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 AMEDEO MODIGLIANI

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Bridget

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MessageSujet: AMEDEO MODIGLIANI   Dim 27 Juil - 15:03

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AMEDEO MODIGLIANI 1884 - 1920








L'ange au visage grave




Amedeo Clemente Modigliani (Livourne, 12 juillet 1884 - Paris, le 24 janvier 1920) est un peintre et un sculpteur italien de l'École de Paris.


C'est après plusieurs essais dans des domaines différents que Modigliani trouvera son style propre.

Physiquement trop fragile, il doit abandonner, à son grand désespoir, la sculpture pour s'essayer au cubisme, au tachisme puis à une forme très en matière d'un expressionnisme sombre et triste, marquant des étapes particulièrement difficiles d'une existence où, face à la maladie omniprésente, il trouve consolation dans l'alcool, la drogue et l'amour.




Modigliani, Picasso et Salmon - 1916



Dans un Paris en pleine guerre, au moment où des milliers de soldats meurent dans les tranchées, Modigliani tente de trouver une échappatoire dans un style inspiré des Arts nègres et océaniens.


Cet art atypique pour son époque est empreint de références italiennes mais aussi impressionnistes, fauves, cubistes. L'artiste se crée ainsi un style unique, coupé du monde et des réalités quotidiennes, axé essentiellement sur une approche sculpturale des personnages qui occupent alors son univers, amis ou compagnons d'infortune, comme Soutine, Zborowski, Max Jacob, Picasso...








BIOGRAPHIE


Né au sein d'une famille juive de Livourne, Amedeo est le quatrième enfant d'un homme d'affaire ruiné et d'Eugénie Garsin.

Son enfance est pauvre et marquée par la maladie. À 14 ans, il subit une attaque de typhoïde et deux ans plus tard une tuberculose. En 1898, son frère de 26 ans, Emmanuel, est condamné à six mois de prison pour anarchisme.

Dés l'été 1898, Amedeo fréquente l'atelier de l'artiste livournais Guglielmo Micheli.

En 1902, il s'inscrit à l'école libre du nu, la Scuola Libera di Nudo de l'Accademia di Belle Arti à Florence dirigée par le professeur Giovanni Fattori, le peintre chef de file des Macchiaioli, à Florence et l'année suivante à l'Institut des Arts de Venise où il rencontre l'artiste Ortiz de Zàrate avec qui il découvre la Biennale de Venise Il y étudie Carpaccio, Bellini et l'Ecole de Sienne.

En février 1906, il arrive à Paris . Après un court séjour à l'hôtel de la Madeleine, il loue un atelier à Montmartre , prés du Bateau-Lavoir, un phalanstère pour prolétaires de Montmartre. où il rencontre Picasso, Derain Max Jacob...et il s'inscrit aux cours de dessin de l'Académie Colarossi.

En 1907,il fait la connaissance du docteur Alexandre, s'installe au sein du phalanstère, colonie d'artistes,créé par celui-ci, 7 rue du Delta à Montmartre, pour travailler en compagnie des autres peintres.

Il est remarqué pour sa vitesse d'exécution. Il ne retouche jamais ses tableaux mais ceux qui ont posé pour lui ont dit que c'était comme avoir son âme mise à nu.

Il expose au Salon d'Automne à Paris. En 1908, expose plusieurs œuvres au Salon des Indépendants à Paris dans la salle des peintres Fauves.

En 1909, il fait un court séjour à Livourne, malade et usé par son mode de vie. Il revient à Paris et loue un studio à Montparnasse. Il se considère au début plus comme un sculpteur que comme un peintre, se consacrant à cet art après que Paul Guillaume, un jeune et ambitieux négociant, lui a présenté Constantin Brancusi.

Il découvre l'art nègre et cambodgien au Musée de l'Homme. Ses statues sont reconnaissables à leurs yeux en amande, la bouche petite, les nez fins et longs et les cous allongés. Une série fut présentée au Salon d'automne de 1912, mais sa mauvaise santé lui fait abandonner cette voie brutalement ; les poussières et l'épuisement l'obligent à se consacrer seulement à la peinture.

