GAINSBOURG à propos de… Gainsbarre sur le divan d'Henri Chapier
"Gainsbarre n'a pas besoin d'être nécessaire, il est là, c’est l'être vivant qui est libre de ses sarcasmes, de ses conneries et de ses humeurs.
Je suis celui-ci et l'autre et je m'entends très bien entre nous... je me flingue pour renaître, c'est une quête d'absolu que je ne trouve pas ; c’est pourquoi je prends tout à la dérision."
GAINSBOURG à propos de… Régine "Régine c’est un club privé à elle toute seule. N’y entre pas qui veut. Une nuit elle m’a filé son passe. Il y avait à boire mais pas de musique.
Alors je lui ai enfoncé dans la tête quelques-uns de mes meilleurs titres."
Interviewé par le Magazine Elle, 1978 S.G : Je ne tiens pas du tout à être psychanalysé. Je n’admettrais pas qu’un de mes semblables s’immisce dans les tréfonts de mes pensées ; je trouve cela inconcevable.
Aucun artiste n’en a besoin : a priori, c’est dans leur œuvre qu’ils projettent leurs malformations. […]
Ça fait trente ans que je prends des barbituriques pour dormir. Sans cela, je rêve, je gamberge, je me raconte des histoires.
Elle : Qui deviennent des films, des chansons ?
S.G : Pas du tout, c’est l’évasion, la fantaisie, l’imaginaire pur.
Les chansons, je n’y pense jamais, sauf quinze jours avant l’échéance.
GAINSBOURG à propos de… Michèle Arnaud "J'ai composé pour elle parce que j'en étais amoureux, très amoureux, cette jeune femme me fascinait, il n'y avait pas un gramme de vulgarité en elle...
On pourrait à son propos citer la phrase de Balzac : "En amour, il y en a toujours un qui souffre et l'autre qui s'ennuie"...
Elle a été une des chances de ma vie, elle a eu l'intelligence de percevoir en moi un style nouveau."
"J'ai commencé à souffrir d'être laid vers treize ans. Pendant longtemps, j'ai envié ces beaux gars qui séduisent au premier degré, juste en apparaissant. Moi je plais aussi à certaines femmes, mais quand elles sont déjà un peu intelligentes, ce qui limite le nombre... Ou bien à des... torturées et cela c’est une autre paire de manches.
C’est peut-être pourquoi je m'entendais bien avec mon ex-patronne, Michèle Arnaud, qui n’est pas exactement Greta Garbo. Elle me comprenait quand j'avais le cafard. Mais elle c'est un autre cas. Une femme, même laide, se débrouille toujours pour tirer parti de ce qui cloche.."
Sur l’antisémitisme : Vous savez qui a coulé le Titanic ? Iceberg, encore un Juif !
Sur la gauche : En 1981 je me baladais rue Saint-Denis, là je tombe sur un pute superbe, je lui dis - tu sais comment je m'appelle, mais toi quel est ton nom ? - socialisme. Alors je monte avec elle et dans la chambre je m'aperçois que c'est un immonde travelo, elle me dit alors - prends-moi par le communisme !
Sur la guerre d'Afghanistan : J’ai 7 mots à dire, les Russes sont des en cu lés.
Quand on n’a pas ce que l’on aime, il faut aimer ce que l’on a.
J’ai eu une une crise cardiaque ce qui prouve que j’ai un cœur.
J’arrête de fumer toutes les 5 minutes.
La connerie est la décontraction de l’intelligence.
Mieux vaut ne penser à rien que de ne pas penser du tout.
Rien c’est bien mieux, rien c’est bien mieux que tout.
Une Lolita , c'est une fleur qui vient d'éclore et qui prend conscience de son parfum et de ses piquants.
Juif : ce n'est pas une religion. Aucune religion ne fait pousser un nez comme ça.
Je fume, je bois, je baise. Triangle équilatéral.
Le snobisme, c'est une bulle de champagne qui hésite entre le rot et le pet.
J'ai retourné ma veste quand je me suis aperçu qu'elle était doublée de vison.
La chance est un oiseau de proie survolant un aveugle aux yeux bandés.
Un homme démaquillé est ambigu, alors qu'une femme maquillée est confuse.
Le succès et la gloire ne nous griseront jamais que les tempes.
Je ne sais pas ce qu'il faut faire, mais je sais ce qu'il ne faut pas faire.
