay avait vécu une vraie lune de miel avec le monde de la pop française. On avait vite reconnu son talent de songwriter, d'arrangeur, de multi-instrumentiste et de réalisateur, on avait loué sa maîtrise des genres.

Puis on a su qu'il s'était marié à Chiara Mastroianni, qui se passe de présentation et avec qui il a eu un enfant. Et de qui il a divorcé par la suite. D'aucuns ont d'ailleurs associé ses déboires conjugaux à la noirceur de ses derniers enregistrements (notamment dans l'album Trash yéyé).

L'été dernier, par ailleurs, il n'était certes pas au meilleur de sa forme lorsqu'il a déversé son fiel dans un numéro du magazine Technikart, sur certains protagonistes de la «nouvelle chanson française» tels Bénabar et Zazie, sans oublier de tirer à boulets rouges sur Henri Salvador - qui l'avait renié confusément, on en convient.
Propos que Biolay dit avoir regrettés par la suite...

Sans établir de lien direct avec sa vie privée, il reconnaît avoir emprunté un long tunnel. «L'avant-dernier album était remarquablement sombre, mais le dernier était plutôt solaire, musicalement à tout le moins.
Les textes de Trash Yéyé n'étaient pas noirs, c'est vrai qu'ils étaient parfois mélancoliques. Un peu de gris, aussi un peu de rouge...»


En 2008, en tout cas, ça a plutôt l'air de bien aller pour l'animal, puisqu'il prévoit même enregistrer des duos avec son ex. «Nous sommes en très bons termes. C'est pas grave, on est juste divorcés. Ça arrive...»

On sent aussi que l'artiste de 35 ans, dont les graves susurrements ne sont pas sans rappeler Gainsbarre, est beaucoup moins référentiel qu'il ne le fut. On lui passe la remarque, il accepte le compliment.

«Moi-même je ne sais plus qui j'écoute, qui j'aime. Bien sûr, j'aime beaucoup la musique anglo-saxonne, et j'essaie de faire de la chanson française avec mes grosses références. On m'a déjà dit que j'aimais Voulzy, j'ai alors rétorqué que je n'avais pas un seul disque de Voulzy... mais que j'aimais McCartney comme lui. Et, à un moment je me suis retrouvé sur le même petit sentier que tous les artistes français: Trenet, Ferré, Bécaud, Aznavour, etc.»

Issu d'un milieu modeste de la région lyonnaise, Biolay n'est pas le jet-setter que certains imaginent encore.

«Je suis correct financièrement, résume-t-il. Si je peux être très riche un jour, ce sera tant mieux mais puisque ça n'arrive que très rarement... Je ne fais pas une vie de prince, même si j'ai un peu flambé au début de ma carrière. Ce qui compte, c'est nourrir ma famille, me loger, faire de la musique.»

Voilà qui est rassurant pour la vision qu'on peut avoir de Biolay, les moteurs de son existence étant la famille et la création: «Dans la mesure où j'ai toujours eu envie de faire de la musique, ça a toujours été exaltant pour moi d'entrer en studio. Bien sûr, j'ai un peu levé le pied par rapport aux débuts de ma carrière. J'ai une petite fille de cinq ans, c'est bien plus important que le reste.»

Quant à la musique et la chanson, le désir d'indépendance l'emporte clairement sur toute autre considération:
«Je sais que la musique reste un combat. Qu'il faut parfois lancer un pavé dans la mare. Moi, je veux qu'on me foute la paix. Qu'on me donne le budget pour aller en studio et qu'on ne m'emmerde plus pendant que j'y suis. Après, je suis prêt à aller faire le beau à la télévision...
Mais dans ce moment privilégié qu'est celui de la création, je veux la paix.»



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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Sam 29 Nov - 12:11

CR de fans :

Au final, les invités auront été : Elodie Fregé (La Ceinture), Gesa Hansen (Un titre en...allemand !), Julien Clerc (La jupe en laine), Hubert Mounier (Jardin d'hiver et Mobilis in mobile), Coralie Clément (Chaise à Tokyo), Jeanne Cherhal (Cours !).

Le reste du spectacle a ressemblé beaucoup aux concerts de la dernière tournée, si ce n'est l'ajout de cordes.

Très bon concert, mais j'ai regretté que Biolay soit resté quand même dans la routine.

Etoile Etoile Etoile Etoile

J'ai passé un moment hors du temps..

Pourtant ça partait mal puisque je n'avais pas de place, après quelques péripéties j'en ai trouvé 2 à l'orchestre : le rêve.

Moi je trouve que le lieu a ajouté quelque chose, il donnait un côté "récital" à la prestation.

J'ai trouvé élodie Frégé un peu absente. elle semblait vouloir cacher sa timidité derrière sa frange. Hubert Mounier était terrible (Mobilis), Jeanne Cherhal aussi (la chanson aidait : Cours !)

J'attendais beaucoup des cordes, quand on connaît BB on sait leur importance, cependant elle manquait peut-être un peu de volume (dB), un peu dommage même si c'était quand même la grande classe...

Le son était globalement excellent, la voix de BB était parfaite (quand je me souviens de son passage à l'Olympia il y a quelques années, la différence est dantesque), les musiciens faisaient comme à leur habitude dans la dentelle, et BB arborait son polo Fred Perry habituel.

Bref on était en famille et on célébrait l'enfant prodigue..

Je serai bien resté à l'after show, mais en tant que fan de base je n'avais pas de pass et j'ai préféré rester sur mon nuage plutôt que me faire refouler. Si quelqu'un peut en dire 2 mots ça serait sympa..

En résumé : de la french pop 5 étoiles comme je l'aime, pour moi rien ne vaut Biolay..

[center] Etoile Etoile Etoile Etoile


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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Mar 9 Déc - 2:19

Quelques videos du Concert au Marigny

Avec Elodie Frégé - La ceinture :



Avec Hubert Mounier - Mobilis@ :

http://fr.youtube.com/watch?v=fvSKBxLD0ZM


Benjamin Biolay - Chère Inconnue :



Benjamin Biolay - Les Cefs Volants :



Avec Jeanne Cherhal - Cours :

http://fr.youtube.com/watch?v=KHo85ZUSMrA


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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Ven 16 Jan - 14:29

Le fabuleux destin de Benjamin


Franco de Spa

par Gilles Médioni, mis à jour le 27/05/2005 - publié le 30/05/2005

Quatre albums, des chansons pour Juliette Gréco, Françoise Hardy, Henri Salvador... En seulement cinq ans, il a imposé ses mélodies et sa poésie mélancolique.
Parcours extraordinaire d'un jeune homme pas ordinaire

Il chante la mélodie de la mélancolie avec des mots raffinés, mais ponctue ses phrases de «cramé», «clean», «trippé» venus de la rue...
Un peu hip-hop, un peu yé-yé, il associe la mèche négligée, les maillots de basket et les chaussures de marque.
Ne conduit pas. Déteste les montres.
Habite le village de Saint-Germain-des-Prés.

Sa part d'enfance est restée intacte en lui:

la statuette sombre de Darth Vador, commandeur de Star Wars, gronde dans le salon à deux pas d'une collection de vaches et de DVD de séries télé.
Mais la nuit protège «Petit Biolay», comme l'appelle tendrement Juliette Gréco:
il retient les heures et compose jusqu'au matin.

Voix de coton pleine de détermination, allure indolente d'élégant suranné, spontané, ombrageux, en retard, insomniaque, cool, cyclothymique, émotif, attentionné, boudeur et bohème, Benjamin Biolay, 32 ans, s'est imposé à toute allure - cinq ans seulement - et avec les félicitations du jury dans le petit monde de la chanson.
«Avant, j'avais vécu une décennie de galères et de portes claquées au nez»,
rappelle-t-il, pas revanchard, quoique... C'est un artiste, mais aussi un caractère.

