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 C R PRIMES - MORCEAUX CHOISIS

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liliane
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MessageSujet: Re: C R PRIMES - MORCEAUX CHOISIS   Sam 22 Nov - 19:32

STAR ACADEMY 8 : Le parcours des combattants 22 Novembre 2008
« Compétitions, tensions, éliminations, cessations, liquidations …sept élèves, tous nominées, deux vont partir …le prime de l’angoisse….» Boum ! Nikos décolle déjà dans les lapalissades alors que la France entière a encore le nez dans son jambon-purée-flamby…Bon alors, vite : dans le ciel ce soir, trois condors : Seal, Tom Jones et Al Jarreau, un paon : Serge Lama et une poule d’eau : Hélène Ségara !

« Et c ‘est parti pour le show » rugissent les soldats du spectacle dans un déluge de fausses notes collectives ! Calmons-nous et résumons : pas de tournée cette année pour cause de salles, salons, foires, carrées dépeuplés, déserts, desséchés… ! Bref, il reste "l’Album", mais pour seulement cinq aspirants, choisis par un public miséricordieux et tellement mélomane ! Ca fouette sec sous le maquillage pailleté !
Notons la défection ce soir, du coté des profs, du danseur bilingue Amargo, lequel poursuit bravement le mouvement de grève des enseignants cette semaine !
Ouvrant la compet, l’immense gallois Tom Jones à la gorge profonde est bien urbain de partager la bandant Sex Bomb avec le beaucoup moins concave du gosier Gautier, lequel, de facto, possède nettement moins la diction anglaise que l’art de la coiffure !
Et c’est déjà la hiérarchie hebdomadaire et distribution des bons points : 7 Solène, 6 Alice, 5 Gautier, 4 Anissa , 3 Edouard, 2 Mikels, 1 Joanna ; et de résumer la pensée Nikosienne : "secouez-vous le forfait mobile pour ne pas faire triompher platitude et carence de talent "!

« Serge Lama n’a pas chanté depuis un an et demi ! » Merci à l’indiscret Nikos de nous prévenir...Fallait pas…On capte de suite l’excitation insolite de la vedette démantelant le tempo du très notoire « d’Aventures en aventures » ! Égarée, Lolita-Solène, éblouissante d’eurythmie, s’en casse la boite vocale, dés-harmonisant grave dans les aigus ! Et Lama, tout en gracieuseté : « c’est dur en tessiture pour les femmes, mais on se retrouve toujours dans le bas ! » Plus gras que gracieux….
Joanna et Mikels enclenchent la vitesse supérieure et ouvrent grand la bouche sur un Brel toujours porteur Quand on n' a que l’amour : à simple titre indicatif, 16.6 pour la bête de scène et 16.4 pour l’élégant, finalistes du show si la cancrétude ne s’en mêle pas…
Alors que Quentin, l’éliminé de la semaine passé revient faire la bise, « la belle Halène », dirait Duchamp, vient épiloguer, et en italien en plus : On n’oublie jamais rien, on vit avec ; c’est Anissa qui se pèle la leçon de vie, avec une Ségara...toute en mollesse ce soir, et qui conclue l’histoire en « embrassant ses enfants qui la regardent » ! Si l’on ne connaissait pas la dame comme une de ces tenaces récurrentes dans les émissions chantantes, on croirait voir tata Suzanne faire coucou au karaoké sur France3 Aquitaine !

Consultons à présent nos agendas : Britney débarque vendredi prochain ! L’appliquée Solène a fait ses devoirs avec tonton Kamel sur un Gimme me more très staracquisée ! Je vous narre : en robe tuyau fuchsia très échancrée, Solène et ses cop-copines font les poufiasses dans un faux salon de coiffure, lequel tourne et laisse place à un faux bureau, où Solène et ses pin-cos font les chaudasses ; puis ça pirouette encore et Solène et d’autres lurons font du peep show dans un décor de Pink Paradise et se fouettent, tous corsetés de latex ! Essoufflée mais toujours polie, la gamine, presque à poil, remercie son pygmalion ! C’est très bien ! Comme dirait Nadine de Rothschild : en toute circonstance, même à oualpé et après avoir heurté les tympans de vos convives, restez convenable et remerciez ! 16.4 pour la révérencieuse.

L’intérêt des populaires Alice et Gautier, mal notés du programme, est qu’ils nous ressemblent ! Grands savonneurs des danses kameliennes et régulièrement médiocres dans leurs diarrhées de larynx, les deux stagiaires nous ôtent tous complexes artistiques et sentent bons la revanches des mauvais ! Les voilà tous apprêtés par Kamel, l’un en Édouard aux mains d’argent, l’autre en Cendrillon, illustrant le titre éponyme des Téléphone…Pour un gala de cm2 devant pépé-mémé, ce joyeux foutoir vaut 19, c’est certain ! Mais pour la réaliste Marine Méchin, appauvrie en micro ce soir, « c’est miséreux par rapport aux autres ! ». Et c’est alors que ça se fritte sévère avec la pationnatta jazzeuse Anne Ducros, protectrice autoproclamée des nuls et indigents, laquelle défend ses poussins déboités de la glotte avec la ténacité d’une Sègolène aspirant le PS ! Certes, c’est toujours sympatoche de défendre les faibles, mais en leur filant 15.6 à chacun pour une daube titanesque, la prod fusille sa déjà faible crédibilité, et nous prépare une finale cauchemardesque Alice-Gautier, où l’enjeu ne sera plus le chant mais le comique troupier…

Changeons de mayonnaise avec l’enchanteur Seal qui embarque Joanna sur l’ode du jour au PS « it’s a men’s world…but the world would be nothing without women » du god father Brown, et c’est le choc des divas : du caviar ! Un moment sacré beaucoup trop court…
Car Lama revient, toujours extasié et bien lourd : « la première année, ce n’était pas bien vu de venir à la starac ! » s’éclaffe-t-il dans les dents blanches bien serrées du bien-élevé Nikos ! Et c’est rivé au prompteur qu’il flon-flone sa nouvelle compo avec l’immaculée Alice, puis décoche un dernier scud : « à la prochaine…s’il y a une prochaine ! » Nikos s’en avale presque l’oreillette !
Après un magnéto sur le légendaire créateur du beat-box de bouche Al Jarreau, au cas où le jeune public le confonde avec les pubères Jonas Brothers ou Pokora, le jazzman porte la bonne parole à son fan Edouard par un Boggie-down tres libre, loin de tout formatage !

Puis chacun vient défendre son bout de gras avec leur contine respective prévue pour L’Album ; ok, je liste : de futurs acheteurs pourraient lire ! Joanna, Disturbia de Rihanna ; Gautier, Je me sens si seul de Lavoine : Solène, Lili de Aaron ; Mikels, A ta place de Zazie/Bauer ; Anissa, Lady de Modjo, Edouard, Gnarls Barkleys, et Alice, Dis lui toi que je t’aime de Paradis. On ne sait que choisir !
Après le délice Al Jarreau, le malchanceux Edouard et sa collègue Anissa gigotent sur le pire tableau Oualique de l’histoire de mémoire de starac : tous deux bredouillent J’ai vu de Niagara (un coup pour le groupe à porter plainte !) en costumes de la DDE, robes-gilets jaunes et salopettes-triangles (si !), se cognant contre moultes panneaux « sans interdit » ! 16.4 pour leur souffrance...et l'on s’interroge : comment se fait-ce que personne n’ait osé dire à ce bon Kamel : ton idée de chorée routière est à ch... ?!

Les compétents Seal et Mikels nous sauvent de la sortie de route en chantant à la gloire d’Obama le standard de Sam Cook A change is gonna come, puis, en intermède, une nuée de chiens déposée par la spa envahit le plateau à la cadence de Mirza de Nino Ferrer : comme une impression de fouarfouille !
Slalomant entre les fraiches déjections canines, Ségara revient apprendre l’anglais à la novice Alice avec une traduction de Sodad de Cesaria Evora, moment apathique suivi d’une douloureuse collégiale inutile et moulte fois rabâchée : Ma plus belle histoire d’amour c’est vous.

Epilogue : Nikos coule l’ambiance avec la question qui tue : « qui a été mauvais ce soir ? » Et ça s’empoigne ferme sur la tète de Madame Méchin, seule à avouer que les écoliers Gautier et Alice méritent le redoublement ! Et le gagnant du concours de simagrées et d'impostures est le musculaire Pinna, haut-la-main: « ...il n'y a pas de moins bons élèves...c’est une belle aventure humaine… » : cher ami sportif, nier la mécanique perverse du programme, c’est faire bien peu cas des sacrifiés à ces jeux du cirque télévisuels, car ici l’important n’est pas de participer, mais de gagner sa notoriété !
Loin de la bastonnade, Tom Jones sucre Edouard de sa voix de velours sur l’intemporel If I’d ever live you, alors que maitre Moya promène déjà son enveloppe sous gilet pare-balle ! Nikos feind l’impatience, fait sa bouche en cul de poule et délivre : Mikels…Solène..Joanna…et…et…les tributaires du syndrome Vaé-je-chante-comme-une-brèle-mais-je-gagne-quand-même Gautier et Alice, libérés sous les sifflets !
Edouard et Anissa s’en vont sans album, sans droit d’interprète, sans illusion...mais consolons-les avec la puissante pensée d'un sportif : « c’est une belle aventure humaine… »

Par Cathy
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MessageSujet: Re: C R PRIMES - MORCEAUX CHOISIS   Lun 24 Nov - 21:22

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Dixième prime :
élimination d'Anissa et Édouard

ven nov 21 23:40 Par Kevin Moulback



Note de l'équipe de Yahoo! Télé : en raison d'un problème technique, l'article de Kevin Moulback n'a pas pu être publié ce week-end, nous vous prions de nous excuser pour ce désagrément. Voici donc le résumé de la soirée de vendredi.

Vendredi dernier aura été la journée des records. Record pour NCIS, la série phénomène, dont le premier épisode inédit a réuni presque 8 millions de téléspectateurs. Record pour M6, qui a réalisé à cette occasion sa plus forte audience de l'année en dehors des matchs de football. Et enfin record pour la Starac, dont la part de marché a chuté à 21,6 %, son plus bas niveau depuis la création de l'émission.