Le masque tombe, l'homme reste, et le héros s'évanouit.
Qui promène son chien est au bout de la laisse.
"L'homme a créé Dieu, l'inverse reste à prouver."
L’amour est aveugle et sa canne est rose.
Nous nous sommes dit tu. Nous nous sommes dit tout. Nous nous sommes dit vous, puis nous nous sommes tus.
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Sujet: Re: SERGE GAINSBOURG Jeu 8 Jan - 9:53
France-Soir, 11 mars 1976 F.S : Vous aimez-vous ?
S.G : Non, je n’aime pas mettre dans ma bouche ce que je viens de sortir de mon nez. […]
F.S : Snob ?
S.G : Le snobisme, c’est une bulle de champagne qui hésite entre le rot et le pet. […]
F.S : On vous dit sceptique ?
S.G : L’homme a crée les dieux, l’inverse reste à prouver.
F.S : Vous parlez sérieusement ?
S.G : Non, c’est une plaisantriste.
F.S : Quand vous arrêterez-vous de faire votre cinéma ?
S.G : Vous rigolez, je viens juste de commencer.
GAINSBOURG à propos de… Michel Simon "Michel Simon en couleur, on dirait du quartier de bœuf de Rembrandt."
"Lors d’une scène il fallait que nous nous regardions yeux dans les yeux, Michel et moi. Il s’est marré, parce qu’il voyait bien dans mon expression que je n’y croyais pas, pas plus que lui. On jouait et on se disait : "On est entrain de faire une connerie"...
N’empêche, je m’entendais bien avec lui. Je lui ai piqué des photos porno superbes que j’ai toujours : je les regarde d’une main parce que de l’autre je me ronge les ongles."
Gainsbourg... et les bons mots
"Je bois et je fume. L'alcool conserve les fruits ; la fumée conserve la viande." n'est pas une expression de Gainsbourg, mais il aimait l'emprunter à Ernest Hemingway. Gainsbourg n'était jamais à court de bons mots.
Deux autres citations gainsbourienne pour la route : "J'arrête de fumer toutes les 5 minutes" et "J'aime bien Mickey. Il est comme moi : il a deux grandes oreilles et une longue queue."
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Sujet: Re: SERGE GAINSBOURG Jeu 8 Jan - 23:00
Gainsbourg parlant du coffret de l’intégrale
(1989 – 9 CD, 207 chansons) Ce coffret, c’est pas ma compilation, c’est mon sarcophage !
J'ai pas le temps de l’écouter et puis je n’aime pas trop ma voix des débuts, je préfère celle d’aujourd’hui, à la Joe Cocker, abîmée par le tabac, le goudron et les alcools forts...
Le plus dur après cette période d’éthylisme effréné et frénétique, c'est de garder sa lucidité parce qu'à jeun on s’aperçoit qu’on est cerné par des cons, on voit la réalité telle qu'elle est. Dans l’alcoolisme tout est gai. Vous imaginez sortir en boite sans être pété ? C’est impensable…
Bien sûr, à la télé j’ai fait des prestations assez nulles. Mais je n'ai pas de regrets, ce serait une lâcheté. J’aime les scandales en direct, ça crée des turbulences, ça m'empêche de me faire chier dans la vie. A jeun je me suis aperçu que je suis bien plus marrant, sinon c'est les trous de mémoire, les beuheuheuheu où je marmonne des trucs inintelligibles… ça va pas, ça c’est pas bien.
Mais rien ne m’empêchera de balancer des vannes bien crapuleuses...
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Sujet: Re: SERGE GAINSBOURG Mar 27 Jan - 12:42
Un admirateur bien inspiré !
Serge, êtes-vous là ?
A croire les réponses du ciel soufflant par bourrasques, oui. L’esprit de Gainsbourg a flotté sur la place de la Motte Rouge et le Vieux Port, en début d’après-midi, pour la première “Conf’ Chantée” organisée par le Hall de la Chanson et la SACEM.
Durant une petite heure et au gré de ses notes malmenées par le vent, Pascal Bussy, a recousu le fil de son oeuvre, de ses figures féminines à sa conception de la musique.
Surtout, Mickaël Furnon a fait revivre les chansons de Lucien Ginsburg, qui aurait fêté ses 80 printemps cette année. “On m’ a appelé pour me présenter le projet et on m’a demandé quel artiste j’aurais aimé faire. Gainsbourg a été une évidence car c’est l’artiste que je préfère, le seul dont je possède tous les albums” expliquait le chanteur de Mickey 3D, particulièrement zen et décontracté après une petite séance de dédicaces. Sans Gitane mais avec une guitare en forme de ukulélé, Mickaël Furnon n’a pas cherché à imiter Gainsbourg.
Il a fait du Furnon, avec sa voix et sa sensibilité, mais les paroles de la légende. ” Je n’avais jamais vraiment essayé de les chanter. Ca a été l’occasion de les bosser. Je ne sais pas si je suis à la hauteur, mais je le fais quand même! Je n’ai pas voulu les approprier, je l’ai fait sans trop réfléchir en fait.” Marie-Lou sous la neige, Vieille Canaille (…), le Stéphanois a pioché dans les débuts de Gainsbourg. “La période 60-70, celle que je préfère. J’ai plus de mal avec ses dernières chansons, plus “funkies”. Là, c’est bien joué, bien écrit, un mélange de chansons et de jazz… En général, les disques de cette période sont ceux qui ne vieillissent pas: les Beatles, Janis Joplin, Neil Young…
On écoutera Gainsbourg dans 30 ans, on sera toujours séduit.” Et il partage au moins un point en commun avec son idole: avoir chanté en duo avec Jane Birkin (sur son album “Rendez-Vous”, en 2004). “J’avais écrit une chanson, comme ça, en une heure où je me foutais un peu d’elle. Je lui ai envoyé et elle m’a rappelé en me disant: ça me fait marrer, on y va!”
---------------------------------------------------------------------------- FURNON (chanteur lead du groupe Mickey 3D tout seul maintenant) un vrai artiste lui.
article du journal SUD OUEST
EN ATTENDANT de vous trouver une video adéquate voilà la fusion BIRKIN/FURNON
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Sujet: Re: SERGE GAINSBOURG Lun 23 Fév - 10:39
A propos de Gainsbourg :
Alain Bashung
Alain Bashung livre ses impressions et souvenirs personnels de Serge Gainsbourg, au delà de la fructueuse collaboration Play blessures. - par Anne-Claire Norot les Inrocks
Gainsbourg a apporté beaucoup à la chanson française.
Il perpétuait une certaine forme de poésie, avait également de l'insolence, toute une attitude : très noble, dandy et décadent à la fois. Il abordait toujours des styles différents, donc on était toujours étonnés quand il livrait son dernier disque, c'était toujours une surprise. Pour certains auteurs, c'était exactement ce qu'ils auraient aimé écrire. Gainsbourg était une sorte d'étalon or, il montrait un niveau de qualité d'écriture. C'était un bon guide.
Play blessures, l'album que j'ai fait avec lui, a été un album assez en avance à l'époque. Avec le recul, c'était des atmosphères, des sons assez originaux et je voulais mélanger toute cette approche de sons avec des mots très choisis qui soient à la fois compréhensibles et élégants ou déséspérés mais en tout cas le plus justes possibles, avec une esthétique. Il me proposait parfois des choses qui ne me convenaient pas toujours, parce qu'il travaillait beaucoup avec des femmes en général. Il a fait beaucoup de chansons pour des femmes, plus que pour des hommes, donc j'étais un peu là pour lui dire
"je suis un homme et certains mots ne passeront pas, sont trop fins."
Donc parfois il fallait un peu le brutaliser.
Lui avait quelque chose que je n'ai pas vraiment, il pouvait faire une chanson avec deux trois mots qui ne le concernaient pas spécialement, qui ne le prenaient pas aux tripes et il arrivait à en faire quelque chose qui tienne debout et qui sonne, juste par un travail de mécanisme artistique.
Moi, il faut que je le ressente vraiment pour avoir envie de finir la chanson. Je prenais de lui tout ce que je pouvais assumer. Parfois il écrivait quelques mots mais je lui disais "ça c'est très joli mais je ne peux pas l'assumer, ça me concerne moins." C'était toujours d'un grand niveau, ce n'était pas une question de qualité, c'était simplement que je sélectionnais les idées, les mots qui, dans ma bouche pouvaient sonner vrai.
Dans sa musique, il mettait le mot qu'il fallait au bon endroit avec le bon accord derrière, c'était sa force. Il était méticuleux, il travaillait presque dans le précieux. Il avait le sens du rythme des mots, il savait ce que donnait une phrase projetée comme ça, à l'oreille, pas seulement sur le papier.
Il était très conscient de la valeur de chaque mot et de ce que ça donnait sur une mélodie, sur un rythme, il avait une technique incroyable. Ce que je trouvais formidable, c'était d'avoir en face de moi quelqu'un qui pouvait faire le lien entre la chanson française de qualité, à l'échelle d'un Bijou, et tous ses voyages dans le jazz, la musique africaine, Kurt Weill ou le reggae, en passant par la pop.
Il démontrait qu'il n'y avait pas de racisme dans sa musique. Ce qui était important c'était de s'amuser avec tous ces styles et de les ramener à lui. Il démontrait quelque chose d'important pour la chanson à savoir qu'on pouvait aborder plein de styles différents et les remanier, sans frontières. Seule la qualité des choses jouait.
J'avais un peu honte que les Français le découvre à cinquante ans, qu'il se sente presque obligé de devenir un Gainsbarre, comme ça, pour plaire à plus de gens.
Je me disais, "putain ce mec il a fait des choses magnifiques, pourquoi le grand public'" Il a vendu des disques très tard, il a fait des tubes pour des chanteurs ou des chanteuses dès le début mais lui même ne vendait pas tellement de disques. Aujourd'hui c'est réglé, mais j'ai un peu honte. A la fin de sa vie, peut-être qu'il n'avait pas le choix entre l'artiste et le personnage public.
Il me disait à un moment donné ? comme il disait à tout le monde qu'il avait fabriqué un personnage comme une marionnette qu'il propulsait devant lui, et il en était un peu prisonnier. Il l'avouait lui-même. J'aurais préféré qu'il se retrouve avec une sérénité mais je crois que ça l'aurait emmerdé. L'idée d'équilibre social, je crois que ça l'emmerdait. Ça ne l'empêchait pas de se sentir responsable par rapport aux siens, dans sa vie privée.
Au début des années 80, après le punk, on entendait beaucoup parler du retour du rock, on baignait beaucoup dans la sub-culture, on en était fier. Et j'avais en face de moi quelqu'un qui avait une culture artistique complète, il ne crachait pas sur ce qui était classique, architectes ou anciens musiciens, ni sur ce qui était nouveau ou futuriste.
C'était très excitant d'avoir en face de moi quelqu'un qui n'a pas aimé uniquement son petit bout de palier personnel, mais qui était très ouvert, qui avait une vraie culture du passé. C'etait un bon guide !
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Sujet: Re: SERGE GAINSBOURG Mar 24 Fév - 7:29
JOHN ZORN ET TZADIK - salle Pleyel -
PRÉSENTENT LA MUSIQUE DE SERGE GAINSBOURG 25/02/2009 20:00
PROGRAMME DU CONCERT
Cyro Baptista & Banquet of the Spirits Airport Melody Nelson La-bas, c'est naturel Elysian Fields Les amours perdues Bonnie and clyde Mister Iceberg Marc Ribot & Ceramic Dog / Eszter Balint Un poison violent Black trombone Hier ou demain Sean Lennon Comic strip Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve L'homme à la tête de chou avec Yuka Honda, Charlotte Kemp, Ismaily Shahzad, Marc Ribot John Zorn et tous les musiciens
Avec Sean Lennon, Elysian Fields, Marc Ribot & Ceramic Dog/ Eszter Balint, Cyro Baptista & Banquet of the Spirits, John Zorn...
La grande variété des styles qui traversent les compositions de John Zorn (jazz, rock, punk, classique, klezmer...) empêche toute classification académique de son oeuvre. Mais c'est sans doute l'attrait du compositeur et saxophoniste pour une certaine forme d'éclectisme qui lui permet aujourd'hui de figurer parmi les personnalités majeures de la scène downtown new-yorkaise.
En 1997, sur son label Tzadik, dans la série « grande musique juive » (Great Jewish Music), John Zorn avait dédié un album collectif d’hommage à Gainsbourg. Il réunissait une pléiade d'artistes de l'underground new-yorkais, du jazz au rock.