Jardin d'hiver


Découvrez Jim Tomlinson!

interpretée par STACEY KENT
2000
Chanson coécrite avec Keren Ann, interprétée par Henri Salvador et Keren Ann

«Je voudrais du soleil vert
Des dentelles et des théières
Des photos de bord de mer
Dans mon jardin d'hiver [...]
Je veux déjeuner par terre
Comme au long des golfes clairs
T'embrasser les yeux ouverts
Dans mon jardin d'hiver
Ta robe à fleurs
Sous la pluie de novembre
Mes mains qui courent
Je n'en peux plus de l'attendre
Les années passent
Qu'il est loin l'âge tendre
Nul ne peut nous entendre.»


«J'avais en tête Syracuse. A l'époque, Salvador avait demandé à Bernard Dimey, l'auteur du texte, de lui écrire une chanson avec les plus beaux mots de la langue française.
Keren, qui s'occupait de la musique, ramait un peu et moi, j'étais trop impatient pour le texte.
Alors, pour avancer, je lui ai conseillé de prendre comme référence Caramel, un titre de Suzanne Vega qui se rapprochait de la démarche mélodique d'Henri.
Je pensais à une bossa-nova de fond de cour, un peu blanche. Après, on a bloqué sur une phrase: “Tu as les yeux de l'amour”, et puis on a laissé tomber. Plus tard, je suis allé seul au Terminus Nord (une brasserie près de la Gare du Nord, à Paris) qui abrite un jardin d'hiver.

En rentrant chez moi, c'est parti d'un trait. J'ai puisé dans un de mes vieux textes, La Fille de l'air, dans lequel j'évoquais l'Aéropostale, le Latécoère, et j'y ai glissé des références à Soleil vert, l'un de mes films de chevet, et aussi à Trenet.
Henri le déteste, mais c'est bien le chanteur du siècle.
La chanson s'achève sur “Nul ne peut nous entendre”, parce que je trouvais émouvant
qu'il s'adresse à sa première femme Jacqueline, emportée par un cancer...»

Quatre albums depuis 2001 l'ont révélé en chanteur de novembre chuchotant à l'oreille des esthètes des dépressions sentimentales. Rose Kennedy (2001) flânait dans une Amérique romanesque et fantasmée tandis que Négatif (2003) présentait une Amérique bis de serial killers - il est incollable sur le sujet. Après une parenthèse ensoleillée - Home (2004), entonné au côté de sa femme, Chiara Mastroianni - il est revenu le rock aux dents avec A l'origine (2005).

Parallèlement, ce Sinatra(sh) de la pop a écrit, arrangé et/ou produit des morceaux pour Henri Salvador, Juliette Gréco, Jane Birkin, Julien Clerc, Françoise Hardy, Isabelle Boulay, Keren Ann, Valérie Lagrange, Coralie Clément...

Ses décorations s'amoncellent: une victoire de la musique en 2002, la médaille de chevalier des Arts et des Lettres, un statut de mannequin depuis que le catalogue de la Redoute l'a shooté avec Chiara. C'est la belle image d'un couple glamour.

«Oui, concède-t-il. Mais glamour de la Redoute.»



Récemment, le New York Times lui a consacré quatre pages. Le dossier titrait en français: «Le Pop Star.»
Réaction de la vedette:
«Je ne suis pas dupe. Sans le packaging de la belle-famille [Catherine Deneuve, Marcello Mastroianni], je n'aurais même pas eu droit à la moitié.»

Mécontent heureux, modeste surdoué, humble et cabot, résistant et blessé, cet anti-Rastignac - il n'aime pas le héros de Balzac et revendique sa classe sociale - ne se coule dans aucun moule et suit son étoile depuis l'enfance.

Biolay, c'est d'abord l'histoire d'un garçon et d'une ville, Villefranche-sur-Saône, «cité-dortoir» où il s'ennuie.
La mère élève les trois gamins: Gaëlle, Benjamin, Coralie.
Le père, agent de maîtrise à la Mnef et mélomane averti, dirige la fanfare locale.
Sur le tourne-disque passent Les Nocturnes de Chopin, le Requiem de Berlioz.

Coralie se souvient «des dimanches après-midi occupés à identifier les instruments de l'orchestre».
Benjamin, lui, regarde tomber la pluie. Il intègre la fanfare vissé au tuba, «l'instrument le moins sexy de la terre», dévale en bande et à Mobylette les routes du Beaujolais, prend les autoroutes à contresens, fume des pétards en écoutant Marley et fonde avec son cousin, un fan des Smiths, le groupe HRS: Haute Résolution Sadique.

.../... Etoile :star: :star:


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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Ven 16 Jan - 14:29



«Adolescent, je me trouvais trop policé, dans la lune, en rupture avec mon milieu. J'étais certainement très provocateur parce que juste malheureux.
Il me fallait quitter la ville: je m'y sentais observé en permanence.»

Un talent scout repère ce talent qui doute. Benjamin a 15 ans lorsqu'il rejoint le conservatoire de musique de Lyon, section cuivres, et prépare un bac en dilettante.

«Ce n'était certainement pas un lycéen modèle, se rappelle Elsa Benabdallah, violoniste à l'Orchestre de Paris, son amie d'enfance. Il était atypique, plus marginal que les autres.» Il écrit des chansons «pour tuer le temps». L'ennui, toujours...


Découvrez Valerie Lagrange!



Fleuve Congo
2003
Interprétée par Valérie Lagrange
«Un jour ou l'autre
Vient le temps
Où l'on expie nos fautes
Seul à la dérive
Comme une barque
Abîmée dans l'eau vive
J'attendrai je le jure
Ton dernier murmure
Pour verser les premiers sanglots
Et passé le fleuve Congo
Si tu baisses les yeux
Tu verras les roseaux
Passé le fleuve Congo
Lève bien haut les yeux
Tu verras les oiseaux
Les oiseaux [...]»


«Le couple formé par Valérie et Ian Jelfs (son compagnon, paralysé depuis près de vingt ans à la suite d'une overdose) m'a bouleversé: je n'ai jamais vu autant d'amour chez une femme... Une flèche rose semble les unir. J'ai trouvé deux harmonies simples un peu capverdiennes et la chanson est venue toute seule. Lorsque Valérie a lu le texte, elle m'a lancé: “J'espère que ce n'est pas une métaphore de la mort! ” Non, pas que ça. Les mots “fleuve Congo” sont pour moi évocateurs d'images de films, de livres et de Tintin. Quand je dis: “j'attendrai je le jure ton dernier murmure pour verser les premiers sanglots”, là, je revendique une filiation avec Gainsbourg. C'est la seule chanson écrite pour d'autres que je reprends sur scène. Pour moi, c'est un classique. Pas connu.»

Noctambule «fauchman», Biolay compose déjà des nuits entières sur un studio quatre pistes dans le salon des parents d'Elsa, qui l'hébergent un temps. Découvre, l'été de ses 16 ans, l'album blanc des Beatles, un séisme dans sa vie. «A ce moment-là, j'ai su que j'allais être chanteur.» Fan encore aujourd'hui des Fab Four, il a racheté tous leurs disques en vinyle et Chiara lui a déniché, «par magie», dit-il, une édition numérotée du white album. «Les Beatles, on dirait ses enfants, se marre-t-elle. Benjamin a lu toutes leurs biographies. Impossible de les critiquer devant lui. A tel point qu'au début de notre rencontre j'hésitais à passer les Stones.»

A son panthéon figurent aussi Bob Dylan, Weezer, Eminem ou Serge Gainsbourg. On a fait de ce dernier son père spirituel, et pourtant Biolay se veut le fils de personne. «Je l'admire, bien sûr. Mais mon postulat n'est évidemment pas de me transformer en Serge...

Le seul chanteur que j'ai parodié, c'est CharlElie Couture. Son sens de la narration m'épate. Je l'ai dit, il l'a su et il m'a d'ailleurs envoyé un mail très sympa de New York.»

Retour à Lyon. Biolay a 20 ans. On le repère en train de scander du rock dans «les bars les plus hostiles, pour apprendre: j'étais prompt à me faire violence».