Il fait le portrait des habitués de Montparnasse, comme Soutine qui avait un « gosier en pente », Diego Rivera, Juan Gris, Max Jacob, Blaise Cendrars, Foujita et Jean Cocteau...

Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, il essaye de s'engager dans l'armée mais sa santé précaire le fait réformer.

Connu comme « Modì » par ses amis, Amedeo est magnétique pour la gent féminine. Il a beaucoup d'aventures jusqu'à ce que Béatrice Hastings entre dans sa vie. Elle reste avec lui pendant presque deux ans, étant le modèle pour plusieurs portraits comme « Madame Pompadour ». Sous l'effet de l'alcool, il est maussade et violent, comme le montre le dessin de Marie Vassilieff. À jeun, il est gracieusement timide et charmant, citant Dante Alighieri et récitant des poèmes du comte de Lautréamont Les Chants de Maldoror dont il garde un recueil en permanence auprès de lui.

En 1916, il se lie avec le poète et marchand d'art polonais Léopold Zborowski et sa femme Hanka. Modigliani le peint plusieurs fois ne faisant payer que dix francs par portrait.




Jeanne Hébuterne






L'été suivant, le sculpteur russe Chana Orloff lui présente Jeanne Hébuterne, une belle étudiante de 18 ans inscrite à l'académie Colarossi, et qui avait notamment posé pour Foujita.

Lorsque la famille bourgeoise de Jeanne apprend sa liaison avec celui qu'elle considérait comme un débauché et une épave, elle lui coupe les vivres. Leurs relations très orageuses deviennent bientôt encore plus célèbres que le comportement de Modigliani ivre.

Le 3 décembre 1917 a lieu son premier vernissage, mais l'exposition est fermée quelques heures plus tard pour indécence. À cause de problèmes de santé, il doit déménager à Nice avec Jeanne Hébuterne, qui accouche fin 1918 d'une fille prénommée Giovanna

En mai 1919, il retourne à Paris, rue de la Grande Chaumière.


Sa santé se détériore rapidement. N'ayant pas entendu parler de lui depuis plusieurs jours, des voisins le trouvent délirant dans son lit tenant la main de Jeanne enceinte de près de neuf mois. Le docteur ne peut que constater son état désespéré. Il meurt d'une méningite tuberculeuse le 24 janvier 1920.

Les funérailles sont suivies par les communautés d'artistes de Montmartre et Montparnasse. Jeanne Hébuterne, qui avait été conduite chez ses parents, se donne la mort en se jetant d'une fenêtre au cinquième étage, deux jours après le décès de Modigliani.

Leur fille orpheline, Jeanne (1918-1984), sera adoptée par la sœur de Modigliani à Florence. Adulte, elle écrira une biographie importante de son père intitulée: Modigliani: Homme et mythe.






LES OEUVRES






Nu assis à la chemise 1917


Intéressé par l’art nègre et la peinture de Cézanne, Modigliani ne renie cependant pas la leçon des maîtres anciens.


Son oeuvre se décline inlassablement autour de la figure humaine, qu’il traite selon sa vision singulière. Relativement indifférent au problème de l’espace, il fait porter ses efforts sur la pureté des lignes ; l’étirement des formes et l’arabesque deviennent les marques personnelles de son style.
Vers 1917-1918, Modigliani peint une exceptionnelle série de nus, dont certains firent scandale, il y fait souvent preuve d’une grande originalité dans la mise en page.


"Nu assis à la chemise" se nourrit à l’évidence de l’apport cézannien mais suit également les enseignements de la sculpture primitive. Le visage de la jeune femme est allongé et stylisé à l’image des têtes sculptées par Modigliani vers 1910. Des incisions pratiquées dans la chevelure laissent apparaître la dimension graphique sous-jacente du tableau.

Un contour idéal circonscrit le corps dans ses rythmes essentiels ; la courbe très pure de l’épaule droite dessine, avec le bras, un ovale presque parfait pour signifier un geste de pudeur codifié mais d’une grâce infinie.

La plénitude des accords de tons à dominante orangée donne aux volumes toute leur densité : on peut remarquer une grande liberté de traitement au niveau des jambes, plus largement brossées que le haut du corps.