Bref, la Starac est en coma dépassé. Et seule Britney Spears, attendue avec impatience la semaine prochaine, semble capable de la ramener à la vie. Encore faut-il résister jusqu'à son arrivée salvatrice. Or la concurrence est rude : dans l'épisode d'NCIS de ce soir, un chien est soupçonné d'avoir commis un meurtre et doit être abattu. Jethro Gibbs et son équipe s'efforcent de prouver son innocence. Passionnant, non ? Si vous vous demandez pourquoi un service d'investigation de la Marine se mêle soudainement de police canine, vous réfléchissez trop. C'est la cinquième saison : c'est normal que les scénaristes soient un peu à court d'idées. Il y a quand même des limites aux crimes qui peuvent se produire sur un bateau (même si, à en croire cette série, les navires de guerre américains sont de véritables coupe-gorge).

Mais revenons-en à la Starac et savourons les derniers instants de ce programme qui aura marqué son époque. Quoique, bien sûr, il ne soit pas exclu que les dirigeants de TF1 reconduisent l'émission pour une nouvelle saison. Après tout, ils ont engagé Laurence Ferrari, c'est dire s'ils sont capables de tout.

Pour ne rien vous cacher, le spectacle commence mal. Très mal même. Gautier joue les séducteurs aux côtés de Tom Jones sur "Sex Bomb". À 68 ans, Tom Jones en a vu d'autres et pourrait swinguer en dormant. Gautier, lui, a plus de mal à suivre : il n'a pas le rythme qu'il faut, pas l'énergie qu'il faut, pas l'accent qu'il faut. De surcroît, il a tendance à agiter sa main gauche d'une façon convulsive qu'il pense sans doute très décontractée mais qui est une véritable publicité pour l'amputation.

Un malheur n'arrivant jamais seul, c'est ensuite au tour de Solène de pousser la chansonnette avec Serge Lama. La bonne nouvelle, c'est que ce n'est pas son horrible scie "Je suis malade. La mauvaise nouvelle, c'est que c'est son autre horrible scie "D'aventure en aventure". En effet, le répertoire de la Starac est si limité que, lorsqu'on échappe à une chanson déjà entendue mille fois, c'est habituellement pour tomber sur une autre chanson déjà entendue mille fois. L'émission est comme l'illustration permanente du proverbe "Tomber de Charybde en Scylla". Serge Lama fait un numéro très réussi de vieux satyre libidineux - niveau 10 sur l'échelle de Manoukian - tandis que Solène essaie de chanter tout en évitant ses mains baladeuses. Elle a bien du mérite vu qu'elle ne maîtrise ni les paroles, ni la mélodie et qu'elle a une nette tendance à chanter faux.

Pour excuser ces petites faiblesses qui font quand même très mal aux oreilles, Serge Lama vient expliquer : "C'est dur ces chansons-là parce que les femmes n'ont pas la même tessiture que nous et c'est difficile de se retrouver dans le haut. Mais qu'est-ce qu'on se retrouve bien dans le bas. C'est ça qui est le plus important, mes enfants, n'est-ce pas ? Se retrouver dans le bas !" Et il éclate d'un rire gras. La grande classe ! Armande Altaï, la directrice à mitaines, est plus subtile mais tout aussi miséricordieuse : "Elle était très bien, elle était adorable." Mon chat aussi est adorable mais lui au moins a le bon sens de ne pas venir chanter sur un plateau de télévision.

Deux malheurs n'arrivant jamais seuls, Joanna et Mickels s'emparent de la scène pour nous faire partager un grand moment d'émotion en interprétant "Quand on n'a que l'amour" de Jacques Brel. Les deux élèves font de leur mieux pour chanter avec conviction mais même Brel aurait eu du mal à être crédible s'il avait dû chanter juché sur une plateforme à six mètres de hauteur dans un décor de fête foraine qui clignote de partout. Pour Nikos, c'est néanmoins "un bon moment Starac comme on aime". En effet : un bon gros moment de grandiloquence bruyante avec tout plein de décibels à la fin. Les professeurs adorent, bien sûr. Philippe Lelièvre, prof de théâtre et expert en céréales, précise cependant : "J'ai mis une note mais on s'en fout de ma note". Nikos est tout à fait d'accord : "Je précise que les notes sont là à titre indicatif, peut-être pour aider le public... ou peut-être pas". Bref, c'est officiel : tout le monde se fiche maintenant de leur avis (notez que j'ai été précurseur en ce domaine).

Mais voilà que l'adorable Solène revient sur le plateau, probablement pour échapper à Serge Lama qui doit la pourchasser dans les coulisses (un peu plus tard, la malheureuse Alice n'aura pas la même chance et aura le plus grand à se soustraire à son étreinte lubrique). Cette fois-ci, Solène chante "Give Me More" de Britney Spears. La mise en scène est assez originale, l'élève passant d'un décor à l'autre sur une scénette circulaire. Elle est d'abord la cliente d'un salon de coiffure, puis une executive woman dans un bureau et enfin une dominatrix en bustier noir dans une séance sado-maso. Visuellement, c'est, selon les goûts, soit vulgaire, soit rigolo, soit les deux à la fois. Vocalement, en revanche, c'est juste pénible. Malgré tous les effets utilisés pour doper un peu la voix de Solène, on l'entend à peine et quand on l'entend, elle est fausse.

À l'issue du numéro, Christophe Pinna, le prof de sport philosophe, trouve que Solène, toujours en combinaison SM noire avec fouet intégré, "incarne une belle jeunesse, un enthousiasme, un rêve magnifique et en même temps une jeunesse pleine de respect et de vraies valeurs". Quand je vous disais que le malheureux champion de karaté avait reçu un Mawashi Geri de trop dans la face... Quant à Kamel Ouali, le plus grand chorégraphe de France, qui est à l'origine de ce tableau d'un goût si subtil, il trouve que Solène est généreuse, sincère, pétillante, drôle, belle... Et en plus, "elle dit toujours merci et elle est toujours polie". Super ! Non seulement elle est adorable mais elle dit toujours merci. Il faut vraiment que j'achète son prochain disque. La politesse, c'est important !

Il est presque 22 heures et je commence à me dire que j'aurais mieux fait de regarder cette histoire de chien tueur sur un bateau. Mais voici qu'Alice, la douce Alice, celle à laquelle toutes les petites filles rêvent de ressembler, arrive dans un carrosse. Et pas n'importe quel carrosse : l'authentique carrosse de Barbie princesse, tout rose et poilu. En arrière-plan, on distingue la silhouette d'un château de conte de fées éclairée par une pleine lune et un feu d'artifice. Comme c'est romantique... Et voilà que s'avance le prince charmant, qui n'est autre que Gautier déguisé en Edward aux mains d'argent (et non en Freddy Krueger comme ses griffes acérées pourraient le laisser penser). Princesse Alice et Gautier aux mains d'argent interprètent ensemble "Cendrillon" de Téléphone. Ils se sourient tendrement tandis que des garçons de café à bottes de cuir virevoltent autour d'eux dans un ballet frénétique. Dans le décor, on trouve également des tasses géantes, un gros champignon et même une barque. Et à la fin... il neige.

Si vous vous demandez quel est le rapport entre ce tableau féérique et la chanson, c'est-à-dire l'histoire d'une pauvre fille qui échoue sur le trottoir avant de mourir d'une overdose, c'est que vous n'êtes qu'un abject béotien qui ne comprend vraiment rien au génie génialement génial de Kamel Ouali. Ce n'est pas parce que la chanson est triste que le tableau doit l'être aussi. Au contraire ! La preuve en est que les jeunes demoiselles dans l'auditoire sont ravies du spectacle et en trépignent de joie. Anne Ducros, vieille demoiselle et professeur de chant, est ravie aussi et trépigne aussi. Tellement ravie qu'elle en perd le sens auditif et donne un 16 à Alice et Gautier. Elle a trouvé leur petit numéro "très frais".

Quand Joanna chante ensuite avec Seal le classique de James Brown "It's A Man's Man's Man's World", ce n'est peut-être pas "très frais" mais ils chantent vraiment et vraiment bien. Il n'y a pas besoin de faire une razzia au magasin des accessoires pour détourner l'attention. Seal, qui reprend les standards de la soul dans son dernier album, a tout simplement la classe - celle contre laquelle même Kamel ne peut rien - et il a aussi la voix qui va avec.

Al Jarreau, lui, n'a plus tout à fait la voix suave et puissante qui a fait son succès dans les années 80 mais, à presque 70 ans, il est toujours capable de groover et le fait avec un plaisir évident avec Édouard, même s'il a un peu tendance à chiper les phrases de son partenaire. Al adore visiblement la France, à tel point qu'il a adopté le couvre-chef de Bourvil et le rire d'Henri Salvador, ce qui fait un mélange assez détonnant, surtout pour un jazzman. C'est quand même un plaisir de retrouver le maître du scat sur le plateau de la Starac. Al Jarreau, Seal, Tom Jones... il faut reconnaître que l'affiche de ce soir était relevée.

Kamel Ouali, décidément très actif aujourd'hui, a concocté un autre superbe tableau, cette fois à l'intention d'Anissa et Édouard, qui interprètent "J'ai vu" de Niagara. La chanson dénonce la médiatisation de la violence. Kamel a donc parsemé le plateau de panneaux de signalisation routière et déguisé ses danseurs en ouvriers de la voirie en tenues fluorescentes. Si vous cherchez le rapport, c'est que vous n'avez toujours rien compris ! D'ailleurs, Kamel, qui n'a pas peur de recycler les bonnes idées, avait utilisé une mise en scène similaire l'année dernière pour illustrer "Du côté de chez Swann" de Dave, une chanson sur les rendez-vous sous les chênes et les jeunes filles en fleurs. Bref, rien à voir. Anissa et Édouard dansent, sautent, jonglent et gardent même un peu de souffle pour chanter, enfin hurler plus que chanter. C'est vraiment très agréable, surtout quand ça s'arrête.

L'heure avance mais Nikos a décidé de faire durer le plaisir avec un peu de remplissage. On savait déjà que l'animateur faisait tomber ses invités dans des trous, telle la malheureuse Naël Naïm. Voici maintenant qu'il leur tend carrément des pièges. Alors qu'Hélène Ségara vient d'achever un duo avec Alice sur son titre "Qu'est-ce qu'on va faire avec ce monde" - une pénible adaptation de "Saudade" de Cesaria Evora -, le Grec sournois lui propose de reprendre la chanson a cappella avec le public. Tous ceux qui suivent la Starac savent que c'est là une entreprise fort risquée et terriblement humiliante en cas d'échec. Mais Hélène, qui ne manque pas d'optimisme, veut de surcroît que les aimables spectateurs chanten en canon (et pourquoi pas une aria de la Traviata pendant qu'on y est). Apparemment, le public n'est pas doué pour la polyphonie, surtout à l'improviste. Étonnant, non ?

