Nombre de messages: 5125 Age: 59 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
Sujet: ET DIEU CREA LA FEMME - 1956 Dim 22 Fév - 15:33
ET DIEU CREA LA FEMME
Considéré comme un film précurseur de la Nouvelle Vague, Et Dieu créa la femme est avant tout le détonateur du mythe Bardot, prototype de la «bombe sexuelle» moderne., ce film de Roger Vadim provoqua un scandale à l'époque de sa sortie. Prêtant ses traits à une fille libérée, Brigitte Bardot allait devenir un mythe. Succès et phénomène aux Etats-Unis puis en France, Et Dieu créa la femme est une comédie légère et colorée bourrée de charme.
Comédie dramatique Date de sortie : 28 Novembre 1956 Réalisé par Roger Vadim Scénario Roger Vadim, Raoul Levy Dialoguiste Roger Vadim Société de production Iéna Productions Directeur de production Claude Ganz Directeur de la photographie Armand Thirard Ingénieur du son Pierre Calvet Compositeur de la musique Paul Misraki
Avec : Brigitte Bardot (Juliette Hardy) Curd Jürgens (Eric Carradine) Jean-Louis Trintignant (Michel) Christian Marquand (Antoine) Georges Poujouly (Christian) Jean Tissier (Vigier-Lefranc) Paul Faivre (Morin) Jane Marken (Mme Morin) Marie Glory (Mme Tardieu) Isabelle Corey (Lucienne) Jacques Ciron (le secrétaire d'Eric) Léopoldo Frances (le danseur) Philippe Grenier (Perri) Guy Henry (un bagarreur) Jean Lefebvre (l'homme qui veut danser) Raoul Levy (un joueur) Jany Mourey (la déléguée de l'évéché) André Toscano (René) Roger Vadim (un ami d'Antoine) Claude Véga (Roger)
L'histoire :
A 18 ans, la provocante Juliette est convoitée par de nombreux hommes. Elle aime Antoine Tardieu mais épouse néanmoins le frère de ce dernier, Michel, par dépit. Antoine devient son amant. Michel apprend la chose et a une violente dispute avec son frère. Giflée par son mari, Juliette l'insouciante comprend enfin combien il l'aime
secrets de tournage :
Juliette par Vadim Vadim déclara qu'il voulait "à travers Brigitte, restituer le climat d'une époque, Juliette est une fille de son temps, qui s'est affranchie de tout sentiment de culpabilité, de tout tabou imposé par la société, et dont la sexualité est entièrement libre. Dans la littérature et les films d'avant-guerre, on l'aurait assimilée à une prostituée. C'est dans ce film, une très jeune femme, généreuse, parfois désaxée, et finalement insaisissable, qui n'a d'autre excuse que sa générosité."
Le scandale Bardot La "Bardot mania" que suscita le film fut d'abord un phénomène américain avant d'être français. Passé relativement inaperçu malgré quelques manifestations vertueuses, les violentes tentatives d'interdiction outre-Atlantique attirèrent la curiosité du public américain qui en fit un véritable succès. Les instances catholiques de Lake Placid tentèrent notamment d'acheter tous les billets du cinéma exploitant et menacèrent d'excommunication quiconque verrait le film. Comme une bombe à retardement, le phénomène BB débarqua ensuite en France.
Bardot - Vadim : première! Mariée à l'époque avec Roger Vadim, Brigitte Bardot tourna plusieurs autres films sous sa direction malgré leur divorce en 1957 : Les Bijoutiers du clair de lune (1957), La bride sur le cou (1961), Le Repos du guerrier (1962), Histoires extraordinaires (1968) et Don Juan 73 (1973).