Le chanteur Mike Patton donnait une version mémorable de Ford Mustang, le guitariste et multi-instrumentiste Fred Frith proposait un remake déconstruit de La Ballade de Melody Nelson, tandis que le compositeur David Shea revisitait avec ses échantillonneurs Initials B. B. Le résultat est une relecture étonnante de l'oeuvre de Gainsbourg apportant un regard décalé et résolument actuel.
Certains de ces relecteurs de Gainsbourg se retrouvent aujourd’hui sur scène, autour de John Zorn. Comme sur l’album, le groupe new-yorkais Elysian Fields interprète à sa manière singulière Les Amours perdues, la chanteuse et actrice Eszter Bálint rejoint le guitariste Marc Ribot et son groupe Ceramic Dog pour réinventer Un poison violent et Black Trombone, le Brésilien Cyro Baptista fait voyager Là-bas c’est naturel en Amérique du Sud… tandis que John Zorn lui-même reprend la surréaliste et peu connue chanson Contact avec tous les artistes présents.
D’autres invités, notamment Sean Lennon, parcourent le musée Gainsbarre, pour en faire justement tout autre chose qu’un musée : leur chose, notre chose d’aujourd’hui.
C'est en conviant des figures d'exception de l'underground new-yorkais que John Zorn et son foisonnant label Tzadik revisitent, de manière forcément décalée, l'univers de l'artiste français.
Nombre de messages: 5134 Age: 59 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
Sujet: Re: SERGE GAINSBOURG Sam 27 Juin - 15:18
Toujours épaulé de Jean-Claude Vannier, esthète des arrangements, Serge Gainsbourg anticipe dès 1971 ses variations sur un même thème, celui de l'amour et ses désillusions. Le Paris de Saint-Germain-des-Près, que ce dandy désabusé empreint de culture jazzy traverse en peaufinant son esprit acerbe et caustique, n'est plus qu'un lointain souvenir. Désormais, Lucien Ginzburg défraie la chronique en écrivant un véritable concept album L'Histoire de Melody Nelson. En 7 compositions, dont deux de plus de 7 minutes, Gainsbourg raconte les aventures d'une garçonne aux cheveux rouges, "aimable petite conne" qui trouvera la mort à bord d'un boeing 707. Chef-d'oeuvre particulièrement prisé par les inconditionnels de Gainsbourg, L'Histoire de Melody Nelson récitée par celui qui n'est pas encore "L'homme à la tête de chou" navigue entre ballade, valse et rock basique. Un classique incontournable. --Sabrina Silamo
Lieu : Théâtre du Rond-Point - Paris Dates : du 27 Novembre 2009 au 19 Décembre 2009
Chorégraphie et mise en scène : Jean-Claude Gallotta assisté de Mathilde Altaraz Paroles et musiques originales : Serge Gainsbourg Interprétation : Alain Bashung Orchestration, musiques additionnelles : Denis Clavaizolle
Qui d'autre que Serge Gainsbourg pouvait imaginer pareille histoire et la développer sur toute la durée d'un album ? Interné dans une clinique psychiatrique, l'homme en question y ressasse son aventure fatale avec la belle Marilou pour laquelle il a claqué tout son fric et même plus, avant de la démolir dans un accès de folie à coups d'extincteur. Sorti en 1976, ce disque d'anthologie qui ne rencontra pas immédiatement le succès devient aujourd'hui une oeuvre scénique. Avec les danseurs du CCN de Grenoble ---------------- L'homme à tête de chou
Je suis l'homme à la tête de chou Moitié légume moitié mec Pour les beaux yeux de Marilou Je suis allé porter au clou Ma Remington et puis mon break J'étais à fond de cale à bout De nerfs, j'avais plus un kopeck Du jour où je me mis avec Elle je perdis à peu près tout, Mon job à la feuille de chou A scandales qui me donnait le bifteck J'étais fini foutu échec Et mat au yeux de Marilou Qui me traitait comme un blanc-bec Et me rendait moitié coucou. Ah non tu peux pas savoir mec Il lui fallait des discothèques Et bouffer au Kangourou Club alors je signais des chèques Sans provision j'étais fou fou A la fin j'y fis le caillou Comme un melon une pastèque Mais comment-Je ne vais pas du tout Déballer comme ça aussi sec Quoi ? Moi ? L'aimer encore ? Des clous. Qui et où suis-je ? Chou ici ou Dans la blanche écume varech Sur la plage de Malibu