Il est plus de 23 heures et, en tendant l'oreille, on peut entendre au loin les supporters de Ségolène Royal qui fêtent leur victoire dans la liesse (à 23 heures, c'était encore Ségolène qui gagnait). La fin du prime approche. Aujourd'hui, l'émission avait un enjeu crucial : les sept élèves encore en compétition étaient soumis au vote des téléspectateurs et les cinq plus populaires auront l'insigne honneur d'enregistrer l'album de la Star Academy 8. Eh oui, le temps est révolu où l'on enregistrait trois ou quatre albums par saison. Quant à la tournée, elle passe à la trappe aussi, semble-t-il. C'est vraiment étonnant quand on connaît l'éclatant succès remporté par la Starac 7 lors de ses concert intimistes au Zénith de Trifouillis-les-Oies ou au palais omnisport de Champignac-en-Cambrousse.

Le public, qui ne se trompe jamais (sauf pour Magalie Vaé et Cyril Cinélu), a tranché. Les cinq merveilleux artistes qui auront la joie d'enregistrer cet album mémorable sont Mickels, Solène, Joanna, Gautier et Alice. Les deux losers pathétiques qui sont éliminés et retournent au néant d'une vie anonyme et sans joie sont Anissa et Édouard.

La semaine prochaine, Britney sera là et le monde sera plus beau.

Kevin Moulback
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liliane
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MessageSujet: Re: C R PRIMES - MORCEAUX CHOISIS   Sam 29 Nov - 12:03





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MessageSujet: Re: C R PRIMES - MORCEAUX CHOISIS   Sam 29 Nov - 23:44

STAR ACADEMY 8 : Britney : trois minutes de starac ! 29 Novembre 2008
Evénement : Britney Spears visite l’Europe en tour-opérator pour touristes com-pressés : une journée dans chaque capitale ! Hier l’Allemagne, et ce soir, Paris. Pour l’occasion : les académiciens ont tourné un remake à petit budget de Mission Impossible ! Le pitch : ils escaladent la tour de TF1 en combi latex, puis récupèrent un cascadeur à perruque blonde jeté d’un hélico…et ça enchaine raccord sur le plateau par un medley-Britney Oops I Did It Again, Baby One More Time, suite à un magnéto lénifiant sur les succès de la star, oubliant ses tragiques papparazzades, ciments de sa staritude…
Mais restons au pays des bisousnours, avec, en garniture du Mac-fleury Britney, les condiments sucrés-salés Patrick Fiori, Nadya, Stanislas, Calogéro, Roberto Alagna et Keane. Enjoy !

Bon, fin du suspens : méga-Britney arrive : Nikos en tremble des rotules..mais pas bien longtemps ! Plus fort que Jack Bauer : trois minutes chrono pour copier-coller son ultime cd Womanizer, en play back, illustrés par deux pauvres jetés de fessier en guise de chorégraphie ! Planqué derrière son rituel bouquet, Nikos se répend en sur-qualificatifs, et tente, téméraire : « …vous leur diriez quoi, aux élèves ?..Ils veulent faire comme vous ! » « hein….what…heu…good luck…. ! » Et la vedette de sauter fissa dans son jet privé pour faire son cirque sur-produit et verrouillé, demain soir, en Espagne ou Italie…Ouah ! Comme une impression de guetter un grain de maïs qui ne pète jamais dans sa poêle à pop-corn : frustrant !
Ok : ça, c’est fait ! Passons aux forces vives du programme qui ont pour mission de nous dévoiler leurs talents cachés : tout sourire, Joanna s’essaie à la séduction sur La vie en rose et joue à la Grace Jones des années 80, en robe rose, sur un tapis rose, un canapé rose et des fleurs roses...Mais que de pertinence dans le concept esthétisant, ce Kamel ! Et même en terminant en culotte, la candidate explose son décor kitch : 16.8 de pur talent.

Encore plus fort : le classement des classements, avant les demi-finales : 5 la nominée perpétuelle Alice, 4 le fainéant Gautier, 3 l’instable Solène, 2 le puissant Mikels, 1 la reine Joanna. Puis les jeunes soldats enquillent les invités : Fiori berce Alice et Mikels un peu trop fort contre le mur sur une goldmannerie Quatre mots sur un piano, et Solène s’englue dans le gloubiboulga musical de Nadiya, Comme un roc, aubade qui mixe le synthétiseur aux bruits de pelleteuse et d’un souffleur de feuille ! Pêchu !
Au tour d’Alice, la Claire-Marie 2008 pour les accros du show. Chouchou des 6-10 ans car avenante du physique, il est temps que l’oisillon apprenne à chanter ! Le défi est de taille : telle une poupée au tutu noir tournicotant dans une grosse boite à musique, elle commence …l’Aigle noir de Barbara : on craint le vautrage, tel caster Birkin dans la Traviata..mais…non : la collégienne a l’air de comprendre les tragiques paroles, et à part quelques fausses notes, ça fonctionne ! 16 ! Toute ragaillardie, elle se lance alors dans la lèche et la délation : « …mes progrès, c’est grâce à mes professeurs comme Anne Ducros, mais pas grâce à Marine Méchin, qui a fait que de ma casser et qui est gentille avec moi depuis hier...» Aïe ! Envolée, la magie de Barbara…au revoir la poésie et les beaux mots ! Dépitée, Madame Méchin tentent une réponse sous les huées, mais Nikos craignant la baston déjà trop usitée antérieurement, coupe la chique de la seule lucide du télé-crochet ! Ce soir, on reste com-plaisant !

Alice repart, toute fière, chanter approximativement dans le Manège de Stanislas, puis c’est au pop-rockeux Mikels de lâcher prise sur…Magnolia de Claude François ! Un contre-emploi bien casse-gueule que le malin entreprend faon Travolta dans Saturday Night live mâtiné du Billy Jean de Jackson ! Tout un style ! Des professionnelles du string sorties de la revue Pink posent leur fessier un peu partout...et on se dit quand même que Cloclo a pris un sacré coup de ringardise dans le synthé yamaha ! 16 pour le valeureux candidat multipass!
Les majestueux anglais de Keane déversent leur bijou pop Everybody's Changing sur Solène et Joanna, ravies, avant que les très français Stanislas et Calogéro se fassent plaisir avec la Débâcle des sentiments…On notera la pertinence dans le choix du titre ! Quant à Fiori, il doit sécher sec en compos en ce moment, car il chante les BO de films : ce soir, Borsalino en italien ! Eh bien : c’est mieux quand ce n’est pas chanté ! Et ce n’est pas le monoglotte Gautier qui dira le contraire !

La show girl Solène doit alors imploser d’émotion sur le Pull marine, autrefois mots de Gainsbourg pour Adjani. Chanter juste tout en baignant dans une grande assiette plate plein d’eau puis se rouler par terre en nuisette trempée est une gageure : 16.5 pour cette perf digne de l’acteur-studio ! " Une réaction chère Marine Méchin ? " Relance Nikos ; « bof, non, plus rien à dire … » Hum…on dirait que ça boude !
« Le ténor Roberto Alagna a son agenda rempli jusqu’en 2014 ! » s’émerveille Nikos ; bien aimable à lui d’être venu entre deux Scalas pousser la glotte du popeux Mikels sur le thème du parrain, un peu écrasé sur ce coup là ; tiens, on aperçoit le pianiste chevelu Yvan Cassar dans l’orchestre…
Pas plus ému par la grande musique que par l’idée de gagner un télé-crochet sur son seul charisme au lavage de dents tout les jours dans les « gautidiennes » (spécial dédicace aux livers méritants !), l’écorché Gautier se pique aux Cactus de Dutronc ; tout costumé de blanc par la prod tel Velasquez remplumant de prestance par d' épais vêtements flamboyants la pâle famille royale d’Espagne du 17ème siècle, l’ado prouve qu’à la télé l’habit fait le moine, osant même un stage diving calculé, suivi par pépé Nikos, prêt à mourir pour l’audimat ! La panoplie du parfait candidat est complète lorsque que le dégourdi, essoufflé, appelle au don contre le cancer ! Futé : 16 ! Pas dupe, la consultante en émotion Méchin, ravagée d’ennui, est saisie par la camera regardant sa montre,! Du meilleur effet !

En Bonnes groupies, Solène, Joanna, et Alice s’appliquent scolairement sur Toxic, alors que Britney, blasée, se maquille déjà pour un nouveau play back sous d’autres cieux télévisuels ; puis, avant que Nadiya, embarquant Joanna, ne se teste pour l’eurovision 2009 avec un truc à deux accords et un refrain teinté de cornemuse (si !) sur un texte aussi original que « je veux vivre liber et rester debout » , Nikos réveille cette bonne Méchin, au chômage technique ce soir, et qui pionçait en attendant la quille : « je voudrais dire à Marine qu’elle est honnête et que c’est une grande dame ! » Et l’autre de grimacer un petit merci, peu flattée par cette pommade un peu trop fraiche, sûrement pour l’empêcher de décamper du programme et de se répandre dans la presse en amabilités sur la prod !
On finit par Keane qui lave définitivement Mikels de ces égarements cloclodiens ; et Nikos, étourdi par son saut de l’ange dans la fausse, décroche le Nrj music award de l’interview pertinente : « alors vous êtes venus en Eurostar ? » « heu no, baragouine le singer, by bus ! » Thank you Nikos ! Au pire, il aurait pu confondre Keane avec le Beatles !

En bonne camarade, la prof Ducros tente de faire la pub de l’omnipotent Nikos, lequel se produit vocalement dans un troquet parisien, mais ça tombe à plat devant l’urgence du moment : qui décampe de l’Academy ? L’anémiée Solène choit au pied des demi-finales, que la prod a pris soin de concocter pour éviter un terminus Alice-Gautier, pathétique dans l’artistique mais grandiose dans l’inénarrable ! C’est donc par ordre alphabétique (ha, il y a en a des cerveaux chez Endemol !) que les jeunot vont se défier : sur le premier ring, Joanna/ Mikels ; bamos !