La Femme à l'éventail


La Femme à l’éventail est un des nombreux portraits qu’Amedeo Modigliani fit de sa confidente et amie Lunia Czechowska.


Le dessin simplifié, l’espace peu profond, la construction du volume en plans rigoureux marquent l’influence du cubisme, mais aussi celle de la sculpture qu’il pratique de 1911 à 1913.

L’allongement des lignes du corps et l’absence de pupille des yeux du modèle sont des constantes de l’art d'Amedeo Modigliani. Peint juste avant la mort de l’artiste, ce portait reflète sa dernière manière : la palette est claire et l’art de la stylisation porté à son extrême souligne le caractère éthéré et mélancolique du modèle.



Source http://fr.wikipedia.org/wiki/Amedeo_Modigliani / http://www.modigliani-amedeo.com/HomeFRA.htm





Portrait de Blaise Cendrars





Jeanne Hébuterne devant la porte





Portrait de Jean Cocteau





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MessageSujet: Re: AMEDEO MODIGLIANI   Dim 27 Juil - 15:36

Musée du Luxembourg - 23 octobre 2002 - 2 mars 2003




Le Sénat présente :


Modigliani "L'ange au visage grave"




L'exposition que présente le Sénat, la plus importante jamais organisée sur l'artiste, va permettre de découvrir ou de redécouvrir un artiste surtout connu du grand public pour les portraits très léchés et transparents des derniers mois de sa vie. Elle révèle un véritable génie expressionniste, un peintre tourmenté, triste, utilisant principalement la matière et la référence à la sculpture - son support favori.



Une centaine de tableaux dont plus du tiers jamais exposé en France est rassemblé : les plus célèbres portraits de Zborowski ; ceux, tout aussi exceptionnels, de Paul Guillaume, les nus les plus admirables et pourtant si décriés à l'époque ; mais aussi les portraits de ses compagnes, Béatrice Hastings et Jeanne Hébuterne, œuvres rarement, voire jamais, exposées en France ; enfin les portraits de ses amis, Soutine, Kisling, Chéron, Max Jacob...
Un ensemble tout aussi rare de dessins montre l'un des autres aspects essentiels de Modigliani : son travail graphique, brillant, aussi virtuose que Picasso ou Matisse, toujours relégué au second plan, pourtant indispensable à la compréhension de son œuvre.



Enfin sera évoqué l'immense talent de Modigliani sculpteur avec un ensemble unique de cariatides sculptées, peintes et dessinées, dont certaines n'ont jamais été exposées jusqu'alors. Elles permettront au visiteur de comprendre le projet du Temple de la volupté que Modigliani imagina lorsqu'il partageait un atelier avec Brancusi. Projet hollywoodien sans pareil dans l'histoire de la sculpture contemporaine que Modigliani, en véritable sculpteur d'avant-garde conçut malgré sa faiblesse physique.



« Modigliani est une sorte de Botticelli Nègre » disait de lui Basler en 1929 alors que Jacques Emile Blanche voyait en lui « un descendant direct des pieux imagiers siennois » en 1933 ; Paul Dermée le surnomma « le cygne de Livourne » en 1945 et le décrivit ainsi : « Modigliani, fils de roi, prince de l'esprit, aristocrate en chandail ou en veste de gros velours côtelé, avançait dans la vie les narines frémissantes, l'œil éclairé par une joie intime, ivre de toute la beauté et de toute l'intelligence du monde... »


Mais reste ce mot extraordinaire de Modigliani, déjà malade et conscient de l'imminence de la mort, écrivant le 6 mai 1913 à son ami et mécène, le Docteur Paul Alexandre - qu'il ne reverra plus - : « Le bonheur est un ange au visage grave », signé « Le ressuscité ».


Sur le site du Sénat : http://www.senat.fr/evenement/modigliani/

Bridget / Louly Zik Forum





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MessageSujet: Re: AMEDEO MODIGLIANI   Dim 27 Juil - 16:38

La vie de l'artiste adaptée au cinéma




Date de sortie cinéma : 29 septembre 2004
Film déjà disponible en DVD depuis le : 25 août 2005

Réalisé par Mick Davis
Long-métrage britannique .
Genre : Biopic , Drame
Durée : 01h54min
Année de production : 2003
Distributeur : Limelight Distribution

Avec Andy Garcia, Elsa Zylberstein, Hippolyte Girardot.....