Il croise Hubert Mounier, alias Cleet Boris, le chanteur de l'Affaire Louis Trio (Chic Planète), son aîné de dix ans, l'amitié prend. «Hubert est mon mentor, appuie-t-il. Sans lui, je ne serais rien.» Benjamin, qui vient de plaquer le conservatoire et bosse comme barman, arbore les cheveux longs, la barbe... «C'était John Lennon période white album, sourit Hubert Mounier. Pendant cinq ans, il a beaucoup cherché, ingurgité puis refait à sa sauce, personnelle. Si je l'ai aidé, c'est en le débridant.» Mounier, témoin à son mariage, est son meilleur ami - pareil à un ado, Biolay parle en meilleur(e) ami(e).
Timide mais intrépide, il saute en fraude dans un TGV pour Paris, déboule «au flan», dans le bureau d'un directeur artistique, et ça marche. Un an plus tard, son premier single, La Révolution - bout à bout de slogans lennoniens - plastronne au Top 50. Le deuxième cale. Les mois passent... «J'habitais avec ma copine un appartement de 9 mètres carrés et, comme elle étudiait beaucoup, je me levais tôt pour investir la bibliothèque de Beaubourg et lire des biographies historiques, des ouvrages politiques. J'y suis allé tous les jours pendant deux ans.»

Biolay est alors de tous les meetings, milite au PS dans la section du XIe, qui rassemble «trop de sbires de Georges Sarre». Il y a quatre ans, il décide de ne pas renouveler son adhésion.
EMI lui propose à la fin des années 1990 de former un groupe dans le style des Corrs (pop-rock irlandais). La veille de la signature du contrat, la chanteuse fait marche arrière et il en recrute une autre qui se produit à Disneyvillage tous les mardis. «C'était Keren Ann: sa voix était poignante. On a monté ensemble Shelby, qui a bien marché. Et le patron d'EMI, à l'époque Marc Lumbroso [découvreur de Jean-Jacques Goldman, de Vanessa Paradis et producteur de la BO des Choristes], nous a proposé d'enregistrer un album.» Extraits des négociations. Biolay: «Non, plutôt un album de Keren Ann.» Lumbroso: «Alors juste un single pour commencer.» Keren: «Pas question.» Lumbroso cède. «On était gonflés comme deux cons», gifle Biolay.
A l'origine

2005
Interprétée par Benjamin Biolay
«A l'origine, on n'était pas des sauvages
A l'origine, on n'habitait pas la cage
Au premier signe, on libérait les otages
A l'origine, on faisait pas l'étalage
De nos racines on n'avait pas l'héritage
A dix centimes on n'était pas si volage
Dieu, Dieu, Dieu que c'est loin [...]
A l'origine, on avait peur de l'anthrax
De la famine de la famille de Karl Marx
A l'origine, on n'avait pas des Rolex
Ou des Longines, on avait des Solex [...]
Je ne sais pas si nous étions
Les mêmes en pire
Comment ça va finir
A l'origine
Il n'y avait qu'un soupir
Et pas d'éclair sur ta poupée de cire.»

«A l'origine est une chanson binaire qui oscille entre “C'était mieux avant” et “C'était pire avant”. L'idée était de dresser l'inventaire d'un siècle symptomatique, le XXe, donc, où tous les rêves et tous les cauchemars de l'homme se sont réalisés. Mais parfois, je date l'origine d'A l'origine au début du XXIe siècle, comme si tout démarrait à partir du 11 septembre 2001.
En réalité, le vrai déclic du texte est venu d'une pauvre revendication hip-hop d'un bourgeois: moi. Il y a quelques mois, j'étais avec un ami rappeur dans la cage d'escalier de son immeuble quand nous avons eu une altercation avec des policiers en civil: trois cars de flics ont débarqué, toute cette stupidité m'a mis en rogne et les premières phrases ont jailli. Ensuite, la chanson est devenue plus instinctive, presque une logorrhée, je me suis quasiment programmé pour imploser tel un bug d'ordinateur.

Certains termes, pris au premier degré, servent exactement pour ce qu'ils sont. Karl Marx renvoie aux néoconservateurs trotskistes. Et “Dieu que c'est loin” est une référence aux jeunes des cités qui rêvent avec angélisme d'un bled où les aïeux avaient, d'après eux, une vie plus glorieuse. La fin est un clin d'œil, une berceuse autour de la poupée de cire de ma fille. L'éclair qui zèbre la chambre d'enfant rappelle aussi les bombardements des pays en guerre.»
Entre Keren et lui commence alors une histoire de duos et de bas. Ensemble, ils écrivent le premier album de la chanteuse franco-israélo-néerlandaise: La Biographie de Luka Philipsen. «J'ai sans doute un côté plus Joni Mitchell et lui davantage Beatles, mais c'est un travail à quatre mains», commente-t-elle à la sortie du disque. Pendant l'enregistrement s'intercale l'aventure Salvador. Le tandem, sollicité par le parrain de la bossa-nova, signe Jardin d'hiver. «Le succès de la chanson a mis particulièrement en avant Keren, parce qu'elle était déjà reconnue comme interprète. Je me suis senti écarté», regrette Biolay, qui prend le large, d'autant que Salvador persiste à l'appeler Benjamin Violet.

De Salvador à Bambou et Julien Clerc, le nom de Biolay - et ses chansons - sont bientôt sur toutes les lèvres. «Réaliser autant de disques apporte une méthode, ouvre une pensée, aide à comprendre la chronologie interne de la création.» Le style Biolay s'installe: des cordes, parfois éthérées, des textes empreints de nostalgie évanescente. Il écrit un album «rétro» pour sa sœur Coralie, étudiante en histoire.
Rose Kennedy projette Biolay dans la lumière, presque à regret. «A la base, je voulais me cacher, jouer mon Gérard Manset. Par pudeur. Par timidité. Après, je me serais volontiers passé d'être associé à cette nouvelle vague de chanteurs dont je me sens artistiquement éloigné, sans aucun jugement de valeur. Il n'y a pas de point commun entre l'écriture de Bénabar et la mienne. Je suis sans doute dans un schéma plus désuet.» Les moqueries de ses collègues Vincent Delerm et Bénabar dans le magazine Chorus l'ont atteint. Il répète: «Je suis assez rebelle sur pas mal d'aspects, je n'aime pas être étouffé par la masse, je n'aime pas me montrer, je refuse le show off. Grâce à mes collaborations, mon compte en banque va bien, je me sens incorruptible.»

«La vie de Benjamin est passée d'un extrême à l'autre, mais il n'a pas changé, assure Hubert Mounier. Il a toujours vu grand, son culot est hors norme, surtout en France. D'ailleurs, ses goûts discographiques viennent davantage d'outre-Atlantique, même s'il défend la chanson avec un grand CH.» Biolay collectionne les malentendus comme les photos des Beatles. Le show-business l'a étiqueté prétentieux, pédant, snob, opportuniste...