Par Cathy

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MessageSujet: Re: C R PRIMES - MORCEAUX CHOISIS   Sam 6 Déc - 10:51

Douzième prime :
élimination de Joanna
ven déc 05 23:50 Par Kevin Moulback

La Starac est décidément très malade. Si malade que même Britney Spears ne peut la sauver. Le prime de vendredi dernier, durant lequel Britney a fait une brève apparition, n'a réuni que 5,6 millions de téléspectateurs. C'est certes la meilleure audience de la saison, c'est aussi 700 000 téléspectateurs de plus que la semaine précédente, mais c'est insuffisant pour l'emporter sur NCIS. La série de M6 a triomphé pour la onzième fois consécutive, avec presque 7 millions de fidèles.
Alors, me direz-vous, peut-être Britney n'est-elle plus ce qu'elle était. Peut-être le public s'est-il lassé de ses frasques et de ses charmes juvéniles. Pas du tout ! Le lendemain, l'aimable Brit Brit passait dans The X Factor, l'équivalent britannique de la Nouvelle Star, et elle y a fait un énorme carton : 12 millions de téléspectateurs, avec des pointes d'audience à 50 %. Il s'agit du record historique de l'émission, pourtant dans sa cinquième année d'existence.

Et pourtant figurez-vous que les Anglais - on les sait perfides - n'étaient pas satisfaits de ce triomphe fantasmagorique. Tout ça parce que Britney a refusé de recevoir les membres du jury dans sa loge. Venus présenter leurs hommages à la star, ceux-ci se sont heurtés au barrage infranchissable de ses gardes du corps. Il est quand même assez étonnant que des gens qui prétendent détecter, voir même fabriquer, des stars ne sachent pas en reconnaître une. Être star, c'est justement avoir le pouvoir de dire non. Et donc, quand vous êtes une star, si vous n'avez pas envie de saluer une petite créature de télé-réalité, toute boursouflée de suffisance, vous ne le faites pas, tout simplement. Ces juges impertinents devraient être reconnaissants à Britney de ne pas les avoir fait bastonner pour avoir osé troubler la sérénité de son boudoir en tentant de forcer sa porte.

Pour en revenir à la Starac après cette petite digression, les résultats décevants du prime ne viennent naturellement pas des 6 brèves minutes durant lesquelles Britney était sur le plateau de Nikos mais plutôt du reste de l'émission : les 160 longues minutes où elle n'y était pas !

Et aujourd'hui, Britney n'est pas là, pas là du tout. Cette première demi-finale, entre Joanna et Mickels, est donc marquée par un profond ennui. À 21 heures à peine, alors que, paraît-il, "la compétition atteint son point culminant", je baille déjà.

Marine Méchin, la coach émotionnelle de la promotion, qui se fait copieusement huer par le public à chacune de ses interventions, annonce d'emblée la couleur : "Vous aurez l'occasion de faire 'Ouh' pendant la soirée, je vous le promets !" Elle ne croit pas si bien dire. Il y a en effet de quoi huer, mais surtout de quoi hurler !

Il est déjà fort pénible de voir toujours les même artistes, parmi lesquels l'inévitable Florent Pagny, pourtant déjà venu en octobre, et d'entendre toujours les mêmes chansons, dont les sempiternels "Requiem pour un fou", "Vesoul" ou "L'Hymne à l'amour". Mais, pour que le pénible devienne intolérable, la production de l'émission transforme ces figures imposées déjà assommantes en de ridicules épreuves scolaires. Les professeurs ne notent plus les élèves : ils tranchent en faveur de l'un ou l'autre des demi-finalistes à l'occasion de cinq "défis" : chanter avec un artiste, performance vocale, tableau de Kamel, interprétation et émotion.

Par exemple, pour le défi Performance vocale, les deux adversaires doivent interpréter "Requiem pour un fou" de Johnny Hallyday durant 1mn30 chacun. Pour que le ridicule soit complet, ils sont juchés sur des plate-formes qui s'élèvent quand c'est leur tour de chanter. En tout cas, ça crie bien fort, ce qui est sans doute le but recherché. Joanna chante comme une sirène (d'alarme) et Mickels manque se casser la voix. Pour le défi Interprétation, les infortunés sont debouts sur des petites estrades devant un rideau rouge, comme des écoliers récitant un compliment à la distribution des prix. Ils interprètent beaucoup, beaucoup, c'est-à-dire qu'ils font beaucoup de gestes : comme chacun sait, l'interprétation, ça ne sert à rien si ça ne se voit pas de loin. Je suis persuadé que Jacques Brel serait ravi de savoir que "Vesoul" est désormais devenu l'étalon pour mesurer la capacité à chanter vite en agitant les bras.

Le plus spectaculaire des défis, c'est bien sûr le tableau de Kamel Ouali, le plus grand chorégraphe de France. Joanna interprète "What You're Waiting For" de Gwen Stefani sur une passerelle métallique, qu'elle partage avec des danseurs à têtes de cheval. À la fin du numéro, Nikos pose la question qui tue à Kamel : "Pourquoi des têtes de chevaux ?" Et l'illustre chorégraphe de répondre : "Parce qu'elle rêve, elle rêve beaucoup, elle rêve de s'évader." Merci, Kamel : c'est beaucoup plus clair maintenant. Mickels, quant à lui, chante "Un autre monde" de Téléphone enfermé dans une grande sphère transparente avec toute une troupe de danseurs qui s'agite (mais pas trop pour ne pas faire tomber tout le monde).

Vous remarquerez que je ne vous indique pas qui, de l'avis des professeurs, a remporté chacun de ces défis : c'est tout simplement parce que je m'en moque dans des proportions qui vous donneraient une idée de l'infini.

Naturellement, Joanna et Mickels ne sont pas les seuls à donner de leur personne pour vous distraire. Il y aussi Gautier, qui fait ce qu'il fait de mieux - l'idiot - lors d'un duo avec Salvatore Adamo, qu'on a sorti de son sarcophage pour l'occasion. Il y aussi Alice, qui sourit et qui sourit. Elle sourit avec James Blunt, dont les titres prêtent à la rigolade, c'est bien connu. Elle sourit aussi avec Amy McDonald, dont la dernière chanson, éminemment comique, traite de la jeunesse britannique désabusée qui s'enivre pour oublier la vacuité de son existence. C'est vraiment à se tordre. James Blunt n'est d'ailleurs pas avare de compliments pour Alice : "Elle a un beau sourire".

Il n'y a pas que les demi-finalistes qui poussent la chansonnette ce soir. Pour un de ces moments d'émotion dont la Starac a le secret, on a fait revenir Quentin (rappelez-vous, c'était le jeune qui chantait comme un vieux). Il est venu faire à Joanna une déclaration d'amour en musique (entre eux, c'est du sérieux). La veille, il a composé une petite ode à sa dulcinée : "L'écran s'est fermééé, tes larmes ont coulééé, viens dans mes braaaas, je pense à toiiii". C'est tellement joli que j'ai fini par couper le son. Joanna est si bouleversée qu'elle embrasse Quentin, à moins que ce ne soit simplement pour le faire taire.

Évidemment, Mickels aussi a droit à son moment d'émotion. Sa mamie est au téléphone : elle n'a pas pu venir. Ohhh, quelle déception ! Mais si, elle a pu venir : elle arrive justement derrière lui. Aaah, quel soulagement ! Mamie est très fière de Mickels ; elle est aussi très fière de Nikos. Et elle se met à chanter en italien sur un plateau soudain silencieux. Nikos en est tout ému : "Madame, venez que je vous embrasse et que je vous serre dans mes bras. Vous savez que c'est important pour nous, les mamies." Je pense bien que c'est important : il n'y à voir l'audience du JT depuis que TF1 a voulu rajeunir son audience en chassant PPDA. Les mamies ont découvert "Plus belle la vie" et ont réalisé qu'elles préféraient savoir ce qui arrive dans le quartier du Mistral plutôt qu'en Irak ou en Afghanistan.

Puisqu'on parle de personnes âgées, voilà qu'à 23h11, Johnny Hallyday arrive sur le plateau pour interpréter un nouvel extrait de son dernier albumm "Ça ne finira jamais". Certes, le timing est parfait parce qu'à cette heure-là, c'est ce que tout le monde pense : ça n'en finira jamais ! On peut cependant se demander pourquoi la production de l'émission nous impose cet ultime numéro, comme une cerise pourrie sur un gateau déjà bien moisi. La prestation n'est évidemment pas en direct (Nikos fait d'ailleurs peu d'effort pour nous convaincre du contraire) : il s'agit d'une des séquences enregistrées le 16 octobre dernier et qui sont égrénées depuis au fil des primes. Ce n'est même plus un subterfuge sournois, juste une mauvaise plaisanterie.

Les plus mauvais spectacles ayant aussi une fin, voici que s'avance l'huissier avec l'enveloppe fatidique contenant les résultats du vote. Et là - surprise ébouriffante ! - Mickels l'emporte sur Joanna avec 53 % des suffrages. La meilleure élève de la promotion, première au classement des élèves quasiment sans interruption, est donc éliminée avant la finale. Ce n'est pas complètement une surprise cependant. Joanna fait suite à beaucoup d'autres bonnes élèves (Sofia de la Starac 3, Hoda de la Starac 4, Émilie de la Starac 5, Cynthia de la Starac 6), qui ont fait figure de favorites avant de trébucher en demi-finale. Le public n'aime pas les premières de la classe.

Est-ce une injustice. Peut-être, peut-être pas, mais surtout : on s'en fout ! La seconde demi-finale opposera la semaine prochaine Alice à Gautier. Un grand moment de musique en perspective. Comme le dit Nikos en conclusion, "nous arrivons presque au bout du marathon". Ouf !

Kevin Moulback

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MessageSujet: Re: C R PRIMES - MORCEAUX CHOISIS   Sam 6 Déc - 10:59

Ah oui alors quelle surprise pfffft

N'avons nous pas prédit depuis le deuxième prime la victoire d'Alice ? mort de rire
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MessageSujet: Re: C R PRIMES - MORCEAUX CHOISIS   Dim 7 Déc - 1:33

STAR ACADEMY 8 : Comme un parfum de finale ! 06 Décembre 2008
Une demi-finale aux airs de finale qui démarre sous une latitude Goldmanesque, Quand la musique est bonne : duel Joanna/Mikels, virtuoses des rythmes et éloquents dans les vocalises, enclavés par les fortes têtes Hallyday, Pagny, Adamo, James Blunt Josh Groban, Amy McDonald, Martin Solveig, et contemplés de loin par les réduits du larynx Alice/Gautier, prochains demi-finalistes moins habiles dans l’exercice sagace du chant que dans celui, plus plastique, de la real-tv.