Paris, 1919, la capitale déborde d'envie de vivre et pulse au rythme de passions tumultueuses. Au café La Rotonde, rendez-vous de l'art et de la littérature, Modigliani et Picasso se côtoient et rivalisent d'intelligence, d'arrogance, de talent...
La belle Jeanne Hébuterne est amoureuse de Modigliani. Le père de Jeanne, fervent catholique, condamne la liaison de sa fille avec le peintre juif.
Au même moment, Paris se prépare pour le grand concours artistique de l'année. Ni Picasso, ni Modigliani n'ont jamais accepté d'y concourir...


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MessageSujet: Re: AMEDEO MODIGLIANI   Dim 27 Juil - 16:43

Mais n'oublions pas le très célèbre Montparnasse 19 de Jean Becker , avec Gérard Philippe dans le role du peintre .......

Montparnasse 19 (Les Amants de Montparnasse)




1957
France/Italie
Drame
2h00
Réalisation : Jacques Becker

avec : Gérard Philipe (Amedeo Modigliani), Lilli Palmer (Béatrice Hastings), Anouk Aimée (Jeanne Hébuterne), Lila Kedrova (Mme Sborowsky)



Bridget / Louly Zik Forum


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MessageSujet: Re: AMEDEO MODIGLIANI   Dim 27 Juil - 16:52

Musée Pouchkine à Moscou
Du 21 mars au 17 juin 2007



« Modigliani avait une force de caractère incroyable. Au point qu’il a entraîné dans la mort son amie. Cette fin tragique a fait de Modigliani un peintre misérable, ce qu’il n’a jamais été. On ne voyait plus que l’artiste maudit. » (Anna Akhmatova).

En 1911, l’artiste italien Amedeo Modigliani (1884-1920) célèbre dans des dessins de nus langoureux Anna Akhmatova (1889-1966) qui allait devenir une des grandes poétesses du 20e siècle.


Pour la première fois, le Musée des Beaux-arts Pouchkine organise une rencontre avec Amedeo Modigliani à Moscou. Passionnés par ses tableaux et fascinés par sa relation mystérieuse avec Anna Akhmatova, nous connaissons ce peintre d’après les reproductions. Par bonheur, on l’a
découvert enfin en vrai, lors d’une première rétrospective dans le Musée Pouchkine à Moscou.


L’exposition intitulée « Rencontre avec Modigliani » offre une vingtaine de peintures, autant de dessins et une sculpture venus des musées du monde entier dont MoMa, Metropolitan Museum de New York, Tate Modern de Londres, le Musée Picasso de Paris et des collections privées.

« Nous avons attendu depuis longtemps cette rencontre, a déclaré Irina Antonova, directrice du Musée Pouchkine et admiratrice du peintre. Modigliani est un peintre merveilleux pour la beauté, l’esprit et l’humanisme de ces œuvres qui réchauffent le cœur. »



Une citation d’Anna Akhmatova sert d’épigraphe à l’exposition : « Tout le côté divin de Modigliani étincelait à travers la pénombre. Il ne ressemblait à personne d’autre au monde ».

Les relations entre Modigliani, ce roi de la bohème parisienne, et Akhmatova, symbole de la souffrance russe, malmenée de son vivant en URSS pour « érotisme, mysticisme et indifférence politique », est pour les Russes la page la plus touchante de la biographie de Modigliani.

Modigliani et Akhmatova se sont rencontrés à Paris en 1910, lorsque la poétesse était en voyage de noce avec le poète Nikolaï Goumiliov dont elle se séparera en 1918 et qui sera fusillé par la Tchéka en 1921.

Les dessins représentant Akhmatova datent de 1911. Les 16 dessins qu’il lui avait offerts ont péri pendant la Révolution. Une dizaine d’autres dessins ont été retrouvés dans la collection du docteur
Paul Alexandre, ami de Modigliani, mais c’est seulement en 1994, qu’on y avait identifié Akhmatova.