«A la télé, il a pu paraître imbu de lui-même, explique Elsa Benabdallah. Mais c'est de la timidité. Parfois, il rebute au premier abord. Après, tout le monde l'adore. Le milieu du classique respecte ses connaissances. Il est doué: je l'ai vu écrire une partition en dix minutes, dans un taxi, de sa drôle d'écriture en pattes de mouches.»
C'est un tête-en-l'air, un pur distrait qui ne connaît ni le code d'entrée de son immeuble ni son numéro de téléphone. De toute façon, il est injoignable. «Je l'ai cherché longtemps pour lui demander de changer une phrase dans une chanson qu'il m'avait écrite et puis j'ai laissé tomber», pouffe Françoise Hardy. «Françoise est la très très grande rencontre de ma vie», commente-t-il. Biolay compose non-stop: «C'est son meilleur moyen de tuer les angoisses existentielles. Si on veut connaître le fond de Benjamin, éclaire Mounier, il suffit de lire le livret de ses chansons: ses textes parlent tout seuls.»
Son dernier album déroule à l'encre noire des histoires de trahison, d'autobiographies perverties, d'ultramodernes solitudes. «Même si ma vie actuelle est heureuse - je suis amoureux, père de famille - mon passé n'a pas été qu'une grosse blague. Certains jours, je panique plus que les autres, je descends en moi, je creuse la piscine et j'ai du mal à remonter. Mon rêve serait d'écrire quelque chose sur la béatitude.» Non sans ironie, il a préfacé la bédé Petits Contes noirs, de son copain Franck Le Gall. Biolay, les idées sombres...
Le cinéma appelle ce fou de Larry Clark et de Woody Allen. «Je n'y avais jamais pensé, pourtant ma femme est actrice.» Claude Miller lui avait proposé de jouer dans La Petite Lili. Finalement, Benjamin incarnera le psychopathe de Sang froid, de Sylvie Verheyde, un premier rôle. En écrivant pour les uns et les autres, il avoue être «déjà entré dans la peau de personnages. A l'époque de Salvador, j'étais un Guyanais de 80 ans. Pour Coralie, je suis devenu metteur en scène. Et je me suis transformé en Juliette Gréco pendant deux ou trois nuits. Ce sont des exercices violents basés sur des phrases, sur des regards qui reviennent...» Juliette et Benjamin, c'est une liaison funambule. «Grâce à elle, j'ai touché la vérité nue d'une interprète. Je me rappellerai toute ma vie son concert à l'Olympia, lorsqu'elle a annoncé mon nom. Lionel Jospin, qui était assis à côté de moi, m'a soufflé: ?Vous en êtes.?»

Il n'a plus envie d'écrire pour d'autres.

«La musique est une industrie où les gens se prennent au sérieux et sont vachement ambitieux. Ça me saoûle.»

Biolay connaît ce «beau mot grave de tristesse» dont parlait Eluard et se livre en pièces détachées.

Son premier roman, Peine perdue, paraîtra chez Denoël à la fin de l'année. «Je me suis beaucoup servi de ma vie, c'est important d'être sincère. Le cinéma, la littérature, pour moi c'est le début d'un autre cycle, plus diversifié, très amusant, de l'ordre du bonus. Je compte travailler d'arrache-pied. Cela parachèvera ma formation d'artiste interprète.» De chanteur «désespérément optimiste», précise-t-il. Son album A l'origine s'achève sur la phrase nihiliste:

«Rien de moi ne restera.» Biolay aquoiboniste?

Allons donc.
A l'origine (Virgin). Au Bataclan, Paris (XIe), le 20 juin.

source :

http://www.lexpress.fr/culture/musique/chanson/le-fabuleux-destin-de-benjamin_485806.html


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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Dim 25 Jan - 10:52

BENJAMIN BIOLAY ET LE CINEMA



Brève rencontre avec...
Benjamin Biolay pop modèle

Revenu des plateaux de cinéma où le sémillant trentenaire a fait ses premiers essais, Benjamin Biolay s'est remis à la musique, sa langue maternelle.

Infatigable créateur de chansons, auteur entre autres pour Henri Salvador, Keren Ann et Françoise Hardy, Elodie Frege, il sort «Trash Yéyé» (Virgin), le plus personnel de ses disques. Un album résolument moderne où electro voisine avec l'acoustique, où la maladie d'aimer est partout présente - et particulièrement douloureuse -, où sur une pop offensive les mots se font plus crus qu'à l'ordinaire. Benjamin Biolay s'y raconte entre les lignes.

Le Nouvel Observateur. - Comment êtes- vous passé de la chanson au cinéma ?

Benjamin Biolay. - Au moment où Sylvie Verheyde m'a contacté. Avec elle, je me suis senti en confiance, elle m'a beaucoup fait travailler. Je ne pensais pas jouer la comédie un jour, le cinéma ne me tentait pas particulièrement. Elle m'a offert un premier rôle au côté de Laura Smet, celui d'un personnage violent dans «Sang froid», qui sortira à la rentrée. J'ai aussi joué un second rôle dans une comédie de Vincent Dietschy, avec Géraldine Pailhas et Judith Ferrier. Le film sortira au printemps.

N. O. - Est-ce que le cinéma apporte quelque chose à la musique ?

B. Biolay. - Ca enrichit forcément, mais les mécanismes sont très différents. J'ai découvert et adoré le travail d'équipe, cependant la musique reste mon langage intime.


N. O. - Vous rendez-vous compte que votre nouvel album est particulièrement désenchanté ?

B. Biolay. - Pas vraiment, ce n'est pas du tout volontaire. J'ai vécu des choses difficiles ces derniers temps, ce n'est pas pour autant le journal intime des deux années passées. J'y mêle des événements plus anciens.

N. O. - Que signifie «Trash Yéyé» ?

B. Biolay. - C'est une connerie, il ne faut pas chercher à comprendre. Je ne retiens rien artistiquement de la période yéyé à l'exception de Françoise Hardy, qui en est le seul diamant. Quant au trash, il s'entend dans les chansons. Par leurs textes, elles révèlent une vérité crue qui ne cherche pas à se cacher derrière l'esthétique. En cela, j'ai été pas mal influencé par le hip hop anglais. J'étais en proie au spleen quand j'ai écrit ces chansons, mais au moment d'entrer en studio j'ai tout oublié, je n'ai pas eu d'autre objectif que de m'éclater musicalement. C'est sans doute le disque qui me ressemble le plus.

N. O. - Comme la plupart des artistes qui ont émergé début 2000, vous faites partie de la nouvelle scène française. Ce courant vous correspond-il pleinement ?

B. Biolay. - Pas du tout, d'ailleurs il faudrait que je pense à en sortir... Je me sens esthétiquement très différent des artistes qui composent ce courant, ma musique est plus métissée, mes textes s'inscrivent davantage dans une tradition pop rock. Je n'ai pas de modèle français, je ne me contente pas d'imiter Miossec - qui est par ailleurs un grand chanteur. C'est très compliqué d'avoir des affinités artistiques : nous ne sommes pas des acteurs, nous ne jouons pas les uns avec les autres.

N. O. - Vous avez été révélé par Henri Salvador, quand il a chanté votre «Jardin d'hiver». Le doyen de la chanson fête cette année ses 90 ans et fait ses adieux à la scène. Qu'avez-vous envie de lui dire ?

B. Biolay. - Comme je n'ai pas envie de mentir, je ne vais pas dire que c'est un type génial...

Sophie Delassein
Le Nouvel Observateur


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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Ven 21 Aoû - 14:29

Nous connaissons le Benjamin Biolay chanteur et auteur. Voici désormais le Benjamin Biolay-comédien.

Alors que son prochain album La superbe sortira bientôt dans les bacs, le chanteur de 36 ans (qui a notamment travaillé avec Henri Salvador, avec Delphine Chanéac, avec Keren Ann ou encore Vanessa Paradis) se concentre pour quelques semaines sur la comédie.

D'après Télé 2 semaines, l'artiste va commencer le tournage d'un téléfilm pour France 3 dès le 27 août prochain. Intitulé Petite Fille, cette fiction réalisée par Laetitia Masson, mettra également en vedette Hélène Fillières (vue dans Lady Chaterley ou Mafiosa et qui a récemment travaillé avec Julien Doré dans le film La Reine d'Espagne) et aura pour thème central la vengeance...

Benjamin Biolay n'en est pas à son premier coup d'essai dans la comédie puisqu'il a déjà tourné dans Pourquoi (pas) le Brésil réalisé (déjà) par Laetitia Masson ou encore La Meute (avec Yolande Moreau) qui sortira à la fin de l'année 2009.

Le pitch de ce one-shot : une jeune femme (Helène Fillières) qui travaille dans la ferme de ses parents rencontre, un soir, un brillant jeune homme (Benjamin Biolay)... une rencontre qui va changer sa vie.

Benjamin sur France 3 : on a hâte !

http://www.purepeople.com/article/benjamin-biolay-delaisse-la-musique-pour-la-tele_a38230/1


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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Mar 13 Oct - 21:37

Sur le tournage de Petite Fille de Laetitia Masson .....