Dernière édition par liliane le Dim 22 Fév - 15:54, édité 1 fois
Nombre de messages: 5125 Age: 59 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
Sujet: Re: ET DIEU CREA LA FEMME - 1956 Dim 22 Fév - 15:49
CRITIQUE
Juliette (Brigitte Bardot) a été abandonnée dès son plus jeune âge et a été adoptée par une famille résidant à Saint Tropez. Sous le soleil de la ville, cette jolie blonde a grandi. La voilà, affichant une jeune majorité et devenant la cible numéro un des mâles du coin. Il y a Monsieur Carradine (Curd Jürgens), un riche homme d'affaire qui admire sa jeunesse et sa frivolité. Il y a également Antoine Tardieu (Christian Marquand) qui avec ses allures de prince charmant semble être l'homme qu'il lui faut, plein de belles promesses. Et puis il y a le secret Michel (Jean Louis Trintignant), le frère d'Antoine, qui lui parle et l'observe sans rien oser dire. Juliette a envie d'aimer mais pour cela elle a besoin d'un homme qui la dompte, la domine. Elle va ainsi tomber rapidement amoureuse d'Antoine avant de se laisser consoler par Michel, tout ça devant le vieux Monsieur Caradine, voyeur impuissant.
Et Dieu créa la femme a le charme des comédies des années 50 et révèle Bardot. La jolie blonde symbolise la jeunesse, la liberté, la femme dans toute sa splendeur. Vadim (son mari à l'époque) dresse le portrait d'une femme enfant incomprise par les autres car elle n'en fait qu'à sa tête et se fiche pas mal des conventions. Juliette rêve d'un monde où l'on ne ferait que danser, un monde où tout serait possible sans tromperies et sans reproches. Elle est sauvage, insaisissable et c'est bien cela qui frustre tous les hommes. La possession est un des thèmes principaux de ce long métrage. Juliette aimerait bénéficier de l'amour d'Antoine mais il ne lui donnera jamais rien de plus que du sexe;Michel veut rapidement épouser Juliette car cela lui donnerait l'impression qu'elle lui appartient et que ,la bague au doigt, elle le tromperait moins facilement; le riche Carradine possède tout ce qu'il peut acheter mais est impuissant face à l'amour. Enfin, pendant tout le film on suit l'affaire du rachat du terrain des frères Tardieu. Ces derniers ont du mal à le vendre car ils auraient l'impression de perdre une part de leur liberté. La liberté est ainsi elle aussi au coeur du film, Juliette n'étant pas totalement libre (lorsqu'elle se conduit mal avec ses parents adoptifs ils menacent de la renvoyer en pension, elle n'a pas le droit de décider, elle pourra aussi se sentir prisonnière de Michel une fois mariée à lui, elle est enfin complètement prisonnière de ses désirs qu'elle tente difficilement de refouler).
La mythique scène du mambo de Et Dieu créa la femme
Et Dieu créa...la femme parle comme son titre l'indique de cette créature sauvage que représente la femme pour l'homme. Ces derniers sont peut être d'ailleurs le sujet même du film. Car la femme est perçue par eux et fait varier leurs comportements. Les rapports homme/femme, la liberté, la possession : ce film de Vadim sous ses airs de comédie légère est bien plus creusé qu'il n' y parait. Resté dans les mémoires de bien des cinéphiles, ce chef d'oeuvre de la comédie romantique bénéficie de très beaux plans et de scènes cultes à l'image de celle où Bardot se déhanche comme une folle sur des rythmes africains. Elle en oublie tout : les hommes, le regard des autres, la vie. Divertissant, musical, ensoleillé : un monument du cinéma français charmant à jamais. A voir et revoir.
Nombre de messages: 5125 Age: 59 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
Sujet: Re: ET DIEU CREA LA FEMME - 1956 Sam 28 Fév - 23:03
ROGER VADIM
On ne demanderait pas à Rodin de faire une sculpture laide, ni à moi de faire un film avec une femme laide. C'est mon style, c'est ma nature.
BIOGRAPHIE par Christophe Train
De son vrai nom Roger Vladimir Plemiannikov, Roger Vadim est né à Paris le 26 janvier 1928. Son père, un ancien aristocrate ukrainien naturalisé français, fut alors nommé consul de France en Egypte, ce qui permit au futur cinéaste de passer une enfance particulièrement enviable dans un univers digne de celui des romans de Lawrence Durrell. Après la guerre, il devint rapidement l'une des figures indispensables de Saint-Germain-des-Prés, s'essayant à la peinture, puis au théâtre, avant de devenir reporter à Paris-Match (de 1953 à 1955) et de faire ses premiers pas dans le monde du cinéma aux côtés de Marc Allégret, dont il fut un moment le principal collaborateur.
