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 ALAIN SOUCHON

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Bridget

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MessageSujet: ALAIN SOUCHON   Sam 27 Sep - 15:22


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EtoileALAIN SOUCHON Etoile








http://www.myspace.com/alainsouchon

http://www.alainsouchon.net/



Dans le coeur des français, il reste ce garçonnet de dix ans, tout seul dans son coin à la récré. Les bobos de l'âme, Souchon connaît.
Mais ce qui pourrait sonner plaintif ou geignard, autant dire insupportable, prend dans sa bouche des accents d'infinie tendresse, non dénuée d'humour. Souchon-Voulzy, Voulzy-Souchon, ces deux-là se sont trouvés à la perfection.
Paroles simples et tendres, musiques de grande qualité, l'alchimie fonctionne et le couple (professionnel) vit heureux, de Belle-Ile à Lann Bihoué.



Alain Kienast/Souchon naît le 27 mai 1944 à Casablanca, au Maroc où son père, Pierre, est professeur d'anglais. Sa famille rentre à Paris lorsqu'Alain a 6 mois. Enfant timide, il ne se passionne guère pour l'école et préfère les vacances à la campagne.
En 1959, au retour d'un séjour aux sports d'hiver, la famille est victime d'un accident de voiture dans lequel le père d'Alain perd la vie. L'adolescent a 15 ans et ce décès est un réel traumatisme. Il n'en devient que plus introverti.

Pour nourrir Alain et son frère aîné, leur mère commence à écrire des romans de gare sous un pseudonyme. Les conditions de vie ne sont plus les mêmes et la famille déménage dans un immeuble plus modeste. A cette occasion, la grand-mère d'Alain s'installe avec eux.
Grâce à elle, et à son poste de radio toujours allumé, il découvre de nombreux chanteurs. La musique commence alors à l'intéresser de plus en plus.


Envoyé en pension dans de tristes collèges de province, Alain se consacre plus à la poésie et aux textes qu'il aime écrire qu'aux cours qui l'ennuient. Il est solitaire et rêveur. En 1961, sa mère choisit de le placer dans un lycée français en Angleterre.
Suite à des problèmes d'inscription, Alain n'y entre finalement pas, mais reste à Londres où il devient serveur dans un pub. Ce séjour loin de chez lui l'aide un peu à s'épanouir. Il tente de passer son baccalauréat par correspondance, mais échoue une fois, deux fois, trois fois ...







Belote

De retour en France, il se met à la guitare et compose quelques chansons. C'est sa passion. Il vit de petits boulots et parallèlement, passe de nombreuses auditions. En vain. Il écoute tous les grands chanteurs de l'époque, Barbara, Brassens et surtout Brel à qui il voue une véritable admiration. La grande vague anglo-saxonne des années 60 ne le laisse pas indifférent non plus et il lui arrive même de chanter des titres américains lors de ses auditions.


En 1969, il rencontre Françoise, dite Belote, qui devient son épouse en 1970. La même année, naît son fils Pierre.


Il continue toujours à chanter dans les cabarets et bars de la Rive Gauche, le quartier littéraire et intellectuel de Paris. Mais, il gagne très peu d'argent et l'ambiance de ces endroits ne lui convient pas du tout. Son épouse l'encourage cependant à persévérer.
Effectivement en 1971, il décroche un premier contrat sur le label Pathé-Marconi. Après trois 45 tours dont "Je suis un voyageur" et "Un coin de solitude", le constat d'échec est évident.


1973 marque la fin de la galère pour le jeune chanteur. Il fait la connaissance de Bob Socquet, directeur artistique chez RCA qui est très intéressé par le répertoire tendre et désabusé d'Alain Souchon. Celui-ci vient juste d'écrire "L'Amour 1830" pour Frédéric François, chanteur romantique d'origine italienne.
Mais Bob Socquet l'encourage à chanter ce titre qu'il présente même lors du concours de la Rose d'Or d'Antibes. Il obtient alors le Prix de la critique et le Prix spécial de la presse. C'est un premier succès.







Le déclic, c'est la rencontre avec Laurent Voulzy. Jeune musicien né en 1948 et nourri de musique anglo-saxonne, Voulzy en est à cette époque à peu près au même point que Souchon. Sa carrière ne décolle guère.
Le contact entre les deux chanteurs est immédiatement excellent. Leurs personnalités se révèlent très complémentaires et leur travail va le prouver très vite. Plus doué pour les textes, Alain Souchon manquait de musiques intéressantes. Voulzy va combler définitivement cette faiblesse. A son contact, Souchon simplifie et allège son écriture.



Dès 1974, la première collaboration Souchon/Voulzy fait un tabac, même si Voulzy n'est encore qu'arrangeur. L'album "J'ai 10 ans" met en valeur le style élégant de Souchon et la modernité de Voulzy. Le titre du même nom est le premier tube d'Alain Souchon. Dans ce texte, il chante déjà un certain mal de vivre, thème fréquemment abordé dans son répertoire.


Après des années sur les minuscules scènes des cabarets, Alain Souchon monte enfin sur une grande scène parisienne à l'Elysée-Montmartre en 1975, puis à l'Olympia en première partie de Jean-Jacques Debout. Un an plus tard, sort un second album, "Bidon" pour lequel Laurent Voulzy a cette fois écrit toutes les musiques.
Grâce au titre "Bidon", qui est un énorme succès critique et public, Alain Souchon est cette fois un chanteur reconnu par le plus grand nombre.



En 1977, le succès continue avec l'album "Jamais content". C'est sur cet album que se trouve la chanson phare du répertoire d'Alain Souchon, "Allô maman bobo", texte attachant et hymne à une certaine fragilité masculine que revendique le chanteur.
Dans un autre registre, on retient également "Poulailler's song" dans laquelle Souchon évoque par l'humour le racisme ambiant. En dépit d'une image d'incorrigible rêveur, le chanteur aime aborder régulièrement certains problèmes de société auxquels il est très attentif. Il retrouve en 77 la scène de l'Olympia en première partie de l'humoriste Thierry le Luron.



Biniou



Le travail d'écriture que se partagent Souchon et Voulzy profite également à Laurent Voulzy qui en 1977, obtient un succès sans précédent avec le titre "Rockcollection" sur un texte de Souchon. Les deux complices aiment quitter Paris et s'isoler plusieurs semaines pour écrire un nouvel album que ce soit pour Souchon ou pour Voulzy.

Un de leurs lieux de prédilection est la Bretagne. Leur complicité est très prolifique et dès 1978, sort à nouveau un album pour Alain Souchon, "Toto 30 ans". C'est un disque un peu plus sombre que le précédent, mais le public suit toujours. Les titres "Le Bagad de Lann Bihoue" ou "Papa Mambo" sont de gros succès de vente.
Ce disque marque également un premier pas d'Alain Souchon vers le cinéma puisque le réalisateur François Truffaut lui a commandé la chanson-titre de son film "L'Amour en fuite".