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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Lun 2 Nov - 19:27




http://appulo.us/appdb/?page=viewapp&id=12586

Bonne balade wink3
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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Jeu 5 Nov - 16:37

Le Festival Avec le Temps dévoile sa programmation



Benjamin Biolay, Miossec, Ridan, Mickey 3D, Jacques Higelin... Le Festival Avec le Temps revient du 12 au 20 mars 2010.


Le festival de la chanson française de Marseille revient cette année du 12 au 20 mars 2010 avec une programmation de grande qualité : Benjamin Biolay, Miossec, Ridan, Mickey 3D, Jacques Higelin, Mano Solo, Dominique A pour les têtes d'affiche et de nombreuses découvertes.

Cette année les organisateurs proposeront des "avant-concerts musicaux" de 19h à 20h. Des apéros mis en musique par des artistes émergents, avec la possibilité de se restaurer et de boire un verre à prix réduit.

Coté chiffres : plus de 30 artistes sont programmés, soit une quizaine de concerts répartis sur 7 lieux : l'Espace Julien, pour les têtes d'affiche et des salles plus modestes pour les nombreuses découvertes du festival. A noter également que plusieurs show cases seront proposés ainsi que l'atelier d'écriture comme chaque année.

La programmation définitive sera connue d'ici la fin de l'année, mais le public peut déjà réserver pour les concerts à l'Espace Julien.

http://www.frequence-sud.fr/article.php?id=7041
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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Ven 6 Nov - 19:36

BANDE SON CINEMA

Pour son premier long-métrage, Thelma, Louise et Chantal,
un road-movie avec trois femmes (sortie prévue en mars 2010),
Benoît Pétré a demandé à Keren Ann de diriger la bande-son
à partir de chansons choisies par le réalisateur
"auprès d'un panel représentatif composé de [sa] mère et de ses amies".
Au programme :
Vous les copains (Sheila), chanté par Vanessa Paradis et Scala ;
La Question (Françoise Hardy), par Mélanie Laurent ;
Tes tendres années (Johnny Hallyday), par Benjamin Biolay,
enfin, cerise sur le magnéto, la chanson du générique un inédit de Gainsbourg -
par les trois comédiennes Jane Birkin, Caroline Cellier et Catherine Jacob :
Les filles n'ont aucun dégoût.

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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Jeu 3 Déc - 15:41

Biolay le repenti


Photo: Richard Dumas pour Télérama

C'est un homme-paradoxe, un méconnu qui fait parler de lui, mais rarement pour ce qu'il faudrait.
Depuis une petite dizaine d'années, ce ténébreux de 36 ans aux yeux souvent cernés, à la voix à la fois grave et douce, traverse la chanson française de façon plus ou moins houleuse, et souvent la surplombe sans qu'on puisse le saisir tout à fait.


Sans même que le grand public sache toujours qui il est Biolay ?

Posez la question aux passants, son nom évoquera sans doute un mariage – et une séparation – avec Chiara Mastroianni ; des soirées arrosées dont les échos résonnent dans les magazines people ; des déclarations de guerre contre la chanson française (« elle me débecte »), Bénabar (« le pire »), ou Henri Salvador (« un gros connard »)... Mais encore ?

On aimerait entendre, par exemple, qu'à seulement 27 ans c'est lui qui signa justement le texte du Jardin d'hiver (1) de ce même Salvador, chanson qui remit le patriarche sur les rails du succès.

Pour Biolay, presque un coup d'essai, déjà un coup de maître.

A l'époque, le garçon avait encore la gueule d'ange des enfants de bonne famille. Propret. La mèche sage et lissée. Réservé.
Abonné aux rubriques de l'ombre dans les livrets discographiques, signant des arrangements pour L'Affaire Louis Trio ou pour Keren Ann.
Jusqu'à, donc, la grâce de ce Jardin d'hiver qui allait porter sur lui une lumière nouvelle et commencer à susciter la curiosité des critiques.


D'autant que dans la foulée, en 2001, il sort un premier album atypique, Rose Kennedy, qui n'est pas un chef-d'œuvre mais une pierre fondatrice : d'emblée, Biolay s'extrait du courant dominant de la chanson d'alors, terre à terre, où le quotidien a pris le pas sur l'imaginaire, pour brosser la saga plus ou moins romancée et très impressionniste d'une famille mythique.


L'année où Bénabar explose en nous confiant qu'une fille habite chez lui, quelques mois avant que Delerm débarque en nous conviant chez ses beaux-parents, il rame à contre-courant, beaucoup plus pop que chanson, flirtant même avec le jazz, pas rigolard pour deux sous, assumant ouvertement toute sa mélancolie au long cours d'une écriture onirique et rêveuse.


Et rebelote deux ans plus tard avec Négatif, un autre disque pop très mélodique, nourri de jolies cordes et de guitares fines.
Les journaux invoquent l'esprit de Gainsbourg ; la référence est évidente mais prématurée : le ton désabusé de Biolay, sa voix très en retrait, sa façon désincarnée de susurrer ses mots, dressent encore une invisible barrière entre le monde et lui. Il n'ose pas assez, il ne touche pas vraiment. Son succès est réel, mais garde la saveur du papier glacé. Clinquant et distant.


D'ailleurs, c'est surtout dans les magazines qu'on le voit ces années-là. Ascension très glamour : lui, le fils d'une famille de la classe moyenne de Villefranche-sur-Saône, épouse la très convoitée fille de Catherine Deneuve.


Il multiplie les collaborations avec des artistes ayant fait fantasmer des générations de Français (Françoise Hardy, Juliette Gréco). Joue les Pygmalion auprès d'une Daphné débutante.

Commence à raconter son enfance, marquée du sceau de la musique – où l'on comprend mieux son propre raffinement instrumental. « J'ai grandi, presque agressé par le classique, tellement mon père écoutait fort ses disques ! Il était clarinettiste amateur, et il adorait Chopin... Quand vous avez 15 ans, qu'il fait gris dehors et que votre père passe du Chopin à fond, vous chopez vite le cafard... Mais aujourd'hui je le remercie. »


Sur une planète chanson peuplée d'autodidactes, Biolay fait une fois de plus figure d'exception avec ses années de conservatoire à Lyon : à 6 ans, il apprend le violon ; à 15 ans, il se frotte aux cuivres ; à 18 ans, il décroche un premier prix de trombone... Et le voilà, à 30 ans, avec son allure de dan­dy, consacré par les professionnels petit génie de la pop.


“Vous dites deux ou trois conneries dans la presse, vous passez mal à la télé, et ça y est, vous êtes foutu !”


Trop lourd à porter ? Sans doute. En tout cas, la belle mécanique ne va pas tarder à s'enrayer. « La notoriété m'a fait flipper. Elle m'a oppressé. » Au mitan des années 2000, sa vie de couple vole en éclats – au grand jour. Ses collaborateurs ont du mal à le joindre – combien vous diront qu'il ne répond jamais au téléphone.


Il collectionne les déclarations fracassantes. « C'était le ball-trap permanent, je tirais sur tout ce qui bougeait, moi y compris ! Surtout si j'avais bu un peu trop de vodka. » Immanquablement, son image s'obscurcit. « Vous dites deux ou trois conneries dans la presse, vous passez mal à la télé, et ça y est, vous êtes foutu !

De toute façon, dès ma première télé, ça s'est mal goupillé. J'étais sur mes gardes, les mâchoires serrées, je n'ai pas souri. Je suis passé pour le prétentieux qui se la raconte. C'était cuit... »


Bref, cinq ans après ses débuts glorieux, l'enfant prodige s'est mué en un bad boy inquiétant et mal-aimé.

Le très déprimé A l'origine, troisième album aux mots cinglants paru en 2005, ne parvient pas à faire remonter sa cote d'amour. « Quand je réécoute certaines chansons, je comprends pourquoi : elles portaient trop de fiel. »

Et comme si cela ne suffisait pas, la déveine va s'en mêler. « Après l'album suivant, Trash Yéyé (2007), je me suis retrouvé, pour ainsi dire, sans maison de disques. Ils avaient tellement licencié qu'il ne restait plus personne pour s'occuper de moi ! C'est à peine si l'on me prenait en ligne... Ils n'ont rien fait pour me retenir. Je l'ai très mal vécu. Très mal. »

Garçon sur le fil, déboussolé.