C'est d'ailleurs grâce à Marc Allégret que Roger Vadim fit la découverte de Brigitte Bardot, qui devint sa première épouse le 19 décembre 1952 et qu'il révéla au monde entier dans Et Dieu créa la femme. Avec ce premier film, son nom fut aussitôt sur toutes les bouches: cinéaste à scandale pour les uns, metteur en scène réellement doué pour les autres, il fut même plus ou moins associé à la Nouvelle Vague, qui s'apprêtait à faire ses premiers pas. De fait, Et Dieu créa la femme ne manquait ni d'élégance ni d'habileté, et le ton assurément nouveau qui l'animait était celui d'un homme qui avait une prescience certaine de l'évolution de la sensibilité contemporaine.
Mais son deuxième film, Sait-on jamais, confirmait cependant qu'il y avait chez lui plus d'intuition que de profondeur. Roger Vadim était un cinéaste à la mode, capable le cas échéant de la devancer, mais certainement pas un grand créateur. Son style allait d'ailleurs rapidement se figer en un académisme de bon aloi, notamment dans Les Bijoutiers du clair de lune, où il ne sut guère tirer parti du beau roman d'Albert Vidalie, et surtout dans Les Liaisons dangereuses, dont la transposition (de l'oeuvre de Choderlos de Laclos) avait pourtant été écrite par Roger Vailland, avec Gérard Philipe et Jeanne Moreau .Pour Roger Vadim, ce film avait été aussi l'occasion de donner toute sa chance à une jeune actrice danoise dont il avait fait sa deuxième épouse le 17 juin 1958, Annette Stroyberg, qui lui donna une fille, Nathalie.
Si Annette Stroyberg était une charmante créature, elle n'avait pas l'extraordinaire talent naturel de Brigitte Bardot. Sa carrière tournera court, en dépit des efforts de son mari pour la rendre séduisante dans Et mourir de plaisir, une adaptation du reste assez réussie du célèbre conte fantastique de l'écrivain irlandais Sheridan Le Fanu, "Carmilla".
Roger Vadim fut indéniablement plus heureux lorsqu'il offrit son premier grand rôle à Catherine Deneuve, avec qui il eut une liaison assez brève dont naquit cependant un enfant, Christian Vadim, qui a fait depuis des débuts remarqués dans Les Nuits de la pleine lune (1984) d'Eric Rohmer. Malheureusement, le film qui a consacré leur idylle, Le Vice et la vertu, était une tentative d'identification particulièrement sommaire et abusive de l'univers du marquis de Sade au nazisme. Les plus inconditionnels admirateurs du cinéaste pouvaient légitimement s'interroger sur l'évolution de sa carrière...
Cette évolution, il faut bien le dire, fut catastrophique, malgré le talent, bien réel cette fois, de celle qu'il épousera en troisièmes noces le 14 août 1965 et dont il eut le mérite de faire une grande vedette internationale, Jane Fonda. Ils eurent aussi une fille, Vanessa. Ils tournèrent plusieurs films ensemble, en particulier La Ronde, pitoyable remake du chef-d'oeuvre de Max Ophüls, et l'insignifiant Barbarella, luxueuse et futile adaptation d'une bande dessinée de Jean-Claude Forest.
Depuis sa rupture avec Jane Fonda, que son féminisme naissant destinait sans doute à une autre carrière que celle de simple femme-objet, Roger Vadim a passé son temps à courir après une mode qui l'avait définitivement dépassé. Quand le mythe du bon sauvage fit son retour dans la philosophie parisienne, il réalisa Hellé, une ridicule histoire de sauvageonne filmée en Haute-Savoie. Et lorsqu'il fut de bon ton de reparler de chasteté, d'amour, de passion et de vertu, il retrouva les pires fadeurs du romantisme à la française avec La Femme fidèle, qui avait pour seule originalité de nous faire découvrir Sylvia Kristel, la très impudique héroïne d'Emmanuelle (1973), dans un rôle pour le moins inattendu.