L’autre témoignage de la vie romantique et tragique de Modigliani présenté au Musée Pouchkine est une série de portraits de son épouse Jeanne Hébuterne issue d’une bonne famille bourgeoise, tombée amoureuse du peintre et qui, enceinte, s’est suicidée le lendemain de sa mort.

Une partie de l’exposition est consacrée aux documents biographiques et à des photos de la collection de l’Institut Modigliani qui racontent son existence tumultueuse qui se termina tragiquement lorsqu’il eut 35 ans.

http://fra.1september.ru/article.php?ID=200701113


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MessageSujet: Re: AMEDEO MODIGLIANI   Dim 27 Juil - 22:45


MAUDIT


Quand elle rentrait
Et qu'elle me voyait peindre,
Près du poêle
Peindre une autre toile,
Elle s'arrêtait,
Elle regardait
Mon pinceau était pris
Dans un pastis de bleu
Ça sentait le roussi
Je demandais: Il pleut?
Silence sépulcral
Alors je lui faisais
En me grattant le poil:
- Eh bien qu'est-ce que t'en dis?
- C'est pas très commercial
- Commercial, je m'en fous!
Mais toi, patate, pomme,
Qu'est-ce que t'en dis?
Elle répondait: - Moi, j'aime les hommes...
Ils sont tous maudits, maudits, maudits, maudits
Modi digliani
Alors entre la toile aveugle
Et le poêle sourd,
On faisait l'amour
Et quand elle s'endormait
Dans son foie de velours,
Devant le nu,
Je commençais à peindre.

Claude Nougaro



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MessageSujet: Re: AMEDEO MODIGLIANI   Lun 11 Aoû - 17:53

Merci Bridget de nous conter Modigliani et sa peinture ! etoile scintillante

Vraiment étonnant ce regard et la vie qu'il donne a ses oeuvres, la peinture n'est pas mon fort je regarde çà avec le coeur et souvent les mots me manquent.

je m'arrête à c'est BEAU ET çà me touche .. un peu pauvre comme commentaire
mais c'est sincère.

J'ai une pensée émue pour cette pauvre Jeanne H. si jeune, qui n'a pas surmonté le manque et la detresse.

.. il est certains destins qui sont tragiques mais tout à fait comprehensibles, le chagrin est assasin.
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MessageSujet: Re: AMEDEO MODIGLIANI   Lun 11 Aoû - 23:21

EXPOSITION A MADRID DU 5 FEVRIER AU 18 MAI 2008



L'exposition "Modigliani et son temps", réunissant les oeuvres de "l'artiste maudit" et de nombre de ses contemporains, comme Picasso, Chagall ou Kisling, a été organisée conjointement par le Musée Thyssen-Bornemisza et la Fondation Caja Madrid du 5 février au 18 mai 2008.




Un parcours à travers la carrière artistique de l'une des grandes figures de l'art du XXème siècle et de tous les maîtres et amis qui l'ont influencé.

L'exposition, qui rassemble environ 130 tableaux, cherche à analyser l'évolution artistique  de l'artiste, depuis son arrivée à Paris en 1906 jusqu'à sa mort.



Moise Kisling - Kiki de Montparnasse


La principale nouveauté de cet ambitieux projet est que, pour la première fois, l'œuvre de l'artiste italien est présentée sous forme de dialogue direct avec, d'une part, les grands maîtres qui l'influencèrent -tels que Cézanne, Picasso ou encore Brancusi- et, d'autre part, ses amis de Montparnasse : Marc Chagall, Chaïm Soutine, Moïse Kisling, Ossip Zadkine, Tsuguharu Foujita et Jules Pascin, entre autres.



Le Joueur de Violoncelle - 1909


L'exposition est divisée en deux grandes sections, l'une correspondant à la relation de Modigliani avec ses maîtres, exposée dans les salles du Musée Thyssen-Bornemisza, et l'autre axée sur ses amis, que l'on peut visiter gratuitement au siège de la Fondation Caja Madrid.



Maria - 1918
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MessageSujet: Re: AMEDEO MODIGLIANI   Mar 12 Aoû - 8:36

Modigliani, une descente en enfer


Modiglani Portrait par Jeanne Hébuterne

Madrid accueille deux expositions consacrées à l'artiste maudit dont l'existence brève et tourmentée a forgé la légende. Au-delà du mythe, quelle est l'importance de ce peintre à l'écart des modes ?