En 1978, naît Charles, le second fils d'Alain Souchon.


Plusieurs mois plus tard, en janvier 1980, c'est en vedette que le chanteur est invité à l'Olympia. C'est un triomphe. En novembre, il y retourne pour neuf soirées. Laurent Voulzy l'y rejoint une fois pour deux chansons inédites.

En 1980, sort l'album "Rame" sur lequel Alain Souchon retrouve son ami Michel Jonasz qui l'accompagne sur un titre, "Jonasz". Depuis 1974, les deux artistes écrivent régulièrement ensemble et partagent une vision très proche de leur métier.


Cette année-là, Alain Souchon fait ses premières armes de comédien devant la caméra de Claude Berri dans "Je vous aime". Aux côtés de Catherine Deneuve, Gérard Depardieu ou encore Serge Gainsbourg, Alain Souchon joue un homme très proche de son image publique, fragile et mélancolique.

Sa prestation est unanimement appréciée et dès 1981, c'est Jean-Paul Rappeneau qui fait appel à lui pour partager l'affiche avec deux stars, Isabelle Adjani et Yves Montand. Le film "Tout feu tout flamme" est un succès. Mais c'est surtout dans "L'Eté meurtrier" de Jean Becker en 1983 que le public est impressionné par la composition d'Alain Souchon dans un personnage qui devient meurtrier par amour. Il retrouve à cette occasion la comédienne Isabelle Adjani.



Cigales


Pendant cet intermède cinématographique, Alain Souchon délaisse la chanson mais dès septembre 1983, sort "On avance", album un peu différent pour lequel il fait appel à d'autres amis chanteurs pour co-écrire quelques titres : "On est si beau" avec Michel Jonasz, "Les papas des bébés" avec Louis Chédid, "Casablanca" avec David Mc Neil. Seul le très beau "Saute en l'air" est co-signé par Voulzy.

A partir du 20 septembre, il monte sur la scène de l'Olympia, puis entame une tournée à travers le pays.



Fin 1984, les deux complices s'isolent à nouveau entre la Bretagne et Saint-Tropez pour écrire l'album "C'est comme vous voulez" qui sort en 1985. Entre temps, Alain Souchon a quitté son label RCA pour intégrer Virgin. A quarante ans, Souchon aborde un style un peu moins fragile et morose comme en témoigne le titre "J'veux du cuir". Mais la tendresse reste l'habit principal de son travail et le public ne s'y trompe pas en faisant un tube du titre "La ballade de Jim".





En mai 1986, il investit la très grande salle du Palais des Sports à Paris avant de partager une tournée avec la chanteuse Véronique Sanson du 11 novembre au 11 décembre. Sur le principe du duo et de l'alternance, les deux chanteurs mettent au point un très beau tour de chant du nom de "Chacun mon tour" qui traverse la France, la Belgique et la Suisse.


En 1987, sort le film "Comédie" de Jacques Doillon dans lequel Alain Souchon joue le compagnon de Jane Birkin. Depuis "L'Eté meurtrier", Alain Souchon fait des passages réguliers sur les plateaux de cinéma, mais son rôle dans "Comédie", même s'il est moins connu, est sans doute un de ses plus touchants.


Fin 88, nouvel exil provincial pour le duo Souchon/Voulzy, mais pour la première fois, ils abandonnent la Bretagne pour Monaco. Le travail qui en sort est l'album "Ultra moderne solitude" en 1989. Alain Souchon interprète ses nouveaux titres sur la prestigieuse scène du Théâtre des Champs-Elysées entre avril et mai.

Parmi eux, le public plébiscite "La beauté d'Ava Gardner" ainsi que "Quand j'serai KO" qui sera récompensé l'année suivante par la Victoire la Musique du meilleur titre de l'année. C'est au Casino de Paris que Souchon réitère son récital en septembre 89. Ces spectacles font l'objet d'un album live, "Nickel", qui sort en 1990.



C'est déjà ça


Après une tournée, un film ou deux et du repos, Alain Souchon est de retour au tout devant de la scène musicale en 1993. Son nouvel album "C'est déjà ça" est un énorme succès public et critique, dont le premier extrait "Foule sentimentale" est la preuve flagrante. Ce titre devient un tube essentiel du répertoire du chanteur mais aussi de la chanson française.

Plus politisé, cet album évoque des thèmes de société de façon plus aiguë que d'habitude. Néanmoins, les textes de Souchon ne perdent rien de leur poésie particulière et de leur couleur tout en douceur. Un des titres de l'album, "Le Fil", est co-signé par Pierre Souchon, son fils. Musicien, Pierre chante également dans le groupe les Cherche Midi avec un autre fils de chanteur, Julien Voulzy.

Pour ce disque, Alain Souchon s'est remis à la composition et a fait une place plus large à la guitare dont le son domine l'ensemble.

L'attachement d'Alain Souchon aux problèmes de société est mis en lumière lorsqu'il participe en octobre 93 au concert de l'Olympia organisé au profit de l'association Sol En Si (Solidarité Enfant Sida) au côté de ses amis Cabrel, Jonasz, Le Forestier, Catherine Lara et Maurane.



Prix et engagements


Début 94, le deuxième extrait de l'album, "L'amour à la machine" est un nouveau succès. Quelques jours après en février, il est récompensé par deux Victoires de la Musique, celles de la Meilleure Chanson de l'année et du Meilleur Artiste masculin. Souchon aura vendu plus d'un million d'exemplaires de son album. Il retrouve la scène de l'Olympia du 17 mai au 11 juin, puis en octobre, il remplit les quatre mille places du Zénith pendant trois soirées.


Un album live sorti en octobre 95 témoigne de ce succès scénique. A cette date, plus d'un million d'albums se sont déjà vendus, sans compter les simples. Enfin, 200.000 spectateurs se sont pressés aux concerts du chanteur lors de sa dernière tournée.

En 1996, il obtient le Prix Vincent Scotto décerné par la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs) pour le titre "Sous les jupes des filles".


L'expérience humanitaire entamée en 93 avec Sol En Si se renouvelle en 1995 sur un album dans lequel Alain Souchon et Laurent Voulzy chantent aux côtés de leurs fils respectifs, Pierre et Julien.
Puis en 1997, Alain Souchon remonte sur la scène du Casino de Paris au profit de Sol En Si pour un concert proche de celui de 93 et avec la même association d'artistes enrichie de la chanteuse Zazie. Les sept chanteurs passent une semaine au Casino puis partent en tournée. Outre Sol En Si, Alain Souchon avait aussi participé aux concerts des Enfoirés en 94, 95 et 96 au profit des Restaurants du coeur.