Après plusieurs années de silence, Roger Vadim a tenté une sorte de "come back" en exploitant la vogue des films sur l'adolescence. Mais Surprise Party était une oeuvre déjà complètement démodée, qui fut d'ailleurs boudée par le public jeune auquel elle était destinée.
Ces dernières années, il s'était consacré au théâtre et à la télévision pour laquelle il avait tourné plusieurs téléfilms, notamment avec sa dernière compagne Marie-Christine Barrault, ainsi qu'à l'écriture. Il était marié depuis le 21 décembre 1990 avec la comédienne. Cette vie sentimentale agitée lui avait inspiré un téléfilm en deux épisodes diffusé en 1996 sur France 2, "la Nouvelle Tribu", qui racontait la vie d'une "famille en kit". Il avait réalisé un autre film pour la télévision "Vadim raconte Saint-Germain-des-Prés". Le dernier, "Un coup de baguette magique" (1997), était une comédie sur les familles éclatées. Son union avec Marie-Christine Barrault (la plus longue) aura duré dix ans, jusqu'à sa mort, le 11 février 2000.
Nombre de messages: 5125 Age: 59 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
Sujet: Re: ET DIEU CREA LA FEMME - 1956 Sam 28 Fév - 23:32
BRIGITTE BARDOT
La plus célèbre, la plus sulfureuse, la plus adulée et la plus belle des actrices françaises est née à Paris le 28/09/1934 sous un nom qui demeure une légende, et dont les initiales symbolisent à eux seuls érotisme, séduction, sauvagerie, et fragilité : "B.B."
Bien malgré elle, sa vie s'étalera souvent à la une des magazines, fatiguée de cette traque incessante, elle décidera très tôt de mettre un terme à sa carrière d'artiste pour utiliser sa notoriété à défendre la cause des animaux.
Ses parents, un couple bourgeois de Passy, veulent lui apprendre le solfège et le piano, ils écoutent Johann Strauss, la Valse triste de Sibélius, les chansons de Trenet et de Maurice Chevalier, elle, ce qui l'intéresse c'est la danse.
"J'étais une petite fille très secrète, très timide, très créative, peu sûre d'elle-même et élevée très durement. Plus d'une fois, il m'est arrivé d'être battue par mon père à la cravache ! Le comble, je l'ai atteint lorsque, en jouant, je réussis à casser une potiche à laquelle mes parents tenaient par-dessus tout. Non seulement je reçus en punition cinquante coups de cravache, mais mes parents m'interdirent dès cet instant de les tutoyer, car pour eux, à cause de ma bêtise, j'étais désormais une étrangère."
A 14 ans elle pose pour Le jardin des modes junior (très belle revue de mode crée et éditée par Lucien Vogel en 1912, "où sous une forme pratique et littéraire sont traitées les questions qui touchent de près ou de loin à l'esthétique du costume"), Roger Vadim la découvre en feuilletant le magazine Elle et demande aussitôt à son ami Marc Allegret de les mettre en contact. Il en tombe amoureux très vite.
Pendant l'été 1950, sans accord parental, elle le rejoint près de la Croix-Valmer, elle a 16 ans. Malgré leur souhait de consacrer leur union ils devront attendre que Brigitte atteigne ses 18 ans pour se conformer aux voeux de Mr et Mme Bardot. Le mariage a lieu le 19 décembre 1952
Elle apparaît pour la première fois à l'écran en 1952 dans "Le trou normand" aux côtés de Bourvil c'est Jean Boyer qui la découvre, puis Willy Rozier lui donne la vedette de Manina, la fille sans voile, puis Sacha Guitry, René Clair, Anatole Litvak et Marc Allégret.