Ce spectacle sera créé le 12 novembre 2009 : MC2 : Grenoble (Grenoble) Mise en scène Jean-Claude Gallotta Chorégraphie Jean-Claude Gallotta Dramaturgie Claude-Henri Buffard Costumes Jacques Schiotto, Marion Mercier Musique Serge Gainsbourg Paroles Serge Gainsbourg Assistanat chorégraphique Mathilde Altaraz Voix off Alain Bashung Production Jean-Marc Ghanassia
Dates 2009-2010 MC2 : Grenoble (Grenoble) du 12/11/2009 au 15/11/2009 [ 4 rep. ] (à venir) " Le Cratère (Alès) du 18/05/2010 au 19/05/2010 [ 2 rep. ] (à venir) Grande salle Partenaires de création Co-production MC2 : Grenoble (Grenoble) Maison de la Culture de Grenoble (Grenoble) Centre chorégraphique national de Grenoble - Groupe Émile Dubois (Grenoble) Coréalisation Théâtre du Rond-Point (Paris)
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Dernière édition par Nine le Jeu 29 Oct - 3:30, édité 5 fois
Nombre de messages: 5873 Date d'inscription: 03/05/2008
Sujet: Re: SERGE GAINSBOURG Dim 12 Juil - 23:10
VIDEO RARE LA CREATION D'UNE CHANSON ... BB INITIALES EN STUDIO
1968 - Initials B.B. - Création & enregistrement du titre à Londres a genesis_studio creation & recording in London (with orchestra)
Gainsbourg avait déjà inventé le making off d'une chanson .. regardez et écoutez
Initials BB
Serge Gainsbourg
Une nuit que j'étais A me morfondre Dans quelque pub anglais Du cœur de Londres Parcourant l'Amour Mon- Stre de Pauwels Me vint une vision Dans l'eau de Seltz
Tandis que des médailles D'impérator Font briller à sa taille Le bronze et l'or Le platine lui grave D'un cercle froid La marque des esclaves A chaque doigt
Jusques en haut des cuisses Elle est bottée Et c'est comme un calice A sa beauté Elle ne porte rien D'autre qu'un peu D'essence de Guerlain Dans les cheveux
A chaque mouvement On entendait Les clochettes d'argent De ses poignets Agitant ses grelots Elle avança Et prononça ce mot : Alméria
Nombre de messages: 5134 Age: 59 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
Sujet: Re: SERGE GAINSBOURG Ven 7 Aoû - 10:53
A suivre dans quelques semaines (sans doute le lundi 31 août ; à 20h35 ?) sur France 2, un numéro spécial d'Un jour un destin consacré à l'immense Serge Gainsbourg.
Selon Laurent Delahousse, on y trouve notamment le témoignage de Lise Levitsky, la première femme de Serge Gainsbourg. Par contre, Charlotte Gainsbourg ne s'y exprime pas. Laurent Delhaousse dit l'avoir rencontrée, "elle a même un moment hésité avant de refuser et j’ai respecté son choix. Elle ne s’est absolument pas opposée à ce sujet, ce qui nous arrive parfois en pareille situation. J’espère que ce film lui plaira."
Selon le journaliste, à la rentrée se poursuivra la collection consacrée aux personnalités politiques qui sont parvenues au second tour de l’élection présidentielle au cours de ces trente dernières années. A venir les portraits de Ségolène Royal et de Valéry Giscard d’Estaing. Laurent Delahousse aimerait dans le cadre d'Un jour, un destin dresser les portraits de Senna, Maradona ou encore celui de Jean-Claude Brialy
Nombre de messages: 5873 Date d'inscription: 03/05/2008
Sujet: Re: SERGE GAINSBOURG Sam 29 Aoû - 14:05
LES DESSOUS CHICS
Les dessous chics
C'est ne rien dévoiler du tout se dire que lorsqu'on est à bout c'est tabou les dessous chics c'est une jarretelle qui claque dans la tête comme une paire de claques- les dessous chics ce sont des contrats résiliés qui comme descas résilles ont filé- les dessous chics c'est la pudeur des sentiments maquillés outrageusement rouge sang les dessous chics c'est se garder au fond de soi fragile comme un bas de soie- les dessous chics c'est des dentelles et des rubans d'amertume sur un paravent désolant- les dessous chics ce sarait comme un talon aiguille qui transpercerait le cœur des filles