Mais revenons vite à nos agnelets du soir prêts à se braver sur cinq défis : artiste, performance vocale, tableau Kamel, interprétation et émotion.
En ouverture, le défi-Pagny ; toujours serviable, le barbichu préféré des ménagères distribue Chanter entre les adversaires ; « s’ils sont en demi-finale, c’est qu’ils savent très bien chanter », congratule le patagonien ! Gros plan sur les Alice/Gautier qui curieusement avalent de travers ! Encore rentabilisés, les profs plébiscitent : qui a le mieux concilié avec ce bon Pagny ? 4 voix à 2 pour Joanna.

Pour nous laver des Pagnynades, le labile Dj Martin Solveig vient faire rizhomer sa techno-dance entre quelques mix en Asie ; coincés entre deux colosses à voix, les chétifs Alice/Gautier font même illusions ; comme quoi, quand la musique est vraiment bonne…
Défi perf vocale, autrement dit : chanter n’est pas gueuler ! Mais un peu quand même… ! 1 minute 30 chacun de Requiem pour un fou, un vieux Johnny piquant à nos tympans ! Premier plot- ascenseur pour Joanna qui monte haut dans le sonore comme dans l’altitude ! Au tour de Mikels de faire du funiculaire…et c’est Mikels qui, selon 4 profs contre 2, s’est le plus éclaté l’organe.
Le chanteur nasillard James Blunt destine le chialeur Good bye my lover à Alice, dont l’accent anglais exhale de lourds parfums de la Canebière ! Et c’est déjà les défis-Kamel : « petite fille baroque, Joanna rêve d’homme-étalons pour chevaucher et fuir... » Sans avoir particulièrement l’esprit lubrique, il est temps que la starac s’arrête pour que le metteur en espace s’allonge sur un divan freudien et discute libido ! Assiégée d’hommes ficelés et à têtes de chevaux poilus, la petite performe donc, en toute innocente et à s’en asphyxier les poumons, sur le pêchu What you’re waiting for de la haute Gwen Stephani ! Puis elle maintient la cadence avec le profond de la gorge Groban sur l’Hymne à l’amour ; quelle santé ! Pour son labeur, une surprise : Nikos lui démoule en direct-live son tout neuf fiancé de starac, l’ex candidat Quentin, venu lui faire aubade avec une compo (trop) fraiche de la veille ! Comme c’est exquis !

Pendant qu’on est cloué à la chandelle, Mikels s’égosille sur l’hymne du Grenelle de l’environnement Un autre monde, entassé avec ses copains danseurs dans une imposante sphère de plastique ; c’est joli mais...ça bouge pas beaucoup niveau chorée, de peur d’éclater la grosse bulle à la tronche des premiers rangs !
Alors : défi Kamel gagné par…ah pardon ! Egalité ! « Et pourquoi trancher ?! » Ronchonne Lelievre, titulaire de chaire de théâtre à la starac, « pour moi ce soir, c’est la finale » et beaucoup d’opiner du chef devant les embarrassés Alice / Gautier, à qui on conseillerait volontiers de refaire un cv…
Alors que l’aventureuse Alice manivelle derrière la talentueuse folkeuse chanteuse à texte Amy Mc Donald, Joanna badine encore avec Pagny, efficace vrp de son nouvel opus avant les fêtes. Passons.

Défi interprétation sur le « pète-gueule », selon le poète Pagny, Vesoul de l’indépassable Brel : « vous l’avez bien travaillé, j’espère ! », insiste le galvanisant Florent, « sinon ça va se voir de suite »! Sympa, le fiscaliste ! « Ben non », rage Mikels, dépité ! « On n’a pas eu le temps, on a fait de la télé réalité ! » Bien dit bouffi ! C’est la langue sèche que les jeunots nous repassent chacun leurs couplets-refrains, sans trop savonner sur le débit mitraillette du grand Jacques ! 4 profs pour Mikels contre 2 pour Joanna.
Sans changer de culotte, Mikels court vers James Blunt, lequel promeut sa nouvelle stance pleureuse…quand Nikos nous sauve de l’assoupissement avec sa science inégalée de l’interview : « James, vous avez appris le français ?... « Oui », répond le fier anglais, « à Tignes, au ski » ; « ah, sympa ! » Voilà, voilà….Dites : c’est vrai qu’il est journaliste, Nikos ?!

Et en grand journaleux, Nikos a un scoop : la grand-mère de Mikels chante au téléphone pour son petit ! Mais non…quelle blague, elle est là, en direct ! Et avant que l’on plonge dans le sachet de Kleenex pour éponger notre larme télévisuelle, Nikos nous la sèche d’un magnifique axiome tautologique : « c’est grâce à toutes les mamies qu’on est là ! » Et de refaire chanter la grand-mère…
Dans la série, on fait du neuf avec des vieux, les marchands de cd aux abois ont eu LA bonne idée : associer des valeurs toujours sûres avec toute la branchouille scène musicale montante : Adamo, adepte du travailler plus pour gagner plus, s’est donc pelé tous les Banabar, Sansévérino Cali et autre Delerm, avant de s’associer au pire : le Gautier du vendredi soir ! Et bien, big up à Gautier, car le diplodoquesque Vous permettez, Monsieur, parait nous revenir du Crétacé : que c’est lent !

Mon ange, ponte de la poétesse maison Nolwenn Leroy, constitue le défi-émotion : déguisés en anges et (ou poulets, je ne sais !) les appliqués rivaux du soir nous font un duo de chair de poule, remporté par Joanna. Mais…ah...le logo direct s’évanouit…le bonze Johnny n’est pas loin ! Le malin a posté sa dernière bouture à diffuser en prime, et c’est en champion du mime bien élevé à l’école Guy lux qu’il gesticule en play back devant un parterre de donzelles contrebassistes (vous aviez remarqué ce vivier perpétuels de filles à contrebasses, en collants noir et jupettes sur les plateaux-télé?!) ; après les habituelles foultitudes de propagande pour coffrets collectors, films, disques, lunettes…le logo direct se rallume de nouveau sur les pros du pot du jour Mikels/Joanna qui, après un ravitaillement en cortisone, partagent avec aisance un gonflé Tina Turner, Simply the best. Auguste.

L’André Rieux chantant Groban fait croire Mikels au père Noël avec une binaire berceuse de crèche, avant que Nikos dépouille l’huissier Moya et son enveloppe, et s’excite, face aux gamins dans un français très châtié : « alors, on a les boules ?! » "Grave", pourrait riposter la diva Joanna, saquée contre toute attente de la finale avec 47% des votes plébéiens contre 53 à Mikels, ébahi de devoir tenir le candélabre cette semaine entre les deux étroits du gosier Alice/Gautier : Une gageure dans le stoïcisme !
Fin de la tragédie, place à la comédie ; ou vice versa… !

Par Cathy
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MessageSujet: Re: C R PRIMES - MORCEAUX CHOISIS   Sam 13 Déc - 10:37



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MessageSujet: Re: C R PRIMES - MORCEAUX CHOISIS   Sam 13 Déc - 14:04

Record battu du score à la baisse d'audience hier soir :

4.860.000 telespectateurs ont regardé la demi finale


:confused0053:
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MessageSujet: Re: C R PRIMES - MORCEAUX CHOISIS   Dim 14 Déc - 16:24

Avant tout, un scoop qui éclaircirait bien des choses : les deux loupiots, demi-finalistes du jour Alice/Gautier auraient atterri à la starac par erreur, prévus antérieurement pour amuser le chaland via la glande dans Secret Story ! Ben quoi ! Je ne vois pas d’autre analyse de la gloire actuelle de candidats lesquels n’auraient même pas pu passé une oreille au pré-casting de La Nouvelle Star ! D’une part, le trublion Gautier, vu tel un oisif qui-sait-tout et auto-persuadé de son éventuel potentiel, est fui cette année par les artistes-invités, dixit moultes gloses du net et même les quotidiennes staracquiennes, et d’autre part, la certes très joli Alice propose un instrument vocal encore bien peu accordé !
Je préviendrai donc les lecteurs les plus impressionnables de ma subjectivité extrême quant à ce commentaire, n’étant ni une gamine de huit ans ensorcelée par la belle princesse Alice ou la candeur enfantine d’un Gautier, ni de leur famille, ni Anne Ducros, impénétrable prof de chant ayant expulsé tous les excellents de l’émission pour garder des ânes et leur faire présumer qu’ils fredonnent comme des rossignols !

Mais comme dit le bouillant espagnol très souple de la fosse iliaque Raphaël Amargo, « cé souir, féssons l’amuuur pas la guéeerré » et prenons plutôt le parti d’en rire ! Gloussons à pleine bouche avec les comiques-pros plus ou moins drôles : l’enjouée Beyoncé, les plaisants Thomas Dutronc et Jason Mraz, l’impayable Enrique Iglesias, l’inénarrable Lââm, la désopilante Auggun, et l’hilarante Laura Pausini !
Let’s go ! Les jeunots sont lâchés, attifés en Bonnie and Clyde des années 50 et badinent sur le Gainsbourg éponyme : débuts appliqués de jubilé devant les profs-potiches et la jouteuse Marine Méchin bien seule dans sa « franchitude », primés pour juger cinq défis dévolus aux deux zozos : interprétation, vocal, émotion, artiste-Pausini, et le fumeux tableau Kamel.

Imposante par le talent mais aussi par un emploi du temps au timing de GPS européen, Beyoncé n’est pas en direct, mais donne de sa personne et rame grave pour ne pas écraser Alice de sa voix herculéenne ! La gamine psalmodie le tube Irreplaceable…Que dire sans être sanglant ?! Peut-être que la fraîchement virée Joanna, clone de Beyoncé, doit se pendre devant sa télé !
Avant qu’on fasse de même, Nikos nous rameute pour le premier défi : performance vocale : ah ah ah ! Pardon…faut pas se moquer…Alors : 1 minute 30 chacun de Je te promets, de l’abonné Johnny. Premier plot abrupt pour Gautier, lequel se chauffe doucement le gosier...on flippe...quelques claquages en fausses notes, mais bon…Oulà, ça s’enraille dur dans les aigus et nos tympans sont heureux d’avoir tenu la durée lorsqu’Alice, à son tour, grimpe en hauteur et ampleur sonore…ouille ! Le défi vocal, je ne sais point, mais celui de la fausseté est bel et bien relevé ! « Egalité chez les profs » exalte Nikos, lequel pète un plomb en demandant au chien de garde Méchin de trancher : « je ne valide pas ce duo, courage à Johnny d’avoir entendu cette version ! » Bigre ! Avant même que Nikos en ait le dentier qui tombe sous le choc de tant de véracité, la prompte à la baston Anne Ducros est vendebout à la rescousse de ses poussins aphones, et se jette sur la Méchin, telle une élégante catcheuse prête à en découdre dans sa mare de boue : « MOA, je suis une chanteuse…MOA, je suis professeur de chant... vous cassez les élèves…MOA je sais…. » ! C’est bien mieux que la lutte version poids lourds aux JO ! Pas le temps de refermer la bouche que....non…pas lui ! Si ! Yvane surgit de nulle part hurlant un ragga incompréhensible, fait la pub de son myspace, déclare sa flemme à Beyoncé…aahh ! Faites lui une piqure ! « C’est électrique et nerveux ce soir » bafouille Nikos en se pissant au culotes devant le virage pathétique du show….La soirée va être longue !

Enrique Iglésias est de ces chanteurs internationaux qui plaisent, mais dont on ne peut identifier ni mélodies, ni rythmiques, ni paroles, à l’écoute de leurs…trucs ! Le rien…vide ! Alice s’inscrit dans ce néant avec une belle aisance dans le moulinage ; puis Lââm, bien robuste de la glotte, vient crier ses dix ans de métiers sur les élèves et aussi réanimer le finaliste Mikels qui ronflait tranquillos depuis une semaine.
Défi interprétation : « la chanson-gag Tu veux ou tu veux pas version Bardot nécessite le sens de la distance et du second degré », nous apprend-t-on : du beurre pour nos deux doués de la diatribe théâtrale ! Alice minaude et affriole à souhait, et Gautier joue si bien qu’il semble découvrir la chanson en direct sur le prompteur ! On ne sait qui choisir…! Egalité chez les enseignants télévisés : « je préfère Gautier quand il interprète plutôt que quand il chante » envoie prof Lelievre ! Quelle superbe insulte interfacée d’un compliment !

Respirons un peu avec le musicien Thomas Dutronc ; enfin un "fils de" qui n’a pas volé son succès : son jazz manouche brillant et travaillé J’aime plus Paris étincelle sur Gautier, lequel s’allume au contact du talent : un trop bref moment de bonheur que l’ado gâche un brin en mimant un air-guitar inopportun !
Volare est à l’Italie ce que Le p’tit quiquin est aux chti’s : un classique ! Laura Pausini, golgoth des voix italiennes, relance tour à tour les petiots sur ce standard des mariages et engloutie direct les deux maigres de la cage thoracique, incapables d’accrocher une note ! Qui gagné le défi-artiste ?...Bof…Alice ? Ah…et Gautier d’être acclamé encore et encore par sa mère adoptive Ducros, seule contre tous…pffff !!
Le mal de tête monte lorsque deux musiciens caressent nos esgourdes avec un bon reggae : Jason Mraz invite Mikels sur I’m yours ; quel plaisir dans le cool !

Bamos pour le défi Ouali, ou l’art de chanter dans un costume trop étroit ou de 400 kg sur une chorée de course à l’échalote ! Voyons pour Alice : ambiance mille et une nuits, Mon amie la rose, Natasha Atlas ; « c’est pas easy » avertit Kamel : plantée dans une mirifique tunique rose, l’apprentie ondule légèrement du bassin et…c’est tout ! Ah si : à signaler trois fois rien : niveau justesse, une tronçonneuse chanterait mieux, et la gaminette de sourire de toutes ses dents babillant un texte lourdement mélancolique…C’est pas easy !
Un pause dans la rigolade pour s’avaler le minestrone de Pausini aidé du seul crédible candidat Mikels, lourde litanie mais juste, ce qui ce soir n’est pas du luxe, puis retour du clownesque grâce au défi émotion : les deux complices s’accomplissent sur le tristounet Qui a le droit du socio-philologue Bruel, et c’est un euphémisme ! La bonne idée est de les faire peindre une toile en chantant ! Ca ne rate pas : ils s’en foutent partout sur les costards et en ricanent, en pleine ritournelle du Bru-Bru ! Bérézina dans le rendu d’émotion, à l’échelon d’une série B de Max Pecas ! La starac et ses profs pleurent de honte et se foutent de qui a gagné….

Mais le plus gros du mal de ventre est à venir ! Je vous briffe : Madame Ducros s’orguellit de faire jazzer le rauque Gautier, mais est-ce là lui rendre service ?! La voilà qui vocalise telle une mère Castafiore sur l’intouchable Georgia de Ray Charles, avec son protégé…Autant encourager le Gautier à traverser l’Antarctique en patins à glace ! On a si mal pour le cancre qu’on rêve que son micro pète ! Et de s’interroger sérieusement sur la pédagogue Ducros : inconscience authentique ou volonté perverse que l’élève ainsi choisi ne dépasse jamais son maitre ?! Ainsi démuni par l’adulte de toute autocritique et sens de la mesure, Gautier, tel le Schpounstz, s’achève tout seul dans sa fierté crâneuse d’ado : « je dédie ce titre à Marine Méchin pour dire que ceux qui ne m’aiment pas ne sont pas intelligents» ! Entre l’hilarité et la pitié, la non-compatissante réplique que Ducros s’est trouvé un fils spirituel, pour l’instant inapte à tous métiers du chant et garanti sortant ce soir !

Ouh ! Raz le bol de la bastonnade ! Nikos, en coq du village dépassé par ses ouailles, s’engouffre dans un fou-rire irrévérencieux avant d’annoncer le son bontempique-Yamaha d’une Anggun qui fait dodeliner Alice devant des danseurs contorsionnistes torses-poil ! « On est monté haut avec vous ! » salive Nikos sous pilule Marc Dorcel ! Claaaaasse !
Mais on redescend vite bien bas avec le clou de ce télé-crochet ubuesque ! Gautier s’exécute dans tous le sens sur son tableau-Kamel, à priori, dans sa rue: Nirvana, Smell like teen spirit ; costumé tel Néo dans Matrix, le petit, dont la faiblesse en danse est abyssale, se désarticule littéralement sous nos yeux épouvantés sur une chorée de majorettes en vitesse accélérée, tout en soufflant avec peine la mélodie d’une voix d’opérette-basson ! Attendez , ce n’est pas fini : il s’agrippe à une corde à nœuds, survolant le public en position-canard en hurlant…Là, Kamel, il a chargé ! A se passer la vidéo en boucle sur youtube pour distraire nos réveillons à venir ! Misère…Cobain doit faire la toupie dans sa tombe ! Rendre Nirvana comique, on n’avait jamais réussi ! Méchin se poile devant Ducros qui, en bonne louve romaine, s’extasie devant le popo que son bébé lui a lâché, comme les profs sous Lexomil qui donnent par lassitude Gautier vainqueur aux poings de l’éprouvant défi kamelique…

On accueille alors le magnéto-Beyoncé comme une pommade calmante aux huiles essentielles, avant un retour à vidéo-gag où les Alice/Gautier étourdissent de fausses notes Je n’aurais pas le temps de Fugain, couverts par les Vox Angeli (des enfants qui font « ouuuh » sur des tubes du grenier !), en s’accrochant leur robe et smoking dans un décor de nid géant….. Point de repos encore, avec la carpe et le lapin, ou toujours Gautier et Enrique Iglésias, pour un dernier hommage au triomphe du chanter-à-peu-près et au vide dans l’exégèse scénique!
Gautier parle...encore… "j’ai donné le meilleur de lui-même"….sans rire ! Pitié ! Jetez-en un ! N’importe lequel ! Alice reste au pays magique du chanter-faux avec 57% du peuple ! On en pleure, c’est nerveux !
Une sincère pensée pour le trop tendre Gautier, en espérant que maman Ducros va sortir le para-coup car ça va pleuvoir dru dehors...

Par Cathy

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MessageSujet: Re: C R PRIMES - MORCEAUX CHOISIS   Sam 20 Déc - 10:28

Quatorzième prime :
victoire de Mickels
ven déc 19 23:50 Par Kevin Moulback

Voilà, c'est fini. Le Titanic, qui s'enfonçait lentement dans les flots sombres et glacés depuis des mois, a enfin touché le fond. La demi-finale mémorable qui opposait la semaine dernière Alice à Gautier n'est pas parvenue à le faire remonter à la surface. Des demi-finalistes qui se ridiculisent, des professeurs qui s'écharpent, Enrique Iglesias qui manque s'estropier... Et tout ça pour à peine 4,8 millions de téléspectateurs. Quelle injustice !
Aujourd'hui, l'agonie s'achève. C'est la finale.

Pour célébrer cette der des der, les professeurs sont là au grand complet, avec Armande Altaï à leur tête. La directrice baroque a revêtu pour l'occasion ses plus beaux atours. Comme toujours sa tenue est en parfaite adéquation avec le moment. Rappelez-vous : en début de saison, cette femme de cœur s'était habillée en clocharde pour attirer l'attention sur le sort cruel des sans-abri à l'approche de l'hiver. De même, ce soir, elle s'est tout naturellement parée de ses bijoux les plus rutilants pour se déguiser en arbre de Noël. Quel goût exquis !

Nikos passe naturellement en revue tous les aimables membres du corps enseignant, éplorés à l'idée de retrouver bientôt l'anonymat dont la plupart d'entre eux n'auraient jamais dû sortir. Mais ne voilà-t-il pas que les sournois n'ont pas respecté leur ordre habituel ? Anne Ducros, professeur de chant, a échangé sa place avec Rafaël Amargo, professeur d'expression corporelle, sans doute pour s'éloigner de son ennemie jurée, la terrible Marine Méchin, coach en développement émotionnel. Du coup, Nikos en oublie complètement de présenter Rafaël Amargo. Pourtant Rafaël arbore un éclatant costume rouge écarlate et un t-shirt doré, il est donc assez difficile de le rater. Mais Nikos est fidèle à son prompteur : si ça n'est pas sur le prompteur, c'est comme si ça n'existait pas.

Bien sûr, Nikos ne s'attarde pas plus que que nécessaire sur ces futurs chômeurs. Il nous présente les deux tribus trépignantes qui vont s'affronter ce soir : les supporters d'Alice et ceux de Mickels. Il annonce en préambule que "la Starac a mis sur un pied un dispositif pour que vous puissiez vivre en direct l'ambiance de folie qui règne dans les QG". Et il semble bien en effet qu'il y ait deux "QG" distincts : celui d'Alice à Marseille, dirigé par sa tante Annie, et celui de Mickels à Charleville-Mézières, sous la houlette de sa sœur Deborah. Tante Annie semble tout à fait hystérique, du moins jusqu'à ce qu'apparaisse Deborah, déjà en pleurs alors que l'émission commence à peine et pour laquelle il faut sans doute inventer un nouveau mot comme super-hystérique.

On imagine que ces deux armées sont stationnées dans leur contrée d'origine. Mais voilà qu'alors qu'une adjointe au maire de Marseille explique qu'Alice est à l'image de la cité phocéenne (les Marseillais apprécieront la comparaison), le père de Mickels, au comble de l'excitation, apparaît soudain à l'écran en poussant des hurlements. Charleville-Mézières, riante cité des Ardennes, n'étant pas dans la proximité de Marseille, cela semble bizarre. En fait, les deux QG sont sur le plateau. La production de l'émission n'a pas jugé nécessaire d'établir les campements rivaux dans leur sombre province d'origine. Il n'y a pas de petites économies après tout. En plus, si ça se termine en bataille rangée, cela fera des images formidables.

Toute cette mise en scène est bien évidemment secondaire. Ce qui compte, ce sont les deux finalistes. Mickels est venu seul ; Alice est venue avec ses chœurs. En effet, dès le début du spectacle, la jouvencelle établit clairement deux choses : il ne faut pas compter sur elle pour chanter en anglais et il ne faut pas compter sur elle pour chanter juste. La production de l'émission, pleine de ressources, s'en est arrangée. On raccourcit un peu les chansons, on ajoute quelques effets sur sa voix, on convoque une chorale gospel si besoin, et l'affaire est dans le sac. Alice peut se concentrer sur ce qu'elle fait le mieux : sourire.

Rihanna, l'aimable marraine de cette huitième promotion, a donc la joie d'interpréter son tube "Umbrella" avec une choriste doublée et toute molle. On a même parfois vaguement l'impression que Rihanna chante avec elle-même. Quand la voix d'Alice est perceptible, elle est souvent fausse, même sur les refrains. Réussir à faire des fausses notes quand on chante simplement "eh eh eh eh eh eh", je ne sais même pas comment c'est possible.

Après ce duo qui donne donne envie de zapper immédiatement sur NCIS, la production a imaginé un duel original, au cours duquel les finalistes sont censés révéler leur face cachée. Le secret de Mickels, c'est qu'il joue du piano (on fait comme si on ne l'avait pas vu en jouer tout au long de la saison). Mickels interprète donc "Lucie" de Pascal Obispo en s'accompagnant au piano. Et là, paf, double faute ! Son attaque vocale est fausse, son attaque au piano est fausse aussi. C'est décidément la soirée des records.

Le secret d'Alice, c'est qu'elle sait danser le flamenco. Elle interprète donc "Hasta Siempre", une chanson qui célèbre la lutte révolutionnaire de Che Guevara, en dansant le flamenco. C'est déjà bizarre en soi, sauf qu'Alice ne danse pas du tout le flamenco, elle se trémousse en une sorte de danse du ventre maladroite. Rafaël Amargo, lui, danse le flamenco à ses côtés (fort mal d'ailleurs) avant de se frotter frénétiquement au bassin d'Alice, sans qu'elle perde son inaltérable sourire pour si peu. Comme ils ont des vêtements sur eux, on peut encore appeler ça de la danse ; s'il n'en avaient pas, ça évoquerait plutôt la sodomie. Inutile de dire que ce n'est pas gracieux du tout.

À l'issue de ce petit numéro burlesque, Nikos se précipite, la bouche pleine d'explications : "Il faut juste dire, pour la petite histoire, que ce duel, ils n'ont pas vraiment eu le temps de le répéter". Cette franchise l'honore mais, en tant que téléspectateur, ça me gène quand même un peu qu'on me présente un spectacle qui n'a même pas été répété. Après son duo avec Alice, Christophe Maé aura une excuse encore plus délicieuse : "C'est pas évident d'être ici, sur ce plateau, en direct, avec toutes ces caméras". Donc, en gros, les glorieux finalistes n'ont pas répété et ils ont peur des caméras. Dans ces conditions, évidemment, ça va être difficile de faire quelque chose de bien.

Comme il convient pour une finale, Alice et Mickels bénéficient tous deux d'un merveilleux tableau imaginé par Kamel Ouali, le plus grand chorégraphe de France. Hélas, tous deux sont bien fatigués à ce stade de la compétition. La chorégraphie sera donc réduite à sa plus simple expression en ce qui les concerne. Alice, vêtue de la robe sans doute la plus échancrée du monde, se fait essentiellement transporter dans toutes les positions par les danseurs qui l'accompagnent sur "Diamonds Are a Girl's Best Friend" de Marylin Monroe, tandis que des chœurs enregistrés soutiennent sa voix. Mickels, lui, doit plutôt éviter les danseurs, qui font toutes sortes d'acrobaties autour de lui, pendant qu'il interprète "Let Me Entertain You" de Robbie Williams. On est loin de l'énergie déferlante de l'original mais la performance est quand même très méritoire parce que Mickels force clairement son naturel pour remplir le rôle d'un showman extraverti.

Mickels montre à nouveau son professionalisme durant son duo avec Véronique Sanson sur "Vancouver". Véronique est comme d'habitude, c'est à dire imprévisible (si vous avez pensé à un autre adjectif, vous êtes un goujat) et Mickels parvient néanmoins à contrôler ses écarts et à conduire la chanson à bon port. Nikos, lui aussi, parvient à maîtriser la situation quand Véronique, s'agrippant soudain à son micro, se lance dans un discours un peu confus.

Hélas, les éclairs de brillance de ce genre sont rares et brefs. Le prime est encombré par les bruyantes interventions des QG, où des supporters chauffés à blanc s'égosillent, ou par de fastidieux rappels du mirobolant parcours de chacun des finalistes. La malheureuse Marine Méchin, qui sait habituellement nous distraire avec ses aphorismes philosophico-comiques, est réduite au silence. Quant à l'hommage à Grégory Lemarchal, sous la forme d'une interprétation collégiale de son premier titre, "Écris l'histoire", par une trentaine d'anciens élèves, elle tourne à la face pas drôle quand certains en profitent pour faire leur promotion. Et quand Cyril Cinélu et Magalie Vaé, les gagnants mal-aimés reprennent la chanson a cappella, ils sont interrompus brutalement par une coupure publicitaire. La grande classe...

Heureusement, Anne Ducros est là pour nous faire rire. Qui est Anne Ducros, me direz-vous ? C'est celle dont on nous disait la semaine dernière, durant un petit reportage introductif, que certains la comparent à la grande Ella Fitzgerald. Je ne sais pas très bien qui sont ces mystérieux individus qui comparent Anne Ducros à Ella Fitzgerald, tout comme d'ailleurs j'ignore qui sont les hurluberlus qui, l'année dernière, comparaient Yvan Cassar à Mozart. Je peux juste supposer que ces gens doivent être sourds, aveugles ou idiots, voire les trois à la fois.

Quoi qu'il en soit, alors que le prime touche à sa fin et que chacun a pu juger que, sans le secours de la technique, Alice est inaudible ou insignifiante, Anne Ducros assène tout à fait sérieusement : "S'il doit y avoir une morale à cette belle histoire de la Star Academy 8, c'est que si, comme Alice, on travaille, travaille, travaille, travaille, on arrive à être en finale. Elle était outsider totalement. Elle a été nominée presque à chaque fois. Elle est en finale. Elle fait un show extraordinaire. Elle est crédible dans tout ce qu'elle chante et tout ce qu'elle fait. Elle bouge divinement. Elle est sublime. Bravo, bravo, bravo."

Et là, chose incroyable, un éclair a déchiré le ciel, transpercé le toit du plateau et foudroyé sur place Anne Ducros ! Ce n'est malheureusement qu'un rêve mais je suis néanmoins d'avis que quelqu'un qui débite avec autant d'assurance de telles énormités mériterait d'être foudroyé sur le champ. Alice a certainement beaucoup de qualités, l'aisance vocale et la faculté d'interprétation n'en font pas partie. À tout prendre, je préfère encore l'appréciation de Sheryfa Luna : "Je trouve qu'Alice, elle est fraîche, voilà." C'est vrai que la fraîcheur est une qualité appréciable, en particulier pour le poisson et la salade.

Bien sûr, dans ma grande générosité, je ne vais pas vous faire l'épuisant compte rendu de toutes les prestations d'un prime qui dure trois heures mais paraît en durer dix. Je mentionnerai toutefois le retour de la troupe de Cléopâtre, la nouvelle comédie musicale de Kamel Ouali. Ses membres interprètent avec Mickels "L'Accord", une chanson déjà interprétée lors du cinquième prime mais qui s'en souvient, n'est-ce pas ? Cette chanson, qui consiste essentiellement en la joyeuse répétition du refrain : "Une main sur l'occident et le coeur en orient, par l'accord qui nous tient, les deux mondes n'en feront qu'un". Personnellement, j'adore les chansons dont on sent qu'elles ont été écrites en cinq minutes sur un coin de table, un dictionnaire de rimes à la main.

Du duo d'Alice avec Quentin Mosimann, lauréat de la Starac 7, je vous dirai simplement que l'un des partenaires souriait en permanence et l'autre non. L'un se trompait donc grossièrement sur le sens de la chanson. Je vous laisse deviner qui. Même si c'est facile, je vous donne un indice : Quentin voulait chanter avec Mickels.

Alors que tout le monde est pressé d'aller se coucher, Nikos entame une fastidieuse litanie de remerciements. Je ne lui jette pourtant pas la pierre. Pas plus tard que mercredi soir, j'étais moi-même dans la même situation, un micro et une liste interminable à la main, à assommer un auditoire poli de l'énumération exhaustive de ma gratitude. Dans le cas de Nikos comme dans le mien, ça fait du bien quand ça s'arrête.

Le moment que les téléspectateurs attendent depuis des heures, l'œil vissé sur leur montre, arrive enfin. Maître Moya, l'affable huissier, pénètre sur le plateau, une enveloppe à la main. C'est Rihanna qui va l'ouvrir, un honneur qui échoit traditionnellement à Nikos. Encore une antique coutume bafouée mais ce n'est pas trop grave, du moment que ce n'est pas Céline Dion qui ouvre l'enveloppe. Vu son comportement étrange de l'année dernière, elle aurait été capable de jongler avec ou de lui chanter des chansons.

Quoi qu'il soit, Rihanna ouvre l'enveloppe et lit le nom qu'elle contient : c'est Mickels qui l'emporte, triomphant d'Alice avec 52,2 % des suffrages (curieusement, Rihanna est la seul à prononcer le nom de Mickels à la française : Mi-ka-el). Une sirène retentit soudain - c'est la voix de Josh Groban, qu'on n'arrive décidément pas à chasser du plateau depuis la semaine dernière - tandis qu'une pluie de confettis noie le plateau. Christophe Maé remet à Mickels le trophée étoilé signe de sa victoire, Pascal Nègre, le président d'Universal Music France, n'ayant pas jugé nécessaire de faire le déplacement cette année. Mickels a gagné ; cela veut dire qu'Alice a perdu. Elle pleure donc (mais, conformément à ses habitudes, elle garde néanmoins le sourire). Gautier se précipite pour la consoler et Alice découvre soudain le sens du proverbe "Un malheur n'arrive jamais seul".

Naturellement, alors que Mickels étreint son horrible trophée en plastique, vous êtes sans doute saisi d'une brûlante interrogation métaphysique : y aura-t-il une Starac 9 ? Cela pouvait paraître exclu au vu des audiences très médiocres du prime comme de la quotidienne. Mais Nonce Paolini, le nouveau président de TF1, vient d'annoncer que "Laurence Ferrari était installée pour vingt ans aux 20 heures". Cela semble indiquer soit que son rapport au monde réel est des plus ténus, soit que des audiences minables ne lui font pas peur, et dans ce cas tout est possible.

En tout cas, pour cette année, c'est fini ! Ouf.

À bientôt,

Kevin Moulback
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MessageSujet: Re: C R PRIMES - MORCEAUX CHOISIS   Sam 20 Déc - 10:48

AUDIENCE DE LA FINALE : 5.900.000 record de la saison.

STARAC 7 : 6.200.000
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MessageSujet: Re: C R PRIMES - MORCEAUX CHOISIS   Sam 20 Déc - 10:50

STAR ACADEMY 8 : La petite finale 20 Décembre 2008
Allez ! Un dernier effort : derrière les grilles, deux gladiateurs de cabaret, avec ou sans voix au choix….L’un chante et l’autre parle sur le Queenesque We will rock you : Mikels et Alice, en piste pour 500 000 euros (ça baisse..) et un album dans le paquetage.
Le corps professoral bien enrubanné avant les fêtes est hébergé une ultime fois chez TF1 pour encourager nos deux grippés et éteints de la glotte en cette fin de dynastie médiatique : qui gagnera la timbale ? En attendant, les fans de chaque postulant sont enfermés dans deux salles, sautent et braillent sur commande dès que Nikos les sifflent, et parions que ce dernier va bien abuser du sifflet tout au long de la soirée…
Pour célébrer l’odyssée de l’espèce-starac et se promouvoir un dernier coup avant les soldes, ce soir : Rihanna, Maé, Sanson, Shérifa Luna, Craig David, Josh Groban, la troupe Oualique Cléopâtre et plein de gens qui auraient bien voulus être vedettes mais qui ne le sont pas….

Marraine-Rihanna introduit Alice sur le morne Umbrella, peu pointu dans les aigus pour ménager le larynx de l’écolière….Mais l’élève s’est surement gourée dans sa prise d’Actifed et dort en chantant ! On connaissait Alice sans voix, elle a aussi désormais l’énergie de l’épinard cuit ! Après trois mois de vicissitudes télévisuelles, ça se comprend !
Sentant la morne plaine s’installer, Nikos mouline sec pour recharger les batteries et rameutent les fanatiques pogottant pour leur poulain devant le défi à venir : « face cachée » ! Mais qu’est-ce cela ?! Chaque apprenti va nous révéler un talent camouflé jusqu’alors : Mikels joue du piano en chantant ?! Non ?! Si !! Il s’exécute avec le trac d’un petit devant sa mémé sur quelques phrases de l’Obispade Lucie et …Vlan ! Il se foire sur la première touche pianotée ! La fin est pleurnicharde mais justement jouée, avant qu’Alice ne sorte aussi son secret…alors : reine du patin à glace, du cochon pendu, de la crapette ? Non : experte en Flamenco !! Hum : vite dit ! Elle se tortille à peine en chantant Hasta Siempre, stance de guerre des plateaux télé, et c’est plutôt le « sensouel » Amargo qui s’arrache vigoureusement les talonnettes ! « Avouons qu’ils n’ont pas répété ce défi ! », concède Nikos ! Ah ! On se disait aussi ! Ca commence mou…..

Parrain-Christophe Maé, marque-repère de la varièt’ française, fait gigoter Mikels sur le notoire Parce qu’on sait jamais, puis c’est le temps des ultimes tableaux-Kamel ; encore un effort pour Alice qui se fait porter par de beaux mecs et susurre, pas trop en rythme, Diamonds are a girl’s best friend : rien à faire, elle est ravagée de fatigue, la petite ! « Encouragez là, Jasmine Roy ! », s’arrache Nikos devant tant de mollesse : « …elle comprend rien à l’anglais et la rythmique n’est pas son point fort…. » ! Sympa la coach vocale, pour un tel réconfort bien opportun !
Ah ! Voilà un vrai défi : chanter ou plutôt en placer une avec Véronique Sanson : Mikels se risque sur Vancouver, entre les éructations et les tangages de rythmes de la star….Un bon moment musical, je ne sais point, mais un sérieux message contre tout abus de liquoreux… !
Autre nouveauté bien cogitée : le défi "être-cher", ou comment chanter en présence de maman, tonton, frérot, mémé, chéri(e) ou chienchien sans chialer ! Chaud ! Alice sort deux strophes d’un vieux Lalanne, On se retrouvera, en berçant sœurette et grand-mère, moment sans aucun intérêt que Nikos, surement secoué de l’oreillette, balaye d’un rugueux « merci beaucoup mamie ! », car une nuée d’ex-candidats de toutes saisons piaffent déjà sur le plateau ! Ca fait peur ! Et le toujours très drôle Nikos : « Tout le monde n’a pas pu venir …beaucoup sont en tournées »! Ah ah ah….ça fait du bien de rire un peu…On rit moins lorsque le troupeau transforme la starac en téléthon et chante du Grégory Lemarchal ; ultime occase pour les invendus du programme de remontrer leur bobine, tels les pestiférés Magalie et Cyril qui ont raté le top 50, mais même la pub leur coupe la chique ! Quel dommage…

Retour au...truc principal avec la coureuse de fond Alice qui s’engage avec l’énergie du ravioli sur la bande-son sponsor de tf1 C’est ma terre, pondu par le fatal Maé, avant que Mikels en jean délavé des années 80 et maquillé à la Cure joue à Robbie William dans le brouillard sur l’imparable Let me entertain you ; pour le réchauffer, Kamel l’a fourré de danseurs cuirassés à collerettes : une sympathique ambiance de back-room qui réussit à notre élève, lequel remet enfin un peu de hardiesse et de vitalité dans la soirée ! Pas de chance : Alice en rajoute une couche dans la léthargie en choriste inexistante de Shérifa Luna, égérie Rn’b des moins de 15 ans !

Au tour de Mikels de faire pleurer son "être cher" : tel le torchepot paradant autour de sa torchepette l’amoureux marivaude un pauvre couplet de Seras-tu là de Michel Berger à sa douce fiancée tellement « z’aimue » ...
Pas le temps d’une larmouillette que déjà Alice plombe le Rn’b élégant Walking away de Craig David par un déluge de fausses vibes, balade plutôt triste dans le texte que l’innocente ponctue de son éternel sourire béat ! Grand moment de solitude pour l’artiste qui en arrive à se désintéresser de sa propre chanson....
Puis toute la promo starac 8, prof compris, se cale non sans mal sur la gorge profonde de l’anglais Josh Groban, maitre es-berceuse, pour swinguer sur un Holly night aux allures de crèche géante ; alors qu’on chipote sur qui fait l’âne, le bœuf ou les moutons, le machiniste se loupe sur la largage de neige artificielle et balance le pâté d’un coup, transformant tout ce beau monde en capuccino ! What else, dirait l’autre….

Misère ! On n’en peut plus ! Rarement une finale de starac ne fut plus engourdie ! On continue dans le lourdaud avec la troupe Cléopatresque de Ouali, venue faire de la retape pour janvier prochain ; Mikels se prête au jeu en jupette : seule distraction : Kamel a du chopé les costumes dans le film de Chabat ! Mais les dialogues sont nettement moins amusants ce soir ….
En 2007, le candidat Quentin nous avait proposé une compo un peu faible : Il y a je t'aime et je t'aime ; en 2008 le Vainqueur Mosimann a nettement amélioré son aubade, même s’il est meilleur en crooner ou en dj ; toujours est-il qu’il écrase facilement notre Alice par voix et musicalité, avant que le duo en compèt nous achève avec de la poésie de haut vol : « aimeeeer, c’est c’ qui y’a d’ plus beaauuu, aimeeeer, c’est monter si hauuuut ; toucheeer les ailes des oiseauuux, aimeeeer… » « Je me suis surpassée !» avoue Alice : on en attendait pas tant….

Une dernière louche pour Rihanna et Mikels sur le dernier single de la sirène, puis Nikos remercie le monde entier avant de gratter son enveloppe suprême ; hum...ça sent la dérobade pour 2009...et l’étoile en plastique de l’année est pour…MIKELS à 52.2% ! Josh Groban (re)chante, Alice pleure, Mikels veut dire un truc : «…chais pas quoi dire ! » Ben, nous non plus ! Peut-être...hasta la vista !

Par Cathyhttp://www.realtv-fr.net/news_2684_la_petite_finale.htm
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