Roger Vadim la propulse au firmament de la célébrité avec le rôle qui lui offre dans Et Dieu créa la femme. Brigitte y démontre toute la sauvagerie et la sensualité dont elle est capable dans une danse sensuelle et qui demeure un morceau d'anthologie cinématographique. Elle dira: "Je ne jouais pas, j'étais". Sans le vouloir elle crée son style. Toutes les jeunes filles copient son maquillage, sa façon de s'habiller. Le mythe Bardot est né.
Journalistes et photographes s'en donnent à cœur joie, Brigitte est épiée, poursuivie, traquée, sa vie fait couler beaucoup d'encre! Elle devient une valeur commerciale sûre.
En juin 1959 elle épouse Jacques Charrier dont elle aura un fils en janvier.
De grands cinéastes la sollicitent, Robert Wise, Claude Autant-Lara, Christian-Jacques, Henri-Georges Clouzot, Henri Verneuil, Pierre Gaspard-Huit. Jean-luc Godart lui offre un premier rôle dans Le mépris aux côtés de Michel Piccoli.
En 1963 elle divorce de Jacques Charrier et épouse Gunther Sachs, un riche industriel allemand. Elle anime les nuits folles de Saint-Tropez, donnant à cette ville un air de fête permanent, un espace de liberté d'être. Elle est la locomotive des nuits tropéziennes. Avec ses ensembles en vichy rose elle devient l'emblème des années 60.
Le général de Gaulle l'invite à L'Elysée. Elle se présente en costume mi-dompteur mi-militaire, aucune femme n'aurait osé le faire (le pantalon n'entrant pas dans le cadre du protocole admis pour une réception officielle) mais le général ne semble pas s'en offusquer.
1967 est marquée par sa rencontre avec Gainsbourg. Il passe des nuits à lui composer des merveilles. Il est fou d'elle, elle l'aime passionnément et oublie un temps qu'elle est mariée. Pour elle qui n'était pas spécialement attirée par la moto, Serge met en valeur la sensualité de sa voix dans Harley Davidson, dans Contact. Les séances d'enregistrement se passent vite et bien, Brigitte chante juste, et les techniciens sont subjugués. Elle participe au Sacha Show où elle chante avec Sacha Distel La bise aux hippies. Puis un "show Bardot" pré-vendu à de multiples chaines étrangères, y compris les USA, lui est totalement consacré: Oh ! qu'il est vilain, Bonnie And Clyde, Bubble Gum.
Je t'aime moi non plus sera enregistré dans les studios Barclay mais suite à une terrible scène de Gunther Sachs Brigitte prend peur et interdit la sortie du disque. Cette chanson demeurera inédite jusqu'en 1986, jusqu'à ce qu'elle autorise sa parution à condition que les bénéfices soient versés au profit de sa fondation pour la protection des animaux.
Le buste de la plus belle actrice française est immortalisé en 1970 dans toutes les mairies sous la forme de Marianne.
Elle tourne encore plusieurs films avec Louis Malle, Michel Deville, Robert Enrico, Roger Vadim et Nina Companeez. "A partir du moment où l'on n'a plus de liberté commence l'enfer" dit-elle dans une interview accordée à Bernard Meeus, c’est pourquoi à 38 ans, lassée de fuir perpétuellement les médias, elle songe à se retirer pour se consacrer à une cause qui lui tient à cœur : la défense des animaux.
En 1977 elle utilise sa notoriété pour dénoncer le massacre des bébés phoques et finit par obtenir l'interdiction du commerce de leur fourrure. Sa fondation naît à Saint Tropez en 1986, et elle vend sa légendaire propriété de la Madrague pour en augmenter le capital. En 1992 sa fondation est déclarée d'utilité publique par le Conseil d'Etat.
Brigitte Bardot à l'instar de Marilyne Monroe défraya le cinéma dès qu’elle apparut sur les écrans. Sa beauté charnelle, pulpeuse et ingénue fut comme un coup de dynamite dans la vie de Gainsbourg, qui en fut marqué à jamais.