Le mythe de l'artiste maudit lui colle à la peau. Amedeo Modigliani est mort jeune. Il a eu une vie douloureuse et une fin plus pathétique encore. Il y a sa légende d'alcoolique tuberculeux aux colères terribles et aux amours passionnées. Il y a son destin tragique qui l'a entraîné de chute en échec vers une déchéance misérable, vers la mort. Il portait la poisse à ceux qui l'approchaient : le lendemain de sa mort, sa compagne, Jeanne Hébuterne, enceinte de huit mois, se suicide en sautant du cinquième étage, laissant une petite Jeanne orpheline.

Ce drame a bouleversé et forgé la légende : ce bel ange déchu ne pouvait qu'être un grand peintre. Ses toiles, en effet, seront adulées du grand public (tout particulièrement des Japonais qui en raffolent). Mais elles seront considérées avec condescendance par les historiens de l'art : Modigliani, comme la quasi-totalité des peintres de l'école de Paris à laquelle on le rattache, n'a joué aucun rôle dans l'évolution de l'art moderne.

Le voilà étiqueté : Modi est un peintre « facile ». A Madrid, l'actuelle exposition de la Fondation Thyssen, en confrontant Modigliani à ses contemporains, tente de redonner sa juste place à l'artiste à contre-courant des modes.

La vie de peintre de Modigliani fut brève. Brève mais intense. Il est arrivé à Paris en 1906. Il est mort par une froide matinée de janvier 1920 à l'hôpital de la Charité.
Quatorze années, ce n'est pas beaucoup lorsqu'on débarque à Paris à 22 ans, à peine sorti de la Scuola di Nudo Libero de Florence, avec un détour par Venise. Surtout lorsque la maladie s'en mêle, une tuberculose qui ne lui laissera aucune chance, et que s'y ajoutent l'alcool et la drogue.

A Paris, il s'installe à Montmartre, près du Bateau-Lavoir. Modigliani ne louche pas vers l'avant-garde. Bien au contraire : il pastiche successivement Steinlen, Toulouse-Lautrec, les néo-impressionnistes. A l'époque, il est pourtant en contact quotidien avec Picasso et sa bande, il va assister « en direct » à la naissance du cubisme.

Cela ne semble pas l'avoir exalté, ni même intéressé. En fait, il ne se mêlait guère aux autres artistes. Les concepts intellectuels en peinture ne devaient pas le passionner et pas davantage l'idée de faire partie d'un groupe. Toute sa vie Modigliani sera un artiste solitaire, il se débat seul avec ses chimères et se perd dans le labyrinthe de ses tentatives réussies ou avortées.

Ses amis à lui, ce sont Utrillo, Soutine et Kisling. Il y avait entre eux une fraternité de paumés, de laissés-pour-compte, d'ivrognes, mais aucun de ces échanges intellectuels comme il y en eut tant entre Derain et Matisse, ou Picasso et Braque.

Fin 1909, Modigliani quitte Montmartre pour s'installer à Montparnasse, cité Falguière. C'est là qu'il va faire la connaissance d'un jeune sculpteur roumain dont on commence à parler beaucoup à Paris, Constantin Brancusi.

Sous son influence, Modi délaisse un temps la peinture pour la sculpture. Il va créer d'étranges statues hiératiques, sortes de cariatides aux têtes oblongues, aux nez rectilignes et aux yeux allongés. Des 25 sculptures en pierre que compte son oeuvre, nous n'en voyons que quelques-unes à l'exposition mais accompagnées d'étranges et beaux dessins préparatoires.
On le sent ici influencé par l'art africain que tous les peintres, Matisse et Picasso en tête, découvrent alors et avec lequel Modigliani est en contact grâce à la collection de son ami et mécène Paul Alexandre.

Mêlé à l'influence de Brancusi, c'est à l'art baoulé de la Côte d'Ivoire que Modigliani va emprunter ses élégantes déformations, qui nous apparaissent aujourd'hui comme la marque même de son style : figures de femmes au cou de cygne, yeux bridés en amande sous des sourcils fortement arqués au-dessus de la ligne longue et droite du nez, obsession de l'ovale.
Ces manies se font plus discrètes quand Modigliani s'attaque à un modèle masculin (visages de Soutine, de Kisling, de Zborowski, de Juan Gris, de Max Jacob). Quand il reviendra à la peinture, ses portraits seront une transposition de ses sculptures des deux années précédentes.


De 1910 à 1913, Modigliani ne peindra que 10 toiles (et pas une seule en 1912). Cette période est pourtant la plus maîtrisée, la plus inventive de sa carrière. C'est aussi celle de sa liaison avec Béatrice Hastings, une poétesse anglaise, alcoolique et désaxée : on les appelle les amants terribles de Montparnasse.
Leurs disputes, leurs hurlements quand ils rentrent saouls, exaspèrent les voisins. D'elle, il va laisser des portraits où il semble se répéter. Pourtant, malgré leur similitude un peu agaçante, on ne peut qu'être frappé par l'élégance de ces toiles. Berthe Weill lui organise une exposition. Qui tourne mal : ses nus, aux contours mélodieux, d'une délicate teinte abricot, font scandale. Le commissaire de police du quartier demande qu'on les retire de la vitrine pour offense à la pudeur.

Quand Modigliani quittera Béatrice pour Jeanne Hébuterne, une douce et timide jeune femme surnommée « Noix de coco », il abordera la période la plus tendre de son existence. Mais sur le plan artistique, l'état de grâce est fini. Il faut être poète, comme Le Clézio, pour trouver encore quelque magie à cette suite d'effigies répétitives : « Modigliani est, avec Gauguin et Van Gogh, l'un de ces peintres qui se sont approchés au plus près de la source de l'art, qui est magique et rituelle...Il y a l'âme du chaman dans ce juif italien séduisant et ténébreux. »

C'est joliment écrit, mais c'est faux. Modigliani est un artiste singulier, mais bien autrement qu'on ne l'a dit. Ce n'est pas sa vie hantée de prince ivrogne, usé par la drogue, consumé par la misère qui fait de lui un « artiste maudit », c'est sa peinture trop facile, trop conventionnelle, trop répétitive, placée résolument en marge des grands problèmes de l'art de son temps. Le manque d'intérêt de Modigliani pour les recherches picturales qui ont marqué son époque le condamne à s'attarder dans des formules interchangeables qui le désignent comme un peintre secondaire. Sa dernière oeuvre sera un autoportrait : on y voit Modigliani qui prend la pose, la tête rejetée en arrière, la palette à la main. Mais le regard est vide. Un adieu pathétique.


Modigliani Autoportrait


Musée Thyssen-Bornemisza, palacio de Villahermosa, paseo del Prado, 8 ; et Fondation Caja, plaza de San Martin, Madrid, jusqu'au 18 mai 2008.


http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2008/03/08/01006-20080308ARTFIG00124-une-descente-en-enfer.php
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MessageSujet: Re: AMEDEO MODIGLIANI   Ven 27 Fév - 13:13

26/03/2008 - 09/06/2008
The National Art Center - TOKYO




Inauguré en janvier 2007, le National Art Center de Tokyo (NACT), merveille de transparence et de fluidité architecturale signée Kisho Kurokawa, n'a pas attendu longtemps avant de s'imposer comme la troisième pointe du nouveau Art Triangle de Roppongi, avec le Mori Art Museum, niché au sommet de la Mori Tower et le Suntory Museum, hébergé quant à lui dans le tout nouveau Tokyo Midtown, spectaculaire ensemble de verre tout juste sorti de terre.

En accueillant cette rétrospective Modigliani, le NACT se pare pour quelques mois d'une exposition de premier ordre consacrée à l'artiste de l'Ecole de Paris le plus célèbre et le plus mal connu et aussi le plus rarement exposé de façon exhaustive, l'essentiel de son oeuvre étant la possession d'heureux collectionneurs privés.

Ils se sont ici prêtés au jeu de belle manière, consentant à exposer au public des pièces rares et très rarement présentées; en revanche, les grandes collections institutionnelles que sont le Musée d'Art Moderne de Paris et le duo MOMA / Guggenheim de New York se sont montrés bien frileux, ne mettant à disposition aucune des toiles maîtresses en leur possession :-(, sans toutefois que cette pingrerie ne nuise à la qualité du fond présenté à Tokyo. Il est vrai toutefois que le Musée du Luxembourg avait accueilli une belle rétrospective consacrée à l'artiste italien en 2002... à laquelle les institutions japonaises avaient largement participé...


Portrait de Béatrice Hastings à la palette - 1915

ll semblerait que les années 10 et 20, qui constituent l'essentiel de l'activité de l'Ecole de Paris, connaissent depuis oeu un regain de faveur de la part des curateurs et commissaires d'exposition internationaux. Le NACT fait d'ailleurs opportunément écho à la Pinacothèque de Paris qui a récemment cloturé sa rétrospective Soutine (voir mon billet précédent). Parallèle passionnant donc entre ces deux artistes dont la profonde amitié (la mort de Modigliani en 1920 laissera Soutine longtemps abasourdi) structure une opposition stylistique presque absolue. A l'exubérance des couleurs de Soutine, à son coup de pinceau haché, parfois violent, s'oppose une esthétique aussi apollinienne chez Modigliani, limitant sa palette aux couleurs primaires et à leur déclinaison et cherchant par dessus tout l'épure du trait, de la forme, de l'intention.


Jeanne Hébuterne - 1918


Les quelques 150 toiles et dessins exposés au National Art Center de Tokyo retracent l'exigence esthétique permanente de Modigliani, de ses débuts en 1905 à ses dernières toiles, véritables épures lumineuses de 1919. Sa rencontre avec l'art africain et khmer (notamment lors de ses visités répétées au Musée Guimet), sa relation directe avec les formes à travers son expérience de la sculpture et l'influence forte de Brancusi, dont il partagea l'atelier, et la répétition infinie des motifs picturaux (portrait en buste, le visage allongé, un peu incliné sur la gauche, les yeux étirés comme un sourire, les épaules exagérément tombantes) vont faire naître une personnalité picturale identifiable au premier coup d'oeil.


" Cariatide " - 1914

L'exposition met d'ailleurs remarquablement en lumière le rôle prépondérant de la recherche graphique chez Modigliani à travers sa série de cariatides. Motif unique décliné à l'infini, il multiplie les esquisses, les poses, les études (voir la superbe Cariatide-Etude de 1913, tout en bruns et noirs sur fond blanc) pour ne laisser que le minimum dans le trait et la matière. La fluidité et la rondeur du dessin rappellent sans cesse la statuaire africaine, dont on ne cessera de rappeler le rôle majeur dans la révolution picturale des années 1905-1915 et dont les portraits postérieurs les plus célèbres s'inspireront largement. Ce travail stylistique impose une grammaire Modigliani, une forme d'abstraction graphique qui fait écho au mysticisme d'un Soutine.


Chaim Soutine - 1916

En transformant le visage de ses modèles en masque pur, il anticipe l'expressionisme abstrait et le Pop Art des années 50 et 60, qui généraliseront la répétition des motifs et leur désincarnation, mais il parvient dans le même mouvement à toucher au plus profond de la personnalité de ses modèles (voir notamment le portrait de Soutine, qui, clin d'oeil malicieux, semble effectuer la bénédiction des Cohen ou de Jeanne Hébuterne, sa dernière compagne). Touchant au sublime lorsque sa palette se rétrécit au plus simple pour ne plus peindre que la lumière intérieure de ses personnages, "La Robe Noire" ou le "Portrait de Jeanne Hébuterne aux épaules nues" réinventent l'art du portrait hérité de l'école flamande et italienne depuis le XVIème siècle et donne à voir des Madones douces et intemporelles. Il ne suffira plus qu'aux surréalistes de l'école belge d'ôter son masque aux personnages pour continuer à jouer avec l'histoire de l'Art.

"Modigliani et le Primitivisme" au National Art Center Tokyo, du 26 mars au 9 juin 2008, 7-22-2 Roppongi, Minato-ku, Tokyo

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MessageSujet: Re: AMEDEO MODIGLIANI   Sam 28 Fév - 14:55