Des fleurs, des fleurs


Ciseleur de chansons populaires, Souchon récidive avec son acolyte de toujours Laurent Voulzy en novembre 99. L'album "Aux ras des pâquerettes" est un peu plus pessimiste dans les textes que les précédents, la musique un peu en demi-teinte, voire nostalgique comme dans le premier simple "Rive gauche".

A l'occasion de ce nouveau CD, Alain Souchon lance son site internet en grande partie conçu par son fils Charles. Très vivant et très drôle, ce site réserve des surprises telle que cette mise en vente du disque de platine reçu par le chanteur pour son dernier album. Mis aux enchères, il est acheté en ligne par une admiratrice au prix de 8700FF, l'argent étant reversée au profit des protecteurs des oiseaux mazoutés suite au naufrage du pétrolier l'Erika.


Le 18 avril 2000, Alain Souchon entame sa tournée 2000, "Tout simplement", au Palais des Sports de Paris. Le 24 avril, il est le point d'orgue du Festival du Printemps de Bourges avant de continuer son périple jusqu'à l'été. Pause estivale, quelques festivals, puis il repart sur les routes à l'automne avec un passage triomphal au Zénith parisien les 10 et 11 novembre.

Après une tournée en 2001 et 2002 Alain Souchon est récompensé lors des 20eme Victoires de la musique par une Victoire d'honneur pour la chanson "Foule Sentimentale" qui a également reçu le prix de la "Chanson des 20 dernières années".



De la musique avant toute chose

En 2005 toujours, il revient avec l'album " La vie Théodore " dans lequel il rend hommage à Théodore Monod et à Françoise Sagan " Bonjour tristesse ". Autant de titres qui seront repris lors de sa tournée 2006 qui débute en février et le conduit dans toute la France, notamment à Paris à l'Olympia et au Zénith.

Deux ans plus tard, c'est la sortie de " Ecoutez d'où ma peine vient ". Un album en phase avec son temps, dans lequel il ironise, notamment avec "Parachute doré".




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Bridget

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MessageSujet: Re: ALAIN SOUCHON   Sam 27 Sep - 15:59




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Entretien

Alain Souchon : “Mes chansons, c’est un peu du baratin”





On l'a rencontré dans un salon tranquille. Courtois et distant à la fois, séducteur et joueur, éludant certaines questions mais se livrant aussi comme rarement il l'a fait.

A 64 ans, moins dilettante qu'il en a l'air, Alain Souchon s'apprête à publier son douzième album, trois ans seulement après La Vie Théodore. Nous avons écouté, et avons retrouvé inchangée ou presque cette mélancolie gracieuse, nostalgie d'un passé plein de rêves, bleus et roses de l'amour, colères feutrées.

Là où bien des chanteurs de sa génération sont forcés de courir après l'inspiration, Souchon poursuit sa marche, tranquille, et même plus solitaire qu'hier : le prochain disque sera presque entièrement écrit et composé par ses soins. Pourtant, sa sortie vient d'être reportée d'un mois. Parce qu'il tenait absolument à écrire un ou deux titres de plus, avec Laurent Voulzy. Par principe, par symbole, par besoin de se rassurer. Un peu fébrile sous l'apparente sérénité.




“Je me disais que lorsque des types
de la génération de Paul McCartney deviendraient
présidents, le monde serait plus doux.
Ce n'est pas vraiment ce qui s'est passé”




Votre prochain album s'ouvre sur une chanson qui évoque l'échec d'une certaine utopie soixante-huitarde...


En 68, je me disais que c'était bien de foutre le désordre, que le monde n'était pas très amusant à vivre : se lever, avoir un boulot, être jugé tout le temps. Il y avait quelque chose de très dur que la jeunesse cherchait à adoucir. On voulait se rouler dans l'herbe, fumer des pétards et rire.
Je me disais que lorsque des types de la génération de Paul McCartney deviendraient présidents de la République, le monde serait plus doux. Ce n'est pas vraiment ce qui s'est passé. Il y a une immense roue qui s'est mise en route, que personne ne peut arrêter, à laquelle les hommes politiques sont accrochés. Ils sont, comme nous tous, ballottés par ce grand truc libéral, de mondialisation, cette idée qu'il n'y a plus que l'argent qui compte, la réussite financière. C'est ahurissant. Je suis ébahi par le monde tel qu'il va.




Vous citez The times they are a changin', de Bob Dylan, dans la première chanson de votre album, vous venez d'évoquer McCartney... On trouve chez vous presque toujours des références anglo-saxonnes plutôt que françaises.


Ces gens-là, c'est mon époque. Dylan était très important. Si je fais référence à lui, c'est pour indiquer que je l'apprécie beaucoup. J'aimais aussi voir Léo Ferré en concert.
Pour saisir sa colère. Il était bougon, furieux après le monde et ça nous plaisait. Son raisonnement, on s'en foutait. Mais Bob Dylan, comment dire ? J'aurais aimé être Dylan, évidemment. Il avait le même âge que moi, je me sentais proche de lui. Parachutiste, de Maxime Leforestier - que j'aime bien -, c'est quand même beaucoup plus lourdingue que du Dylan.



Cet héritage anglo-saxon vous vient-il du fait que vous avez vécu en Angleterre ?

Je devais passer le bac là-bas. J'étais censé aller au lycée français de Londres, mais c'était trop cher. Ma mère voulait que je rentre à Paris mais je ne l'ai pas fait. Je me suis inscrit à des cours par correspondance. J'étais donc assez libre, je logeais chez des gens, je gagnais ma vie en lavant le vomi dans un pub tous les matins. C'était sympa.

Je fréquentais la paroisse de la banlieue de Londres où je vivais, et là je rencontrais des types passionnés de musique, une musique beaucoup plus rythmée que ce que l'on entendait en France.

C'était le début des Beatles, une folie. A Noël, les gens s'offraient des perruques des Beatles ! Moi qui ne connaissais que le style « plonc plonc » de Brassens - absolument charmant, je ne renie pas -, j'étais très impressionné par ce dynamisme. On allait voir des groupes dans des squares, dans les kiosques à musique.

Ça n'existait pas en France, ce goût pour le groupe, le rock. Je découvrais le « beat », cet art de bouger et de faire bouger. Mais il me manquait le charme des mots choisis, qui riment, qui sonnent, comme l'a fait ensuite à la perfection Gainsbourg. Ça n'existe que chez nous, ce goût de faire de la musique avec des mots. Les Anglo-Saxons répètent une phrase et ça sonne formidablement. Ils sont beaucoup plus musiciens.




“Brassens, on ne peut pas faire mieux, ni même
aussi bien, c'est tellement fort. Alors j'écrivais
mes trucs de ‘bobo-pipi-bobo’ sans réfléchir.”




En attendant, vous avez apporté un style nouveau à la chanson française...

A une époque, oui. On se voyait avec Michel Jonasz, nous n'étions alors pas connus. On voulait être différents, mais c'était instinctif, pas calculé. On n'avait pas envie de faire comme ceux qui nous avaient précédés. D'abord parce qu'on n'aurait pas pu. Quand on arrive derrière Brassens, on ne peut pas faire mieux, ni même aussi bien, c'est tellement fort. Alors j'écrivais mes trucs de « bobo-pipi-bobo » sans réfléchir. C'est venu tout seul. Je n'étais qu'un amateur. Puis j'ai rencontré Laurent Voulzy, avec sa culture pop extraordinaire, qui jouait de la guitare les doigts dans le nez. Il jouait comme j'en rêvais. Lorsqu'on a fait J'ai 10 ans, ça m'a ouvert un monde : c'était travaillé, agencé, avec des notes placées volontairement, pas par hasard. Ça m'a donné un plaisir inouï, à cause du rythme, du « beat ». C'était exactement ce que je voulais, je n'y arrivais pas tout seul. Laurent est trop perfectionniste et moi trop amateur, c'est cet équilibre qui définit notre couple. Et qui est rassurant. Pour moi. Pour lui. Cette approche plus rythmique m'a obligé à modifier mon écriture, à briser mes phrases, à bousculer la langue, le français. C'était comme un jeu. Un jeu qui a duré plusieurs années. Jusqu'à en devenir un tic d'écriture, trop facile. Alors je suis revenu à un style plus classique.



Vous avez été élevé dans quel environnement ?

Je me définis comme un bourgeois dans la mesure où il y avait une bibliothèque chez moi et que l'on écoutait très jeune du Mozart. Ce qui n'est pas mauvais pour la santé. Je suis forcément plus cultivé que ceux qui n'ont jamais eu accès à la culture, mais pas suffisamment à mon goût. Cultivé, pour moi, c'est Philippe Sollers, quand je l'entends parler à la télévision. J'adore, il est moqueur, drôle - je n'ai jamais lu un livre de lui, remarquez -, mais pour moi, c'est ça être cultivé et j'en suis loin. J'aimerais être un intellectuel. Un universitaire, plus précisément.

Vos racines sont diverses, diffuses. Vous avez une vague ascendance britannique, vous êtes né au Maroc, d'ailleurs vous chantez en arabe sur ce disque...

J'ai beaucoup de tendresse pour les gens là-bas, les vieux qui sont assis, cette autre civilisation tout près de nous que nos grands-parents ont bousculée, pas méchamment, avec la colonisation. Elle est belle, cette civilisation africaine, avec cette notion totalement différente du temps et de la réussite, de notre passage sur la Terre. Nous, il faut que ce soit flamboyant, eux pas du tout. Je me sens proche de ça, concerné par l'Afrique du Nord comme si c'était un petit peu mon pays. Tout comme je me sens concerné par l'Angleterre. Ou par la Suisse...



Pourquoi la Suisse ?

Oh, pour des histoires de mariage, de remariage, de divorce, dans ma famille. J'ai été élevé pendant sept ans là-bas par des Suisses protestants, très carrés. C'était avant que ma mère ne se remarie avec mon vrai père, qui s'est tué en voiture peu de temps après... Voilà pourquoi je n'ai pas d'appartenance claire, propre.





“Je ne suis pas très branché psychanalyse,
je respecte, mais je n'ai jamais pratiqué”




Il y a beaucoup de nostalgie dans vos chansons... En écho à la perte, à 15 ans, de votre père ?

C'est certain. J'ai trop changé de vie, d'une manière trop catégorique. A l'âge de 7 ans, je change de famille. Ensuite, mon père meurt. Autant de ruptures difficiles. Qui, forcément, nourrissent l'inconscient. Mais je ne suis pas très branché psychanalyse, je respecte, mais je n'ai jamais pratiqué.


Vous avez écrit, en 1977, Dix-huit ans que je t'ai à l'oeil, sur votre père... Vos sentiments sont-ils les mêmes trente ans après ?

A la mort de mon père, le choc était si violent que ça ne m'a rien fait. Comme dans ce livre de Camus, je crois, qui démarre ainsi : « Je viens d'enterrer mon père et ça ne me fait rien » (1). J'étais en troisième quand il est mort, tout le monde me considérait comme un grand éclopé de guerre, genre « mon pauvre petit », et, c'est drôle, moi je me disais « bof, à la limite, je suis peut-être plus libre maintenant... ». Plus tard, l'événement prendra de plus en plus d'importance, l'émotion, le manque s'installent.


Sur une vie de ruptures, de repères brouillés, vous avez construit une existence des plus stables, avec votre femme, votre partenaire musical, vos deux fils musiciens...

Vous voulez dire que ma vie se définit par la quête de la fidélité et du plaisir qu'elle procure ? C'est vrai. Comme j'ai beaucoup changé, tout le temps, je me suis toujours dit que je n'aimerais pas changer de femme, j'habite toujours le même appartement, j'ai toujours le même numéro de téléphone...

Pour vous retrouver dans la position de celui qui rêve de ruptures et d'infidélité ?

D'infidélité ? Non, non...





“Mes chansons, c'est une façon de caresser
le monde, les gens... enfin, plus les filles
que les garçons. Charmer, c'est essentiel.”




Pourtant, vous ne chantez que ça, la séduction...
Mais la séduction, il n'y a que ça de vrai. C'est le sel de la vie. Mes chansons, c'est un peu du baratin. C'est une façon de caresser le monde, les gens... enfin, plus les filles que les garçons. Charmer, c'est essentiel. C'est pour ça que l'éloquence c'est beau, les chansons aussi. Un chanteur, il charme les gens, j'aime ça.



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MessageSujet: Re: ALAIN SOUCHON   Sam 27 Sep - 16:08



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Suite :


Vous vivez dans la stabilité mais vous semblez toujours attiré par ceux qui osent se mettre en danger, vivre dans l'extrême. Une femme comme Françoise Sagan vous fascine...


Françoise Sagan sortait tous les soirs, rentrait torchée chez elle, ça me fascinait. Jeune, j'allais dans des endroits où je pouvais rencontrer des filles. Je buvais deux ou trois whiskys pour me donner du courage. Seulement, ça me faisait vomir, le whisky. Et donc, je n'ai pas pu mener cette vie de débauche qui m'attirait. De même, j'aurais bien aimé être un de ces grands aventuriers qui partent au pôle Nord à pied ou un de ces hommes qui se retirent dans des monastères pour prier... Des gens aux existences absolument hors norme.

Vous dites : « Si je n'avais pas pu devenir chanteur, j'aurais eu une vie dramatique »...

J'étais extrêmement flou, incertain sur tout. Le fait de faire des chansons et ce qu'on appelle une carrière m'a rendu plus normal... Qu'on me prenne pour un homme cultivé me donne une espèce d'assise, comme si j'étais une vraie personne. J'ai une existence sociale, une existence tout court.




“Si je n’avais pas été chanteur, qu'est-ce que
j'aurais fait ? Un métier de merde.
J'aurais été insatisfait, donc absolument odieux,
donc ma femme m'aurait quitté. Vous voyez…”




Vous avez fait de ce flou un vrai style. C'est peut-être ça qui a été nouveau. La tradition française était de raconter des histoires très précises...


Le flou, c'est important dans ce que je suis. Mes chansons m'ont donné une vie un petit peu artificielle et sympa. Sans ça, je n'aurais pas su dans quel sens aller. Je n'aurais pas bien su vivre. Qu'est-ce que j'aurais fait ? Un métier de merde. J'aurais été insatisfait, donc absolument odieux, donc ma femme m'aurait quitté. Vous voyez...

Malgré ce penchant pour la nostalgie, on vous sent très ancré dans le présent...


Je suis dans le présent. Je ressens mon époque. Quand j'ai écrit Foule sentimentale, on a cru que j'avais fait un truc génial... En fait, simplement, j'écoute, je regarde. Et je ressens que les gens ne sont pas heureux dans ce monde, dans cette hyperconsommation. Les filles achètent trop de fringues... Il y a un truc de maladie, de tristesse, je suis sûr de ça. Je suis privilégié, j'ai une vie extraordinaire qui me permet de ne pas être pris dans le tourbillon, d'être retiré du monde rentable. Mais seul, on n'est rien. Les autres, c'est notre raison d'être. Regarder, écouter les autres, c'est toujours intéressant.





“J'aimerais qu'on retienne Jamais content.
Je trouvais ça génial, revendicatif.
Du rap avant l'heure. Mais Allô maman bobo,
ça a fait plaisir à ma mère et puis
ça m'a mis en couverture de L'Express”




Cela vous gêne-t-il qu'Allô maman bobo vous colle à la peau ?


Pour moi, mon premier album véritable, c'est Jamais content. Mais qu'est-ce qu'on a mis en avant à l'époque ? Allô maman bobo. C'était une histoire vraie, j'avais appelé ma mère après être tombé à skis - c'était quand même curieux d'appeler sa mère à 30 ans, pour une chute à skis...
Mais moi, j'aimerais qu'on retienne Jamais content. C'était important pour moi. Je trouvais ça génial, revendicatif. Du rap avant l'heure. Mais Allô maman bobo, c'était charmant, ça a fait plaisir à ma mère et puis ça m'a mis en couverture de L'Express, qui, à l'époque, ne mettait que Giscard et des puits de pétrole.


Vous l'avez pas mal exploitée...

Le succès d'Allô maman bobo m'a tiré vers un personnage un peu féminin, doux, que je suis, mais pas à ce point. Il y avait de l'artifice dans ce gentil garçon en pull mohair bleu ciel. C'était évidemment forcé.


Une image que le cinéma a corrigée dans Comédie !, de Doillon, et pourtant vous avez arrêté de tourner...


Parce que j'étais très moyen et que je n'ai pas trouvé l'expérience passionnante. Les grands comédiens comme Michel Bouquet ou Michel Piccoli doivent être dans un état que je n'ai jamais entrevu, qui doit les faire vibrer, les enrichir, les faire vivre d'une manière que je n'imagine pas. C'est loin de moi, ce n'est pas mon univers. J'avais donc l'impression d'être un usurpateur.


Et vous avez le sentiment d'approcher cela avec la musique ?


Oui. En faisant certaines chansons réussies, en étant applaudi par six mille personnes qui crient mon nom, j'ai l'impression d'être légèrement supérieur à moi-même.





“J'ai toujours peur qu'on me renvoie
chaque nouveau disque
à la figure. Pour l'instant, j'ai été gâté”




L'insuccès vous hante ?


J'ai toujours peur qu'on me renvoie chaque nouveau disque à la figure. Pour l'instant, j'ai été gâté. Autrefois, on faisait des disques qui marchaient très fort et qui passaient beaucoup à la radio. Et puis on allait faire des salles, à Montpellier ou ailleurs, et il n'y avait personne.
Maintenant, c'est le contraire. Les radios sont tellement submergées qu'on peut très peu y passer. En revanche, il y a du monde aux spectacles. Comme dans les années 50, on revient à la fonction première du chanteur : il chante et, éventuellement, on achète son disque pour se souvenir. Mais moi je viens d'une époque où l'important, c'était le disque.


Le disque et aussi le tube. C'est pour cela que vous retardez la sortie de l'album pour écrire un ou deux titres avec Voulzy ?


Oui et non. Laurent est un « tubeur », et j'adore ça. Mais surtout, c'était la première fois que je me retrouvais sans chanson écrite avec lui. Et ça me faisait peur. Ou disons que ça ne me plaisait pas.
Laurent, c'est mon compagnon d'aventure de toujours. A l'origine, on avait même prévu un disque à deux, à la Simon & Garfunkel, mais il n'était pas libre, accaparé par son Recollection. Il ne fait plus que ça, des reprises, vous avez remarqué ? Cela dit, j'aime bien faire mes chansons tout seul. Mes musiques sont moins flamboyantes que celles de Laurent. C'est plus discret. Mais ça reste quand même de la musique, non ?


Propos recueillis par Hugo Cassavetti et Valérie Lehoux
Télérama n° 3063


http://www.telerama.fr/musique/alain-souchon-mes-chansons-c-est-un-peu-du-baratin,33955.php


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MessageSujet: Re: ALAIN SOUCHON   Dim 5 Oct - 23:05

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Tout simplement acoustique


La tournée 2000/2001 compte 140 dates. Mais une fois terminée fin 2001, il redémarre en janvier 2002 dans une formule qui se veut acoustique. Avec seulement trois musiciens, il ne visite que des "petites" salles. Et partout, c'est le même succès. En mars, il donne six concerts au Casino de Paris qu'il retrouve pour dix soirées à guichet fermé du 29 avril au 10 mai.

En février 2005, à l'occasion des 20 ans des Victoires de la Musique, Alain Souchon reçoit une Victoire d'honneur dans la catégorie "Chanson originale" pour "Foule sentimentale" sorti en 1993.



2005 : "La Vie Théodore"















Découvrez Alain Souchon!



On s’ennuie tellement
On s’ennuie tellement
On s’ennuie tellement
On s’ennuie tellement
Alors la nuit, quand je dors
Je pars avec Théodore
Dehors, dehors, dehors, dehors
Marcher dans le désert
Marcher dans les pierres
Marcher des journées entières
Marcher dans le désert
Dormir dehors
Couché sur le sable d’or
Les satellites et les météores
Dormir dehors
Il faut un minimum
Une bible, un cœur d’homme
Un petit gobelet d’aluminium
Il faut un minimum
Si loin de la nature ici
Mon cœur durcit
On est si loin de l’air
On est si loin du vent
Si loin du grand désert
Si loin de l’océan
Alors la nuit quand je dors
Je pars avec Théodore,
Dehors, dehors, dehors, dehors
Marcher dans le désert
Si loin de la nature ici
Mon cœur durcit
Chercheur de trésor
De brindilles et de phosphore
D’amours humaines et d’effort,
Chercheur de trésor
Il faut un minimum
Une bible, un cœur d’homme,
Un petit gobelet d’aluminium
On s’ennuie tellement,
On s’ennuie tellement,
On s’ennuie tellement,
On s’ennuie tellement…



De plus en plus cité par ses jeunes collègues de la génération montante comme un exemple à suivre, Alain Souchon, la soixantaine apparemment légère, retrouve le chemin du studio et sort finalement un disque en septembre 2005 intitulé "La Vie Théodore".

A l'origine, le musicien envisageait de produire un album-concept sur des personnages qu'il apprécie. En définitive, il abandonne cette idée, pensant qu'il serait "moins bon pour cet exercice que Vincent Delerm".
Modeste, presque timide, Alain Souchon trimbale toujours cette mélancolie qui le rend si attachant au yeux du public. Cela ne l'empêche pourtant pas de dénoncer les travers de la société ("Putain ça penche", une litanie de noms de marques) ou encore d'exprimer ses propres centres d'intérêt (les religions avec "Et si en plus y'a plus personne", premier extrait de l'album). Il rend aussi hommage à sa façon à Théodore Monod, "la Vie Théodore" et à Françoise Sagan, "Bonjour tristesse".
Son complice de toujours signe la musique de quelques titres alors que Pierre, son fils cosigne trois titres avec lui. Une tournée est envisagée dès le début de l'année 2006.

*

A plus de 60 ans, Alain Souchon est un artiste majeur de la Chanson française. Au même titre qu'un Brassens ou un Brel, son répertoire fait figure d'œuvre forte et essentielle où se mêlent habilement poésie, tendresse, mais aussi une certaine sensibilité politique.

Septembre 2005



Source © RFI Musique

http://www.rfimusique.com/siteFR/biographie/biographie_8861.asp








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MessageSujet: Re: ALAIN SOUCHON   Lun 6 Oct - 0:01

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Le nouveau single d'Alain Souchon : " Ecoutez d'où ma peine vient "


http://www.alainsouchon.net


Ecoutez la vidéo mort de rire


http://www.hosting-media.com/fr/player/audio/player.html?


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MessageSujet: Re: ALAIN SOUCHON   Mer 8 Oct - 15:55

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MessageSujet: Re: ALAIN SOUCHON   Sam 11 Oct - 20:04

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MessageSujet: Re: ALAIN SOUCHON   Jeu 16 Oct - 11:24

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MessageSujet: Re: ALAIN SOUCHON   Ven 28 Nov - 12:16

Alain Souchon, pas encore KO



Comme le beaujolais, le nouvel album d'Alain Souchon est arrivé. Fruité, léger, « Ecoutez d'où ma peine vient » s'aventure aussi sur un terrain politique. Explications.
Propos recueillis par Sacha Reins


Le Point : Dans votre nouvel album, on trouve une chanson violente sur les parachutes dorés, une autre sur le Che, que vous refusez d'admirer. D'où viennent ces brusques colères ?

Alain Souchon : Ce n'est pas de la colère, ce sont des réflexions de café du commerce. Je suis sidéré par ce qui se passe. Le capitalisme peut être très positif. Un mec comme Bill Gates, qui a plein d'idées et qui réussit, c'est formidable. C'est la santé de la société, cela stimule tout le monde en donnant envie de faire pareil. Mais quand ça foire et que tu t'en vas la queue basse après avoir planté une entreprise et qu'on te donne des milliards en cadeau, il y a là quelque chose de honteux. Je voulais faire une chanson ironique, car je trouve l'ironie plus forte que la colère. Quant au Che, c'est une icône imposée, on est obligé d'aimer le Che et tout cela repose sur la photo que tout le monde connaît. L'idée qu'il faille libérer les peuples de ceux qui les oppriment, c'est bien, mais, quand tu grattes un peu, tu t'aperçois que c'était un guerrier sanguinaire et qu'on m'oblige à l'aimer m'agace un peu. Cela rejoint « Foules sentimentales » et Claudia Schiffer. Je n'aime pas qu'on nous colle des images sous le nez avec obligation de les admirer.

Comment résistez-vous ?

En faisant mes chansonnettes. Je regarde un peu la télé, je lis un peu les journaux. Mais je peux passer des mois sans me tenir au courant de rien.

L'autre composante de vos chansons depuis toujours est la nostalgie...

C'est vrai, mais j'étais encore plus nostalgique avant. J'ai une femme entraînante qui m'empêche de m'y enfoncer trop. Et mes conversations avec Laurent [Voulzy] me font beaucoup de bien. Laurent est aussi un nostalgique, mais sa nostalgie est positive. Il va te parler de Marcel Fort et de la fée Roja avec de la joie dans les yeux, alors que moi, ça me brise le coeur d'entendre ces mots-là. Lui va en faire un truc jubilatoire. Laurent est joyeux, c'est le soleil. Moi, je trouve du plaisir à être triste.

Avez-vous déjà fait une thérapie ?

Oui, depuis pas longtemps. La vie, c'est pas seulement avoir une jolie femme, des amis charmants, des enfants merveilleux et une belle voiture. La vie, c'est aussi naître et mourir, pour employer les grands mots, c'est ça qui est difficile à affronter.

Vos deux fils font de la musique. Comment les aidez-vous ?

En n'intervenant pas. Ils se débrouillent tout seuls, c'est indispensable. C'est très dur d'avoir un père chanteur connu. Dès qu'ils ouvrent la bouche, on dit « ah, ça ressemble à votre père », alors que ça n'y ressemble pas du tout. Charles, dont le nom d'artiste est Ours, a longtemps demandé qu'on ne dise pas que je suis son père. Il a signé chez Naïve. C'est la meilleure maison de disques, les autres sont en lambeaux. Aujourd'hui, ce sont des fonds de pension américains qui gèrent la musique et en sont propriétaires. Et ils n'aiment pas la musique. Ce sont des financiers qui regardent les chiffres et fixent les objectifs en disant « cette année, il faut gagner plus d'argent que l'année dernière ». Ça ne Marche pas comme ça, les artistes.

Quelle est votre position sur la crise du disque ?

Le problème Internet est insoluble. Il faut donc revenir à la scène pour gagner sa croûte. C'est comme quand t'étais petit : les chanteurs chantaient leurs chansons, ils faisaient des disques, mais ça se vendait très peu. On revient à ça. Enfant, le disque me faisait rêver. J'économisais pour acheter les Platters, Paul Anka, Elvis Presley. Ça me faisait plaisir de tenir le disque dans mes mains. Aujourd'hui, ils ont des appareils grands comme une boîte d'allumettes avec 3 500 chansons à l'intérieur. Internet, les ordinateurs, les portables, c'est un autre monde.

Comment vous y adaptez-vous ?

Facilement. Je n'ai rien changé, je n'ai même pas de portable. Je n'en ai pas besoin. Quand je dois passer un coup de fil, je vais dans une cabine. Cela amuse beaucoup mes enfants, qui pensent que je veux faire « genre ». Pas du tout, je suis comme cela et ça me convient très bien.

« Ecoutez d'où ma peine vient » (Virgin), sortie le 2 décembre. Etoile
SOURCE :
http://www.lepoint.fr/actualites-musique/alain-souchon-pas-encore-ko/1112/0/295252
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MessageSujet: Re: ALAIN SOUCHON   Ven 28 Nov - 12:21

EXCLUSIF RTL ALAIN SOUCHON prrésente en exclusivité aux auditeurrs de RTL son nouvell album «ECOUTEZ D''OU MA PEINE VIENT»


A l'occasion de la sortie du nouvel album d''ALAIN SOUCHON le 1er décembre, RTL partenaiire,, consacre à l'artiiste une place de choix sur son antenne avec une découverte en exclusivité et en avant première de « Ecoutez d'où ma peine vient »
du 27 novembre au 1er décembre, ainsi qu'un « Grand Studiio RTL » exceptionnel le samedi 29 novembre. Jeudi 27 Novembre



ALAIN SOUCHON sera l'invité d'un « LAISSEZ-VOUS TENTER » spécial de 9h à 9h30
Vincent Parizot et toute l'équipe du service culture de la rédaction l'accueileront pour un « Laissez-Vous Tenter » qui lui sera entièrement consacré. Une émission spéciale au cours de laquele ils reviendront sur son parcours, et la genèse de ce nouvel album atendu de tous. « Ecoutez d'où ma peine vient » sera le coup de coeur du jour.
Du 27 au 30 Novembre

JOURNEES « ALBUM PREMIERE ALAIN SOUCHON » : En avant première,, pour les auditeurs, Alain Souchon présente lui--même son nouvel album,, dans chacune des émissions de la station..

Samedi 29 Novembre
LE « GRAND STUDIO RTL » de ALAIN SOUCHON de 15h à 16h :
une émission exceptionnele au cours de laquele l''artiste interprétera en avant--première sur la scène du Grand Studio les titres de son nouvel album « Ecoutez d''où ma peine vient » qui sortira dans les bacs le 1er décembre..
Enregistrement le Mardi 25 novembre à 20h. Présentation : Eric Jean-Jean.

Lundi 1er Décembre
ALAIN SOUCHON sera l'invité exceptionnel de LAURENT BOYER, le jour de la sortie de
l''album,, dans « La Tête dans les Etoiles » de 14h30 à 16h.. Les conffidences d''une star hors norme...

Samedi 13 Décembre
Patrick SEBASTIEN fera découvrir les plus beles années d'Alain Souchon,
Réactions, témoignages et commentaires dans « RTL VOS PLUS BELLES ANNEES », de 11h30 à 12h30 sur RTL.

Sur RTL.fr,
à partir du 1er Décembre,, une page spéciale sera consacrée à l''artiste et à la sortie de son album « Ecoutez
d''où ma peine vient ». :malelovies:
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MessageSujet: Re: ALAIN SOUCHON   Lun 1 Déc - 23:35




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Le musée imaginaire d'Alain Souchon











http://www.lexpress.fr/culture/musique/chanson/le-musee-imaginaire-d-alain-souchon_716691.html



"La vie, comme on nous la fait, elle est bien con". Alors, Alain l'embellit, bercé par le souvenir de Sagan et d'Arletty, les tableaux de Matisse ou les films de Truffaut... A l'occasion de la sortie de son nouvel album, il dit tout à L'Express des influences qui nourrissent son talent.


Jean, pull shetland, cheveux ébouriffés...

C'est bien Alain Souchon qui déboule pour parler de son nouvel album, Ecoutez d'où ma peine vient.

"En discutant avec vous, j'oublie la vie, les tourments, et je crois pendant un instant que je suis important", souffle-t-il en s'asseyant devant un thé après moult hésitations sur le choix de la boisson. Pour se réveiller d'une courte nuit, il fera à plusieurs reprises le tour de la pièce à petites foulées. Tout en dévoilant pour L'Express son musée imaginaire.



La littérature



Françoise Sagan. "Des interviews fantastiques [qui] devraient être étudiées dans les universités."

"Je lis et relis Aragon", assure Alain Souchon.
Dans son dernier album, il met en musique Oh ! la guitare, un poème tiré de l'Elégie à Pablo Neruda, chanté, jadis, par Hélène Martin. « J'aime l'ensemble de son oeuvre, mais rien n'est plus bouleversant que ses textes écrits pendant l'Occupation.
Ce sont des chansons sans musique, chargées d'exalter l'âme française, d'unir catholiques et communistes dans le même élan de résistance. En célébrant Aragon, je retrouve ma jeunesse et l'époque où j'écoutais Ferré chanter Est-ce ainsi que les hommes vivent ? »

Son deuxième écrivain préféré est Françoise Sagan, à qui il rend un bel hommage dans Bonjour tristesse : « Elle fait partie des gens qui disent des choses merveilleuses à leurs contemporains et puis disparaissent. Françoise a mené une existence de star. Ses interviews fantastiques, où elle évoquait l'amour, la vie, la mort, la vitesse, les cigarettes ou les chevaux, devraient être étudiées dans les universités. »




La musique


Bob Dylan, dans les années 1960. "Le maître".

Si les Beatles ont participé à sa révolution intime, Souchon chérit aussi une trilogie folk personnelle : "Bob Dylan, le maître, Leonard Cohen et sa belle voix de caverne, Randy Newman, ce génie du ragtime."

Mais c'est bien la Rive gauche qui l'a poussé : "J'allais voir Ferré, Brassens... Ils n'étaient pas contents du monde dans lequel on vivait et cette colère m'a ouvert l'esprit.
J'adore aussi Trenet et je pense qu'une chanson de lui réussie vaut bien un roman. Nous, les chanteurs, faisons peut-être de la bijouterie de pacotille, mais nous décorons la vie."
Côté classique, Bach par Gould, Monteverdi, Mozart ont sa préférence... "J'écoute beaucoup France Musique ou Radio Classique, et cette façon moderne d'aborder la radio m'emballe. On a envie de rencontrer les filles qui parlent dans le micro. Et puis ils passent des tubes comme la Barcarolle des Contes d'Hoffmann. Moi qui ne suis pas spécialiste, j'ai ainsi le sentiment d'approcher des océans."



La peinture


Matisse? "Même sa main avait de la musicalité".

"Henri Matisse, d'abord et encore, pour le côté mystique de son dessin, dérivé de la grande tradition millénaire de l'Orient. Même sa main a de la musicalité. Il devait regarder les visages avec une intensité folle pour arriver à les retranscrire en deux ou trois traits.
Dans ces lignes tracées sur papier blanc prennent forme une vie et toute la mélancolie, la joie de vivre, la fatuité ou la tristesse d'une personne. Lui seul a ce talent.
Et aussi Valérie Lemercier, qui est un peu sa fille. Les affiches qu'elle dessine, c'est du Matisse..."






L'aventure


"Béat d'admiration" devant Théodore Monod.


Les explorateurs fascinent Souchon, grand piéton de Paris.
La Vie Théodore - nom de son précédent album - adressait d'ailleurs un vibrant coup de chapeau à Théodore Monod : "Après avoir vu un documentaire sur lui, je suis resté béat d'admiration devant cet homme debout dans le désert, avec sa belle tête de croyant, sa bible, ses grosses chaussures et ses prières pour l'humanité. Depuis, je lui suis fidèle."

L'aventure est pour Souchon un but, un défi. Ses modèles, c'est Rimbaud rentrant à pied à Charleville, Dumas faisant de son voyage en Suisse un récit. Et la route des Cévennes suivie par Stevenson : "Il a traversé l'Auvergne et le Massif central avec une ânesse.

Voilà mon idéal de vie : j'ai déjà l'ânesse, Grisette, offerte par Voulzy ; il me manque la marche à l'étoile. J'admire les navigateurs de l'époque de Christophe Colomb, ou les cosmonautes... Ne pas savoir combien de temps va durer le voyage. Ne rien savoir. Parce que, vraiment, la vie comme on nous la fait, elle est bien con."





Le cinéma



Le parrain, "un summum".

Il a vu 300 fois Jules et Jim, de François Truffaut : "Je suis scotché par ce film, par la fin de l'histoire, par cette volonté de vivre à trois, malgré la société, et de l'affirmer d'une façon douce.

Je suis fan en général du cinéma de Truffaut, de sa liberté, de son classicisme d'homme poli, et aussi de son côté voyou.
" Souchon a écrit la chanson du générique de L'Amour en fuite : "Je me souviens d'un repas surréaliste, avec lui et Dorothée, dans son appartement aux boiseries sombres. J'étais pétrifié et heureux." Mais le film qui lui fait le plus d'effet, c'est la trilogie du Parrain, de Coppola, enchaînée à la suite, "par exemple après une journée de ski et un bon bain : c'est le summum du plaisir".




Le baiser


Arletty lui disait : "Toi, t'es proustien".


La bouche des filles hante ses chansons depuis toujours.
Et particuliè­rement celles d'Ava Gardner et de Jeanne Moreau, extrêmement sensuelle et extrêmement triste, comme la vie".

Mais deux baisers ont laissé des traces en lui. Celui donné à Arletty : "J'ai eu la chance de la rencontrer chez elle, entourée de doux dingues qui la gardaient comme un bijou précieux. Elle me répétait : Toi, t'es proustien. En l'embrassant, j'ai réalisé que je faisais la bise à Arletty. C'était enivrant. J'en garde encore aujourd'hui la sensation physique."

Le deuxième baiser porte la marque de Sagan : "Il ne fallait pas manquer sa joue. Parfois, elle tournait la tête si vite qu'on lui embrassait l'oreille."


Ecoutez d'où ma peine vient (Virgin)
http://www.alainsouchon.net/


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MessageSujet: Re: ALAIN SOUCHON   Ven 18 Nov - 11:48



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ALAIN SOUCHON A CAUSE D' ELLES









Alain Souchon publie le 21 novembre A cause d'elles, un recueil de douze chansons qui ont marqué son enfance, agrémenté d'un titre inédit, Le jour et la nuit, et d'une reprise de J'ai dix ans (1974).

De Simone au Petit Grégoire, Souchon navigue dans les classiques de la chanson populaire pour les enfants. Et parce que les enfants aussi meurent de cancer, il reversera sa part de droits discographiques à la Ligue contre le cancer.


" J'avais un moment de libre, alors j'ai eu envie de faire un projet comme celui-là. Le cancer me fascine, il sourd de notre société, on n'en connaît pas la cause, est-ce l'air qu'on respire, ce que l'on mange ?

On en a peur. Je suis allé voir le professeur Lyon-Caen, qui me suit, parce que j'ai des migraines. Il est drôle, intellectuellement merveilleux. C'est lui qui m'a indiqué la Ligue contre le cancer ", explique le chanteur.




Alain Souchon chante pour les enfants malades -... par laliguecontrelecancer



http://www.alainsouchon.net/

http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/11/18/decouvrez-le-nouvel-album-d-alain-souchon-en-avant-premiere_1604791_3246.html


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MessageSujet: Re: ALAIN SOUCHON   Dim 5 Oct - 19:39

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Souchon-Voulzy chantent en duo pour la première fois dans un album inédit










Alors qu'un single est prévu pour le 6 octobre, il faudra attendre le 24 novembre pour découvrir le tout premier album d'Alain Souchon et Laurent Voulzy.
Un album écrit à 4 mains - les textes pour le premier, la mélodie pour le deuxième - avec des chansons inédites.





Depuis 40 ans, l'un travaille avec l'autre. Alain Souchon et Laurent Voulzy. Deux amis et complices aux univers très différents mais complémentaires.
Pour la première fois, ils sortent un disque inédit où ils chanteront ensemble. L'opus est annoncé pour le 24 novembre. Le single "Derrière les mots" sort dès le 6 octobre. C'est donc le fruit d'un travail commencé il y a 9 ans, l'enregistrement a débuté il y a 7 mois.




Voilà des années que les deux amis en parlaient, les fans n'osaient plus y croire. Finalement, c'est chose faite. D'un côté Souchon au texte, de l'autre Voulzy à la mélodie.
C'est toujours ainsi qu'ils collaborent depuis des années, chacun sur leurs albums personnels, enchaînant les succès et les tubes. Les deux artistes ont évoqué ce travail en commun dans la presse. "Les chansons, ça ne s'écrit pas à la demande, explique Souchon pour justifier ce retard. C'est comme un roman. "On est tellement dans des univers différents l'un et l'autre" constate Laurent Voulzy. "Mais moi cela ne m'inquiétait pas du tout".  




Alain Souchon, 70 ans et Laurent Voulzy, 65 ans ont depuis 40 ans, leurs carrières intimement liées. Ils travaillent ensemble depuis 1974, l'année du premier succès d'Alain avec "J'ai dix ans".

Alain Souchon a depuis régulièrement signé des textes pour Laurent Voulzy comme le Soleil donne, le pouvoir des fleurs alors que ce dernier composait les musiques d'Allô maman bobo, Bidon ou La ballade de Jim.  
Les deux artistes ont très rarement chanté ensemble, si ce n'est partois sur scène comme en juillet 2010 aux Francofolies.










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MessageSujet: Re: ALAIN SOUCHON   Lun 6 Oct - 11:36



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