Si Benjamin Biolay continue alors de travailler, c'est surtout pour les autres (Coralie Clément – sa soeur –, Julien Clerc, Elodie Frégé...), en orfèvre méticuleux des studios d'enregistrement. « Chez moi, je ne travaille pas beaucoup, je n'ai même pas une guitare accordée ! Mais dès que j'entre dans un studio, je deviens forcené, je fais bosser les techniciens jusqu'à épuisement ! »

Reste qu'à cette époque même ces longues séances ne le sortent plus de ses noirceurs.


C'est finalement sur un autre terrain, où personne ne l'attendait, qu'il va reprendre pied : au cinéma. « Jamais je n'aurais imaginé faire l'acteur... Je suis d'un naturel réservé, pas bavard du tout. D'ailleurs, la première fois qu'un cinéaste m'a offert un rôle, j'ai refusé...

Mais quand j'ai vu le film, je m'en suis voulu. Je me suis dit : finalement, tu es comme tous ces mecs que tu critiques, tu n'as pas de couilles... Puis la réalisatrice Sylvie Verheyde m'a elle aussi proposé de tourner. Elle a été très opiniâtre et heureusement... Si, à ce moment-là, je n'avais pas eu le ci­néma, je serais peut-être devenu taré. » L'homme a eu raison de se faire violence. Le cinéma l'a aidé à res­pirer. Depuis, il ne rêve que de recommencer.

“Il n'y a plus chez moi ni pose, ni velléité de plan de carrière. Je veux juste continuer d'écrire, de composer, et d'être sincère dans mes chansons.”

De ces hauts et ces bas, Benjamin Biolay parle désormais très calmement, sans le moindre souffle d'ai­greur ni de ressentiment.

Au con­traire : tout cela semble même avoir nourri sa nouvelle sérénité. « Je regrette certaines choses : avoir fait de la peine aux gens, par exemple...

Par contre, être resté un moment sans maison de disques m'a fait du bien : la pression est retombée. Ça m'a décoincé, libéré. Aujourd'hui, il n'y a plus chez moi ni pose, ni velléité de plan de carrière. Je veux juste continuer d'écrire, de composer, et d'être sincère dans mes chansons. » A entendre l'ardeur et la ferveur inédites avec lesquelles il les interprète, on n'en doute pas.


Car son dernier album, La Superbe, est magnifique de bout en bout. Un accomplissement : c'est non seulement son plus beau disque, mais l'une des plus remarquables productions françaises de l'année, impressionnante par son souffle et par la profondeur des sentiments qu'elle met à nu.

Vingt-deux titres tourbillonnants, fusion parfaite et tellement rare de la chanson française et de la pop britannique, entre Gainsbourg (et cette fois, la référence n'est pas abusive) et Morrissey.

Même sa voix a changé : elle y est vibrante, intense, sur la brèche ; elle ne craint plus de se découvrir.

Ecoutez Mon héritage, portrait en creux adressé à son enfant, d'un fatalisme pudique et élégant, ou Brandt Rhapsody, long duo parlé avec Jeanne Cherhal, qui dissèque une vie de couple avec une justesse telle qu'elle fait froid dans le dos.
Après dix ans d'ombres et de lumières, de coups d'éclat plus ou moins inspirés, Biolay est devenu tout bonnement bouleversant, à mille lieues de cette satanée image qui fit si souvent écran.

Ainsi le temps est-il venu de l'écouter vraiment, et de le découvrir en­fin. « A mon avis, je ne serai jamais un chanteur populaire... Tant pis.
Après tout, travailler dans la musique aujourd'hui, c'est comme travailler sur le Titanic, ça oblige à prendre du recul ! Ce que j'espère surtout, c'est réussir à être bien, à m'améliorer comme être humain. »

Aux dernières nouvelles, Benjamin Biolay aurait cessé de taquiner ses démons. « Je suis allé au bout de mes excès. Je ne sors même plus... » Est-ce un signe ?
La Superbe est moins sombre que ses précédents disques. On y suit le parcours intime d'un homme bringuebalé dans le grand huit de l'existence, pas de tout repos, mais pas sans espoir. « Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais, malgré ses revers, le personnage du disque n'éprouve au­cune haine. A la fin, il est même plus apaisé qu'au début. » On avait bien remarqué.

Une indolence qui crève l'écran

Séduire la caméra et puis quoi encore... Non, plutôt la mater en coin, avec un regard un peu las, limite méprisant (« Alors, c'est ça, le cinéma ? Pas mal, faut voir... »).

L'acteur Benjamin Biolay est comme le chanteur : il n'est pas là pour se vendre. Le message est clair dès sa première apparition à l'écran, en 2008, dans Didine, de Vincent Dietschy, avec un second rôle où il impose d'emblée sa présence-absence.

Avachi dans un canapé aux côtés de Géraldine Pailhas ou mollement appuyé, une bouteille de vin à la main, sur le mur de la cuisine de Julie Ferrier, il est du genre « à prendre ou à laisser ». C'est tout juste s'il ne semble pas s'ennuyer. Il va bâiller. On a presque peur qu'il quitte le plan.

Que son grand corps indolent sorte du champ. Autre chose à faire... Il revint pourtant dans Stella, de Sylvie Verheyde, et dans un plus gros rôle : un père qui carbure au pastis et exprime son amour paternel un peu tard.
Planté derrière le comptoir de ce bistrot du Nord, buvant autant de verres qu'il en sert à ses clients, chemise trop ouverte sur son torse pâle et charme de marlou antigermanopratin, il est magnifique. Sa mine est triste, sa chair est tendre : pour imprimer la pellicule, Biolay la déprime.

Avec superbe.

Guillemette Odicino

http://www.telerama.fr/musique/ecoutez-la-playlist-benjamin-biolay,50032.php



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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Ven 11 Déc - 20:22

CARCASSONNE
"Le Cid" et Benjamin Biolay au Festival l'été prochain ?




La pièce de Corneille mise en scène par Jean-Marie Besset
et le petit prodige de la chanson française pourraient être à l'affiche du Festival 2010.
Mais le programme est loin d'être bouclé.

Le cadre du théâtre Jean-Deschamps de la Cité pourrait accueillir en juillet
un jeune homme dont la renommée ne cesse de croître.

Benjamin Biolay n'est pas à proprement parler un chanteur qui "cartonne"
sur les ventes de disques.
Mais ses collaborations avec Keren Ann et Henri Salvador (sur Jardin d'hiver),
ainsi que l'ambition artistique qui marque son dernier (et double) album La Superbe,
en font aujourd'hui un artiste qui déclenche les passions.
C'est dire si on devrait s'arracher les 3 000 places du cadre prestigieux qui offre pour
décor de scène les remparts classés au patrimoine mondial.

Reste toutefois que ce concert, comme l'ensemble de la programmation du Festival,
n'est pas encore gravé dans le marbre. Car la mairie n'a pas encore défini,
ni l'enveloppe budgétaire, ni le concept de l'été culturel carcassonnais version 2010.

Un "Cid" signé Besset

On ignore encore, notamment, si l'expérience d'un grand concert de rock
sur l'esplanade Gambetta, à l'image de celui de Depeche Mode en juillet dernier,
sera renouvelée.
Et si le nom mythique du groupe anglais Muse circule çà et là,
c'est seulement en raison du fait que le trio magique
(200 000 entrées à Wembley en juin 2007,
deux concerts programmés l'été prochain déjà complets à Paris et Wembley à nouveau)
a annoncé son intention de re faire une date cet été dans le Sud de la France
après avoir rempli à ras-bord le Zénith de Toulouse il y a quelques jours.

Ce qui est plus sûr, en revanche,
c'est la très probable création d'une mise en scène du Cid de Corneille par Jean-Marie Besset,
en juillet prochain, sur la scène du théâtre Jean-Deschamps.
Le dramaturge plusieurs fois "moliérisé", Limousin d'origine et créateur du
festival Nouveaux Auteurs en Vallée d'Aude (Nava),
avait plusieurs fois été approché pour intégrer le Festival.
Son tout nouveau statut de directeur du centre dramatique régional
du Languedoc-Roussillon va faciliter les choses.

Jean-Marie Besset lui-même, en tout cas, a annoncé il y a quelques jours
dans une interview au Figaro qu'il allait "monter Le Cid à Carcassonne cet été".
Il faudra cependant attendre encore quelques semaines avant d'en savoir plus.

http://www.lindependant.com/articles/2009-12-11/le-cid-et-benjamin-biolay-au-festival-l-ete-prochain-92927.php
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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Mar 5 Jan - 19:45


2009 vu par : Benjamin Biolay


2009 fut une année Superbe pour Biolay, enfin dans la lumière des charts nationaux : d'Obama à Besson, de Bashung à Jackson, de l'hémisphère sud à l'identité nationale, il nous raconte ses 12 mois.





L'année 2009, je l'ai commencée dans l'hémisphère sud mais ce fut bien bref. De retour en hiver j'ai conjointement fêté la prestation de serment de Barack Hussein Obama et mon 36ème anniversaire, ça commençait plutôt très bien. mais, quelques semaines plus tard, le grand Alain nous quittait, non sans nous avoir souhaité à tous, une année resplendissante. Un crève-coeur.


Partout et tout le temps on nous a parlé de crise, de crise et aussi de crise.
A cause de la crise, il nous fallait un bouc émissaire mondial, on nous a présenté monsieur Madoff, l'humanité lui a vomi dessus puis, est repartie vaquer tranquillement à ses occupations de crise.


Pendant ce temps là, le traître Besson prit son envol et commenca de nous cracher sa bile hideuse au visage. On a donc ressorti le vieux débat nauséabond sur l'identité nationale (à prononcer avec trois L, façon LePen Sr). Monsieur Besson a été décoré de la francisque mais ce n'était qu'un rêve, dans la réalité il était harcelé par une ancienne épouse fort marrie et résignée à l'humilier comme il nous humilie, nous qui avions lu et apprécié son violent pamphlet anti-sarkoziste pré électoral.


Au quatrième jour de l'été, Michael Jackson nous laissa en plan, non sans nous avoir sussuré "This is it". Nouveau crève coeur. A l'automne, j'ai sorti un disque qui a du succès, ça m'a rendu heureux.
Mais pas joyeux, parce qu'il y a toujours ces messieurs Besson, Hortefeux et associés qui refusent de donner leur démission alors que je me concentre tous les jours très fort pour que cela arrive. Cette année c'est Beth Ditto qui a inauguré les illuminations d'un grand magasin parisien, c'était beau.
Pour finir, d'ici le premier janvier, je me suis juré de savoir parler l'espagnol. Quant à l'année prochaine, je vais me concentrer plus fort encore et tâcher de passer mon permis de conduire.


Bref, c'était une belle année, je suis content qu'elle ne passe pas l'hiver...

http://www.lesinrocks.com/best-of-2009/detail/t/1262078760/article/2009-vu-par-benjamin-biolay/

.


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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Ven 8 Jan - 13:29

Biolay : cinq titres inédits


Le chanteur a dévoilé cinq titres inédits sur son MySpace.


Alors qu'il fait un carton avec son album La Superbe, Benjamin Biolay a dévoilé cinq titres inédits sur son MySpace. De Plaisir, Dans Paris, Les fin des cours, Je Partirai comme on revient, une autre version de son titre Jaloux de tout, et une reprise du Temps des Cerises.

http://www.myspace.com/benjaminbiolay

http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/article/biolay-cinq-titres-inedits/

Benjamin Biolay
vient de livrer 5 titres inédits sur son MySpace. Quelques semaines
seulement après avoir sorti son album La Superbe, le chanteur français
a offert au public un remix de Nico Schindler de son titre Jaloux de
tout/I> ainsi que De plaisir chanté avec Géraldine P., Dans Paris,
La Fin des Cours, Je partirai comme on revient avec la chanteuse Alka et une démo de Temps des Cerises, revisité avec Gesa.




http://www.greatsong.net/MUSIQUE-BENJAMIN-BIOLAY-OFFRE-5-INEDITS-12510.html
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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Mer 27 Jan - 17:53

BENJAMIN BIOLAY A TARATATA :

le 3 février à 20h35 sur France 4, le Vendredi 05 février à 00h40 sur France 2:

Il interprètera "Padam"

Un duo avec Nora Arnezeder "What a wonderful world"


Il ser également dans l'émission du 17 février, il interprètera un duo "l'idole des jeunes" avec Keren Ann
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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Sam 30 Jan - 9:11

Benjamin Biolay, le Nick Cave de chez nous
Par Marina Bellot
Publié : 29/01/2010
Le « Superbe » n’est pas le dandy dilettante qu’on imagine. Mais plutôt la déclinaison française du crooner australien. Démonstration lors d’un concert mardi à Rueil-Malmaison, dans le 92.

La traversée des ruelles sombres de Rueil suscite quelque appréhension : sera-t-on plus de 30 dans la salle, n’aurait-on pas mieux fait d’attendre le passage au Nouveau Casino ? Aux abords du TAM (théâtre André Malraux), ce n’est pas la foule des grands soirs, mais les parkings souterrains sont pleins et les voitures immatriculées 92, 78, 95 et même 75. A 20h40, les retardataires se pressent. Ouf ! La salle n’est pas pleine mais nous sommes au moins une bonne centaine.

20H50, les lumières s’éteignent : pas de première partie, Benjamin Biolay est à l’heure. Chaussures pointues, T-shirt noir sur veste sombre, et cheveux longs gominés vers l’arrière, avec effet mouillé : il n’est plus le jeune premier de ses débuts, mais ressemble de plus en plus à Nick Cave (époque sans moustache), le crooner australien.

Pas un mot au public, le malin débute avec « Tout ça me tourmente ». Sans surprise, la gueule cassée traîne aussi son spleen sur scène. Première crainte dissipée : la voix, toujours à la limite de la rupture sur l’album, est juste. En revanche, les dandinements timides du chanteur trahissent son embarras : Benjamin est aussi à l’aise qu’une sardine en boîte et semble avoir effectivement envie de « prendre le large ».

Sage début, maigres applaudissements, et remerciements monosyllabiques de BB entre deux chansons, la main sur la poitrine, ce qui lui permet également de réajuster sa veste… A force d’enchaîner le meilleur du dernier album (« L’espoir fait vivre », « Assez parlé de moi », « Lyon Presqu’île »), la salle se chauffe et Biolay prend confiance. Ses timides déhanchements du début de concert sont plus affirmés. Et les musiciens, un peu austères jusque là, suivent. Le bassiste s’amuse à envoyer des mini-rythmiques qui font d’autant plus résonner la voix grave de Biolay, tandis que le batteur s’en tient à un poum-tchak-tchak-tchik-poum (grosse caisse-caisse claire (x2)- charley-grosse caisse) simple mais efficace. A côté, la harpiste affine les mélodies. Sur le devant de la scène, un touche-à-tout dont le rôle est d’ambiancer les titres avec son acoustique, son synthé et son theremin. Et puis, il y a le guitariste, pas toujours inspiré sur les arpèges mais excellent dès qu’il s’agit de jouer funky.

Au Zénith de Paris, Dutronc avait abandonné son cigare. Biolay s’offre le luxe d’allumer une clope entre deux chansons, suivant l’exemple d’André Malraux qui s’affiche en énorme sur la façade du théâtre cigarette aux lèvres. Privilège d’artiste ! Nous aussi, on aimerait en griller une…

La scène se vide. Seul, Biolay s’installe au piano et demande l’autorisation de reprendre une chanson de Julien Clerc – on n’ose pas dire non… C’est joli, du Julien Clerc chanté par Biolay, mais on préfère quand Biolay chante Biolay… « Ton héritage », par exemple, magnifique portrait en creux de l’auteur, adressé à son enfant. La chance ! On en a les larmes aux yeux – enfin surtout notre voisin de droite.

Accalmie avant la tempête. Les lumières se rallument, Biolay est là et bien là. Taquine les musiciens revenus sur scène. A même l’air de s’amuser. Entre petits pas et déhanchés du bassin, Biolay réhabilite la danse des dragueurs-losers de boîtes de nuit (les pouces, les moulinets, les mains, le moonwalk du pauvre, etc.). Où l’on se rend compte, que c’est hyper rock, en fait, un concert de Benjamin Biolay. Et qu’on est assis à bouger bêtement la tête, quand on devrait être debout à se trémousser avec une bière.

Dernière chanson avant rappel(s). C’est l’apothéose d’un concert qui n’a fait que monter en intensité. « A l’origine », de son antépénultième album, transforme Biolay en bête de scène, moitié rock star, moitié animal enragé. Hurle, s’agenouille, se relève. Des accents de Joey Starr, de Kurt Cobain : on en prend plein la tête, et on aime ça. Et dire qu’il y a quelques mois, on prenait Biolay pour un comparse des Delerm et autres Bénabar – qu’on aurait volontiers cogné avec lui d’ailleurs.

Un à un, Biolay le premier, les musiciens quittent la scène. Le public applaudit. Premier rappel, tout le monde se lève. Enfin… Le chanteur l’a bien cherché : « J’attendais en vain que le monde entier m’acclame », oouhouuuuhou, « qu’il me déclare sa flamme », Benjamin je t’aiiiiiime (on se calme, Marina), « dans une orgie haut de gamme », ouaaaaaiiiiiiis. Tout le monde disparaît, mais c’est pour de faux. Le meilleur chanteur français (avec Dominique A et Miossec) revient une dernière fois pour interpréter l’attendue « Brandt rhapsodie ». L’histoire est banale (un couple qui s’aime puis se déchire), mais pas la structure (les voix de l’homme et de la femme se répondent comme s’ils communiquaient par Post-it). Résultat : ça marche encore mieux que sur le disque. Une seule envie: y retourner.

Marina Bellot (avec Jérôme Lefilliâtre)
http://www.megalopolismag.com/benjamin-biolay-le-nick-cave-de-chez-nous/


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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Ven 5 Fév - 10:03



Benjamin Biolay, dont le dernier album "La Superbe" connaît un joli succès, est l'invité de la web-émission Le Café, présentée par Mazarine Pingeot, en partenariat avec Dailymotion, Lesinfos.com et Starbucks Coffee France.

Dans cet entretien, Benjamin Biolay révèle que, bien qu'ayant rendu sa carte de militant PS, il est tenté de refaire un jour de la politique, voire même de se présenter à des élections! Mais, en attendant, il préfère la musique...

Il raconte aussi comment il est devenu chanteur, quand il a failli tout arrêter et pourquoi il a longtemps détesté les critiques "qui pouvaient [le] détruire". Il revient sur l'altercation qui l'a opposée au chanteur Bénabar, livre ses goûts musicaux et confie quelques clés de son caractère de dandy timide.

http://www.dailymotion.com/video/xc41ut_benjamin-biolay-je-voudrais-faire-d_music


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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Ven 5 Fév - 15:00

Biolay n’est plus un sale gosse

L’accueil chaleureux réservé à son cinquième album l’a calmé. Connu pour ses coups de gueule, Benjamin Biolay a moins d’états d’âme.

EMMANUEL MAROLLE | 05.02.2010, 07h00

Il préfère en rire. Pourtant, il y aurait presque de quoi en pleurer. Depuis novembre, nombreux semblent découvrir que Benjamin Biolay a du talent. « Certains réalisent que je fais de la musique », s’amuse l’intéressé, dont le 5e album, le superbe « la Superbe », a été ovationné comme jamais. « Si c’était un premier disque, je pourrais me la raconter.


SUR LA TOILE
Trois nominations aux Victoires de la musique
Mais, je sais comment ça se passe… » A 37 ans, il savoure, mais n’est pas dupe de cette rédemption soudaine, après avoir encaissé coups et mauvais procès. Pourtant, tout avait bien commencé. Au début des années 2000 débarquait un jeune provincial sorti de nulle part, offrant sur un plateau un album miraculeux à Henri Salvador. « Chambre avec vue » réhabilitait le doyen et révélait le benjamin. Biolay était alors très demandé : par Juliette Gréco, Françoise Hardy, Isabelle Boulay, Julien Clerc.

Sauvé par le cinéma

Puis le Pygmalion de la chanson tombait raide dingue de Chiara Mastroianni qu’il épousait dans la foulée avant de se séparer. « Je me suis marié avec une femme que j’aimais éperdument mais dont le CV irradiait sur tout. Je devenais un enfant de par procuration. On me collait l’image d’un bourgeois de la rive gauche qu’on défonçait sans connaître. J’entendais :C’est le mec qui se prend pour Gainsbourg. Mais je vous jure que non ! »
Face à ces attaques, le chanteur a sorti les griffes. Au point de baver sur ses confrères en interview, Bénabar en tête. « Ce jour-là, j’étais ivre mort. Il n'y a pas longtemps, on s'est croisé, il a voulu m'en mettre une. Il était bourré, venait de perdre son pote Jocelyn Quivrin. Je n'ai pas bronché. »

Aujourd’hui, Biolay ne dit plus rien, sauvé par le cinéma, auquel il prend goût comme acteur, mais aussi par ce disque qui l’a libéré. Il va chanter avec les BB Brunes à l’Olympia et sur le prochain disque des rappeurs du 113. « J’adore ce qu’ils font, et désormais je préfère dire aux gens que j’apprécie que je les aime plutôt que de balancer à tort et à travers. C’est aussi lié à ma fille, Anna, qui a 6 ans et demi. Quand elle dit : C’est nul, je lui dis : Non, il faut dire, je n’aime pas. »

http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/biolay-n-est-plus-un-sale-gosse-05-02-2010-804243.php

* Benjamin Biolay « la Superbe », Naïve, 14,99 €


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MessageSujet: Re: BENJAMIN BIOLAY BIOGRAPHIE ET ACTUALITES   Dim 7 Fév - 11:13

Pour écrire un seul vers (1910)



Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d’hommes et de choses, il faut connaître les animaux, il faut sentir comment volent les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s’ouvrant le matin.

Il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l’on voyait longtemps approcher, à des jours d’enfance dont le mystère ne s’est pas encore éclairci, à ses parents qu’il fallait qu’on froissât lorsqu’ils vous apportaient une joie et qu’on ne la comprenait pas ( c’était une joie faite pour un autre ), à des maladies d’enfance qui commençaient si singulièrement, par tant de profondes et graves transformations, à des jours passés dans des chambres calmes et contenues, à des matins au bord de la mer, à la mer elle-même, à des mers, à des nuits de voyage qui frémissaient très haut et volaient avec toutes les étoiles – et il ne suffit même pas de savoir penser à tout cela.



Il faut avoir des souvenirs de beaucoup de nuits d’amour, dont aucune ne ressemblait à l’autre, de cris de femmes hurlant en mal d’enfant, et de légères, de blanches, de dormantes accouchées qui se refermaient. Il faut encore avoir été auprès de mourants, être resté assis auprès de morts, dans la chambre, avec la fenêtre ouverte et les bruits qui venaient par à-coups. Et il ne suffit même pas d’avoir des souvenirs. Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d’attendre qu’ils reviennent. Car les souvenirs ne sont pas encore cela.



Ce n’est que lorsqu’ils deviennent en nous sang, regard, geste, lorsqu’ils n’ont plus de nom et ne se distinguent plus de nous, ce n’est qu’alors qu’il peut arriver qu’en une heure très rare, du milieu d’eux, se lève le premier mot d’un vers.

Rainer Maria Rilke (1875-1926) – Les Cahiers de Malte Laurids Brigge (1910)


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