Elle restera dans la plupart des mémoires cette beauté explosive et diablement sexy qui continuera à séduire de nombreuses générations
Nombre de messages: 5125 Age: 59 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
Sujet: Re: ET DIEU CREA LA FEMME - 1956 Mer 9 Sep - 8:07
Brigitte Bardot : 75 ans et une expo
À la fois sex-symbol intemporel et icône d'une époque, BB souffle sa soixante-quinzième bougie et inaugure "sa" toute première exposition. C'est à Boulogne-Billancourt, du 29 septembre au 31 janvier 2010. Par Julie Malaure
"Ce qui comptait pour elle, ce n'était pas d'avoir du succès ou de devenir une grande actrice, mais que tout le monde soit toujours follement amoureux d'elle." Ainsi fut-il pour toute une génération. Et pour Roger Vadim, à qui l'on doit cette analyse. Il la découvre à 16 ans, l'épouse à 18, lui fait jouer Et Dieu créa la femme à 22. Bardot devenait BB. La suite ? Chacun la connaît, plus ou moins, mais forcément un peu. L'exposition organisée par la ville de Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, est l'occasion de (re-)découvrir la naissance de ce mythe.
BB, c'est une carrière riche de 48 films et de plus de 80 chansons qui riment avec Nouvelle Vague et yéyés, pour devenir le fantasme des années 1950 et 1960. On pense à Godard, Louis Malle, Delville, on entend Delon, Jean-Louis Trintignant, on revoit à ses côtés Jeanne Moreau et Gérard Philipe. BB, c'est encore la Gainsbourg-mania avec Je t'aime moi non plus , Harley Davidson ou Bonnie and Clyde. C'est aussi le souvenir d'un Saint-Tropez qui n'existe plus, ce petit village de Provence aux plages abandonnées qui fleuraient bon les coquillages et crustacés... D'aucuns y mouillaient l'ancre de leurs yachts plaqué or, BB y nichait sa Fondation . Après s'être détournée des hommes et du septième art, Bardot s'en est allée à son unique amour : les animaux. Lutte pour la sauvegarde des bébés phoques, anti-chasse, anti-abattoirs, on ne compte plus les coups de gueule de l'ex-égérie devenue femme du troisième âge, sans fards ni botox mais à béquilles et pestant, hélas, contre les homos, les musulmans et tout ce qui dépasse d'un plafond décidément bien bas.
Il n'empêche. Bardot appartient désormais au rêve. Sérigraphiée par Andy Warhol, sculptée en Marianne pour orner le bureau de monsieur le maire, des documentaires, photos, publicités, s'organisent le long d'un parcours chronologique où des "alcôves thématiques" reconstituent les atmosphères des épisodes les plus fameux de son existence. L'espace Landowski se pare de BB, tous azimuts et jusqu'à fin janvier.
Exposition Brigitte Bardot, les années "insouciance" , du 29 septembre 2009 au 31 janvier 2010, au MA30-Espace Landowski à Boulogne-Billancourt. Horaires : Du mardi au dimanche de 11 h 00 à 18 h 00. Tarifs : de 8 à 11 euros.
Nombre de messages: 5870 Date d'inscription: 03/05/2008
Sujet: Re: ET DIEU CREA LA FEMME - 1956 Mer 30 Sep - 2:43
C'EST UNE BOSSA NOVA
FRANCOIS BERNHEIM AUTEUR COMPOSITEUR
La Bossa Nova, " nouvelle vague " en français, c'est avant tout une atmosphère, poétique, lyrique, simple et complexe à la fois. C'est un rythme doux, des mélodies fluides et pures. C'est encore un son, lié à un endroit très particulier, la ville de Rio de Janeiro, Copacabana, Ipanema, Corcovado... Un son qui vous fait flotter. Associé à toute une philosophie "tropicaliste" de la vie, à un discours qui exalte l'amour, les femmes, les muses, l'océan, la jouissance. Des chansons envoûtantes, intimistes et délicieusement charnelles qui vous emmènent à la mer et vous invitent à la paresse.
ET DIEU CREA LA FEMME - 1956
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum